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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Georges Brassens

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jacommos
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 18 Avr - 12:29

Georges Brassens



Georges Brassens est un chanteur français né le 21 octobre 1921 à Sète et décédé dans cette ville le 29 octobre 1981.

Personnalité incontournable de la chanson française, artisan, poète et rebelle, Georges Brassens a révolutionné la chanson et bousculé les règles du music-hall.

Se produisant généralement seul avec sa guitare, sans se livrer à des interprétations spectaculaires, Brassens développa un style très personnel.

Evoquant dans ses
morceaux des personnages marginaux et s’attaquant à des sujets tabous ou coquins -en utilisant un vocabulaire populaire sans euphémismes-, Brassens étonna tout le monde, enthousiasmant les uns, froissant les autres. Il laisse pour héritage un répertoire riche de dizaines de succès, devenus autant de classiques.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 18 Avr - 12:46

De l’aurore au crépuscule

Georges Brassens


mars 28th, 2010


George Brassens est né à Sète le 22 octobre 1921. Décédé le 29 octobre 1981.
Enfant farceur, graine de voyou, le jeune homme se destine à devenir entrepreneur en maçonnerie, comme son père. A la maison, ses parents écoutent beaucoup de musique, ce qui lui fera dire plus tard qu’il connaissait quelques deux cents chansons dès l’âge de quatre ans.
Au même moment, cette force brute et souvent brutale fait une découverte éblouissante dans le cours d’Alphonse Bonnafé, professeur de lettres au collège de Sète, l’amour de la poésie.

Ray Ventura, Trénet, Django Reinhardt, Baudelaire, Villon, Verlaine, Mallarmé, Hugo, musiciens et poètes, resteront ses maîtres.

Le 8 mars 1952, il fait une rencontre déterminante, Patachou, qui tient un cabaret très en vogue, sur la butte Montmartre.
Depuis quelques temps, le jeune Brassens fait le tour des cabarets parisiens pour soumettre ses chansons à d’autres interprètes. Il garde en effet des souvenirs douloureux de ses passage sur scène, au Lapin à Gill ou au Milord l’Arsouille. Le trac, les lumières, ce n’est pas pour lui. Mais Patachou insiste. Et c’est en ce mois de mars 1952 que George Brassens fait ses vrais débuts, accompagné de son contrebassiste Pierre Nicolas dont il ne se séparera plus. Jacques Cannetti, fameux dénicheur de talents, le repère à cette occasion et lui permet d’enregistrer quatre 78 tours sous le label Polydor. Ces rencontres marquent pour Brassens la fin de la galère. Il multiplie les contrats et fait chaque soir le tour des cabarets en scooter.

Il faut alors compter avec celui que Raymond Devos appelait “L’ours bien léché de la chanson française”.

Si l’artiste est encore jeune, on ne perçoit déjà aucune faiblesse dans ses textes, qu’il “rumine” longtemps avant de les soumettre au public. Par ailleurs, il “libère” le sexe et certaines de ses chansons choquent au point qu’elles sont interdites d’antenne ou programmées après minuit.

Ce fut le cas d’”Hécatombe”, “La Ronde des Jurons”, “Le Gorille”, “Putain de toi”, entre autres. Ces années 50 permettent à Brassens d’accéder au succès. Il devient la figure de proue de la rive gauche et les lauriers ne cessent de pleuvoir sur ce jeune homme timide et extrêmement pudique.

Mais cette gloire ne change rien à sa vie, mêmes amis, même univers scénique fait de trois fois rien, “une esthétique de la discrétion” dira Moustaki, un autre grand George. Il trouve le temps, lorsque ses nombreuses tournées et ses enregistrements le lui permettent, de se consacrer à ses amis qu’il réunit autour de grandes tablées.
On pouvait notamment y croiser Lino Ventura, qui se séparait rarement de sa machine à faire les pâtes fraîches.

Brassens laisse à son secrétaire et ami Pierre Ontoniente, dit Gibraltar, rencontré au STO, le soin de gérer ses relations avec le monde du show business, ses concerts, son argent.

Les crises de coliques néphrétiques, les disparitions des ses parents et amis, les tournées interminables l’atteignent physiquement, affectivement, moralement. En traversant ces épreuves, Brassens perd du poids. La presse à scandale ne manque pas de relayer l’information et d’insinuer qu’il est atteint d’une grave maladie.

Brassens répond dans une chanson “Le Bulletin de santé”, la satire est violente. “Si j’ai trahi les gros, les joufflus, les obèses, c’est que je baise, que je baise, que je baise, comme un bouc, un bélier, une bête, une brute, je suis hanté le rut le rut le rut le rut”. ”

Je suis contre les chansons orchestrées, quand il y a trop de musiciens derrière on n’entend plus la voix” disait-il.

Brassens lui même affirmait qu’il n’était pas chanteur. Chanter juste, fort, faux…etc semblait ne pas être son problème, pourvu que l’on entende ses textes.

Mais il reste un malentendu autour de ses chansons. Et l’on pourrait croire qu’il est aisé, notamment pour des guitaristes chanteurs débutants, de commencer par le répertoire de Tonton Georges. Pas si sûr.

Car derrière l’apparente simplicité des accompagnements, ses musiques sont particulièrement riches et compliquées.

Et s’il puisait sa technique dans le jazz, s’inspirant des fulgurances harmoniques de Django Reinhardt, il savait également décaler légèrement les paroles de la musique dans un swing discret et raffiné.

En 1965, une dépêche AFP annonçait par erreur la mort de Georges Brassens. Ce à quoi il avait répondu “C’est très exagéré”.

Le 29 octobre 1981, la presse ne commet aucune erreur, Brassens est mort. D’un cancer.
Avant de s’éteindre, il dit à sa compagne Püppchen “J’aurais bien vécu encore un peu”.

Quelques années après, Pierre Desproges, un de ses fils spirituels, disait lors d’un spectacle “Je n’ai pas honte de le dire, le jour de la mort de Brassens, j’ai pleuré comme un môme. Alors que le jour de la mort de Tino Rossi, j’ai repris deux fois des moules”.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 18 Avr - 14:30

Citation :
A travers ses recueils de poèmes, ses romans et ses chansons, Georges Brassens s’est imposé comme
le "maître des mots", un auteur exigeant et perfectionniste qui conte à ses publics des bribes de sa vie et livre un regard incisif sur le monde environnant.

Aujourd’hui, il reste l’un des auteurs les plus prolixes de la chanson française.

Preuve de ce succès, "La chanson pour l’auvergnat", "Les amoureux des bancs publics" ou "Les copains d’abord" sont autant de chansons qui inspirent la scène française d’aujourd’hui.

http://lescreasdepat78.e-monsite.com/rubrique,george-brassens,1168979.html
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 18 Avr - 14:44

http://www.universalmusic.fr/artiste/georges--brassens/

GEORGES BRASSENS




Citation :
Sa biographie

Contestataire intégré dans le patrimoine national, homme de spectacle non spectaculaire, personnage involontairement public refusant de dévoiler le moindre élément de sa vie privée, Georges Brassens était un paradoxe ambulant.

Le scandale d'hier est aujourd'hui passé dans les programmes scolaires et les pensées qui choquaient la morale des années 50 sont entrées dans les moeurs vingt ans plus tard.

Précurseur malgré lui, Brassens était avant tour un esprit libre qui eut l'audace de chanter avec humour des choses graves sur des scènes jusqu'alors réservées au divertissement.

Individualiste convaincu, non-militant engagé et grand sceptique devant l'Eternel, il avait trop conscience de l'influence de son rôle pour en abuser.

Alors il suggérait en chansons ce qu'il n'assenait pas en discours. Ce que l'on n'a pas manqué de lui reprocher, à droite comme à gauche. Homme fidèle à ses idées, il s'est donné les moyens de vivre comme il l'entendait, hors des sentiers battus de la norme et de la gloire.

Brassens se cachait. D'abord pour être tranquille et profiter pleinement de l'existence avec ceux qu'il avait choisis mais aussi - et surtout - pour s'atteler patiemment à la recherche permanente du mot et de la note justes. Egoïste généreux, passéiste moderne, humaniste persifleur et voyageur immobile, le personnage était bien plus que ce qu'il a voulu nous laisser croire.
Sète, 1921. Posée au bord de la Méditerranée sur une langue de terre entre l'étang de Thau et la mer, la ville s'active autour du port. Bruits, senteurs et mouvements. Le 22 octobre, à quelques encablures du vieux centre, naît le fils du "vieil ours" et de la "napolitaine". Georges Charles Brassens.

Louis, le père, est maçon, joyeux agnostique et Elvira, la mère, fille d'immigrés italiens, fervente catholique, veuve de guerre et mère de Simone, enfant d'un premier mariage. Soleil, école, chansons maternelles et virées à la plage, le petit Georges grandit tranquillement. Il baigne dans les airs populaires que l'on passe sur le phonographe familial. - « Mon père, mes grands-parents, ma mère, ma soeur, tout le monde chantait dans la famille. On mélangeaitet des airs d'opéra, d'opérette. On chantait tout le temps, sans se poser de questions sur ce que l'on chantait ».
La TSF rythme Ies années 30. Georges y découvre Tino Rossi, Mireille, Jean Nohain, Jean Tranchant mais surtout Vincent Scotto, Ray Ventura et Charles Trénet. Georges chope le virus du swing et le goût des mélodies populaires, celles qui attrapent l'oreille pour ne plus la lâcher. D'instinct, sans solfège ni partitions, il cherche des airs. Coin de table, porte, Georges se met à taper partout. Il ne tarde pas à monter un orchestre swing et tâte du banjo.
l'école, Georges la préfère buissonnière. Il n'y excelle qu'en gymnastique et en humour jusqu'à ce qu'un professeur de français atypique, Alphonse Bonnafé, lui ouvre les portes de la poésie et des lettres. Georges écoute. Il commence à écrire et rode sa verve comique devant ses copains. La bande rêve. Destinées artistiques et Ville-lumière.
En 1939, Georges-le-rigolo a 17 ans et, au printemps, son nom apparaît pour la première fois dans un journal, l'Eclair. Une bande de vauriens sétois avait commis 14 cambriolages. Les gosses avouent avoir voulu "faire les jeunes gens". Georges Ecope de deux semaines de prison avec sursis. Son père l'attend à la sortie du commissariat et lui dit "bonjour, petit". Leçon de tolérance, le paternel passe l'éponge. Après un été durant lequel le petit se fait discret, ses parents décident de l'envoyer à Paris. La bande se reformera plus tard. Bonne chance.

Paris, février 1940. Georges débarque rue d'Alésia dans la pension de famille de sa tante Antoinette avec la promesse de travailler pour assurer sa subsistance. Il commence comme apprenti-relieur puis s'engage comme tourneur chez Renault. La vie-de-boulot ne lui convient guère.
La drôle de guerre déjà perdue, l'exode commence et Georges repart à Sète pour l'été. Il revient à Paris en septembre, non plus pour travailler, mais pour écrire.
« C'est à ce moment-là, à 18 ans, que j'ai rencontré les poètes par le plus grand des hasards parce que ma tante avait une bibliothèque pleine de livres et que je me suis mis à lire les poètes. J'ai trouvé un traité de versification et je me suis mis à l'étudier, évidemment je me suis aperçu, et je continue de le penser, que j'étais ignorant et que je n'arrivais pas à la cheville de ces gens-là ».
Il fonceà la bibliothèque du 14e arrondissement et dévore tout et n'importe quoi avant de trouver deux maîtres : Villon et La Fontaine. Le chantre des humbles, de la révolte contre les puissants et le fabuliste sceptique.
Rue d'Alésia, il trouve son premier piano et s'y met doucement. Brassens le jeune s'enferme de plus en plus dans son univers de notes et de rimes. Le reste du temps, il flâne dans le quartier Plaisance où il restera plus de 4o ans.
Georges est sans le sou mais cela ne l'empêche pas de s'informer de l'actualité artistique. En cette période d'Occupation, le jazz le fascine et il admire Django Reinhardt et sa guitare magique.
En 1942, Georges a 20 ans. Il publie, à compte d'auteur, deux recueils de poèmes A !a venvole et Des coups d'Epée dans l'eau. Sur ses papiers d'identité, il écrit "homme de lettres", il est admis à la Sacem comme auteur, mais surtout, il fait la connaissance de Jeanne Le Bonniec, une couturière voisine de la pension d'Alésia. Elle est de 3o ans son ainée, mais qu' importe.

Février 1943, les autorités de Vichy créent le Service du Travail Obligatoire et envoient en Allemagne 170 000 français de tous les corps de métier. Georges arrive dans la banlieue de Berlin, à Basdorf, pour être affecté à l'usine BMW-Aviation.
Dans le camp où sont cantonnés Hollandais, Polonais, Turcs et Français, Georges monnaye sa tranquillité et s'aménage un emploi du temps qui lui convient. Réveil à 5 heures, culture physique, lecture et écriture avant d'aller chercher le café à l'autre bout des baraquements, seule corvée à laquelle il daigne participer. A l'usine, où l'on ne tient pas trop à soutenir l'effort de guerre des "Teutons", Georges lit et écrit debout, penché sur les moteurs qu'il est censé vérifier. Il écrira à Basdorf plusieurs dizaines de chansons dont quelques unes dans leur version définitive : "Pauvre Martin", "Le mauvais sujet repenti".
« Moi, je n'étais pas fou, ma folie était ailleurs, j'écrivais, je pensais à autre chose, je vivais déjà en marge du monde, je m'étais créé un univers dans lequel n'avaient cours que les idées, les pensées, les sentiments que j'acceptais. Je vivais très peu dans le présent et dans le milieu ambiant, je vivais juste dans le temps superficiel de ma conscience. Je disais bonjour, bonsoir, mais c'était tout. Tout le reste se passait dans cet univers ».
Il fraternise vite avec ses compagnons d'infortune, partage colis et chansons.
Il rencontre là ceux qui seront toujours fidèles parmi les fidèles. Iskin, Larue, et surtout Onténiente. Ils dégottent un piano et, peu à peu, il leur livre tout son répertoire de variétés. A force de le tanner, Iskin réussir à entendre ses premières chansons. Moustaches à la Clark Gable, ironie et mordant en toutes circonstances, Brassens-le-joyeux-drille distrait et amuse la compagnie.
Mars 1944, à la faveur d'une permission, Brassens revient à Paris et y reste. Réfractaire jusqu' à la fin de la guerre, il se cache chez Jeanne, la jeanne. C'est là, sur fond de fin d'occupation et de collaboration, de libération et d'épuration, que le système Brassens s'élabore.

Pendant plus de dix ans, Brassens restera impasse Florimont chez Jeanne et son mari, Marcel Planche. Une petite cahute rustique sans aucun confort, entre le perroquet, les chats, les chiens et La cane de Jeanne, où il trouve tabac, tendresse et amitié. Brassens reprend son rythme. Bouquinistes, troquets et femmes mariées. Oisif actif, il 1it 3 ou 4 livres par jour, étudie furieusement grammaire et versification, gratte son banjo, puis rachète la guitare d'un copain. De 1940 à 44, il écrit entre 3 et 400 poèmes ainsi qu'une centaine de chansons. Brassens se cherche.
Fin 1945, Georges retrouve Pierre Onténiente, qui a réintégré sa chambre de bonne de la rue Pigalle et son poste de contrôleur du Trésor après son retour de Basdorf. Ils ne se lâcheront plus.
Il rencontre Jeanine, dite la "P'tite Jo', mytho, clepto, sale et volage. La jolie fleur l'envoûte à coups d'affabularions et met son coeur à feu et à sang. Puis elle disparaît. "P... de toi". Pas de métier, pas de revenus, hirsute, la moustache en "tablier de sapeur", George-la-Paresse ne vit de rien.
Apparaît alors Joha, une jeune blonde estonienne, souriante, gracile et gracieuse. Il la croise longtemps autour du métro Plaisance avant de se décider à lui parler. Blonde Chenille, Püppchen. Jeanne n'admet chez elle que les hommes. Pas les copines. Férocement jalouse, elle cache les pantalons de Georges pour l'empêcher de sortir. Les tourtereaux doivent se faire discrets. Amours clandestines, "vie commune séparée", chacun chez soi mais toujours ensemble. Jusqu'au bout.
Début 1946 Brassens commence à suivre les réunions de la Fédération Anarchiste (section du 15e arrondissement) et conforte sa méfiance envers le pouvoir, l'autorité et ses symboles.
« Une morale, une façon de concevoir la vie, qui accorde une priorité à l'individu ». Le Monde Libertaire, le journal anar pour lequel il écrit sous les pseudos de Géo Cédille et Gilles Colin, apparaît comme un exutoire idéal pour Brassens, le contestataire. Il tire sur tout ce qui bouge, raille, ironise, traîne ses têtes de turcs dans la boue (la Police, l'Eglise, les Staliniens) et rêve d'égalité sociale et de liberté sexuelle.
« Je suis tellement anarchiste que je traverse dans les passages doutés pour ne pas avoir à faire à la maréchaussée ».
Dans cette période d'épuration, il affirme son pacifisme et sa distance avec les pratiques revanchardes. Après le procès de Nuremberg, il s'élève contre la peine de mort. Seule cause pour laquelle il prendra par la suite publiquement Position.
Puis, il s écarte du mouvement anar et ne militera plus jamais. Brassens-le-pacifique s'engage sur la voie du scepticisme.
Guerre, résistance, collaboration, libération, rien n'a changé dans le monde du music-hall. Les vedettes d'avant-guerre ont repris leurs places et monopolisent les
grandes scènes parisiennes. Brassens flâne dans Paris et ses cimetières. Paris populo, bougnats, marchands de marrons, autobus à plate-forme, concierges, pigeons, accordéonistes. Il forge son univers. Citadin et poète urbain écrivant des histoires de "culs-terreux".
« Quand j'étais de la cloche, il se trouvait toujours quelqu'un pour me procurer un paquet de tabac ou de quoi manger le lendemain... J'étais heureux lorsque je pouvais m'offrir une paire d'espadrilles neuves. J'étais plus heureux que le type que je suis aujourd'hui quand il s'achète une paire de chaussures. On ne se met pas à table le ventre plein ». Brassens vit de la générosité de ses amis, mange peu et s'invite alternativement chez Onténiente ou Laville et fume cigares et pipe. L'auteur-compositeur cherche un interprète, les visites épisodiques chez les éditeurs musicaux n'ont rien donné. Mais au fond de lui, il a la certitude qu'un jour ou l'autre son heure viendra. D'ici là, il reste tranquille et vit de l'air du temps.
Brassens a 3o ans. Il s'accroche et travaille avec acharnement pour parvenir à l'osmose parfaite entre le verbe et la musique. Il peaufine ses textes, écrit de nouvelles chansons, rédige son roman et chante ses nouveautés à Jeanne, à l'auvergnat et aux potes.
A cette époque, il a déjà constitué le répertoire de ses cinq premières années de carrière. Brassens est prêt. - « Quand il a commencé à chanter en public, il avait 30 ou 40 chansons d'avance que personne ne connaissait »(Pierre Onténiente).

Mars 1952, Brassens s'est pratiquement essayé dans tous les cabarets. Victor Laville, le minot de Sète, lui fait rencontrer Pierre Galante (chroniqueur à Paris-Match) qui lui décroche une audition chez Patachou. La Dame se produit dans son propre cabaret, une ancienne boulangerie de la rue du Mont-Cenis où elle programme des artistes de son choix et asseoit sa réputation en coupant la cravate des clients récalcitrants à chanter. Brassens ne veut pas y aller. Ses potes le jettent devant Patachou qui dîne au milieu de son personnel. Brassens refuse de monter sur scène. Dans la salle, assis sur une chaise, il attaque une vingtaine de chansons. Le contrebassiste de la maison, Pierre Nicolas, attrape son instrument et l'accompagne spontanément. Les serveurs arrêtent de ranger. La patronne est séduite.
Brassens ne veut pas chanter, il cherche un interprète, c'est tout. Patachou lui répond que ce sera lui. Voilà.
Le surlendemain soir, c'est parti. Patachou entonne quelques chansons de Brassens, le timide puis le présente au public et lui laisse la scéne. Il chante les textes qu'elle ne peut pas chanter, ceux des voleurs de pommes, de mégères gendarmicides et de singe violeur de magistrat.
« II ne chantait que si j'apportais une chaise pour m'asseoir au premier rang, devant lui. Il m'a fait ça pendant six mois, c'était le côté caprice du monsieur » (Patachou). Désormais, Brassens est nourri tous les soirs et reçoit même un chèque. Très vite, il décide de confier la gestion de ses finances à Onténiente.
« Enfin, quelqu'un dont l'humour était à la fois tendre et féroce, qui parvenait à se montrer totalement original tout en étant l'héritier d'une tradition française de poètes-chansonniers contestataires de l'ordre établi et ceci, avec une présence indiscutable ». (Jacques Canetti, propriétaire des Trois Baudets et directeur artistique chez Philips). Canetti a vu chanter "le moustachu" et l'invite sur ses tournées. Patachou lui donne un costume retouché de Maurice Chevalier, Pierre Nicolas Ie rejoint avec sa contrebasse et devient son complice.

Le voilà lancé. Brassens est engagé aux Trois Baudets. Il s'achète une Lambretta. Tout s'accélère Noir, buté, farouche, suant le trac derrière ses grosses bacchantes, les yeux baissés, le pied gauche sur une chaise, Brassens ne s'habitue pas à la scène. Pourtant, tous les soirs, sa guitare, ses textes rageusement comiques et sa voix rugueuse cassent la baraque. Après les Trois Baudets, il continue la soirée à la Villa d'Este ou au Vieux Colombier. Physique de bûcheron, tête de bandit calabrais, allure de clodo, Brassens détonne. Très vite, on se déplace pour voir le phénomène, on en parle à ses amis et on les ramène. René Fallet, du Canard Enchaîné salue l'artiste comme un frère qu'il devient d'ailleurs très vite, « Brassens est un bon gros camion de routier lancé à toute berzingue sur les chemins de la liberté ».
Parallèlement, Canetti tente de faire chanter du Brassens par des interprètes prestigieux (Chevalier, les Frères Jacques, Montand), tous acceptent puis se défilent. Seul Brassens peut chanter Brassens.
Fin 1952, Brassens, signé chez Philips par Canetti, enregistre ses premiers disques, quatre 78 tours, sur le label Polydor (la maison-mère craignant pour son image de marque). Les titres sont immédiatement interdits de radio. Première censure et premier Prix (Académie Charles Cros). Le moustachu bourru ose rire des valeurs sociales établies et descend, en vers, les Institutions. La polémique commence.
Ferré, Mouloudji, Brel, Gréco, Leclerc, depuis quelque temps, ça bouge sur la Butte. Le bouche-à-oreille fonctionne et on s'intéresse au nouveau style (vite nommé chanson "rive gauche"). L'Auteur-Compositeur-Interprète est porté aux nues et une nouvelle génération s'engouffre dans la brèche ouverte par Brassens.
En 1953, ça démarre. Brassens passe en vedette dans quelques cabarets parisiens, part chanter à Bruxelles puis dans 36 villes à travers la France avant d'attaquer Bobino au mois d'octobre, en tête d'affiche.

Son roman, La tour des miracles, est édité. Il raconte les aventures des locataires du 7e étage d'une maison déglinguée, vivant au mépris des règles établies de travail, famille, mariage et bienséance. Brassens écrit la vie dont il rêve.
Après de longues années d'absence pendant lesquelles il entretenait des relations épistolaires permanentes avec Elvira et sa soeur Simone, Brassens met son scooter dans le train et ose retourner à Sète. Dès lors, Brassens-le-fils y reviendra réguliè-rement. Déjeuner avec ses parents, traîner avec ses amis, partir pêcher en bateau.
Malgré le succès incontestable de son fils, Elvira n'est pas convaincue. Elle aurait préféré le voir en ténor "bien comme il faut". - « Quand elle a commencé à entendre "Hécatombe", "Marinette ", ça lui a fait de la peine, je pense que cela lui a gâché son plaisir ». Elvira et Louis ne viendront jamais le voir sur scène. Brassens chante pour sa génération, pas pour la leur.
La nouvelle renommée n'a pas déboussolé le trentenaire qui en partage les fruits avec ceux qui l'ont toujours entouré. Les premiers cachets transforment la petite maison de l'impasse Florimont. Eau, gaz et électricité, le confort arrive chez les humbles et les amis de passage n'ont plus besoin d'amener leur bifteck. Après son boulot, Onténiente commence à travailler sur l'organisation des tournées et les projets d'affiche. Brassens lui propose de s'occuper à plein temps de ses affaires. Le secrétaire officieux, l'ami-confident est promu gérant. Onténiente devient "Gibraltar", le Roc, le passage obligé entre Brassens, le métier, les quémandeurs et les amis. Celui qui le protège et fabrique le cocon dont il a besoin.
Emploi du temps immuable et vie extrêmement réglée autour du métro Plaisance, Püppchen dans l'ombre, Gibraltar aux finances, Nicolas à la contrebasse, Philips à l'usine, le système Brassens est en place... Ad vitam aeternam.
Brassens est lâché et profite des années investies dans l'écriture. Olympia, Bobino, salles combles, tournées ininterrompues, en 16 mois Brassens chante un soir sur deux dans six pays. Mais déjà, il doit lutter contre un mal qui ne le lâchera plus. Calculs et coliques néphrétiques. Georges cache sa souffrance.

Brassens dérange. Par ce qu'il dit et par la manière dont il le dit. Entre 1952 et 1954, la moitié de ses chansons sont interdites d'antenne ou passent après minuit. Censurées, contestées, indésirables, les chansons de Brassens commencent malgré tout à trouver leur public. Europe n°1, la nouvelle-née de la radio, se démarque de ses consoeurs et programme les artistes interdits sur la RTF et Radio Luxembourg. Le gorille passe à l'antenne. Le vent tourne. Avec la Chanson pour l'Auvergnat, Brassens entre tout doucement dans la mémoire collective. L'image du polisson de la chanson évolue.
Au début de sa carrière, on l'enferme dans une image d'ours mal léché, bouffeurs de flics et de curés, alors qu'il se réclame d'une tradition à la fois orale et écrite de gauloiserie et de paillardise qui remonte au Moyen Age. « Une chanson c'est une fête de rimes et de mots... Si vous voulez le fond de ma pensée, je vous dirais que j'aurais préféré être un grand poète. Le jour où je me suis aperçu que je n'en étais pas un, que j'étais un poète mineur, je me suis mis à faire de la chanson ».Au fil des albums, Brassens se sert de son amour et de sa connaissance de la langue pour jouer le trouble-fête dans des fabliaux décapants où il prône l'amour libre, l'abolition de la peine de mort et le pacifisme. Images, rimes et chutes. Brassens. réinvente le passé, pour remuer le présent.
« Il faut que la musique soit comme de la musique de film, qu'elle soit en dessous, il faut qu'on l'oublie et que cela me vaille le titre du type qui ne sait pas écrire la musique ».
Des dizaines de mélodies imparables, des airs que l'on fredonne, le type-qui-ne-sait-pas-écrire-la-musique a réussi son coup. Et tous ceux qui se sont cassé les ongles à essayer de le jouer, ne s'y trompent pas. Au piano ou à la guitare, Brassens compose avec soin, toujours à la recherche de l'osmose entre musique et mots.

« Sa manière de chanter est souvent comparable à celle des chanteurs de blues, notamment par sa mise en place et sa façon d'attaquer un peu en retard sur l'accompagnement » (Boris Vian).
De la paume de la main, du bout des doigts, du pied, Brassens a élaboré sa musique en solitaire intuitif. Loin des normes, il s'octroie une grande liberté dans les accords, les temps et l'harmonie et ressuscite les rythmes de la tarentelle ou de la gigue. Terroir, guitare et rude voix chaude, Brassens sonne blues. « Ma musique préférée, c'est la musique de jazz, je suis un forcené de la musique de jazz ».
L'auteur-compositeur devenu interprète à reculons ne se fera jamais à la scène. D'autant que son mal s'accentue progressivement, le tordant de douleur et l'obligeant même à venir en ambulance à l'Olympia en 1962 pour assurer son récital avant de regagner l'hôpital. Brassens assume stoïquement son calvaire.
Choix esthétique et provocation, Brassens refuse de céder aux pressions en faveur de l'orchestration. Il s'efforce de préserver son identité et de construire une oeuvre qui résiste aux caprices de la mode. « Une chanson doit se juger nue ». Une chaise, une guitare, une contrebasse, un verre d'eau et un ampli de 7o watts, des Trois Baudets au TNP de Chaillot où il passe en 1966 avec Juliette Gréco, son style ne variera pas d'un pouce. Epuré à l'extrême.
« Georges, en réalité, était un peu paresseux et son ambition, c'était de ne rien faire d'autre qu'écrire, ce n'était pas de passer en public. Il n'y passait qu'en fonction de ses besoins, c'est-à-dire le moins souvent possible » (Pierre Onténiente).
Brassens va traverser ainsi tranquillement trois décennies, à son rythme. Un
album tous les 2 ou 3 ans, quand il estime que les chansons choisies sont prêtes.
Sa discipline d'écriture, sa recherche perpétuelle sur ses cahiers d'écoliers ou sur son magnétophone à bandes qui le suit partout, lui permettent d'avoir à disposition un immense réservoir de textes et d'enregistrer quand cela lui plaît. La plupart du temps, la version définitive est trouvée sur scène, devant son public.

Pour l'enregistrement, il s'adjoint seulement le soutien rythmique d'une seconde guitare, celle de Victor Apicella au "touché Django", et par la suite, celles de Barthélémy Rosso et de Joël Favreau. Il s'installe dans le studio, prend tranquillement le temps de plaisanter avec ses amis, d'accorder sa guitare et, en deux-trois prises, les titres sont en boîte. Brassens-le-débonnaire laisse Nicolas juger de la qualité de l'enregistrement avec André Tavernier, le co-producteur artistique, et retrouve Püppchen et Onténiente dans une pièce à côté. De part et d'autre, ni commentaires, ni louanges, ni critiques. On n'ose pas.
Dans les années 60, il confirme son ascension phénoménale de la décennie précédente. L'arrivée des yéyés, impitoyable pour les vieilles vedettes, ne le dérange pas.
Après des années de tournées incessantes, il va pouvoir se reposer. Il n' a rien à prouver et ne se sent pas menacé. Il continue son chemin de petit bonhomme entre l'impasse Florimont, la maison de Crespiéres achetée en 1958, le travail, un tour au Québec, ses potes, l'opération d'un rein et des récitals à Bobino. Brassens suit "les événements de 68" du fond de son lit d'hôpital où il "Fait des calculs".
« Ma vraie place, c'est quand je suis à ma table avec ma guitare à la main et que - j'écris une chanson ». Brassens est casanier routinier et vit toute sa carrière hors de la logique du show-business. Il s'en sert comme cela l'arrange et rien de plus. Multiplier les tournées et les interviews aurait abouti à écrire moins de chansons. Brassens écrit pour son plaisir et chante parce que c'est son métier.
En amitié comme en toutes choses, Brassens est avant tout un type fidèle. Sa porte et sa table seront toujours ouvertes à ceux qui l'accompagnent et le soutiennent depuis le début, à ceux qui lui plaisent et à d'autres, que sa timidité et sa réserve n'arrivent pas à éloigner. Des "Sétois" des rêveries de la plage aux "Allemands", jusqu'aux "Parisiens" issus principalement des métiers de la littérature et du spectacle, "la bande de cons" n'a fait que s'agrandir. « Il avait autant de copains qu'il y eut de résistants après la guerre » (Victor Laville, pote sétois).

Brassens est un solitaire n'aimant pas être seul. Imperturbablement matinal, il travaille jusqu'à midi, puis règle avec Gibraltar les affaires en cours. Ce qui lui laisse l'après-midi pour recevoir ses potes venus d'horizons très divers. Une bande de joyeux lurons que Georges-la-zizanie s'amuse parfois à monter les uns contre les autres. Impasse Florimont ou rue Santos-Dumont où "le gros" emménage en 1970, la bande est une grande fratrie masculine qui se réunit souvent autour de la table de la cuisine pour lever le coude, discuter, rire et pleurer. « Ca m'arrive souvent d'aller chez Georges et il ne dit rien, il gratte sa guitare et moi je suis de l'autre côté de la table, je le regarde et puis on ne se dit rien et on est contents » (Pierre Louki).
Au moulin de Crespières, entre amis, femmes et animaux, Brassens réalise un vieux rêve, celui d'une maison partagée. On y travaille pour se faire les muscles et le cercle y est un peu plus restreint, même si Guy Béart y amena un jour Georges Pompidou, désireux de discuter de son Anthologie de la poésie française. Mais Brassens-le-lucide est bien placé pour savoir qu'à partir de deux, on est une bande de cons et, même s'il ne l'exprime pas, il sait faire le tri entre ses visiteurs. Il aime avant tout être tranquille.
Dans sa vie privée, qu'il protège férocement de la curiosité des médias, Brassens ne veut ni femme, ni enfant. Il veut avoir pour lui la disponibilité totale de son personnage. Pour se consacrer entièrement à la chanson,
Alors, durant trente-cinq ans, il poursuit tranquillement, à l'abri des regards indiscrets, ses amours avec Püppchen. Leur seul foyer commun sera la maison de Crespières qu'elle aménage pour eux. Crespières, havre de paix et bagne pour les copains, qui creusent, débroussaillent, tondent, décrépissent. « Je serais insupportable au quotidien, je ne veux pas qu'elle ait à me supporter tous les jours ». Brassens chante l'amour. Un amour libre, gratuit et faisant fi des obstacles de classe ou d'argent. Promettant l'amour dans un coin de son corsage, la femme y apparaît, tour à tour mère universelle, bon petit diable, mégère gendarmicide, emmerderesse, traîtresse, épouse modèle, adultère, voisine, salope, pucelle ou putain. Omniprésente.

Elvira, Simone, Jeanne, Püppchen, Patachou et les autres, Brassens a toujours été soutenu par la "féminine engeance". En retour, il lui chante son respect, loin des clichés sur la virilité.
Ultime obsession et thème majeur la mort. Tout au long de sa vie, Brassens ne cesse de la tutoyer pour l'apprivoiser. Contrairement au silence de mise sur le sujet, il en fait un sujet de plaisanterie, se ballade dans les cimetières et mélange allègrement blagues morbides et réalité sinistre. Dés 1953, Brassens vit avec la maladie et sait "qu'en acceptant de vivre, il a accepté de mourir" mais il n'est pas pressé d'en finir. Brassens est persuadé qu'il vivra centenaire. « Si l'on croit en Dieu, ce n'est pas grave la mort, et si l'on ne croit pas en Dieu, ce n'est pas grave non plus, on disparaît et puis c'est tout ».
Agnostique plutôt qu'athée. Père éternel, Grand Manitou, Jéhovah ou Bon Dieu de chez nous, Brassens doute et ne croit pas. Mais il aimerait bien. « Je parle beaucoup de Dieu, je le cherche un peu, dans mes chansons. J'espère quand même, s'Il existe, qu'un jour, Il ne va pas tarder à me faire signe, parce que c'est long ». A partir du début des années 60, la camarde... le poursuit d'un zèle imbécile. Les vrais enterrements commencent et le ton change. En décembre 1962, Brassens chante à l'Alcazar de Marseille lorsque Elvira-la-Mère meurt. En 1965, après avoir raccompagné plusieurs amis, il perd également son père et Marcel Planche.
Un an plus tard, il entonne sa "Supplique pour être enterré à la plage de Sète "et commence à rêver d'une "tombe en sandwich entre le ciel et l'eau".

En 1971, il abandonne Crespières cerné par les tondeuses à gazon et se rapproche de la mer en achetant la maison de Lézardrieux, en Bretagne (le pays de Jeanne, morte trois ans plus tôt).
Entre Santos-Dumont, Lézardrieux et Sète, Brassens continue d'écouter les nouveautés, d'écrire, de lire et de composer. En 1977, il monte sur la scène de Bobino. Ce sera la dernière fois. La maladie le ronge depuis un moment et, même s'il ne veut pas l'admettre, cette fois-ci, c'est du sérieux. En septembre 1980, il accepte enfin d'être hospitalisé. Après une opération, Brassens se refait une petite santé rue Santos-Dumont et se remet à penser projets.
L'été 1981 sera difficile et, en octobre, Brassens l'amaigri part en convalescence dans Le Sud, dans la famille de son médecin. Püppchen est à son chevet et Onténiente rapplique en catastrophe de Paris avec la voiture que Brassens lui a demandé d'amener. Un orage terrible et une fuite d'huile le bloquent à Montélimar et le malade ronchonne : « il va encore me saloper la voiture ». Georges vient d'avoir 60 ans. C'est son dernier anniversaire.
«Je ne mourrai pas à Monfaucon mais dans un lit comme un vrai con». (Le moyenâgeux)
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 18 Avr - 14:55

Un site à visiter :

http://armorpassion.com/chanson/Georges%20Brassens/georgesbrassens.htm
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 17 Aoû - 18:34

http://www.rfimusique.com/sitefr/biographie/biographie_8894.asp


Georges Brassens

Citation :


Personnage d'une immense discrétion, Georges Brassens a inscrit son nom dans le patrimoine artistique français en créant un style unique sculpté autour de mélodies simples et de textes qui sont autant de chefs-d'œuvre poétiques.

C'est dans le petit port méditerranéen de Sète, ville dont le nom reste aujourd'hui intimement lié au chanteur, que Elvira Dagrosa, épouse de Louis Brassens, donne naissance à un petit garçon le 22 octobre 1921. Entrepreneur et maçon, Louis a épousé Elvira, veuve de guerre, en 1919. Ils élèveront ensemble la petite fille qu'Elvira a eue en 1912 de son premier mariage, Simone.

Bien que ses parents ne s'entendent guère sur certains points majeurs comme la religion (Elvira est très pieuse, contrairement à Louis, anticlérical notoire), l'ambiance familiale est bonne et la musique ne manque pas de résonner dans la grande maison sétoise. C'est tout particulièrement sa mère qui, d'origine napolitaine, a un goût certain pour les chansons traditionnelles de son pays et pour les mélodies à la mandoline. C'est d'ailleurs sur cet instrument que Georges apprend les rudiments techniques qu'il développera plus tard avec la guitare.
Elève moyen, Georges Brassens se passionne très tôt pour la poésie, initié par un de ses professeurs de français, Alphonse Bonnafé. Ce dernier sera d'ailleurs le premier biographe du chanteur en 1963. Georges Brassens commence donc parallèlement à écrire quelques poèmes et quelques textes de chansons qu'il adapte à des airs dans le vent. Il crée à cette époque un petit orchestre nommé "Jazz", qui se produit dans quelques fêtes municipales. Il y tient la batterie.
Définitivement peu tourné vers les études, il quitte le collège en 1939 suite à une petite affaire de vol dans laquelle le jeune homme est impliqué sans y avoir vraiment participé. Agé de 18 ans, Georges songe à quitter Sète pour la capitale. Cet incident va lui en fournir l'occasion. En attendant le départ, il travaille avec son père. A la fin de l'année, la guerre éclate, mais Sète est encore bien loin des événements qui secouent l'Europe.

C'est en février 1940, que Georges Brassens prend le train pour Paris. Durant les premiers mois, il vit chez sa tante, Antoinette Dagrosa, et travaille comme ouvrier dans l'entreprise automobile Renault. Il continue en outre à écrire des chansons sur le piano de sa tante, et des poèmes. Après des bombardements sur Paris, Georges retourne quelques mois à Sète, et retrouve la capitale dès septembre 1940. Là, il se consacre entièrement à la poésie et en 1942, il réussit à publier deux petits recueils, "A la venvole" et "Des coups d'épée dans l'eau".

En mars 1943, Brassens est envoyé en Allemagne, pour le STO (Service du Travail Obligatoire), au camp de Basdorf. C'est là qu'il rencontre Pierre Onténiente, prisonnier comme lui, qui devient un de ses meilleurs amis. En 1956, il deviendra le secrétaire et homme de confiance du chanteur qui le surnomme "Gibraltar". Peu de ses proches échapperont d'ailleurs à ce type de surnom, fantaisie dont Brassens est fort friand.


L'ami fidèle

Une des caractéristiques du personnage Brassens est son sens aigu de l'amitié. Déjà très fidèle à ses amis sétois, il se forge en Allemagne un nouveau groupe de compagnons. Avec Brassens, l'amitié dure des années, voire toute la vie. Parmi ses amis les plus fameux, on peut citer l'écrivain René Fallet, le chanteur Jacques Brel, l'humoriste Raymond Devos ou l'acteur Lino Ventura, mais Brassens accorde autant d'intérêt à ceux qu'il aime, connus ou non.

En mars 1944, il est de retour en France pour une permission. Il ne retournera jamais en Allemagne, et se cache chez un couple qui tient une place de choix dans la vie de Brassens, Jeanne et Marcel Planche. Il leur consacrera d'ailleurs des chansons, dont les célèbres "La cane de Jeanne" en 1953 ou "Chanson pour l'Auvergnat" (pour Marcel) en 1955. Il restera chez eux jusqu'en 1966. Infatigable travailleur, c'est là, au milieu des chats dont il raffole, qu'il écrira une grande partie de son répertoire avec sa façon si spéciale de composer.
En effet, il ne compose que rarement sur sa guitare. Il commence par créer les rimes des textes en scandant le rythme de la main sur un coin de table. Lorsque le texte est au point, il adapte la mélodie au piano. Sous des aspects simples, ses partitions sont en fait complexes, puisque n'ayant aucune connaissances en matière de solfège, Brassens compose ses musiques sans franchement respecter les règles précises de l'écriture musicale.

A partir de 1946, pour gagner sa vie, il écrit quelques articles dans une revue anarchiste, "Le libertaire". Sensibles aux idées anarchistes, Brassens exprimera toute sa vie ses idées d'une façon moins politique que Léo Ferré mais plutôt en luttant, par ses chansons, contre une certaine hypocrisie de la société, à travers ses bêtes noires telle la religion. Ses textes sont des prises de position en faveur des laissés-pour-compte comme les prostituées. Son action anarchiste se situe dans son irrévérence et sa désobéissance volontaires envers les conventions sociales pour lesquelles il n'a aucun goût.

En 1947, sort son premier roman, "La lune écoute aux portes". Il écrit aussi à cette époque, certaines de ses plus grandes chansons parmi lesquelles, "Brave Margot", "La mauvaise réputation" ou "Le Gorille", titre qui est interdit d'antenne pendant des années et dans lequel Brassens évoque son désaccord avec le principe de la peine de mort.

C'est également à cette époque que Georges Brassens rencontre la femme de sa vie, d'origine estonienne, Joha Heiman. D'un commun accord, le couple ne partagera jamais le même toit mais Joha, que Brassens surnomme Püppchen ("petite poupée" en allemand) sera jusqu'au bout près de son compagnon. Brassens dira d'elle :"Ce n'est pas ma femme, c'est ma déesse."


Rencontre avec Patachou

Il faut attendre le début des années 1950 pour que Georges Brassens rencontre enfin le succès. Grâce à 'un autre chansonnier, Jacques Grello, Brassens est engagé dans quelques cabarets dont le Caveau de la République, le Lapin agile à Montmartre, Milord l'Arsouille ou la Villa d'Este, mais sans aucun succès. Personne ne s'intéresse à ses textes et le chanteur perd un peu espoir.

En 1952, il rencontre la chanteuse Patachou qui est à la tête d'un des cabarets les plus en vogue du moment. L'audition que Brassens passe le soir du 6 mars séduit les quelques spectateurs présents dont Patachou, qui l'engage sur le champ, et le musicien Pierre Nicolas, qui deviendra son contrebassiste attitré. Patachou, qui est une de ses premières interprètes, le convainc de chanter lui-même ses titres, ce qui n'est pas totalement évident pour Brassens qui se voit plus dans le rôle d'un simple auteur-compositeur. De plus, sa grande timidité le pousse plutôt à ne jamais se mettre en avant.

Dès ses premiers concerts, Georges Brassens connaît un réel succès public et critique. Jacques Canetti, directeur artistique chez Polydor, et patron du cabaret les Trois Baudets, décide de l'engager dans son établissement et pense même lui faire enregistrer quelques titres.

En attendant, il lui propose une tournée d'été afin de le préparer à affronter le public parisien à partir du 19 septembre en première partie de Henri Salvador. Cette fois, Georges Brassens est lancé sur les rails du triomphe, bien que ses chansons ne soient pas toujours très bien reçues par un public qui se scandalise à l'écoute de titres tel que "Le Gorille", éternel sujet de discorde. Cependant, ce type de réaction, dont les chansons de Brassens seront souvent l'objet, n'empêcheront jamais le chanteur de continuer à dénoncer les travers de la société.
L'enregistrement des premiers disques de Georges Brassens rencontre aussi quelques obstacles, toujours dus aux textes des chansons. Mais l'obstination de Jacques Canetti permet enfin la sortie de ses premiers 78 tours et 45 tours dès 1952 sur son label Polydor.

Le 16 octobre 1953, il fait sa première grande scène parisienne en vedette à Bobino, théâtre dont le nom reste aujourd'hui lié au chanteur qui y passera 13 fois. C'est la consécration. La même année, est publié son roman "La Tour des miracles". En décembre, sort un premier album 25cm au nom révélateur, "Georges Brassens chante les chansons poétiques (et souvent gaillardes) de…Georges Brassens".

Puis 1954 marque ses débuts dans le prestigieux music-hall parisien, l'Olympia, où il passe deux fois en février puis en septembre. Cette année-là sort un recueil de textes, "La mauvaise réputation". Brassens est reconnu non seulement comme un interprète au style novateur, mais aussi et surtout comme un poète maîtrisant brillamment la langue française. Ce talent est récompensé en 1954 par le Grand Prix de l'Académie du disque Charles Cros pour l'album "Le Parapluie".

Mais outre ses propres textes, Georges Brassens chante souvent les autres poètes dont François Villon ("Ballade des dames du temps jadis"), Victor Hugo ("Gastibelza") ou son ami Paul Fort ("Le petit cheval"). En mars 54, sort aussi son deuxième 25cm.

Pris en charge par Jacques Canetti, Georges Brassens se lance dans de nombreuses tournées en Europe et en Afrique du Nord. En 1955, la station de radio Europe1, toute nouvellement créée, passe pour la première fois "Le gorille", titre jusque-là interdit. En avril, paraît un troisième 25cm, puis en octobre, Brassens remonte sur la scène de l'Olympia. Enfin en 1955, Brassens achète la maison de Jeanne et de Marcel ainsi que la maison voisine.

Après une série de récitals en janvier 1956 à Bobino, Georges Brassens interprète un rôle proche de son propre personnage dans le film de René Clair, "Porte des Lilas". Ce sera sa seule apparition au cinéma. Depuis le début de l'année, Pierre Onténiente est le secrétaire de Brassens et s'occupe de gérer la vie matérielle de son ami. Ensemble, ils créent en 1957 les Editions Musicales 57. Les concerts de l'année 1957 à Paris se répartissent sur trois salles, l'Olympia en mai, l'Alhambra en octobre et bien sûr, Bobino du 29 novembre au 18 décembre. En 1958, outre un Olympia du 22 octobre au 17 novembre, il repart en tournée.

Il continue toujours de vivre chez Marcel et Jeanne, mais en 58, il s'achète une grande maison à Crespières dans le département des Yvelines.

Pour Georges Brassens, les années 1950 s'achèvent par une nouvelle tournée et un récital à l'Olympia en novembre. Mais en cette année 1959, lors d'un séjour à Biarritz, il est victime d'un violent malaise du aux problèmes de santé qui le font souffrir déjà depuis de nombreuses années. Cet incident lui inspirera, plusieurs années après, la chanson "l'Epave". Depuis la fin de la guerre, Brassens a régulièrement de très douloureuses crises de coliques néphrétiques et de calculs rénaux. Ces douleurs représenteront un tel handicap toute sa vie qu'il devra parfois même quitter la scène sous l'effet de la douleur.

L'année 1960 commence par une série de concerts à l'Olympia du 21 janvier au 15 février, suivi d'un nouveau passage à Bobino en avril, passage pendant lequel Brassens apprend la mort de son ami, le poète Paul Fort, le 20. En 61, il s'envole pour le Canada où il effectue une tournée entre octobre et novembre, avant de retrouver l'Olympia à la fin de l'année.

En décembre 1962, sort son neuvième et dernier album 25cm, "Les trompettes de la renommée". Le 31 décembre, sa mère Elvira, décède à Sète.

En 1963, Georges Brassens subit sa première opération des reins. C'est cette année-là, que son professeur de français, Alphonse Bonnafé, sort un ouvrage sur son ancien élève. Parallèlement, un coffret de dix disques paraît pour célébrer une carrière fort riche.





Les copains d'abord

En 1964, Brassens retrouve le cinéma mais cette fois, pour composer "Les Copains d'abord", chanson du film d'Yves Robert, "Les Copains". Ce titre se retrouve sur son premier album 30cm qui sort en novembre, pendant une nouvelle série de récitals triomphaux à Bobino du 21 octobre au 10 janvier 1965, au cours desquels 120.000 personnes l'applaudissent. Le 28 mars 1965, meurt Louis Brassens, suivi de Marcel Planche quelques temps plus tard.

Le 12 octobre, Georges Brassens a l'occasion de chanter avec celui qu'il admire depuis sa jeunesse, Charles Trenet, lors de l'émission de radio enregistrée en direct à l'ABC, "Musicora". Il démarre l'année 1966 par une tournée hexagonale, puis après Trenet, c'est avec Juliette Gréco qu'il partage l'affiche du TNP (Théâtre National de Paris) du 16 septembre au 23 octobre.

Après plus de vingt ans passés dans la petite maison de Jeanne et Marcel Planche, impasse Florimont, Georges Brassens décide de déménager pour un appartement plus moderne. Il y reste peu de temps, et s'installe finalement dans une maison du XVe arrondissement (en 1969).

Après un passage à Bobino et une tournée, Brassens subit une nouvelle opération chirurgicale le 12 mai 1967. Dans les mois suivants, il reçoit le Prix de poésie de l'Académie française, très vieille institution vouée à la langue française. Puis son ami, l'écrivain René Fallet, publie un ouvrage consacré au chanteur.

Georges Brassens observe les événements politico-sociaux de mai 1968 avec une certaine admiration et un certain bonheur, bien qu'il soit à ce moment-là cloué sur un lit d'hôpital, souffrant une fois de plus de ces douloureuses coliques néphrétiques. Mais un autre événement va en revanche assombrir l'année 1968 puisque le 24 octobre décède Jeanne à 77 ans.

A la fin des années 1960, Brassens rencontre un jeune guitariste, Joël Favreau. Ensemble, avec Pierre Nicolas, ils vont désormais former un trio de scène inséparable.


Entretien avec Brel et Ferré

Le 6 janvier 1969, sur l'initiative du magasine Rock et Folk, et de la radio RTL, Georges Brassens participe à un entretien historique avec Léo Ferré et Jacques Brel, deux autres piliers de la chanson française. Cette année-là, les textes de Brassens sont d'ailleurs présentés au concours d'entrée de l'Ecole Normale Supérieure. Brassens finit l'année, et la décennie dans son théâtre fétiche, Bobino, du 14 octobre au 4 janvier 1970. Il enchaîne en mars 1970 avec deux concerts à la Mutualité avant d'entamer une tournée.

En 1972, les 20 ans de chanson de Brassens donnent lieu à un coffret de 11 albums accompagné d'un ouvrage réunissant tous ses textes et poèmes. D'octobre à janvier 1973, Georges Brassens se produit à Bobino avec, en première partie plusieurs jeunes chanteurs, dont Maxime le Forestier, Philippe Chatel (qui écrira un livre sur Brassens), Henri Tachan ou Yves Simon.

Toujours en 1972, Georges Brassens achète une maison à Lézardrieux, près de Paimpol en Bretagne. Cet enfant de la Méditerranée a découvert cette région par l'intermédiaire de Jeanne Planche qui en était originaire. Au cours des ans, il a développé un tel amour pour ce coin de France qu'il se lança même dans l'apprentissage de la langue bretonne. Il y vient désormais de plus en plus souvent pour flâner et fréquenter le petit monde des pêcheurs qui lui rappelle son port natal.

Affaibli par ses problèmes de santé, Georges Brassens a beaucoup vieilli durant ces dernières années et les concerts répétés deviennent fort fatigants pour le chanteur qui n'a pourtant que 51 ans.

En 1973, il entame sa dernière tournée en France et en Belgique, et donne un concert au Sherman Theatre de l'université de Cardiff en Grande-Bretagne le 28 octobre. Ce récital donne lieu à un des rares enregistrements publics de l'artiste et paraît en 74 sous le titre "Live in Great Britain".

En 1975, il obtient le Grand Prix de la ville de Paris.


Adieux à Bobino

Son tout dernier album original sort en 1976. Puis le 20 mars 1977, il monte pour la dernière fois sur la scène de Bobino où depuis octobre 1976, il a dans une ultime série de concerts, réuni un public nombreux et admiratif.

En 1979, son vieil ami, le musicien Moustache, lui propose de participer à l'enregistrement d'un album qui reprend ses plus célèbres titres dans des versions jazz.
Georges Brassens, amateur de jazz depuis sa jeunesse, accompagne donc sur ce disque plusieurs jazzmen américains qui interprètent entre autres "Chanson pour l'Auvergnat", "le Pornographe", "la Chasse aux papillons", et un titre inédit, "Elégie pour un rat de cave", seul titre chanté de l'album.

La même année, Brassens est aussi invite sur le conte musical du chanteur Philippe Chatel, "Emilie Jolie". Il y chante la "Chanson du hérisson" en duo avec Henri Salvador.

A la fin de l'année, le maire de Paris Jacques Chirac lui remet le Grand Prix du disque. Enfin en 1980, très malade, il enregistre ses dernières chansons au profit de l'association Perce Neige, créée par le comédien Lino Ventura au profit de l'enfance handicapée. Dans cet album, Brassens chante de vieilles chansons françaises de Charles Trenet, Jean Boyer, Paul Misraki ou lui-même.

En novembre, atteint d'un cancer, il est opéré pour la troisième fois des reins. Un an plus tard, le 29 octobre 1981, la mort, qu'il a si souvent chantée, l'emporte dans le petit village de Saint-Gely-du-Fesc, près de Sète, chez son ami et médecin, Maurice Bousquet. Il est inhumé dans sa ville natale dans le cimetière du Py, surnommé le "cimetière des pauvres".

La simplicité de Georges Brassens en a fait un des artistes les plus aimés du patrimoine culturel français. Son répertoire, impertinent mais jamais provocateur, trace un portrait sans pitié, et pourtant si tendre, de ses contemporains. Aujourd'hui encore, ses chansons sont reprises par des artistes du monde entier, et ses textes sont étudiés dans les écoles.

Ses interprètes sont innombrables.
Citons pour les étrangers, Graeme Allwright en anglais, Sam Alpha en créole ou Paco Ibanez en espagnol.

Quant aux artistes français, la liste est longue de ceux qui l'ont chanté et le chantent encore : Maxime le Forestier, Renaud, Barbara ou Les frères Jacques sont parmi les plus célèbres à lui avoir consacré un album entier.

A l'initiative de Joël Favreau, un album, "Chantons Brassens" réunis des artistes et des comédiens (Michel Fugain, Manu Dibango, Philippe Léotard ou Françoise Hardy) autour du répertoire du chanteur. Mais la liste des hommages serait trop longue.

Georges Brassens reste un artiste de référence largement apprécié et célébré dans le monde francophone.

Créateur généreux et humaniste, l'homme à la célèbre moustache occupe une place à part dans la mémoire de ses amis et admirateurs.
Août 1998

© RFI Musique

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 17 Sep - 18:51

http://www.sudouest.fr/2010/09/17/l-esprit-brassens-plane-joliment-sur-l-espace-187360-813.php
Citation :

L'esprit Brassens plane joliment sur l'espace



Josée Stroobants a fait les honneurs de l'exposition Brassens à la députée Martine Pinville. PHOTO MICHEL ISSARD
L'espace Georges Brassens arborait déjà un portrait du chanteur, mais qui est situé à l'extérieur, sur un transformateur électrique. L'œuvre a été réalisée l'an passé par des jeunes grapheurs en partenariat avec la mairie et ERDF.
Mais jusqu'à samedi, il n'y avait aucun portrait de l'ami Georges à l'intérieur de la salle spaniacienne. L'oubli est désormais réparé grâce à Josée Stroobants, amie et photographe officielle du poète, qui est venue samedi dévoiler le portrait qu'elle a offert à la commune.

Un oubli réparé
« Il y a quelque mois, vous êtes venu pour répondre à l'invitation d'Yves Duhamel, metteur en scène d'Alice Théâtre, qui organisait une soirée Brassens. A cette occasion, vous m'aviez dit qu'il manquait quelque chose à cette salle, grâce à vous l'oubli est réparé », a rappelé Jean- Luc Parthonnaud, maire- adjoint à la vie associative.
Auparavant, Josée Stroobants avait fait les honneurs de l'exposition installée dans la petite salle Brassens et qui présente quelques-uns des nombreux clichés qu'elle a pris du chanteur.
Un texte méconnu
Martine Pinville, députée de la circonscription , et amatrice de Brassens, n'était pas la moins intéressée.
Georges enfant, adolescent, au milieu de ses amis, de ses chats et de ses guitares, toute une époque dont il reste bien peu de témoins et Josée Stroobants est de ceux-là.
L'inauguration a également permis à la chorale du Foyer Culture Loisirs d'interpréter plusieurs airs du poète, et aux comédiens d'Alice Théâtre de dire un des nombreux textes méconnus du natif de Sète, intitulé « le fidèle absolu » : « Je n'ai vu qu'un village, un seul, mais je l'ai vu. Et ses quatre maisons ont su combler ma vue.
Et ce tout petit bout de monde me suffit ».
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Sam 30 Oct - 19:51

http://www.suite101.fr/content/georges-brassens-lempecheur-de-penser-en-rond-a20078
Citation :


Georges Brassens, l'empêcheur de penser en rond

29 oct. 2010 Gilles Constant
Georges Brassens - Editions du jour qui vient

Né le 22 octobre 1921, à Sète (Hérault) et mort le 29 octobre 1981, à Saint-Gély-de-Fesc en périphérie de Montpellier (Hérault), Georges Brassens est un poète de la chanson française. Auteur-compositeur-interprète, il a enregistré 14 albums en studio entre 1952 et 1976. En s’accompagnant à la guitare, il a régalé nombre de générations avec ses textes bien construits ou ceux de poètes qu’il a mis en musique : Paul Fort, François Villon, Louis Aragon, Victor Hugo, Paul Verlaine, Jean Richepin, Théodore de Banville, Pierre Corneille, Tristan Bernard, Alphonse de Lamartine et Antoine Pol. Il a du reste reçu le Grand Prix de la poésie de l’Académie française en 1967.

Georges Brassens, le natif de Sète

Georges Brassens est né à Sète en 1921. Cette charmant commune portuaire de près de 43 000 habitant se situe dans le département de l’Hérault, le long de la côte méditerranéenne de la région Languedoc-Roussillon. En plus de l’ami Georges, la ville est ou a été, entre autres, la patrie de l’écrivain, poète, philosophe et épistémologue Paul Valéry, du guitariste gitan Manitas de Plata, de l’homme de théâtre Jean Vilar, du sculpteur Pierre Nocca et des frères Richard (sculpteur) et Hervé (peintre) Di Rosa. Sète est également réputée pour ses joutes nautiques auxquelles, tous les ans à la Saint-Louis (25 août), des milliers de curieux et de passionnés assistent.

Georges Brassens, l’empêcheur de penser en rond

Georges Brassens a écrit, composé et chanté de nombreuses chansons peu conventionnelles destinées à bousculer les idées reçues. Parmi celles-ci, il convient en particulier de citer :


  • La mauvaise réputation (1952)
  • Le Gorille (1952)
  • Hécatombe (1952)
  • Brave Margot (1953)
  • Pauvre Martin (1953)
  • Chanson pour l’Auvergnat (1954)
  • Le mauvais sujet repenti (1954)
  • P… de toi (1954)
  • Les Philistins (1957)
  • Le Pornographe (1958)
  • Le temps ne fait rien à l’affaire (1961)
  • La Complainte des filles de joie (1961)
  • Les Trompettes de la renommée (1962)
  • La Tondue (1964)
  • Les deux oncles (1964)
  • Fernande (1972)
  • Mourir pour des idées (1972)
  • Quatre-vingt-quinze pour cent (1972)
  • Tempête dans un bénitier (1976)
  • Les Patriotes (1976)

  • Georges Brassens, l’ami de Paul Fort

    Georges Brassens a mis plusieurs textes de Paul Fort en musique. Né à Reims (Marne) en 1872 et mort à Montlhéry (Essonne) en 1960, ce poète français a composé une multitude de petits poèmes en prose rythmée et assonancée. Elu prince des poètes en 1912, il est notamment l’auteur du Petit Cheval, de La Ballade des dames du temps jadis, de Comme hier, de La Marine et de Si le bon Dieu l’avait voulu dont Georges Brassens a fait des chansons.
  • Georges Brassens, albums enregistrés en studio et autres albums remarquables

    -La mauvaise réputation (1952)
  • Le Vent (1953)
  • Les Sabots d’Hélène (1954)
  • Je me suis fait tout petit (1956)
  • Oncle Archibald (1957)
  • Le Pornographe (1958)
  • Les Funérailles d’antan (1960)
  • Le Temps ne fait rien à l’affaire (1961)
  • Les Trompettes de la renommée (1962)
  • Les Copains d’abord (1964)
  • Bobino 64 (1964)
  • Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966)
  • Misogynie à part (1969)
  • Fernande (1972)
  • Brassens in concert in Great Britain 73 (1974)
  • Trompe la mort (1976)
  • Giant of jazz play Brassens (1979)
  • Brassens chante les chansons de son enfance (1980)

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Sam 8 Jan - 18:55

http://www.midilibre.com/articles/2011/01/08/SETE-Brassens-30-ans-sans-le-poete-1502561.php5


Citation :

SETE Édition du samedi 8 janvier 2011



DR
Anniversaire : Brassens, 30 ans sans le poète

Cette année 2011 marque le 30e anniversaire de la mort et le 90e de la naissance de Georges Brassens. Afin de célébrer comme il se doit l'événement, la Ville a prévu une série de manifestations. Pour savoir lesquelles, il faudra attendre le 27 janvier, date à laquelle la mairie organisera une conférence de presse… à Paris. Plusieurs partenaires nationaux sont annoncés tout au long de cette année spéciale.

Tout ce que l'on sait c'est qu'un téléfilm sur la vie de Brassens sera tourné dans l'Île singulière dans le courant du mois de mai.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 27 Jan - 17:28

http://www.lindependant.com/articles/2011-01-27/2011-l-annee-brassens-324782.php

Citation :



PERPIGNAN 2011 l'année Brassens
©

P our Michel Mariette et « Les Copains d'Après », 2011 est l'année de tous les défis. Il y a trente ans que Georges Brassens a tiré sa révérence, laissant derrière lui ses chansons éternelles. S'étant donné pour mission de faire vivre le répertoire du Sétois, l'association propose chaque saison, deux soirées cabaret et une grande soirée Brassens à Canet. « Nous ne pouvons pas faire plus, vu nos moyens financiers » regrette Michel Mariette, le président de l'association.

C'est le festival Brassens de Vaison-la-Romaine, le plus grand qu'on connaisse en France, qui offre au chœur des « Copains d'Après » l'occasion de se produire sur une grande scène.

« Ça fait dix ans que j'y vais en spectateur et cette année nous sommes invités à y chanter avec notre grande formation. C'est la reconnaissance du travail accompli depuis 5 ans, avec le recrutement d'un chef de chœur. »

L'intégrale Il y a quelques années, Miquette, une artiste parisienne originaire de Céret, s'apercevant que l'on ne chantait régulièrement qu'une vingtaine de titres de Brassens, décidait de créer un événement, « Le Grand Pan ». C'est à la mairie du 9e arrondissement de Paris que chaque année est donné tout le répertoire du poète dans l'ordre chronologique. Et cette année, cette intégrale va être donnée à Perpignan, au palais des rois de Majorque et au château royal de Collioure dans le cadre de Été 66, le festival du conseil général.

«
Brassens a enregistré 135 titres, plus les inédits et les posthumes. Nous allons en présenter 210 sur sept jours. Ce sont de véritables figures imposées et un défi pour l'association. D'un concert on passe à neuf, de deux invités on passe à quarante. Et la dernière soirée sera internationale avec des artistes qui interpréteront Brassens en italien, en castillan, en catalan et en provençal
».

Une occasion unique pour redécouvrir l'œuvre du grand Georges, revisitée par de nombreuses sensibilités musicales.

Le Programme :


4 février : Cabaret Brassens avec Goun et un hommage à Mouloudji par Jean-Pierre Laurant. Au palais des congrès de Perpignan.

8 avril : Cabaret Brassens avec un hommage à Édith Piaf et à Pierre Perret. Au palais des congrès.

26 avril : au festival de Vaison-la-Romaine.

27 mai : « fête des voisins » au jardin Brassens à Perpignan.

Du 24 au 30 juin : « Intégrale Brassens » au palais des rois de Majorque. Perpignan.

1er et 2 juillet : « Intégrale Brassens » au château royal de Collioure.


J.M.C.


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"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 30 Jan - 9:37


http://www.midilibre.com/articles/2011/01/29/CULTURE-LOISIRS-L-annee-Brassens-frappe-fort-de-Sete-a-Paris-1521948.php5

Citation :
Édition du samedi 29 janvier 2011


Hommage : L’année Brassens frappe fort de Sète à Paris



Archives Guy LALOT / BIM

Mort voici 30 ans, le poète-musicien aurait eu 90 ans en octobre. Nom d’une pipe ! On ne sait si, là-haut, il en rigole ou s’en désole sous sa moustache, lui qui préférait se « gratter le ventre en chantant des chansons » et en « refusant d’acquitter la rançon de la gloir’» (1). Toujours est-il que l’année du 90e anniversaire de sa naissance et du 30e anniversaire de sa disparition (tous deux en octobre), Georges Brassens va crouler sous les hommages de toutes sortes. Des plus classiques aux plus originaux.

À Paris, c’est la Cité de la musique qui, dès le 15 mars, donnera le “la” avec une exposition très attendue, “Brassens ou la liberté”, conçue par la journaliste Clémentine Deroudille (petite-fille de Robert Doisneau) et Johan Sfar, dessinateur BD, scénariste et cinéaste.

La télé lui consacrera pas moins de deux documentaires (le premier sera diffusé au printemps sur France 5, le second à l’automne sur France 3) et un téléfilm axé sur ses jeunes années, réalisé par Dominique Lancelot, fille de l’un des Compagnons de la Chanson (tournage au printemps, diffusion en octobre sur France 2).
À Sète, 2011 a tout bonnement été proclamée “Année Brassens” pour honorer avec éclat l’illustre enfant du pays. D’autant plus qu’en 2011, l’Espace Georges-Brassens souffle, lui, ses 20 bougies. Régine Monpays et son équipe proposeront tout un programme de concerts, de rencontres, de conférences et d’expositions, dont, durant le dernier trimestre, des photos pour beaucoup inédites de l’artiste prises en 1953, 1962 et 1972 par Robert Doisneau. Le centre de documentation de l’Espace sera également ouvert au public.

Cet été, le théâtre de la Mer se mettra au diapason, que ce soit, bien sûr, durant le festival Quand je pense à Fernande, qui fêtera ses 10 ans (avec Zazie, Sylvie Vartan, Zaz ou encore Katerine) et lors de deux soirées spéciales, dont l’une avec des têtes d’affiche nationales.

Fin août, devinez qui sera l’invite d’honneur de la Saint-Louis ? Brassens, pardi. Joël Favreau, qui fut le dernier guitariste à l’accompagner, et l’accordéoniste Jean-Jacques Franchin, donneront un concert intitulé La Supplique dans le Cadre royal. Les mêmes se produiront un mois plus tard, avec Maxime Leforestier et bien d’autres, à bord du paquebot de luxe Paris-Méditerrannée pour une croisière chantante en Méditerranée intitulée “Les Copains d’Abord”. La fameuse chanson du même nom a par ailleurs fait l’objet d’un remix dance confectionné par le Sétois Fred Karato et DJ Chris, le frère de Cathy Guetta. Tonton Georges chez les clubbers : coquin de sort...

Marc CAILLAUD


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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 4 Fév - 20:22

http://www.midilibre.com/articles/2011/02/03/NIMES-Des-inedits-de-Brassens-la-belle-surprise-1526697.php5

Citation :
NIMES
Édition du jeudi 3 février 2011
« Des inédits de Brassens, la belle surprise »

Il possède, dans le quartier Gambetta, l'une des plus importantes collections consacrées à Georges Brassens. Depuis cinquante ans, le Nîmois Alain Merle conserve dans son appartement tout ce qui concerne le chanteur sétois .

Et la découverte d'une trentaine de manuscrits, révélée hier par Midi Libre, ne peut que le réjouir. « Des inédits de Brassens, ce n'est pas incroyable, je pense qu'il en reste encore bien d'autres, mais c'est toujours une belle surprise, je suis impatient de lire ces textes et de les voir mis en musique. » Tout comme l'homme aux 400 CD de Brassens se dit pressé de découvrir l'exposition consacrée à l'artiste à la Cité de la musique, à Paris, en mars. D'ailleurs, il n'y est pas totalement étranger : Clémentine Déroudille, petite-fille de Robert Doisneau et commissaire de cet événement, est venue à plusieurs reprises chez Alain Merle pour s'inspirer et compléter l'exposition.


AGATHE BEAUDOIN

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 13 Fév - 18:25

http://www.larep.com/medias-23230.html



Citation :
Actualités des médias
France 2 reviendra sur la jeunesse de Georges Brassens


Publié le 13 février 2011 - 00:29
Les jeunes années de Georges Brassens seront narrées dans un téléfilm pour France 2. (photo d'archives)


Les jeunes années de l'auteur, compositeur et interprète Georges Brassens seront narrées dans un téléfilm pour France 2. Actuellement en écriture, l'unitaire devrait être tourné au printemps.

Le téléfilm s'attardera sur la jeunesse du chanteur et poète Georges Brassens, né en 1921 à Sète (Hérault).

Ses premières années passées en famille dans un quartier populaire, sa montée sur Paris avant la Seconde Guerre mondiale, son goût pour la poésie et la naissance de ses idées anarchistes devraient être évoquées.

L'unitaire se déroulera jusqu'aux premiers succès de l'artiste, découvert au début des années 1950 par la chanteuse Patachou.

Son histoire devrait être révélée aux téléspectateurs courant 2012. Aucun acteur n'a encore été avancé pour prêter ses traits à l'interprète de La mauvaise réputation, disparu en 1981.

Source : Relaxnews

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Dim 27 Fév - 22:54


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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mer 9 Mar - 19:51

http://teleobs.nouvelobs.com/articles/un-documentaire-inedit-sur-georges-brassens


Citation :

Un documentaire inédit sur Georges Brassens




A l’occasion du trentième anniversaire de la mort de Georges Brassens, France 5 diffusera un documentaire inédit de Sandrine Dumarais intitulé “Le Regard de Georges Brassens”.

France Télévisions et l’INA qui l’ont coproduit évoquent un film témoin des années où le chanteur n’était pas encore une célébrité. Ce sont des images d’archives familiales mais aussi publiques qui ont permis à laréalisatrice de dresser ce portrait intimiste
François Morel, Juliette Gréco, Clémentine Deroudille, Victor Laville, un ami d’enfance de Agathe Fallet, la femme de René Fallet, écrivain et scénariste et meilleur ami de Georges qui a beaucoup fréquenté la maison de Jeanne et Bernard Lonjon, biographe, curieux du monde de Brassens viendront remettre les images dans leurs contextes.
Diffusion le 28 avril sur France 5


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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 25 Mar - 22:31




http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/03/24/quand-le-croqumort-lauvergnat-est-mort/


Citation :

24 mars 2011

QUAND LE CROQU’MORT… - L’Auvergnat est mort

“Toi l’étranger quand tu mourras /Quand le croqu’mort t’emportera / Qu’il te conduise à travers ciel/ Au père éternel”, les dernières paroles de Chanson pour l’Auvergnat, de Georges Brassens, ont des accents funèbres aujourd’hui.

La Montagne annonce la mort de Louis Cambon, l’Auvergnat à qui Georges Brassens aurait dédié cette chanson en 1954.

L’homme est mort à Raulhac, dans le Cantal à l’âge de 95 ans précise le journal.
C’est dans le “Bar des amis”, troquet du quatorzième arrondissement de
Paris que les deux hommes se seraient rencontrés raconte Sud-Ouest.

Louis Cambon, tenancier du bar, décrivait les habitudes de Georges Brassens dans une interview accordée à La Montagne en 1998 : il “s’installait à un coin du comptoir et ne disait mot”.

L’Auvergnat “fournissait aussi au chanteur de quoi se chauffer, alors que l’artiste était dans une situation financière difficile à l’époque,” explique le journal.

L’Auvergnat lui donnait donc “quatre bouts de bois/ Quand dans [sa] vie il faisait froid”.

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 25 Mar - 23:29

Bonsoir et Merci Jaco! flower Intéressant de connaître l'origine des paroles de cette chanson que j'adore particulièrement de Brassens!Ainsi on sait qui était l'Auvergnat,et sa relation avec Brassens! Wink
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mer 13 Avr - 19:51

http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/13/1058394-Carcassonne-Marti-La-premiere-partie-de-Brassens-je-l-ai-improvisee.html

Citation :
Publié le 13/04/2011 08:48 | Recueilli par Jean-Louis Dubois-Chabert Le 15/04/2011

Carcassonne. Marti : "La première partie de Brassens, je l'ai improvisée"

concert :

Vendredi, Claude Marti chante Georges Brassens en oc, au théâtre Jean-Alary. Sur cette même scène où il se produisit pour la première fois c'était en 1970. En première partie de Georges Brassens.
Dites donc, Marti ! Brassens et vous, le dossier commence à être épais. Et on ne parle même pas de votre dernier album, Brassens en oc, dans lequel vous et vos compères musiciens Gérard Pansanel, Pierre Peyras et Alain Bruel reprenez vos chansons préférées du chanteur sétois, non ! Brassens et vous, ça remonte à loin à ce qu'il paraît…
Quel souvenir conservez-vous de votre première partie de Brassens, en 1970, au théâtre municipal de Carcassonne ?
J'étais le régional de l'étape, ça s'est fait grâce à Jean Alary et Henri Gougaud. Ce ne devait pas être une première partie, juste deux ou trois chansons. Et encore, dans l'entourage de Brassens ils n'étaient pas même pas pour. Lui ne disait rien, il roulait son tabac. Jusqu'à ce qu'il sorte de son silence : « Personne ne peut se défendre avec une seule chanson. Marti chantera le temps qu'il veut, il prendra sur mon temps de concert. » Alors j'ai improvisé une première partie.
Des témoins affirment que vous êtes monté sur scène poing levé en dénonçant : « On nous a fait une tête d'Hexagone ! »
On me l'a dit mais je ne m'en souviens pas. Je sais par contre que Brassens, en 1954, est arrivé sur scène en faisant les deux doigts du « V » de la victoire en avant en disant : « On les aura ! »
Marti chante en oc, OK, mais Brassens, porque ?
Brassens, pour moi c'était en 1954. Cette année-là, mon bulletin scolaire n'a pas enthousiasmé la parenté. Rédigé à la belle encre violette par le proviseur, M. Vidal : « Année quelconque. L'élève Marti Claude a godillé sa scolarité et survolé les programmes avec une tranquillité qui a beaucoup nui à sa moyenne générale ». Année quelconque ? Alors que Georges Brassens, un type avec une grosse moustache et une guitare qui nous a gratifiés, au printemps, du Gorille, une chanson dont je régale la maison depuis l'aube jusqu'au crépuscule. À un moment, tu trouves un monument libératoire de ton adolescence. Moi, c'était Brassens.
Et le jour où tu le rencontres ?
Le jour où tu joues devant lui tu es terrifié.
En quoi Brassens est-il du Sud et en quoi avez-vous ce Sud en commun ?
Il chante l'universel, donc le Sud. On a quand même la civilisation pour nous, non ? Du haut du Mont Saint-Clair ou de la terrasse des Corbières, on a la mer, ce grand boulevard d'où sont sortis les dieux, les pierres précieuses… Et puis il est du Sud tout simplement parce qu'il est de Sète.
Sète où, paraît-il, vous vous fîtes chourer votre guitare…
Ma première guitare, putain ! Fabriquée sur mesure par un luthier de Toulouse. A l'entracte, au Théâtre de la Mer, je l'avais laissée dans son étui. Je reviens : disparue. Alan Stivell m'a prêté la sienne. Les voleurs de guitare sont des fils de pute !








En concert au théâtre vendredi


Claude Marti chante Brassens en oc, vendredi, à 20 h 30, au théâtre Jean-Alary. Prix : 18 €, 14 € et 8 €. Renseignements et réservations au 04 68 25 33 13.



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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 14 Avr - 18:29

http://culture.france2.fr/musique/actu/christian-escoude-hommage-tres-jazz-a-brassens-68355225.html


Citation :
Christian Escoudé, hommage très jazz à Brassens

Par Annie YANBEKIAN
Christian Escoudé© Jean-Baptiste Millot

Le guitariste de jazz Christian Escoudé consacre son dernier album au poète et chanteur disparu il y a trente ans

Christian Escoudé, guitariste et compositeur influencé par le style manouche du fait de ses origines (un père tzigane), a revisité douze titres de Georges Brassens avec la participation de huit musiciens de jazz.

L'artiste présente son album "Christian Escoudé joue Brassens - Au bois de mon coeur" en concert le 26 avril à Paris, à L'Européen.

L'année 2011 marque le trentième anniversaire de la mort de Georges Brassens (1921-1981). Le poète auteur-compositeur-interprète et libre-penseur adorait le jazz. Le monde du jazz le lui rend bien. Des albums de compilation de titres repris par plusieurs interprètes issus de ce genre musical ont étés enregistrés par le passé pour célébrer sa musique.

Cette fois, c'est un seul artiste qui consacre un album entier au répertoire de Brassens. Christian Escoudé, né en 1947, a été élevé dans la vénération du grand Django Reinhardt (1910-1953), légendaire guitariste manouche dont Georges Brassens était également un fervent admirateur. Le jazz, l'âme manouche, la guitare, une certaine idée de la liberté, autant de convergences qui donnent toute sa pertinence à l'initiative artistique de Christian Escoudé.

Le guitariste natif d'Angoulème possède une discographie foisonnante, riche d'une cinquantaine de disques (en tant que compositeur ou participant). En plusieurs décénnies de carrière, Escoudé a croisé, sur scène ou en studio, de grands musiciens de jazz comme le saxophoniste Stan Getz (1927-1991), le pianiste Bill Evans (1929-1980), mais aussi, côté français, Didier Lockwood, Michel Portal ou Martial Solal.

Pour son hommage à Georges Brassens, Christian Escoudé a choisi douze chansons du chanteur-poète. Certains sont emblématiques de l'oeuvre de Brassens: "La non-demande en mariage", "Les copains d'abord", "Je me suis fait tout petit", "Les passantes", et bien sûr "Au bois de mon coeur", repris en sous-titre de l'album. Préfacé par un texte de Maxime Le Forestier, l'album a été enregistré avec le concours de musiciens comme Jean-Baptiste Laya à la guitare électrique (qui collabore déjà avec Escoudé au sein de son groupe "Trio Gitan"). Christian Escoudé a également fait appel à des invités comme le brillant guitariste manouche Biréli Lagrène, le jeune prodige de la guitare Swan Berger et la guitariste classique Valérie Duchâteau.

Le résultat est épatant. L'ensemble de l'album, très homogène, s'écoute comme un pur album de jazz (avec ses thèmes mélodiques et ses improvisations), d'une grande fraîcheur, aux arrangements très subtils ("Les passantes", "Au bois de mon coeur" pour ne citer que ces titres). S'il révèle la grande finesse de son interprète principal et de ceux qui l'entourent, l'album de Christian Escoudé souligne toute la richesse et la pureté des mélodies de Brassens. Des mélodies dans lesquelles son âme se tapit encore...

Christian Escoudé joue Brassens
Au bois de mon coeur
Album sorti le 4 avril 2011 chez Universal Music

Christian Escoudé: guitare
Fiona Monbet: violon
André Villéger: clarinette
Jean-Baptiste Laya: guitare électrique
Pierre Boussaguet: contrebasse
Anne Paceo: batterie
Invités: Biréli Lagrène, Swan Berger, Valérie Duchâteau

Voir aussi:
>> Site de Christian Escoudé
>> Site de L'Européen
>> L'expo Brassens à la Cité de la Musique de Paris

>> VIDEO: Christian Escoudé évoque Georges Brassens à l'occasion d'une session acoustique (site Universal Music)




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"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

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"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 14 Avr - 18:34

http://www.nogent-citoyen.com/georges-brassens-a-la-carte-a-la-scene-watteau-13/04/2011.html

Citation :

Georges Brassens à la carte à la Scène Watteau



13 avril 2011 Par : C.Dubois -
C’est un concert original que donnera le chanteur Marc Brouard, en mémoire du trentième anniversaire de la mort de Georges Brassens, les 29 et 30 avril prochains à la Petite Scène Watteau.
Le chanteur proposera en effet aux spectateurs, tirés successivement au sort, de choisir parmi 65 chansons de Georges Brassens (soit la moitié de sa discographie!), celles qu’interprétera l’artiste. Participation libre. Les bénéfices seront reversés aux oeuvres sociales de la ville de Nogent. Réservation obligatoire en laissant directement un commentaire sur le site Internet de Marc Brouard (avec ses coordonnées), ou en envoyant un SMS au 06 11 23 67 51 – 06 65 17 76 88.
La mezzanine de la Scène Watteau accueillera également une exposition hommage à Georges Brassens, réalisée par la peintre Martine Hadamar.
Vendredi 29 avril 2011 à 21 heures et samedi 30 avril 2011 à 13 h 30 et à 15 heures
Petite Scène Watteau Place du Théâtre Nogent sur Marne (face à la station de RER E Nogent Le Perreux)

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MessageSujet: ris   Jeu 14 Avr - 18:38

manifestation très sympathique..Hélas, tout se fait à ..........Paris.

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Jeu 14 Avr - 18:42

claudia a écrit:
manifestation très sympathique..Hélas, tout se fait à ..........Paris.

Bonsoir Claudia flower , Oui ! un peu trop !

Certainement cet été, la ville de Sète fêtera de façon conséquente, elle aussi, l'anniversaire de Brassens.

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 18 Avr - 18:46

http://www.ouest-france.fr/actu/disques_detail_chroniques_-Christian-Escoude-joue-BrassensAu-bois-de-mon-coeurUniversal45-mn-12-titres._43714-1768286_actu.Htm

Citation :
dimanche 17 avril 2011

Christian Escoudé joue Brassens "Au bois de mon coeur"Universal 45 mn, 12 titres.



Christian Escoudé joue BrassensAu bois de mon coeurUniversal45 mn, 12 titres.

Christian Escoudé met à son tour ses doigts de guitariste dans les accords et les mélodies de Georges Brassens. Il voyage entre le jazz New Orleans de Giants of jazz play Brassens (1979), et le jazz manouche de Rodolphie Raffalli (2001 et 2006). Il reprend Au bois de mon coeur et Je me suis fait tout petit, les deux morceaux directement inspirés de Tears, de Django Reinhardt. Et s'aventure dans des airs a priori moins chantants, comme Les amours d'antan... Rejoint par Biréli Lagrène pour Les passantes, il signe un album inventif et subtil, très respectueux, presque trop. (Philippe Simon)

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 18 Avr - 18:55

http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/136/article_18251.asp
Citation :

Christian Escoudé, le jazz selon rassens
Album, Au bois de mon coeur

Paris 18/04/2011 -
Pour célébrer les 30 ans de la mort de Georges Brassens, le célèbre guitariste de jazz français Christian Escoudé reprend quelques standards incontournables du maître, dans l’album Au bois de mon cœur : une relecture classieuse, prodige et virtuose, que n’aurait certes pas reniée le poète.

</IMG>
Trente ans déjà que les moustaches et la pipe les plus célèbres de la chanson française disparaissaient avec leur propriétaire, Georges Brassens, poète révolté, tendre esthète, icône à la guitare : un anniversaire national, ponctué de nombreux hommages. Depuis le 15 mars et jusqu’au 21 août, l’exposition Brassens ou la Liberté à la Cité de la Musique, conçue par le dessinateur Joann Sfar et la productrice Clémentine Deroudille, incarne un héritage, dont le flambeau fut porté sur les planches par le fleuron des chanteurs hexagonaux (Bertrand Belin, Thomas Fersen & JP Nataf) le 16 mars dernier.
Le prestigieux label Universal a, quant à lui, choisi ses propres sentes pour commémorer l’événement : reprendre Brassens en jazz, une orientation logique, naturelle et bien pensée. De son vivant, Tonton Georges possédait ainsi la discographie complète de Django Reinhardt, avait tâté de la guitare aux côtés de Lionel Hampton, puis vu ses œuvres prendre une allure cuivrée, swinguée, sous la houlette du batteur Moustache, avec la participation d’illustres jazzmen américain (le disque Brassens-Moustache jouent Brassens en jazz, autrement appelé Giants of Jazz Play Brassens)... Ni une, ni deux : Jean-Philippe Allard, président d’Universal Music Publishing, demande au Français Christian Escoudé, jazzman invétéré aux origines gitanes, guitariste prodige et improvisateur bop hors-pair, de se charger de l’hommage.

En toute liberté
Comme tout enfant de France, Escoudé grandit bercé par cette chanson, poème de Paul Fort, Le Petit Cheval. Mais à l’exception de cette comptine, sa relation à Brassens se résume jusqu’alors à quelques bribes de tubes, nichés dans la mémoire collective : "Mon orientation musicale a pris très tôt des routes éloignées de la chanson française", avoue-t-il humblement.

</IMG>
"Entre Georges et moi, il n’y avait pas de liens directs"
. Pourtant, lorsqu’Universal lui fait parvenir l’intégrale de son œuvre, il se pique d’amour pour sa tendresse, sa poésie, y voit la matière à d’infinis chemins de traverse : "Ce qui m’a frappé d’emblée, reste son génie mélodique, à la fois simple, limpide et terriblement efficace. Sur cette base solide, j’ai ensuite pris toutes les libertés : harmonies enrichies, tempi modifiés, longues plages d’improvisations..."
Sur les standards de Brassens, ce patrimoine commun, Escoudé crée donc un terrain de jeu. Entouré de ses fidèles comparses, Fiona Monbet au violon, André Villégier à la clarinette, Jean-Baptiste Laya à la guitare électrique, Pierre Boussaguet à la contrebasse et Anne Pacéo à la batterie, ses doigts agiles, virtuoses, offrent une relecture pertinente et tout en finesse du legs magistral.
Ici, plus besoin de mots, mais de la musique avant toute chose, soutenue par un phrasé impeccable, aussi nerveux que lyrique, un sens de l’humour tenace et le goût de la fronde ! Avec un esprit que n’aurait pas renié le Quintette du Hot Club de France, il fait danser ces monuments incontournables – Au bois de mon cœur, Je me suis fait tout petit... –, donne de la rythmique chaloupée sur une Non-demande en Mariage jouée up-tempo,médite en solo et en arpèges sur Il n’y a pas d’amour heureux, convoque le spectre coltranien sur Les passantes, entre majeur et mineur, qui accueille au passage le génial Biréli Lagrène... puis clôt l’album du triomphal Les copains d’abord. Ce faisant, Christophe Escoudé esquive tous les clichés, joue de la dentelle et de la poigne, surprend de ses harmonies : en bref, une interprétation pleine de (bon) goût !

Brassens, le gitan
</IMG>
D’ailleurs, la qualité du projet tient sûrement aux points communs qu’il entretient avec Brassens, ainsi relayés : "Son personnage peut être assez proche de ce que je suis, connecté à l’esprit gitan : son côté ours, bourru, s’accommode d’une immense tendresse, qui ne se dévoile pas d’emblée. J’aime infiniment sa sensibilité, son humanisme, et en même temps, son côté libertaire, son goût de la liberté" ! Et c’est bien cela qu’a essayé de retranscrire Christian Escoudé, par ses enfilades de notes croquées, ses improvisations ourlées, et son jeu élégant. De bien belles balades en perspectives, des errances pleines de rencontres, à découvrir dans les méandres du Bois de Mon Cœur...

Je me suis fait tout petit

par Christian Escoudé

Christian Escoudé Au Bois de Mon Cœur (Universal Music Jazz) 2011
Concert à l’Européen (Paris), le 26 avril 2011

Anne Laure Lemancel



  • 18/03/2011 -

    Exposition Brassens ou la liberté


  • 18/03/2011 -

    Joann Sfar en dialogue direct avec Brassens


  • 31/03/2005 -

    Christian Escoudé





    Christian Escoudé, le jazz selon Brassens




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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 2 Mai - 16:18

http://www.canalacademie.com/ida6938-Jean-de-La-Fontaine-Georges.html

Citation :


Jean de La Fontaine-Georges Brassens : deux poètes engagés d’avant-garde !


Philippe Paraire met face à face ces deux virtuoses de la langue française dans son ouvrage La Fontaine et Brassens, Fables et chansons satiriques et rebelles

[color:2b55=#333]Philippe Paraire, dans son livre La Fontaine et Georges Brassens, Fables et chansons satiriques et rebelles, propose une lecture comparée de deux poètes engagés et populaires. La fable et la chanson sont des terres de liberté. On y dit, sous couvert de légèreté, les choses les plus graves... et avec quel talent ! Leurs « coups de langues valent bien un coup de lance » : peut-on vraiment parler « d’ art mineur » ?</FONT>






Jean de La Fontaine



La Fontaine (1621-1695) et Brassens (1921-1981) : ces deux auteurs, dont la naissance est séparée par trois siècles, sont réunis dans un même ouvrage parce que leurs existences parallèles illustrent d’une part la difficulté d’écrire librement à l’intérieur d’un monde de conformisme et d’oppression, et d’autre part, d’être capable d’en donner lecture au plus grand nombre.

Fable en vers, poésie chantée : censure mais soutien de l’Académie française

L’auteur, tout à la fois docteur en philosophie, professeur de lettres classiques et éditeur, évoque les conséquences -pour la création artistique- de l’arrestation du surintendant Fouquet par le jeune Louis XIV. La disparition judiciairement organisée de Nicolas Fouquet, protecteur privé d’une multitude d’artistes inaugura une période nouvelle, celle du mécénat d’État. Dès le début des années 1660, nul n’écrira plus ni ne touchera plus de revenus s’il ne consacre ses écrits à la louange du monarque. « La Fontaine n’aura pas un liard » annonça Colbert, le successeur de Fouquet.
Georges Brassens
(c) Fred Mella



Brassens, lui, se heurta au mur des médias, au début de sa carrière artistique. Le Gorille fut censuré jusqu’en 1955. On n’entendait, alors, à la radio que ses chansons sans charge sociale : La chasse aux papillons, Le petit cheval, etc.
En 1684, La Fontaine fut élu à l’Académie française (malgré les réticences appuyées de Louis XIV). En 1967, Brassens reçut le Prix de l’Académie française et Malraux leva définitivement la censure qui sévissait encore, parfois, à son encontre.

Un genre « mineur » qui cache de grandes idées
« Mêlez donc deux arts majeurs et vous obtiendrez toujours un art mineur » poursuit Ph.Paraire. Avec humour, tendresse et intelligence, La Fontaine mariait poésie et philosophie dans ses fables, et Brassens, lui, alliait poésie et musique dans ses chansons.

Deux procédés artistiques similaires pour exprimer l’essence même des préoccupations humaines : l’amour, l’amitié, la mort, la religion, la colère (à l’égard d’un ordre moral, politique et social trop contraignant). Quelques-uns des textes d’Esope, Phèdre, Horace et Abstimius - ceux qui ont inspiré La Fontaine- sont cités et retraduits du grec et du latin par Ph.Paraire, lui-même, afin que le lecteur puisse découvrir leurs petites fables et apprécier, par comparaison, le génie poétique caractéristique de notre fabuliste moderne.

Philippe Paraire


Ce livre qui « met en miroir » Jean de La Fontaine (et ses sources) et Georges Brassens, nous rappelle qu’ils furent des poètes aux idées d’avant-garde, initiatrices de progrès pour les consciences.
Humanisme et liberté furent leur fil conducteur.

En savoir plus :
Découvrez la vie et l’oeuvre de Jean de La Fontaine sur le site de l’Académie française.
Visitez l’exposition Brassens ou la liberté actuellement à la cité de la musique. (Paris XIX ème, jusqu’au 21 août 2011)

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 2 Mai - 16:25

http://www.republique-des-lettres.fr/11454-georges-brassens.php


Citation :




Georges Brassens

Georges Brassens • Ernesto Sabato • Lord Byron • François Hollande • Leopold von Sacher-Masoch • Emmanuel Swedenborg • Léo Malet • Jane Austen • Aurobindo Ghose • Mahmoud Abbas • Carl Gustav Jung • Mikhaïl Boulgakov • Hermann Hesse • Giacomo Casanova • Jorge Luis Borges • Lanza del Vasto • Steve Jobs • Joseph Delteil • Nicolas Hulot • David Herbert Lawrence • Aldous Huxley • Herbert Marcuse • Rudolf Steiner • Bachar el-Assad • Lawrence Durrell • Wilhelm Reich • Graham Greene • Rama Yade • Muhammad Yunus • Baltasar Gracian • Edith Sitwell • Mouammar Kadhafi • Carlos Fuentes • Emmanuel Demarcy-Mota • Mohamed El Baradei • Jean-Luc Mélenchon • Céline • Zine Ben Ali • Philippe Sollers • Mark Zuckerberg • Paul Nizan • Stéphane Hessel • Chester Himes

Georges Brassens


Georges Brassens : 30 ans après, il n'est pas mort le poète.

Par Claude Darras, dernière édition le lundi 02 mai 2011.
Le fourneau de la pipe ne fume plus depuis le lever de rideau, des gouttes de sueur coulent en rigoles à peine filtrées par la moustache d'otarie héritée de son père Jean-Louis, les yeux, extrêmement mobiles, furètent sans cesse de droite et de gauche: on dirait qu'il souffre le martyre en grattant les cordes de sa guitare, inquiet à la pensée de ne plus tresser les mots ni tricoter les notes du Petit Cheval...
Gérard Lenne prétend qu'il mit en musique le poème de Paul Fort pour permettre à la petite Catherine, la fille de Jacques Grello, d'en mieux apprendre la récitation "par coeur". C'est d'ailleurs lui, le chansonnier de "La Boîte à sel", qui lui fait la courte échelle, en 1952, en le présentant à Henriette Ragon, dans son cabaret de la rue du Mont-Cenis, à Paris; le caboulot a été aménagé dans une ancienne pâtisserie, d'où le pseudonyme de la maîtresse des lieux, la chanteuse Patachou...
Dans son beau livre de souvenirs, où il donne souvent à sa phrase une cadence alexandrine, Émile Miramont, alias Corne d'aurochs, parle de son ami d'enfance avec une tendresse pudique. "Dans son Panthéon d'alors, retrace-t-il, siégeaient pêle-mêle Breton, Carco, Lesage, Aragon, Léautaud, aux côtés de Genevoix et de Pagnol." Secrétaire et homme de confiance, Pierre Onteniente, dit Gibraltar, s'est refusé à écrire ses mémoires: "Ça jamais ! s'indigne-t-il. J'aurais eu l'air d'en profiter". Il habite aujourd'hui le numéro 9 de l'impasse Florimont (Entre la rue Didot et la rue de Vanves), dans le XIVe arrondissement de Paris. C'est la maison où Brassens fut accueilli à son retour du Service du travail obligatoire (STO), à Basdorf, non loin de Berlin, en 1943. Il y fut reçu comme un fils par "Jeanne" Le Bonniec et Marcel Planche, un ouvrier-carrossier de Seine-et-Marne que Brassens naturalisa en "Auvergnat", pour les besoins de la chanson où il raille "les croquantes et les croquants / Tous les gens bien intentionnés". Jusqu'en 1966, l'impasse abritera les réunions de la joyeuse équipe des "Copains", Éric Battista, Jacques Canetti, Jean-Pierre Chabrol, Pierre Cordier, Henri Delpont, Raymond Devos, René Fallet, Victor Laville, Marcel Lepoil, Pierre Maguelon, Fred Mella, Moustache, Pierre Nicolas, Louis Nucéra, Armand Robin, Jean-Paul Sermonte, André Tillieu et Lino Ventura. Ceux-ci y retrouvent le poète et sa compagne, Joha Heiman (1911-1999), originaire d'Estonie et surnommée Püppchen (Je me suis fait tout p'tit devant une poupée / Qui ferme les yeux quand on la couche).

Presque quotidiennement, il écoute Bourvil et Claude François !
La tendresse et la subversion, l'humour et la compassion, la poésie et l'imprécation animent ses textes. Le swing et la musique noire ont fortement influencé le compositeur qui délaisse très tôt le piano pour s'accompagner à la guitare où il étonne par de déroutantes grilles d'accords, faussement simples. Amateur passionné de la chanson, il écoute presque quotidiennement Charles Trenet, Mireille, Bourvil, Georges Tabet, Fred Astaire, Georges Gershwin et... Claude François et n'hésite pas à offrir, dans les années 1960-1970, la première partie de ses spectacles à des débutants, comme Barbara, Yves Duteil, Serge Lama, Maxime Le Forestier (qui lui a rendu le plus bel hommage discographique), Pierre Louki, Colette Renard et Yves Simon, comme il a soutenu, une décennie plus tôt, Guy Béart et Georges Moustaki.
Margot (qui dégrafait son corsage / Pour donner la gougoutte à son chat), Martin (Pauvre Martin, pauvre misère / Creuse la terre, creuse le temps), Jeanne (Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu / On pourrait l'appeler l'auberge du Bon Dieu), Hélène (Son jupon de laine / Était tout mité / Les trois capitaines / L'auraient appelée vilaine): Il a accompagné sur plusieurs générations les personnages de ses refrains, doubles de ses contemporains et de ses proches à Sète, à Paris, puis à Crespières. Il ne les a quittés qu'à sa mort, et souverainement intacts, comme s'ils l'avaient devancé dans l'état où il est aujourd'hui, je veux dire: l'immortalité.

"Les tombeaux ferment mal"
Les suffrages de la postérité et ceux des services commerciaux des éditeurs phonographiques ne sont heureusement pas la mesure unique de la valeur d'une oeuvre. Les fervents, les inconditionnels de Georges Brassens le savent bien: elle est inscrite, cette valeur, dans les couplets de "La Chasse aux papillons" ou d'"Au bois de mon coeur"; il suffit de les écouter. Ce ne sont pas les chanteurs, tels Brel, Ferré, Montand ou Brassens qui s'enrichissent de leur reconnaissance posthume, mais les auditeurs. "Les tombeaux ferment mal", prétendait le poète et dramaturge Jacques Audiberti. Tant mieux, ainsi le gisant de la plage de Sète n'aura pas fini de nous fredonner ses chansons.
En cette année 2011, les "enfants de Brassens", héritiers spirituels de l'auteur-compositeur-interprète, commémorent, sur l'estrade télévisuelle et médiatique, le trentième anniversaire de sa mort (29 octobre 1981) et le quatre-vingt-dixième anniversaire de sa naissance (22 octobre 1921). Seules, les images de vie du chanteur, revues par la grâce de archives, auront touché les vrais amateurs: ceux qui savent que la chanson, quand elle tient parole, peut devenir un médium puissant, à la fois le plus exaltant et le plus dérangeant.

"L'anarchie, c'est une morale"
La ligne de faîte de sa carrière est l'anarchie: "Chez moi, reconnaît-il, c'est une façon d'être, une morale". Les idées sociales de Proudhon, de Kropotkine et de Bakounine l'aident à dessiner les grands principes fondateurs de cette valeur qui conditionne tous ses actes. Sous la signature de Géo Cédille, il écrit dans "Le Libertaire" des articles assassins où il "descend" les maraîchers et les flics. Révolutionnaire jusqu'au plus intime, il affirme: "Je suis un anarchiste au point de toujours traverser dans les clous, afin de n'avoir pas à discuter avec la maréchaussée".
Le non-conformisme et la contestation sourdent de "Hécatombe" (Au marché de Brive-la-Gaillarde / À propos de bottes d'oignons / Quelques douzaines de gaillardes / Se crêpaient un jour le chignon). Il y moque les "braves pandores" dont il assure: "Je les adore sous la forme de macchabées". Apôtre d'Aristide Bruant et de Jehan Rictus, dépositaire de l'esprit rebelle de la Commune, il chante l'anticléricalisme et le rejet de l'ordre bourgeois dans "La Mauvaise Réputation" (Mais les braves gens n'aiment pas que / L'on suive une autre route qu'eux). Infatigable provocateur, il ridiculise la morale bien pensante, les policiers et les magistrats dans "Le Gorille" et "Le Pornographe". Perpétuel révolté, il brocarde les passions belliqueuses dans "La Guerre de 14-18" (Moi mon colon, celle que je préfère / C'est la guerre de quatorze-dix-huit !) et "Mourir pour des idées" (Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente).

Son oeuvre parcourt les méridiens
Trente ans ont passé et l'héritage du Sétois a été repris dans une rébellion musicale où le mouvement alternatif avec Bérurier Noir et les Garçons Bouchers précède les tenants de la culture hip-hop, les rockers de Noir Désir et du groupe de pop-rock britannique Franz Ferdinand, ainsi que les rappeurs de NTM et d'IAM. Depuis les années 1970, l'oeuvre de Brassens parcourt les méridiens: elle est chantée en Angleterre avec Jake Thackray, en Argentine avec Claudina et Alberto Gambino, en Italie avec Fabrizio De André et Nanni Svampa, en Espagne avec Paco Ibanez, en Israël avec Yossi Banaï, en Nouvelle-Zélande avec Graeme Allwright, au Portugal avec Luis Cilia. Ceux-là conjuguent leurs différences et tentent de donner à leurs auditeurs notamment ce qui leur manque aujourd'hui: la capacité de s'indigner et l'amour de vivre. L'oncle Georges n'est pas loin. N'a-t-il pas inculqué aux minots blacks et beurs des banlieues les principes d'une langue française où il convient de détacher chaque syllabe et d'articuler les différents sons d'une mélodie avec le talent d'élocution d'une orthophoniste ?
Parmi les "Enfants de Brassens", entre Joël Favreau, Maxime Le Forestier et Renaud, André Chiron -- qui chante la plupart des 135 succès de Brassens aussi bien en français qu'en provençal -- apporte à la célébration anniversaire un bémol, comme on dit maintenant, signe en musique du passage en mineur, le ton du chagrin, de la mélancolie.
"Rappelons-nous ce que Georges Brassens chantait dans "Les Deux Oncles": "Ces souvenirs qu'on commémore... tout le monde s'en fout". Du reste, Brassens n'est pas mort: il fait tellement partie de ma vie ! proteste ce Vauclusien de Monteux. Quand il est parti, j'ai gardé ma peine pour moi: la tristesse est de ces choses qui ne se partagent pas, même avec ceux que l'on aime."
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Bibliographie et exposition:
Brassens, le libertaire de la chanson par Clémentine Deroudille (Éditions Découvertes Gallimard, 2011).
Brassens - chansons illustrées par Joann Sfar (Éditions Gallimard, 2011).
Brassens ? par Bertrand Dicale (Éditions Flammarion, 2011).
Georges Brassens - Le Vieil Indien par Gérard Lenne (Éditions Albin Michel, 2001).
Brassens avant Brassens par Émile Miramont dit Corne d'aurochs (Éditions de l'Archipel, 2001).
Brassens - Délit d'amitié par Louis Nucéra (Éditions de l'Archipel, 2001).
Brassens par René Fallet (Éditions Denoël, 1967).
Georges Brassens par Alphonse Bonnafé (Éditions Pierre Seghers - Poètes d'aujourd'hui, 1963).
Georges Brassens et la poésie quotidienne par Jacques Charpentreau (Éditions du Cerf, 1960).
La Tour des miracles roman de Georges Brassens (Éditions Stock, 1963).
Des coups d'épée dans l'eau poèmes de Georges Brassens (Éditions Albert Messein, 1942).
Brassens ou la liberté, Exposition à la Cité de la Musique (Paris XIXe arrondissement) du 15 mars au 21 août 2011.

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"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 3 Mai - 21:56

Citation :
La pipe de Brassens déclinée en 700 bougies
ÉRIC DELHAYE03/05/2011, 06 h 00


Le visiteur peut emporter une bougie-pipe pour 5 . (VINCENT ANDORRA)

Sous les voûtes décaties de la chapelle du Quartier Haut, un beau lieu d’exposition à Sète, une installation habille spectaculairement l’espace.
On voit, rigoureusement alignées dans la nef et le chœur, un ensemble de 700 bougies... en forme de pipes.
Sur les murs, une typographie immense, tracée en feuilles de papier noircies par l’encre, écrit la phrase “On lui doit tous une fière chandelle”.
Lui, c’est Georges Brassens et la pipe ainsi multipliée est évidemment la sienne.
L’installation est l’œuvre commune de Tabas et Grégory Decock, artistes issus du graffiti, le premier graphiste et illustrateur, le second plasticien.
Organisée en amont du festival K-Live (lire ci-contre), l’exposition (30 avril-18 mai) est l’un des hommages les plus détonnants au chanteur sétois,
dont on célèbre le trentième anniversaire de la disparition.Publicité
Leur travail joue sur les mots et détourne les codes, comme le faisait Brassens. Ainsi, c’est en apprenant que les bougies en forme de pipes,
évocations des cierges religieux, ne pourraient pas être allumées pour des motifs de sécurité, qu’est apparu le titre de l’exposition.
"Notre première réaction fut la déception : “C’est trop dommage !
” Nous avons retourné à notre avantage cette absurdité totale en titrant l’installation “Sète trop d’hommage”",
explique Grégory Decock. Le reste est à l’avenant, la “fière chandelle” renvoyant évidemment aux mêmes bougies.
Enfin, l’installation est interactive.
D’abord, parce que les visiteurs sont invités à crayonner leurs noms sur les feuilles de papier qui, aux murs,
prennent la forme d’urnes funéraires au contact de l’humidité.
Ensuite, parce qu’ils peuvent repartir avec une des 700 bougies-pipes, en échange de 5 reversés à Amnesty International.
"Ainsi, ils pourront allumer leur bougie sur une fenêtre, sur un banc public ou sur sa tombe...
Et rendre visible, hors de la chapelle, cet amour qu’ils portent à Brassens."

http://www.midilibre.fr/2011/05/02/la-pipe-de-brassens-declinee-en-700-bougies,312747.php


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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Sam 7 Mai - 16:22

http://www.tetu.com/actualites/culture/stephane-rideau-bientot-dans-la-peau-de-georges-brassens-19372

Citation :

Stéphane Rideau bientôt dans la peau de… Georges Brassens

Par Louis Maury vendredi 06 mai 2011, à 18h58

On n'attendait pas l'acteur qui a souvent des rôles gays à l'écran incarner le célèbre chanteur.

Il deviendra Brassens jeune, dans un biopic tourné à partir de lundi pour France 2.



On l'avait découvert, alors qu'il avait 18 ans, dans Les Roseaux sauvages, le magnifique film d'André Téchiné.
Ensuite, on l'a vu au cours de sa carrière cinématographique accompagné de nombreux jeunes réalisateurs comme Gaël Morel (A toute vitesse, Le Clan et bientôt Notre paradis) ou François Ozon (Sitcom).

Il a interprété trois rôles «gays» dans sa carrière: Les Roseaux sauvages d'André Téchiné, Les Passagers de Jean-Claude Guiguet et Presque rien de Sébastien Lifshitz (lire son interview pour TÊTU en 2009, «Je suis très fier de mes rôles de gays»).

Le Brassens anonyme
Stéphane Rideau va désormais vraiment changer d'univers pour incarner Georges Brassens jeune dans un téléfilm pour France 2, dont le tournage commence lundi.
Ce biopic intitulé La Mauvaise réputation traitera de la jeunesse de l'artiste et plus particulièrement sur la période de ses 18-30 ans, avant qu'il ne devienne célèbre.
Autour de Stéphane Rideau, on retrouve comme Marie-Anne Chazel, qui sera Jeanne, une femme qui a beaucoup compté dans sa vie, et Bruno Lochet, qui interprétera son mari qui a inspiré à Brassens la chanson L'Auvergnat.
Le réalisateur Gérard Marx sera derrière la caméra. Les scènes se tourneront à Paris et Sète.




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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 8 Juil - 16:03

http://voyage.blogs.rfi.fr/article/2011/07/07/sur-les-pas-de-georges-brassens-en-france

Citation :
07 juillet 2011 - 14h35

Sur les pas de Georges Brassens en France

Georges Brassens naît à Sète, au bord de la Méditerranée, le 22 octobre 1921. Le chanteur, poète et musicien connaît la gloire à Paris. Il passera toute sa vie entre ces deux villes, s’éloignant très peu de ces repères importants pour lui.
Si les chansons de Brassens évoquent la France, on peut aussi se promener dans l’hexagone sur ces traces. Décors, ambiances, souvenirs, musée aident à le retrouver trente ans après sa mort.

→ Sète, le temps de l'insouciance
→ Paris, le temps de la chanson
→ Ailleurs en France
→ Informations pratiques

Ecoutez (ou téléchargez) l'émission que nous avons consacré à Brassens en France.





Sète, le temps de l’insouciance

Ce n’est pas au pied d’un grand chêne mais au numéro 20 de la rue de l’Hospice (rebaptisée dans sa partie haute, rue George Brassens) que naît le petit Jo.

Posée sur les pentes du Mont Saint-Clair, dans un ancien quartier de pêcheurs et de maçons, la maison natale de Georges Brassens est encore habitée par un membre de sa famille. Elle est sans artifices, à l’image du chanteur issu d’une modeste famille franco-italienne.
En promenade dans ce quartier situé dans les hauteurs de la ville, on saisit bien la physionomie particulière de la presqu’île de Sète. Ce port de pêche est silloné de canaux qui relient le vaste étang de Thau à la mer Méditerranée.

Entre le club du 3e âge, le lumineux jardin du Château d’eau (où Brassens a joué petit) et les ruelles étroites de la ville, bordées de maisons vieillottes aux portes patinées par le temps et le sel de mer, on imagine encore très bien l’atmosphère qui y régnait quand Georges était petit, dans les années trente.

C’est l’époque de l’insouciance, du bel canto et des macaronades, un plat traditionnel sétois, importé par les immigrés italiens qui se sont installés dans la cité dès le milieu du XIXe siècle.
En flânant dans les rues du quartier d’enfance de Georges Brassens, on se prend à fredonner « Maman, Papa », une déclaration d’amour attachante du chanteur à ses parents…




En dehors de ses chansons, s’il est un endroit qui raconte le mieux Brassens à Sète, c’est bel et bien l’espace Georges Brassens. Fondé en 1991 et récemment rénové, ce musée ludique et interactif entièrement dédiée au chanteur, est à son image : sobre, authentique et passionnant.
Le visiteur suit l’existence pas banale de l’artiste de façon chronologique grâce à des audio-guides. Il se laisse porter par la voix grave et habitée de l’ami Georges. Photos, films, lettres, objets personnels, citations et documents, intelligemment mis en scène, accompagnent les récits et les chansons livrés à nos oreilles. On y découvre un homme épris de liberté et de poésie.
Lieu de mémoire mais aussi de recherche, ce musée propose un important fonds documentaire et offre une jolie vue sur l’étang de Thau, là où le petit Brassens allait pêcher le dimanche avec son papa…




Il n’y a qu’une rue à traverser pour aller tirer un dernier coup de chapeau à Brassens, au cimetière du Ramassis (appelé aussi cimetière des pauvres) où le chanteur y « passe sa mort en vacances ».
Contrairement aux paroles de la fameuse « Supplique pour être enterré sur la plage de Sète », écrite quasiment en guise de testament, Brassens ne dort pas pour l’éternité sur la Corniche, « à deux pas des flots bleus (…) dans un petit trou moelleux » mais dans un caveau familial simple et sans fard, auprès de sa sœur Simone et son mari mais surtout sa compagne Püpchen.

Impossible de manquer sa tombe, il suffit de suivre le flot de visiteurs venus s’y recueillir.
Un pin parasol planté en hommage à la Supplique, distingue le monument des autres sépultures.


Les plus fervents admirateurs de Georges Brassens peuvent aussi se rendre devant le collège (aujourd’hui cité scolaire) Paul Valéry sur les bancs duquel le jeune Georges a essuyé ses fonds de culotte et écrit ses premiers poèmes. L’école et Georges c’est une étonnante histoire !
Ecoutez Bernard Lonjon, biographe et auteur d’un ouvrage sur la jeunesse sétoise de Brassens « J’aurais pu virer malhonnête » paru aux Editions du Moment.



Si Brassens est désormais reconnu comme un poète de la Pléaïde, il aura finalement passé peu de temps à étudier à l’école. Un évènement sulfureux et peu connu du grand public, a en effet changé le cours de sa vie…Tout cela « pour offrir des fleurs aux filles sans vergogne » (chanson "les 4 bacheliers")...





Brassens restera toujours fidèle à sa ville natale comme en témoigne ce reportage de la télévision française en 1961 (cliquez ici)

En balade à Sète sur les traces de Georges Brassens, on découvre également une ville française « singulière », comme l’a qualifié Paul Valéry, l'autre grand poète sétois.
Cité de lumière et de culture (on ne compte plus les festivals qui s’y déroulent tout au long de l’année), Sète affiche sur ses façades, le long des canaux, un visage authentique et pittoresque. Dans une atmosphère quasi-napolitaine, baignée de chansons et de soleil, entre placettes et marchés, on y croise de truculents personnages typiquement sétois, affirmant leur caractère bien trempé et leur indépendance.
Suivez nous avec Danièle, guide à l’office du tourisme de la ville :





Même si Brassens conspuait dans « La balade des gens qui sont nés quelques part », « la race des chauvins » et « les porteurs de cocardes (qui) vous font voir du pays natal jusqu’à loucher», la visite à Sète, le long du port, dans le fatras des fils de pêche stockés non loin de la criée aux poissons, renseigne bien sur cet esprit de liberté frondeuse qui a toujours soufflé dans les chansons de Brassens.

A la Pointe-Courte, un quartier de marins où le temps semble s’être arrêté, règne une atmosphère particulière, très bien rendue en 1995 par la cinéaste Agnès Varda, une autre sétoise d’adoption (regardez le film ici).

Mais Sète est aussi un port où on peut voir à quai des chalutiers, de grand thoniers, des petits bateaux de plaisance tout comme d’imposants porte-containers. Encore aujourd’hui, la ville offre le spectacle des bateaux qui rentrent chaque soir accompagnés d’une nuée de mouettes avides et bruyantes à leur poupe.

Ville de mer, d’artistes et de bons vivants, Sète affiche fièrement ses spécialités locales au premier rang desquelles la tielle, une recette traditionnelle de tourte héritée des Italiens. « Chez Paradiso », un des fabricants historiques de tielles situés sur le port, on parle de bonne chair mais aussi… de Brassens !
Allez-y avec nous :





Partez en musique et en images à la découverte de Sète en regardant le diaporama ci-dessous :







Paris, le temps de la chanson

« Si l’on pouvait se faire naturaliser parisien, je le ferais ! ». Ces paroles de Georges Brassens renseignent bien sur l’attachement qu’il avait pour notre capitale.
Arrivé en 1940 de Sète, Georges débarque chez sa tante Antoinette, dans le XIVearrondissement, un quartier qu’il ne quittera quasiment plus (sauf pendant l’épisode du travail obligatoire en Allemagne en 1943 et 1944).




C’est au 9 impasse Florimont que le souvenir de Brassens reste le plus sensible.
Il trouve refuge ici en 1944. C’est la petite maison Jeanne et Marcel, un couple qu’il a connu par sa tante. Une histoire d’amour passionnée naît entre Georges et Jeanne, son aînée.
Il va rester près de 22 ans dans cet îlot loin des bruits de Paris. « La chanson pour l’auvergnat », écrite en hommage à Marcel, évoque bien l’accueil et la générosité qui régnait à l’impasse. «La cane de Jeanne » rappelle l’arche de Noé entretenue par sa maîtresse dans cette petite impasse.
Une plaque indique que Pierre Nicolas, le fidèle accompagnateur et contrebassiste, naquit ici. Un curieux hasard…
Aujourd’hui, la petite maison occupé puis rachetée par Georges Brassens est habitée par son secrétaire et précieux ami, Pierre Otoniente, surnommé Gibraltar.




Pour Brassens, Paris, c’est la liberté, le temps du savoir et de l’érudition aussi (il passera énormément de temps dans les bibliothèques à lire ses auteurs favoris). C'est également le moment de l’affirmation de soi et de la découverte. Au cœur d’un arrondissement populaire et encore provincial, il trouve vite ses marques.

Jacques Perciot, organise des balades dans le « Paris de Brassens ». Habité par les grands noms de la chanson française, Jacques Perciot, fait revivre l’œuvre et le destin du chanteur sur les lieux mêmes de son existence dans le XIVème arrondissement.
Il n’hésite pas à faire chanter le public qui reprend les titres de Brassens avec plaisir.

Ses balades passent par exemple devant la station de métro Plaisance, tout près de l’impasse Florimont, là où eut lieu une rencontre amoureuse décisive dans la vie de Georges.
Retrouvons Jacques Perciot sur place :





En 1966, Georges Brassens quitte l’impasse Florimont et erre un temps entre plusieurs adresses comme nous l’a confié Claude Richard, le plus grand collectionneur du chanteur :





Enfin, il trouve une jolie et calme maison au 42 rue Santos Dumont, dans le XVème arrondissement (limitrophe avec le XIVème ;-)
Ce petit havre de paix avec ses jolies maisons et ses marquises a des allures de cottage anglais.
(retrouvez Brassens chez lui en cliquant ici)
Si vous allez voir la dernière maison de Brassens, n’hésitez pas à faire un petit crochet par la villa Santos Dumont, juste à côté. C'est une impasse pavée et fleurie aux allures de cité d’artistes.

Dans ce quartier, les souvenirs liés à Brassens mènent forcement vers le bar-restaurant « Chez Walzcak » autrement nommé « Aux sportifs réunis »… Ce lieu unique, au cachet des années 50 incomparable, était fréquenté par Brassens. Là aussi, comme souvent avec l’ami Georges, on retrouve un écho de la vie du chanteur dans ses chansons…
Jacques Perciot nous en dit plus :



Toute visite autour de Brassens à Paris se termine par une halte au parc qui porte son nom. Crée en 1985, à la place des abattoirs de Vaugirard, ce grand parc moderne est sillonné d’allées qui portent toutes le nom d’une chanson de Brassens. Un buste du célèbre moustachu avec sa pipe y trône aussi fièrement.
Un marché du livre ancien et d'occasion se déroule toutes les fin de semaine à l'entrée du parc, sous une partie des halles préservées.
C'est encore avec Jacques Perciot qu'on se promène deux minutes au parc :








Pour compléter le tour de Paris sur les pas de Brassens, il faut aussi monter au sommet de la Butte Montmartre.
A deux pas de la place du Tertre, 13 rue du Mont-Cenis, la jolie galerie Roussard se cache à l’écart de la rue.

Dans les années 50, l’endroit avait une tout autre affectation et fut de la plus haute importance pour le lancement de la carrière de Georges Brassens.
Une discrète plaque, écrite par le célèbre parolier et poète Bernard Dimey, résume ainsi l’histoire : « Henriette Ragon, dite Patachou, a vécu dans cette maison de 1948 à 1971. Dans son cabaret a débuté Georges Brassens et Edith Piaf y a chanté pour la dernière fois ».

En redescendant vers le Moulin Rouge et Pigalle, le petit music-hall des Trois Baudets, rouvert en 2009, vit aussi les débuts mouvementés de Brassens quand ce théâtre était géré par Jacques Canetti, grand imprésario des années 50 et 60.

Malheureusement, la scène à laquelle Georges était le plus attaché n’est plus que l’ombre d’elle-même. Dans le XIVème arrondissement, rue de la Gaité, Bobino existe toujours mais n’a plus rien à voir avec le théâtre où Brassens s’est souvent produit, en voisin.


Ailleurs en France

La France de Georges Brassens emmène ses plus fervents admirateurs sur des chemins de traverse en région parisienne, dans l’arrière pays montpelliérain et en Bretagne car Georges, bien que très sédentaire, n’a pas eu que Sète et Paris comme lieu de vie et de villégiature.

En 1958, il acquiert le Moulin de la Bonde à Crespières, à quarante kilomètres à l’Ouest de Paris. Il y viendra jusqu’en 1971 comme le précise la plaque visible sur la façade. C’était le rendez-vous des bons copains, comme dans la chanson du même nom. Ses copains d’enfance, ses compagnons libertaires, ses amis chanteurs ou comédiens (Béart, Moustaki, Brel, Boby Lapointe, Marcel Amont, Lino Ventura …) viendront au Moulin.

« J’ai cherché une maison au bord de l’eau ». Après des années de vacances en Bretagne, Brassens se décide, au début des années 70, à acheter une maison dans cette région. Il choisit Lézardieux, dans les Côtes d’Armor. Sa maison est près du port de plaisance et il y vient régulièrement, été comme hiver. « Je pense que les gens m’ont adopté comme un vieux cousin qui vient de Paris ». Regardez le reportage que la télévision française était allée tourner à Lézardieux (cliquez ici).

Brassens meurt à Saint-Gely-du-Fesc dans l’arrière pays de Montpellier, dans la propriété du chirurgien qui l’avait opéré de son cancer de l’intestin quelques mois plus tôt. Il rend l’âme, tard dans la soirée, le 29 octobre 1981. Georges Brassens avait soixante ans.

Mais la France de Georges Brassens, c’est aussi aujourd’hui des noms de rue dans le Sud comme au Nord, des centres culturels ou des établissements scolaires qui portent son nom. Il est pour toujours avec nous, preuve de sa notoriété, de son talent mais peut-être surtout de sa proximité familiale avec les français qui, après l’avoir boudé, l’ont totalement reconnu comme l’un des leurs.
Le voyage avec Georges continue en France mais surtout en chanson.




Informations pratiques

Pour préparer un séjour à Sète, voyez le site de l’Office du Tourisme de Sète.

Pour préparer un séjour à Paris, jetez un œil au site de l’Office du Tourisme de Paris.

A voir à Paris jusqu'au 21 août, à la cité de la Musique, la passionnante exposition "Brassens ou la liberté"

Pour tout savoir sur l'actualité de Georges Brassens et son univers, visitez le site de l'association Les Amis De Georges.

A lire :

"Brassens, le libertaire de la chanson" Clémentine Deroudille, Editions Découverte Gallimard

"Bassens, le regard de Gibraltar" (souvenir de son secrétaire et ami) Pierre Otoniente et Jacques Vassal, Editions Fayard

"Le mauvais sujet repenti" Victor Laville avec Christian Mars, Editions de L'Archipel (souvenirs de son ami d'enfance Victor Laville)

A Ecouter :

"Brassens ou la liberté", CD comprenant de larges extraits de l'entretien radiophonique avec Philippe Nemo sur France Culture en 1979. Collection Ina/Mémoire Vive

"Georges Brassens. Auprès de mon âme", livre CD d'archives exceptonnelles, Editions Textuel

CD intégrale Brassens chez Mercury ( 19 CD !)

"Brassens, échos du monde" CD de reprises de Brassens venant du monde entier. Une perle !. Fanon Records

"Douze nouvelles de Brassens, petits bonheurs posthumes" et " Le Forestier Chante Brassens", Maxime Le Forestier, Polydor

Page réalisée en collaboration avec Céline Develay-Mazurelle.
Photos : Céline Develay-Mazurelle, Arnaud B., Robert Doisneau, Galerie Roussart, Fred Mella, M. Jarnoux.


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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 24 Oct - 19:15

Ce soir sur FR3 spéciale BRASSENS !flower flower flower

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 24 Oct - 19:30

En plus des invites de marque...des poétes. Olivia , Juliette , Juliette Gréco aussi enfin c'est super!

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 24 Oct - 21:15

Ce fut Une Émission Formidable, à l'image de l'immense talent du grand poète que fut Georges Brassens.

Avec quelques uns de ses plus grands héritiers qui ce soir évoquèrent le talent du grand Georges, superbe Musicien et immense parolier.

Quelques uns des plus grands noms de la chanson française tel que Maxime Forestier(qui fut en quelque sorte son élève...), Christophe, Alain Souchon, Juliette Gréco, Marcel Amon et Juliette, participèrent à cet hommage musical.

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 25 Oct - 4:32

Tu en as oublié Jaco, Françoise Hardy, Olivia.......et les autres!

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 25 Oct - 17:53

http://www.lezappingdupaf.com/article-brassens-est-en-nous-documentaire-sur-france-3-86102544.html



Citation :


Brassens est en nous, documentaire sur France 3

Le lundi 24 octobre à 20h35 France 3 met à l’honneur Georges Brassens en proposant le documentaire Brassens est en nous.

Trente ans après sa disparition, « le petit père peinard », pipe à la bouche, gratte à la main, n’a jamais cessé de brasser des thèmes d’une pertinente actualité. Féministe avant l’heure, anticlérical tolérant, s’opposant à la guerre, à la morale des bien-pensants, le personnage se dévoile dans toute sa complexité au rythme des images d’archives inédites, des reprises «brassensiennes » et des interviews généreuses de ses disciples.
Brassens. 60 millions de disques vendus. Des dizaines d’écoles, de collèges, de rues et de centres culturels portent son nom. C’est l’un des chanteurs les plus traduit, chanté, adapté, désacralisé… et le plus consacré aussi !

A travers six thématiques chères à Brassens – l’amitié, les femmes et l’amour, la langue, la musique, le libertaire, la postérité – des chanteurs mais aussi des journalistes, des historiens, des humoristes, nous expliqueront comment ce poète s’est insinué dans leur vie, comment ils se sont nourris de ses musiques et paroles pour se construire, comment ils se sont approprié le personnage, et surtout, en quoi cette parole intemporelle résonne plus que jamais jusqu’à eux, jusqu’à nous !

Un casting exceptionnel et trans-générationnel ranime ce Brassens qui brûle en chacun de nous,
Maxime Le Forestier, Juliette Greco, Olivia Ruiz, Marcel Amont, Françoise Hardy, Alain Souchon, Audrey Pulvar, Christophe, François Morel, Benoît Dorémus, Bertrand Belin, et aussi 20Syl d’Hocus Pocus (qui le porte même en étendard).


Interviewé par Didier Varrod, dans le décor intimiste d’un plateau chaleureusement éclairé, propice aux confidences, l’intervenant fera face à un écran où seront projetées des archives de toute nature dont des chansons originales de Georges Brassens ou des reprises.

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