Les Discutailleurs fans de musique...

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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Georges Brassens

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jacommos
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 2 Mai - 16:25

http://www.republique-des-lettres.fr/11454-georges-brassens.php


Citation :




Georges Brassens

Georges Brassens • Ernesto Sabato • Lord Byron • François Hollande • Leopold von Sacher-Masoch • Emmanuel Swedenborg • Léo Malet • Jane Austen • Aurobindo Ghose • Mahmoud Abbas • Carl Gustav Jung • Mikhaïl Boulgakov • Hermann Hesse • Giacomo Casanova • Jorge Luis Borges • Lanza del Vasto • Steve Jobs • Joseph Delteil • Nicolas Hulot • David Herbert Lawrence • Aldous Huxley • Herbert Marcuse • Rudolf Steiner • Bachar el-Assad • Lawrence Durrell • Wilhelm Reich • Graham Greene • Rama Yade • Muhammad Yunus • Baltasar Gracian • Edith Sitwell • Mouammar Kadhafi • Carlos Fuentes • Emmanuel Demarcy-Mota • Mohamed El Baradei • Jean-Luc Mélenchon • Céline • Zine Ben Ali • Philippe Sollers • Mark Zuckerberg • Paul Nizan • Stéphane Hessel • Chester Himes

Georges Brassens


Georges Brassens : 30 ans après, il n'est pas mort le poète.

Par Claude Darras, dernière édition le lundi 02 mai 2011.
Le fourneau de la pipe ne fume plus depuis le lever de rideau, des gouttes de sueur coulent en rigoles à peine filtrées par la moustache d'otarie héritée de son père Jean-Louis, les yeux, extrêmement mobiles, furètent sans cesse de droite et de gauche: on dirait qu'il souffre le martyre en grattant les cordes de sa guitare, inquiet à la pensée de ne plus tresser les mots ni tricoter les notes du Petit Cheval...
Gérard Lenne prétend qu'il mit en musique le poème de Paul Fort pour permettre à la petite Catherine, la fille de Jacques Grello, d'en mieux apprendre la récitation "par coeur". C'est d'ailleurs lui, le chansonnier de "La Boîte à sel", qui lui fait la courte échelle, en 1952, en le présentant à Henriette Ragon, dans son cabaret de la rue du Mont-Cenis, à Paris; le caboulot a été aménagé dans une ancienne pâtisserie, d'où le pseudonyme de la maîtresse des lieux, la chanteuse Patachou...
Dans son beau livre de souvenirs, où il donne souvent à sa phrase une cadence alexandrine, Émile Miramont, alias Corne d'aurochs, parle de son ami d'enfance avec une tendresse pudique. "Dans son Panthéon d'alors, retrace-t-il, siégeaient pêle-mêle Breton, Carco, Lesage, Aragon, Léautaud, aux côtés de Genevoix et de Pagnol." Secrétaire et homme de confiance, Pierre Onteniente, dit Gibraltar, s'est refusé à écrire ses mémoires: "Ça jamais ! s'indigne-t-il. J'aurais eu l'air d'en profiter". Il habite aujourd'hui le numéro 9 de l'impasse Florimont (Entre la rue Didot et la rue de Vanves), dans le XIVe arrondissement de Paris. C'est la maison où Brassens fut accueilli à son retour du Service du travail obligatoire (STO), à Basdorf, non loin de Berlin, en 1943. Il y fut reçu comme un fils par "Jeanne" Le Bonniec et Marcel Planche, un ouvrier-carrossier de Seine-et-Marne que Brassens naturalisa en "Auvergnat", pour les besoins de la chanson où il raille "les croquantes et les croquants / Tous les gens bien intentionnés". Jusqu'en 1966, l'impasse abritera les réunions de la joyeuse équipe des "Copains", Éric Battista, Jacques Canetti, Jean-Pierre Chabrol, Pierre Cordier, Henri Delpont, Raymond Devos, René Fallet, Victor Laville, Marcel Lepoil, Pierre Maguelon, Fred Mella, Moustache, Pierre Nicolas, Louis Nucéra, Armand Robin, Jean-Paul Sermonte, André Tillieu et Lino Ventura. Ceux-ci y retrouvent le poète et sa compagne, Joha Heiman (1911-1999), originaire d'Estonie et surnommée Püppchen (Je me suis fait tout p'tit devant une poupée / Qui ferme les yeux quand on la couche).

Presque quotidiennement, il écoute Bourvil et Claude François !
La tendresse et la subversion, l'humour et la compassion, la poésie et l'imprécation animent ses textes. Le swing et la musique noire ont fortement influencé le compositeur qui délaisse très tôt le piano pour s'accompagner à la guitare où il étonne par de déroutantes grilles d'accords, faussement simples. Amateur passionné de la chanson, il écoute presque quotidiennement Charles Trenet, Mireille, Bourvil, Georges Tabet, Fred Astaire, Georges Gershwin et... Claude François et n'hésite pas à offrir, dans les années 1960-1970, la première partie de ses spectacles à des débutants, comme Barbara, Yves Duteil, Serge Lama, Maxime Le Forestier (qui lui a rendu le plus bel hommage discographique), Pierre Louki, Colette Renard et Yves Simon, comme il a soutenu, une décennie plus tôt, Guy Béart et Georges Moustaki.
Margot (qui dégrafait son corsage / Pour donner la gougoutte à son chat), Martin (Pauvre Martin, pauvre misère / Creuse la terre, creuse le temps), Jeanne (Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu / On pourrait l'appeler l'auberge du Bon Dieu), Hélène (Son jupon de laine / Était tout mité / Les trois capitaines / L'auraient appelée vilaine): Il a accompagné sur plusieurs générations les personnages de ses refrains, doubles de ses contemporains et de ses proches à Sète, à Paris, puis à Crespières. Il ne les a quittés qu'à sa mort, et souverainement intacts, comme s'ils l'avaient devancé dans l'état où il est aujourd'hui, je veux dire: l'immortalité.

"Les tombeaux ferment mal"
Les suffrages de la postérité et ceux des services commerciaux des éditeurs phonographiques ne sont heureusement pas la mesure unique de la valeur d'une oeuvre. Les fervents, les inconditionnels de Georges Brassens le savent bien: elle est inscrite, cette valeur, dans les couplets de "La Chasse aux papillons" ou d'"Au bois de mon coeur"; il suffit de les écouter. Ce ne sont pas les chanteurs, tels Brel, Ferré, Montand ou Brassens qui s'enrichissent de leur reconnaissance posthume, mais les auditeurs. "Les tombeaux ferment mal", prétendait le poète et dramaturge Jacques Audiberti. Tant mieux, ainsi le gisant de la plage de Sète n'aura pas fini de nous fredonner ses chansons.
En cette année 2011, les "enfants de Brassens", héritiers spirituels de l'auteur-compositeur-interprète, commémorent, sur l'estrade télévisuelle et médiatique, le trentième anniversaire de sa mort (29 octobre 1981) et le quatre-vingt-dixième anniversaire de sa naissance (22 octobre 1921). Seules, les images de vie du chanteur, revues par la grâce de archives, auront touché les vrais amateurs: ceux qui savent que la chanson, quand elle tient parole, peut devenir un médium puissant, à la fois le plus exaltant et le plus dérangeant.

"L'anarchie, c'est une morale"
La ligne de faîte de sa carrière est l'anarchie: "Chez moi, reconnaît-il, c'est une façon d'être, une morale". Les idées sociales de Proudhon, de Kropotkine et de Bakounine l'aident à dessiner les grands principes fondateurs de cette valeur qui conditionne tous ses actes. Sous la signature de Géo Cédille, il écrit dans "Le Libertaire" des articles assassins où il "descend" les maraîchers et les flics. Révolutionnaire jusqu'au plus intime, il affirme: "Je suis un anarchiste au point de toujours traverser dans les clous, afin de n'avoir pas à discuter avec la maréchaussée".
Le non-conformisme et la contestation sourdent de "Hécatombe" (Au marché de Brive-la-Gaillarde / À propos de bottes d'oignons / Quelques douzaines de gaillardes / Se crêpaient un jour le chignon). Il y moque les "braves pandores" dont il assure: "Je les adore sous la forme de macchabées". Apôtre d'Aristide Bruant et de Jehan Rictus, dépositaire de l'esprit rebelle de la Commune, il chante l'anticléricalisme et le rejet de l'ordre bourgeois dans "La Mauvaise Réputation" (Mais les braves gens n'aiment pas que / L'on suive une autre route qu'eux). Infatigable provocateur, il ridiculise la morale bien pensante, les policiers et les magistrats dans "Le Gorille" et "Le Pornographe". Perpétuel révolté, il brocarde les passions belliqueuses dans "La Guerre de 14-18" (Moi mon colon, celle que je préfère / C'est la guerre de quatorze-dix-huit !) et "Mourir pour des idées" (Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente).

Son oeuvre parcourt les méridiens
Trente ans ont passé et l'héritage du Sétois a été repris dans une rébellion musicale où le mouvement alternatif avec Bérurier Noir et les Garçons Bouchers précède les tenants de la culture hip-hop, les rockers de Noir Désir et du groupe de pop-rock britannique Franz Ferdinand, ainsi que les rappeurs de NTM et d'IAM. Depuis les années 1970, l'oeuvre de Brassens parcourt les méridiens: elle est chantée en Angleterre avec Jake Thackray, en Argentine avec Claudina et Alberto Gambino, en Italie avec Fabrizio De André et Nanni Svampa, en Espagne avec Paco Ibanez, en Israël avec Yossi Banaï, en Nouvelle-Zélande avec Graeme Allwright, au Portugal avec Luis Cilia. Ceux-là conjuguent leurs différences et tentent de donner à leurs auditeurs notamment ce qui leur manque aujourd'hui: la capacité de s'indigner et l'amour de vivre. L'oncle Georges n'est pas loin. N'a-t-il pas inculqué aux minots blacks et beurs des banlieues les principes d'une langue française où il convient de détacher chaque syllabe et d'articuler les différents sons d'une mélodie avec le talent d'élocution d'une orthophoniste ?
Parmi les "Enfants de Brassens", entre Joël Favreau, Maxime Le Forestier et Renaud, André Chiron -- qui chante la plupart des 135 succès de Brassens aussi bien en français qu'en provençal -- apporte à la célébration anniversaire un bémol, comme on dit maintenant, signe en musique du passage en mineur, le ton du chagrin, de la mélancolie.
"Rappelons-nous ce que Georges Brassens chantait dans "Les Deux Oncles": "Ces souvenirs qu'on commémore... tout le monde s'en fout". Du reste, Brassens n'est pas mort: il fait tellement partie de ma vie ! proteste ce Vauclusien de Monteux. Quand il est parti, j'ai gardé ma peine pour moi: la tristesse est de ces choses qui ne se partagent pas, même avec ceux que l'on aime."
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Bibliographie et exposition:
Brassens, le libertaire de la chanson par Clémentine Deroudille (Éditions Découvertes Gallimard, 2011).
Brassens - chansons illustrées par Joann Sfar (Éditions Gallimard, 2011).
Brassens ? par Bertrand Dicale (Éditions Flammarion, 2011).
Georges Brassens - Le Vieil Indien par Gérard Lenne (Éditions Albin Michel, 2001).
Brassens avant Brassens par Émile Miramont dit Corne d'aurochs (Éditions de l'Archipel, 2001).
Brassens - Délit d'amitié par Louis Nucéra (Éditions de l'Archipel, 2001).
Brassens par René Fallet (Éditions Denoël, 1967).
Georges Brassens par Alphonse Bonnafé (Éditions Pierre Seghers - Poètes d'aujourd'hui, 1963).
Georges Brassens et la poésie quotidienne par Jacques Charpentreau (Éditions du Cerf, 1960).
La Tour des miracles roman de Georges Brassens (Éditions Stock, 1963).
Des coups d'épée dans l'eau poèmes de Georges Brassens (Éditions Albert Messein, 1942).
Brassens ou la liberté, Exposition à la Cité de la Musique (Paris XIXe arrondissement) du 15 mars au 21 août 2011.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 3 Mai - 21:56

Citation :
La pipe de Brassens déclinée en 700 bougies
ÉRIC DELHAYE03/05/2011, 06 h 00


Le visiteur peut emporter une bougie-pipe pour 5 . (VINCENT ANDORRA)

Sous les voûtes décaties de la chapelle du Quartier Haut, un beau lieu d’exposition à Sète, une installation habille spectaculairement l’espace.
On voit, rigoureusement alignées dans la nef et le chœur, un ensemble de 700 bougies... en forme de pipes.
Sur les murs, une typographie immense, tracée en feuilles de papier noircies par l’encre, écrit la phrase “On lui doit tous une fière chandelle”.
Lui, c’est Georges Brassens et la pipe ainsi multipliée est évidemment la sienne.
L’installation est l’œuvre commune de Tabas et Grégory Decock, artistes issus du graffiti, le premier graphiste et illustrateur, le second plasticien.
Organisée en amont du festival K-Live (lire ci-contre), l’exposition (30 avril-18 mai) est l’un des hommages les plus détonnants au chanteur sétois,
dont on célèbre le trentième anniversaire de la disparition.Publicité
Leur travail joue sur les mots et détourne les codes, comme le faisait Brassens. Ainsi, c’est en apprenant que les bougies en forme de pipes,
évocations des cierges religieux, ne pourraient pas être allumées pour des motifs de sécurité, qu’est apparu le titre de l’exposition.
"Notre première réaction fut la déception : “C’est trop dommage !
” Nous avons retourné à notre avantage cette absurdité totale en titrant l’installation “Sète trop d’hommage”",
explique Grégory Decock. Le reste est à l’avenant, la “fière chandelle” renvoyant évidemment aux mêmes bougies.
Enfin, l’installation est interactive.
D’abord, parce que les visiteurs sont invités à crayonner leurs noms sur les feuilles de papier qui, aux murs,
prennent la forme d’urnes funéraires au contact de l’humidité.
Ensuite, parce qu’ils peuvent repartir avec une des 700 bougies-pipes, en échange de 5 reversés à Amnesty International.
"Ainsi, ils pourront allumer leur bougie sur une fenêtre, sur un banc public ou sur sa tombe...
Et rendre visible, hors de la chapelle, cet amour qu’ils portent à Brassens."

http://www.midilibre.fr/2011/05/02/la-pipe-de-brassens-declinee-en-700-bougies,312747.php

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Sam 7 Mai - 16:22

http://www.tetu.com/actualites/culture/stephane-rideau-bientot-dans-la-peau-de-georges-brassens-19372

Citation :

Stéphane Rideau bientôt dans la peau de… Georges Brassens

Par Louis Maury vendredi 06 mai 2011, à 18h58

On n'attendait pas l'acteur qui a souvent des rôles gays à l'écran incarner le célèbre chanteur.

Il deviendra Brassens jeune, dans un biopic tourné à partir de lundi pour France 2.



On l'avait découvert, alors qu'il avait 18 ans, dans Les Roseaux sauvages, le magnifique film d'André Téchiné.
Ensuite, on l'a vu au cours de sa carrière cinématographique accompagné de nombreux jeunes réalisateurs comme Gaël Morel (A toute vitesse, Le Clan et bientôt Notre paradis) ou François Ozon (Sitcom).

Il a interprété trois rôles «gays» dans sa carrière: Les Roseaux sauvages d'André Téchiné, Les Passagers de Jean-Claude Guiguet et Presque rien de Sébastien Lifshitz (lire son interview pour TÊTU en 2009, «Je suis très fier de mes rôles de gays»).

Le Brassens anonyme
Stéphane Rideau va désormais vraiment changer d'univers pour incarner Georges Brassens jeune dans un téléfilm pour France 2, dont le tournage commence lundi.
Ce biopic intitulé La Mauvaise réputation traitera de la jeunesse de l'artiste et plus particulièrement sur la période de ses 18-30 ans, avant qu'il ne devienne célèbre.
Autour de Stéphane Rideau, on retrouve comme Marie-Anne Chazel, qui sera Jeanne, une femme qui a beaucoup compté dans sa vie, et Bruno Lochet, qui interprétera son mari qui a inspiré à Brassens la chanson L'Auvergnat.
Le réalisateur Gérard Marx sera derrière la caméra. Les scènes se tourneront à Paris et Sète.



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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 8 Juil - 16:03

http://voyage.blogs.rfi.fr/article/2011/07/07/sur-les-pas-de-georges-brassens-en-france

Citation :
07 juillet 2011 - 14h35

Sur les pas de Georges Brassens en France

Georges Brassens naît à Sète, au bord de la Méditerranée, le 22 octobre 1921. Le chanteur, poète et musicien connaît la gloire à Paris. Il passera toute sa vie entre ces deux villes, s’éloignant très peu de ces repères importants pour lui.
Si les chansons de Brassens évoquent la France, on peut aussi se promener dans l’hexagone sur ces traces. Décors, ambiances, souvenirs, musée aident à le retrouver trente ans après sa mort.

→ Sète, le temps de l'insouciance
→ Paris, le temps de la chanson
→ Ailleurs en France
→ Informations pratiques

Ecoutez (ou téléchargez) l'émission que nous avons consacré à Brassens en France.





Sète, le temps de l’insouciance

Ce n’est pas au pied d’un grand chêne mais au numéro 20 de la rue de l’Hospice (rebaptisée dans sa partie haute, rue George Brassens) que naît le petit Jo.

Posée sur les pentes du Mont Saint-Clair, dans un ancien quartier de pêcheurs et de maçons, la maison natale de Georges Brassens est encore habitée par un membre de sa famille. Elle est sans artifices, à l’image du chanteur issu d’une modeste famille franco-italienne.
En promenade dans ce quartier situé dans les hauteurs de la ville, on saisit bien la physionomie particulière de la presqu’île de Sète. Ce port de pêche est silloné de canaux qui relient le vaste étang de Thau à la mer Méditerranée.

Entre le club du 3e âge, le lumineux jardin du Château d’eau (où Brassens a joué petit) et les ruelles étroites de la ville, bordées de maisons vieillottes aux portes patinées par le temps et le sel de mer, on imagine encore très bien l’atmosphère qui y régnait quand Georges était petit, dans les années trente.

C’est l’époque de l’insouciance, du bel canto et des macaronades, un plat traditionnel sétois, importé par les immigrés italiens qui se sont installés dans la cité dès le milieu du XIXe siècle.
En flânant dans les rues du quartier d’enfance de Georges Brassens, on se prend à fredonner « Maman, Papa », une déclaration d’amour attachante du chanteur à ses parents…




En dehors de ses chansons, s’il est un endroit qui raconte le mieux Brassens à Sète, c’est bel et bien l’espace Georges Brassens. Fondé en 1991 et récemment rénové, ce musée ludique et interactif entièrement dédiée au chanteur, est à son image : sobre, authentique et passionnant.
Le visiteur suit l’existence pas banale de l’artiste de façon chronologique grâce à des audio-guides. Il se laisse porter par la voix grave et habitée de l’ami Georges. Photos, films, lettres, objets personnels, citations et documents, intelligemment mis en scène, accompagnent les récits et les chansons livrés à nos oreilles. On y découvre un homme épris de liberté et de poésie.
Lieu de mémoire mais aussi de recherche, ce musée propose un important fonds documentaire et offre une jolie vue sur l’étang de Thau, là où le petit Brassens allait pêcher le dimanche avec son papa…




Il n’y a qu’une rue à traverser pour aller tirer un dernier coup de chapeau à Brassens, au cimetière du Ramassis (appelé aussi cimetière des pauvres) où le chanteur y « passe sa mort en vacances ».
Contrairement aux paroles de la fameuse « Supplique pour être enterré sur la plage de Sète », écrite quasiment en guise de testament, Brassens ne dort pas pour l’éternité sur la Corniche, « à deux pas des flots bleus (…) dans un petit trou moelleux » mais dans un caveau familial simple et sans fard, auprès de sa sœur Simone et son mari mais surtout sa compagne Püpchen.

Impossible de manquer sa tombe, il suffit de suivre le flot de visiteurs venus s’y recueillir.
Un pin parasol planté en hommage à la Supplique, distingue le monument des autres sépultures.


Les plus fervents admirateurs de Georges Brassens peuvent aussi se rendre devant le collège (aujourd’hui cité scolaire) Paul Valéry sur les bancs duquel le jeune Georges a essuyé ses fonds de culotte et écrit ses premiers poèmes. L’école et Georges c’est une étonnante histoire !
Ecoutez Bernard Lonjon, biographe et auteur d’un ouvrage sur la jeunesse sétoise de Brassens « J’aurais pu virer malhonnête » paru aux Editions du Moment.



Si Brassens est désormais reconnu comme un poète de la Pléaïde, il aura finalement passé peu de temps à étudier à l’école. Un évènement sulfureux et peu connu du grand public, a en effet changé le cours de sa vie…Tout cela « pour offrir des fleurs aux filles sans vergogne » (chanson "les 4 bacheliers")...





Brassens restera toujours fidèle à sa ville natale comme en témoigne ce reportage de la télévision française en 1961 (cliquez ici)

En balade à Sète sur les traces de Georges Brassens, on découvre également une ville française « singulière », comme l’a qualifié Paul Valéry, l'autre grand poète sétois.
Cité de lumière et de culture (on ne compte plus les festivals qui s’y déroulent tout au long de l’année), Sète affiche sur ses façades, le long des canaux, un visage authentique et pittoresque. Dans une atmosphère quasi-napolitaine, baignée de chansons et de soleil, entre placettes et marchés, on y croise de truculents personnages typiquement sétois, affirmant leur caractère bien trempé et leur indépendance.
Suivez nous avec Danièle, guide à l’office du tourisme de la ville :





Même si Brassens conspuait dans « La balade des gens qui sont nés quelques part », « la race des chauvins » et « les porteurs de cocardes (qui) vous font voir du pays natal jusqu’à loucher», la visite à Sète, le long du port, dans le fatras des fils de pêche stockés non loin de la criée aux poissons, renseigne bien sur cet esprit de liberté frondeuse qui a toujours soufflé dans les chansons de Brassens.

A la Pointe-Courte, un quartier de marins où le temps semble s’être arrêté, règne une atmosphère particulière, très bien rendue en 1995 par la cinéaste Agnès Varda, une autre sétoise d’adoption (regardez le film ici).

Mais Sète est aussi un port où on peut voir à quai des chalutiers, de grand thoniers, des petits bateaux de plaisance tout comme d’imposants porte-containers. Encore aujourd’hui, la ville offre le spectacle des bateaux qui rentrent chaque soir accompagnés d’une nuée de mouettes avides et bruyantes à leur poupe.

Ville de mer, d’artistes et de bons vivants, Sète affiche fièrement ses spécialités locales au premier rang desquelles la tielle, une recette traditionnelle de tourte héritée des Italiens. « Chez Paradiso », un des fabricants historiques de tielles situés sur le port, on parle de bonne chair mais aussi… de Brassens !
Allez-y avec nous :





Partez en musique et en images à la découverte de Sète en regardant le diaporama ci-dessous :







Paris, le temps de la chanson

« Si l’on pouvait se faire naturaliser parisien, je le ferais ! ». Ces paroles de Georges Brassens renseignent bien sur l’attachement qu’il avait pour notre capitale.
Arrivé en 1940 de Sète, Georges débarque chez sa tante Antoinette, dans le XIVearrondissement, un quartier qu’il ne quittera quasiment plus (sauf pendant l’épisode du travail obligatoire en Allemagne en 1943 et 1944).




C’est au 9 impasse Florimont que le souvenir de Brassens reste le plus sensible.
Il trouve refuge ici en 1944. C’est la petite maison Jeanne et Marcel, un couple qu’il a connu par sa tante. Une histoire d’amour passionnée naît entre Georges et Jeanne, son aînée.
Il va rester près de 22 ans dans cet îlot loin des bruits de Paris. « La chanson pour l’auvergnat », écrite en hommage à Marcel, évoque bien l’accueil et la générosité qui régnait à l’impasse. «La cane de Jeanne » rappelle l’arche de Noé entretenue par sa maîtresse dans cette petite impasse.
Une plaque indique que Pierre Nicolas, le fidèle accompagnateur et contrebassiste, naquit ici. Un curieux hasard…
Aujourd’hui, la petite maison occupé puis rachetée par Georges Brassens est habitée par son secrétaire et précieux ami, Pierre Otoniente, surnommé Gibraltar.




Pour Brassens, Paris, c’est la liberté, le temps du savoir et de l’érudition aussi (il passera énormément de temps dans les bibliothèques à lire ses auteurs favoris). C'est également le moment de l’affirmation de soi et de la découverte. Au cœur d’un arrondissement populaire et encore provincial, il trouve vite ses marques.

Jacques Perciot, organise des balades dans le « Paris de Brassens ». Habité par les grands noms de la chanson française, Jacques Perciot, fait revivre l’œuvre et le destin du chanteur sur les lieux mêmes de son existence dans le XIVème arrondissement.
Il n’hésite pas à faire chanter le public qui reprend les titres de Brassens avec plaisir.

Ses balades passent par exemple devant la station de métro Plaisance, tout près de l’impasse Florimont, là où eut lieu une rencontre amoureuse décisive dans la vie de Georges.
Retrouvons Jacques Perciot sur place :





En 1966, Georges Brassens quitte l’impasse Florimont et erre un temps entre plusieurs adresses comme nous l’a confié Claude Richard, le plus grand collectionneur du chanteur :





Enfin, il trouve une jolie et calme maison au 42 rue Santos Dumont, dans le XVème arrondissement (limitrophe avec le XIVème ;-)
Ce petit havre de paix avec ses jolies maisons et ses marquises a des allures de cottage anglais.
(retrouvez Brassens chez lui en cliquant ici)
Si vous allez voir la dernière maison de Brassens, n’hésitez pas à faire un petit crochet par la villa Santos Dumont, juste à côté. C'est une impasse pavée et fleurie aux allures de cité d’artistes.

Dans ce quartier, les souvenirs liés à Brassens mènent forcement vers le bar-restaurant « Chez Walzcak » autrement nommé « Aux sportifs réunis »… Ce lieu unique, au cachet des années 50 incomparable, était fréquenté par Brassens. Là aussi, comme souvent avec l’ami Georges, on retrouve un écho de la vie du chanteur dans ses chansons…
Jacques Perciot nous en dit plus :



Toute visite autour de Brassens à Paris se termine par une halte au parc qui porte son nom. Crée en 1985, à la place des abattoirs de Vaugirard, ce grand parc moderne est sillonné d’allées qui portent toutes le nom d’une chanson de Brassens. Un buste du célèbre moustachu avec sa pipe y trône aussi fièrement.
Un marché du livre ancien et d'occasion se déroule toutes les fin de semaine à l'entrée du parc, sous une partie des halles préservées.
C'est encore avec Jacques Perciot qu'on se promène deux minutes au parc :








Pour compléter le tour de Paris sur les pas de Brassens, il faut aussi monter au sommet de la Butte Montmartre.
A deux pas de la place du Tertre, 13 rue du Mont-Cenis, la jolie galerie Roussard se cache à l’écart de la rue.

Dans les années 50, l’endroit avait une tout autre affectation et fut de la plus haute importance pour le lancement de la carrière de Georges Brassens.
Une discrète plaque, écrite par le célèbre parolier et poète Bernard Dimey, résume ainsi l’histoire : « Henriette Ragon, dite Patachou, a vécu dans cette maison de 1948 à 1971. Dans son cabaret a débuté Georges Brassens et Edith Piaf y a chanté pour la dernière fois ».

En redescendant vers le Moulin Rouge et Pigalle, le petit music-hall des Trois Baudets, rouvert en 2009, vit aussi les débuts mouvementés de Brassens quand ce théâtre était géré par Jacques Canetti, grand imprésario des années 50 et 60.

Malheureusement, la scène à laquelle Georges était le plus attaché n’est plus que l’ombre d’elle-même. Dans le XIVème arrondissement, rue de la Gaité, Bobino existe toujours mais n’a plus rien à voir avec le théâtre où Brassens s’est souvent produit, en voisin.


Ailleurs en France

La France de Georges Brassens emmène ses plus fervents admirateurs sur des chemins de traverse en région parisienne, dans l’arrière pays montpelliérain et en Bretagne car Georges, bien que très sédentaire, n’a pas eu que Sète et Paris comme lieu de vie et de villégiature.

En 1958, il acquiert le Moulin de la Bonde à Crespières, à quarante kilomètres à l’Ouest de Paris. Il y viendra jusqu’en 1971 comme le précise la plaque visible sur la façade. C’était le rendez-vous des bons copains, comme dans la chanson du même nom. Ses copains d’enfance, ses compagnons libertaires, ses amis chanteurs ou comédiens (Béart, Moustaki, Brel, Boby Lapointe, Marcel Amont, Lino Ventura …) viendront au Moulin.

« J’ai cherché une maison au bord de l’eau ». Après des années de vacances en Bretagne, Brassens se décide, au début des années 70, à acheter une maison dans cette région. Il choisit Lézardieux, dans les Côtes d’Armor. Sa maison est près du port de plaisance et il y vient régulièrement, été comme hiver. « Je pense que les gens m’ont adopté comme un vieux cousin qui vient de Paris ». Regardez le reportage que la télévision française était allée tourner à Lézardieux (cliquez ici).

Brassens meurt à Saint-Gely-du-Fesc dans l’arrière pays de Montpellier, dans la propriété du chirurgien qui l’avait opéré de son cancer de l’intestin quelques mois plus tôt. Il rend l’âme, tard dans la soirée, le 29 octobre 1981. Georges Brassens avait soixante ans.

Mais la France de Georges Brassens, c’est aussi aujourd’hui des noms de rue dans le Sud comme au Nord, des centres culturels ou des établissements scolaires qui portent son nom. Il est pour toujours avec nous, preuve de sa notoriété, de son talent mais peut-être surtout de sa proximité familiale avec les français qui, après l’avoir boudé, l’ont totalement reconnu comme l’un des leurs.
Le voyage avec Georges continue en France mais surtout en chanson.




Informations pratiques

Pour préparer un séjour à Sète, voyez le site de l’Office du Tourisme de Sète.

Pour préparer un séjour à Paris, jetez un œil au site de l’Office du Tourisme de Paris.

A voir à Paris jusqu'au 21 août, à la cité de la Musique, la passionnante exposition "Brassens ou la liberté"

Pour tout savoir sur l'actualité de Georges Brassens et son univers, visitez le site de l'association Les Amis De Georges.

A lire :

"Brassens, le libertaire de la chanson" Clémentine Deroudille, Editions Découverte Gallimard

"Bassens, le regard de Gibraltar" (souvenir de son secrétaire et ami) Pierre Otoniente et Jacques Vassal, Editions Fayard

"Le mauvais sujet repenti" Victor Laville avec Christian Mars, Editions de L'Archipel (souvenirs de son ami d'enfance Victor Laville)

A Ecouter :

"Brassens ou la liberté", CD comprenant de larges extraits de l'entretien radiophonique avec Philippe Nemo sur France Culture en 1979. Collection Ina/Mémoire Vive

"Georges Brassens. Auprès de mon âme", livre CD d'archives exceptonnelles, Editions Textuel

CD intégrale Brassens chez Mercury ( 19 CD !)

"Brassens, échos du monde" CD de reprises de Brassens venant du monde entier. Une perle !. Fanon Records

"Douze nouvelles de Brassens, petits bonheurs posthumes" et " Le Forestier Chante Brassens", Maxime Le Forestier, Polydor

Page réalisée en collaboration avec Céline Develay-Mazurelle.
Photos : Céline Develay-Mazurelle, Arnaud B., Robert Doisneau, Galerie Roussart, Fred Mella, M. Jarnoux.

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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 24 Oct - 19:15

Ce soir sur FR3 spéciale BRASSENS !flower flower flower
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 24 Oct - 19:30

En plus des invites de marque...des poétes. Olivia , Juliette , Juliette Gréco aussi enfin c'est super!
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 24 Oct - 21:15

Ce fut Une Émission Formidable, à l'image de l'immense talent du grand poète que fut Georges Brassens.

Avec quelques uns de ses plus grands héritiers qui ce soir évoquèrent le talent du grand Georges, superbe Musicien et immense parolier.

Quelques uns des plus grands noms de la chanson française tel que Maxime Forestier(qui fut en quelque sorte son élève...), Christophe, Alain Souchon, Juliette Gréco, Marcel Amon et Juliette, participèrent à cet hommage musical.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 25 Oct - 4:32

Tu en as oublié Jaco, Françoise Hardy, Olivia.......et les autres!
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 25 Oct - 17:53

http://www.lezappingdupaf.com/article-brassens-est-en-nous-documentaire-sur-france-3-86102544.html



Citation :


Brassens est en nous, documentaire sur France 3

Le lundi 24 octobre à 20h35 France 3 met à l’honneur Georges Brassens en proposant le documentaire Brassens est en nous.

Trente ans après sa disparition, « le petit père peinard », pipe à la bouche, gratte à la main, n’a jamais cessé de brasser des thèmes d’une pertinente actualité. Féministe avant l’heure, anticlérical tolérant, s’opposant à la guerre, à la morale des bien-pensants, le personnage se dévoile dans toute sa complexité au rythme des images d’archives inédites, des reprises «brassensiennes » et des interviews généreuses de ses disciples.
Brassens. 60 millions de disques vendus. Des dizaines d’écoles, de collèges, de rues et de centres culturels portent son nom. C’est l’un des chanteurs les plus traduit, chanté, adapté, désacralisé… et le plus consacré aussi !

A travers six thématiques chères à Brassens – l’amitié, les femmes et l’amour, la langue, la musique, le libertaire, la postérité – des chanteurs mais aussi des journalistes, des historiens, des humoristes, nous expliqueront comment ce poète s’est insinué dans leur vie, comment ils se sont nourris de ses musiques et paroles pour se construire, comment ils se sont approprié le personnage, et surtout, en quoi cette parole intemporelle résonne plus que jamais jusqu’à eux, jusqu’à nous !

Un casting exceptionnel et trans-générationnel ranime ce Brassens qui brûle en chacun de nous,
Maxime Le Forestier, Juliette Greco, Olivia Ruiz, Marcel Amont, Françoise Hardy, Alain Souchon, Audrey Pulvar, Christophe, François Morel, Benoît Dorémus, Bertrand Belin, et aussi 20Syl d’Hocus Pocus (qui le porte même en étendard).


Interviewé par Didier Varrod, dans le décor intimiste d’un plateau chaleureusement éclairé, propice aux confidences, l’intervenant fera face à un écran où seront projetées des archives de toute nature dont des chansons originales de Georges Brassens ou des reprises.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 25 Oct - 18:00

http://au-cabaret-du-bon-dieu.blogs.la-croix.com/marcel-amont-brassens-copains-dabord-copains-dalors/non-classe/2011/10/25/

Citation :


Mardi 25 octobre 2011


Marcel AMONT, Brassens, copains d’abord, copains d’alors.


Quel plaisir de revoir ce lundi 24 octobre, sur France 3, Marcel Amont. Ce soir là, le Béarnais a évoqué son amitié durable avec Georges Brassens, mort il y a déjà 30 ans. Parmi de nombreux autres artistes invités à silloner « le boulevard du temps qui passe », Marcel Amont est revenu sur ces années chansons françaises. Brassens, celui qui l’appelait « le galopin ». Brassens qui lui fit, à l’occasion, cadeau d’une chanson « Le chapeau de Mireille » (voir ci-dessous la sésquence sur le site de l’INA).

A 82 ans, Amont, affiche un tonus intact et une carrière marquée par la fantaisie et le talent de servir le public populaire. On se souvient aussi qu’il a écrit un livre de référence sur le mystère de l’écriture d’une chanson (aux éditions du Seuil) où il interrogeait nombre de ses confrères au sens large. A relire sans modération. Et voilà ce qu’il réserve aux lecteurs de ce blog….

- Quelles sont les chansons, anciennes ou récentes, évoquant Dieu que vous avez entendues et appréciées?

Marcel AMONT: les chansons de Brassens.

- Selon vous, Dieu aime-t-il les chansons ?

Et pourquoi n’aimerait-il que les cantiques ?

- Au paradis quelles musiques y entend-on ?

Même de la variété puisque l’ennui naquit de l’uniformité et que, c’est connu, l’éternité, c’est long (« surtout vers la fin » Woody Allen dixit).



- Que chantent les anges musiciens ?

Bleu bleu bleu

Bleu bleu bleu (tiré du titre « Bleu, blanc, blond », un des succès de Marcel Amont.

- Si la prière était une chanson laquelle choisiriez-vous ?

Celle de Françis Jammes, mise en musique par Georges Brassens, bien sûr.

- Qu’aimeriez-vous chanter à Dieu en le rencontrant ?

L’amour ça fait passer le temps (il sourirait alors dans Sa barbe).

- Quelles sont dans votre discothèque personnelle les chansons qui sont vos préférées. Les dix chansons à emporter sur une île déserte?

On l’a deviné, tout Brassens (ou presque) et quelques refrains sentimentaux bien populo qu’aimaient papa et maman.

-Quel est le refrain qui vous a le plus marqué ?

Il y en a trop pour les citer, car on chantait beaucoup chez moi. Et on y chante toujours.

- Quels sont les grands auteurs, compositeurs ou interprètes qui comptent pour vous ?

(Si nous parlons bien de chansonnettes)

Auteurs : devinez qui (voir ci-dessus) et aussi Alain Souchon et Maurice Vidalin.

Compositeurs : Vincent Scotto, Roland Vincent, Jacques Datin, Michel Legrand, Paul Misraki, les Brésiliens de la bossa nova.

Interprètes : Les fantaisistes –Yves Montand, Georges Ulmer, les Frères Jacques, Bourvil, les Compagnons de la chanson, Henri Salvador, Dany Kaye, Shirley Mac Laine. Et aussi Piaf et Ray Charles.

- La dernière fois où vous avez été ému en écoutant une chanson, laquelle était-ce ?

Une berceuse traditionnelle béarnaise à trois voix.

-Si Dieu était une chanson laquelle serait-ce ?

« Si Toi aussi tu m’abandonnes ».

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"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

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"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 25 Oct - 18:07

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/25/brassens-unique_1593562_3232.html

Citation :


Brassens unique


C'est tout vu ! | | 25.10.11 | 13h32

par Isabelle Talès (C'est tout vu !)

La bande-son de cet automne 2011 à la télévision ? Georges Brassens (1921-1981). De biopic en documentaires, l'hommage rendu au chanteur pour les trente ans de sa mort l'a remis en tête du hit-parade de la mémoire que, à vrai dire, il n'avait jamais vraiment quitté.

C'est ce que nous a appris, lundi 24 octobre sur France 3, "Brassens est en nous", une enquête ponctuée d'images d'archives mais aussi d'écrans Internet. Georges Brassens, aujourd'hui, c'est un nom de square, de bibliothèque, de collège, et ça reste une voix. Celle d'un moustachu timide qu'on revoit dans des émissions où il rencontre Johnny Halliday, où il chante Le Roi des cons avec Coluche, Cavanna, Moustaki, dans un "Grand Echiquier" de Jacques Chancel où le copain d'abord reçoit les copains surtout (Lino Ventura, Raymond Devos).


Les auteurs du documentaire, Nicolas Maupied et Didier Varrod, ont voulu montrer en quoi le poète sétois est de notre temps. Dans le regard de ceux qui l'ont connu : Maxime Le Forestier - "Il n'y a pas de gros mots chez Brassens, il y a de grosses idées" - ou Juliette Gréco - "Ils nous a rendus tous meilleurs, moins bêtes, moins couards". Et à travers l'influence qu'il exerce sur la jeune génération de chanteurs, de rappeurs, d'amateurs qui le reprennent en solo ou en choeur sur YouTube.

Une autre preuve que Georges Brassens reste d'actualité ? Les paroles de ses chansons qu'on attrape au hasard du documentaire ou de notre mémoire et qui collent si bien à ce qu'on a entendu au fil des journaux télévisés. Sur le Boulevard du temps qui passe (1976) pourraient
défiler les indignés de tous les pays : "On nous a vus, c'était hier/Qui descendions, jeunes et fiers/Dans une folle sarabande/En allumant des feux de joie/En alarmant les gros bourgeois/En piétinant leurs plates-bandes."

Comment mieux
décrire la promptitude de Nicolas Sarkozy à tenir sommet avec Angela Merkel que par cet extrait de Je me suis fait tout petit (1956) : "Je n'avais jamais ôté mon chapeau/Devant personne/Maintenant je rampe et je fais le beau/Quand elle me sonne."

On se demande, vu le dernier éclat de Rachida Dati à l'UMP, si François Fillon et Jean-François Copé ne seraient pas tentés de
fredonner Mysoginie à part (1969) : "Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison/En foule elles se pressent/Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées/Et puis, très nettement au-dessus du panier/Y'a les emmerderesses." Il y aurait sûrement d'autres exemples. Le temps, décidément, ne fait rien à l'affaire.



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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Ven 28 Oct - 16:22

http://www.lesechos.fr/opinions/envue/0201717980934-georges-brassens-240801.php

Citation :

28/10 | 07:00 | Thierry Gandillot

Georges Brassens

Ecrit par
Thierry GANDILLOT
Chef de service



Lorsque les Grecs passèrent au large, ils crurent voir une baleine. Ils l'appelèrent « Kêtos ». Les Latins, à leur suite, « Cetus ». Elle devint Cette. C'est là que naquit, en 1921, Georges Brassens. Il a sept ans quand Cette devient Sète, en 1928. Il y commettra quelques larcins qui lui vaudront de la prison avec sursis.

Aux côtés d'un professeur éclairé, Alphonse Bonaffé, il découvre la poésie. Mais « l'île singulière » (Paul Valéry) est trop étroite pour l'apprenti Rimbaud.

Il n'aura qu'une envie : monter à Paris. Mais supplier aussi qu'à sa mort, on l'y enterre. Sur la plage. « Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon/Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson/Celle des titis, des grisettes/Que vers le sol natal mon corps soit ramené. » Trente ans et des milliers de marées plus tard, Tonton Georges, l'anar au grand coeur, est porté au pinacle, y compris par le plus branché de nos dessinateurs, Joann Sfar, qui lui a consacré une exposition-hommage à la Villette.

Rappelons au plus énervé des rappeurs que le moustachu à la pipe, sous son oeil égrillard et tendre, a su, en son temps, « mettre le feu ». Contre la peine de mort, « Le Gorille » a déchaîné les passions. Sous de Gaulle, les radios le boycottent à l'exception de la toute jeune Europe 1.

Quand il reçut le prix de poésie de l'Académie française, le bourru déclara : « Je ne pense pas être un poète. Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi. » A l'altimètre de 2011, ça se discute.



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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Mar 28 Fév - 10:16


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MessageSujet: Le grand Georges   Mer 4 Avr - 10:28

et quoi!! pas de topic encore pour le grand Georges!! Voilà, c'est fait.Si je me trompe, vous rectifierez.


les copains d'abord





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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Sam 30 Juin - 15:20

http://www.mesopinions.com/petition/art-culture/statue-brassens-ville-natale-sete/8995

Citation :


Pétition - Arts et culture

POUR UNE STATUE DE BRASSENS DANS SA VILLE NATALE SETE !

Auteur : M CLAUDE PAYSSERAND 34 rue Paul Valéry 34200 SETE

Créé le 29/06/2012 - Fin le 28/06/2013

À l'attention de M LE MAIRE DE SETE

Monsieur le Maire de Sète,

Je revendique la création et l'édification d'une statue de Georges Brassens en la ville de Sète.
Les raisons de cette requête sont nombreuses.Monsieur Brassens figure au programme de l'Education Nationale en France.
D'autre part c'est le chanteur poète le plus connu dans le monde en particulier francophone.Certes monsieur Brassens
a son musée,l'Espace Brassens,à Sète et la forte fréquentation de ce dernier traduit l'engouement des visiteurs pour Brassens.
Sète étant la première ville touristique de la Région il est indéniable qu'il serait judicieux que Brassens soit statufié.
Vous savez bien que dans le monde Sète est lié à jamais à Brassens.Pour une majorité de touristes potentiels certains ne localisent pas toujours Sète mais par contre ils connaissent tous le nom cette ville grâce à Brassens.
Je souhaiterais donc Monsieur le Maire que vous examiniez avec l'attention voulue cette requête,cette supplique.

Je vous prie d'agréer,Monsieur le Maire l'expression de mes respectueuses salutations.

Créateur de la pétition,Claude Paysserand,Citoyen de Sète et Défenseur de l'Art et la Culture.



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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 17 Fév - 16:58


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MessageSujet: Re: Georges Brassens   Lun 17 Fév - 18:02

Merci Jaco pour cette vidéo!sunny Quel bel hommage de Brassens à Brel! Wink Très émouvant et tellement vrai! flower Quels Grands Artistes,des modèles pour la jeune génération! mousique orchestre 
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