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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.

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jacommos
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MessageSujet: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mar 28 Déc - 22:11

http://www.evous.fr/Exposition-Georges-Brassens-a-la,1144270.html
Citation :



Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique


Téléphone
0899230326 (N° 899 *)
horaires
Du mardi au samedi de 12h à 18h et le dimanche de 10h à 18h. Nocturnes pour les expositions temporaires le vendredi jusqu’à 22h.

Né en 1921, décédé en 1981, Georges Brassens est doublement fêté en 2011. La Cité de la musique lui rend un hommage tout particulier, visant, au-delà des images stéréotypées, à le faire découvrir sous un angle inédit, parfois surprenant.

Tout le monde connaît Georges Brassens. En France, mais aussi à travers le monde. Tout le monde a siffloté un jour ses chansons les plus célèbres, Le Gorille, Les Amoureux des bancs publics, Auprès de mon arbre et bien d’autres. Mais sous ces aspects aujourd’hui consensuels et fleurant bon la France d’antan, se cache un individu rare, hautement lettré, fin connaisseur des grandes figures de la poésie française, de François Villon à Baudelaire et jusqu’à son contemporain Paul Fort ; un grand timide mal à l’aise sur scène, mais aussi un formidable musicien pétri du swing et amoureux de Charles Trenet ; un anarchiste qui choisira une voie solitaire et individuelle plutôt que les combats collectifs, sans renier ses convictions, s’opposant à la guerre, à la morale bien-pensante ou à l’arbitraire de la justice ou de la police.

Comment parler de Brassens aujourd’hui ? La Cité de la Musique a demandé au dessinateur et auteur Joann Sfar – le père du Chat du rabbin mais aussi le réalisateur d’un premier long métrage consacré à Serge Gainsbourg – de transmettre sa passion pour Brassens sous la forme d’une exposition qui s’adresse à tous, petits et grands, qui donne envie de jouer ou de chanter Brassens, qui invite à reconsidérer sa puissance libertaire dans la France des années 1950 à 1980. Il propose un parcours plus ludique que didactique, incitant à la déambulation au milieu d’une forêt d’arbres, où le public découvrira de nombreux documents inédits, manuscrits, sons d’archives, images télévisuelles, photographies, guitares… Cette exposition s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes.

Brassens ou la liberté
Du 15 mars au 21 août 2011
Cité de la Musique de Paris
Entrée : De 5 à 10€


_________________
"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
"Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie." Jacques Prèvert.
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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mar 22 Fév - 17:06



Citation :

Exposition Brassens à la Cité de la Musique 22-02-2011

En 2011, Georges Brassens aura eu 90 ans. La Cité de la Musique rend hommage au chanteur et musicien qui est une figure emblématique de la scène musicale française, mort il y a trente ans. L'exposition aura lieu du 15 mars au 21 août 2011. La Cité de la Musique a choisi de montrer Georges Brassens sous un angle différent afin d'évoquer sa personnalité tempérée, sa musique, son côté père tranquille et son amour des lettres et de la poésie.

L'honneur de transmettre leur passion pour Brassens revient donc à Joann Sfar (dessinateur de la BD Le Chat du Rabbin et réalisateur du film Gainsbourg, vie héroïque et la journaliste Clémentine Deroudille. Les commissaires proposent un parcours à la fois ludique et didactique. Le public pourra découvrir des documents inédits ainsi que des archives sonores méconnues. Il pourra déambuler dans une forêt d'arbres et contempler les photographies de Brassens prises par Robert Doisneau, Jean-Pierre Leloir et Pierre Cordier. Les dessins de Joann Sfar qui sont rythment tout le parcours, sont en regard des œuvres de Brassens afin d'éclairer sur la vie du poète et de raconter des histoires. Autour de l'exposition, la Cité de la Musique propose des animations, des forums, et un cycle de concerts du 16 mars au 15 juin.

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"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Sam 5 Mar - 11:42




Citation :
Accueil / le musée / expositions temporaires


Brassens et ses amis sur la plage de Sète © photographie Victor Laville

« Brassens ou la liberté »
à la Cité de la musique

DU 15 MARS AU 21 AOÛT 2011
Accédez au mini-site

Dans la continuité de plusieurs expositions visant à éclairer le parcours de figures emblématiques de la scène musicale du xxe siècle, en France et à l’étranger : « We want Miles » (autour de Miles Davis, en octobre 2009), « Gainsbourg 2008 » (2008), « John Lennon, unfinished music » (2005), « Pink Floyd Interstellar » (2004), « Jimi Hendrix Backstage » (2003), la Cité a souhaité rendre hommage à un monument de la culture musicale française : en 2011, Georges Brassens, mort il y a tout juste trente ans, aurait eu 90 ans.

Qui ne connaît pas Brassens ? Tout le monde a chantonné un jour l’une de ses chansons : Le Gorille, Les Amoureux des bancs publics, Auprès de mon arbre et bien d’autres. L’homme est installé dans la mémoire collective avec l’image parfois consensuelle du père tranquille que l’on chante en famille au coin du feu ou celle de l’ami qui nous rassure.

Il est temps de redécouvrir que derrière la figure fleurant bon la France d’antan, se cache un individu rare, hautement lettré, fin connaisseur des grandes figures de la poésie française, et aussi un formidable musicien pétri du swing et amoureux de Charles Trenet ; un libertaire qui choisira une voie individuelle plutôt que les combats collectifs, sans renier ses convictions, s’opposant à la guerre, à la morale bien-pensante ou à l’arbitraire de la justice et de la police ; une force tranquille, inébranlable dans le tourbillon du succès, qui n’a jamais suivi que sa petite musique intérieure.

Mais comment exposer Brassens ? Comment évoquer une personnalité si populaire mais si volontairement peu spectaculaire ? La Cité de la musique a voulu, au-delà des images stéréotypées, le faire découvrir sous un angle inédit et parfois surprenant.

Elle a demandé au dessinateur et auteur Joann Sfar – le père du Chat du Rabbin mais aussi réalisateur d’un premier long-métrage consacré à Serge Gainsbourg –, ainsi qu’a la journaliste Clémentine Deroudille, de transmettre leur passion pour Brassens.

Les commissaires proposent un parcours à la fois ludique et didactique, incitant à la déambulation au milieu d’une forêt d’arbres, où le public découvrira de nombreux documents inédits, manuscrits et carnets exceptionnellement confiés par la famille et les proches du chanteur, mais également sons d’archives, images télévisuelles, photographies, guitares…

La scénographie de cette première rétrospective consacrée à l’artiste a été confiée à des artistes-décorateurs de cinéma. Christian Marti, Antoine Fontaine et Gladys Garot ont imaginé un écrin fait de matériaux bruts et de tulles tendus, créant plusieurs atmosphères dans lesquelles les visiteurs découvriront un Brassens immortalisé par les photographes Robert Doisneau, Jean-Pierre Leloir et Pierre Cordier.

Les dessins de Joann Sfar, répartis tout au long du parcours, sont à l’image de son univers : sagace, drôle, déroutant. Mis en scène par le graphiste Philippe Ravon, ils dialoguent avec les œuvres ; illustratifs, monumentaux, ils éclairent à leur façon la vie de Brassens et racontent des histoires – celles qui ont émaillé la vie du chanteur comme celles que le dessinateur a imaginées pour le public.


Le parcours musical de l’exposition offre au public le Brassens qu’il aime et d’autres pépites inédites.
Il permet d’entendre des archives sonores méconnues réunies par Clémentine Deroudille, et un univers musical confié au musicien Olivier Daviaud, rassemblant de nombreuses chansons de l’artiste, mais aussi plusieurs textes inédits.

L’exposition recèle aussi de multiples surprises pour que parents et enfants puissent partager l’exposition.

Dans « Brassens ou la liberté », les enfants sont libres de faire ce qu’il n’ont pas le droit de faire habituellement : voler des bijoux, tirer les poils du chat, parler de travers, se prendre pour Brassens, toucher des guitares…

Des mini-concerts seront régulièrement proposés au sein des espaces et des ateliers pour chanter Brassens seront organisés.
En partenariat avec l'INA.

Les commissaires
Joann Sfar
Dessinateur, scénariste et réalisateur, Joann Sfar a suivi parallèlement des études de philosophie et les cours des Beaux-Arts de Paris. En 1994, l’Association Delcourt et Dargaud publient ses premiers albums. Il participe depuis au renouveau de la bande dessinée française. Seul ou accompagné, Joann Sfar a signé plus de 150 albums, quelques romans, des films d’animation et le long métrage Gainsbourg, une vie héroïque.

Clémentine Deroudille
Après une formation d’historienne de l’art, Clémentine Deroudille est entrée à RFI en 2002 où elle a collaboré notamment au magazine quotidien « Le Monde Change ». Elle a produit l’émission musicale « 100% français » destinée à faire connaître la chanson française à travers le monde. Très attachée à la mise en valeur des archives sonores, Clémentine Deroudille a réalisé le parcours sonore de l’exposition « Robert Doisneau, Paris en liberté » présentée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2007, ainsi que le coffret sonore Robert Doisneau, le braconnier de l’éphémère (Radio France/INA). Actuellement directrice de la collection « La voix au Chapitre » aux éditions Textuel/INA/France Culture, qui donne à entendre une sélection de grands moments radiophoniques dédiés à des figures majeures des sciences humaines et sociales. Elle est aussi l’auteur du livre/disque Jacques Higelin en cavale (Textuel).
En partenariat avec l'INA
Autour de l’exposition


Concerts
Forum Brassens ou la liberté
Collège : dix séances sur Brassens
Dans le cadre de l'exposition Brassens ou la liberté, la Cité de la musique propose un cycle de concerts.
En savoir : Du 16 mars au 15 juin
Itinérance


Une version légère de l’exposition sous forme de panneaux et de modules multimedia, en version française et anglaise (sur demande pour autre langue) sera disponible à partir de mars 2011.
En savoir
Contact : Clara Wagner,
Directrice-adjointe de la communication, chargée des relations internationales, cwagner@cite-musique.fr
Horaires


Du mardi au samedi de 12h à 18h
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h (sauf juillet et août)
Le dimanche de 10h à 18h
Ouverture exceptionnelle jusqu’à 20h du 16 au 19 mars



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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mer 16 Mar - 18:08




Citation :

Une chanson inédite de Georges Brassens




Sans titre et non datée, cette chanson ne figurait pas dans les Oeuvres complètes de Brassens publiées au Cherche Midi en 2007. Elle est donc totalement inédite



«Brassens, homme libre», par Jacques Vassal (Cherche-midi, 636 p., 22 euros).


Elle a été retrouvée chez Serge Cazzani, le neveu et ayant droit du chanteur, par le journaliste Jacques Vassal, qui estime qu'elle a dû être écrite en 1946 pour la Petite Jo, l'amoureuse de Brassens à ce moment-là. On la retrouvera dans «Brassens, homme libre» (Le Cherche Midi), le nouveau livre de Jacques Vassal.Sur le même sujet




Elle entra dans ma vie en patins à roulettes

Elle était verdelette elle était bachelette

L'amour comme toujours marchait à l'aveuglette

J'ai pas su m'écarter j'ai fait une boulette

La publique rumeur m'a mis sur la sellette

La chair fut un peu triste elle était pucelette

Et moi je n'étais pas un véritable athlète

La fringale la prit j'avais pas de galette

Elle quitta ma vie en patins à roulettes

Elle atterrit chez un boucher de la Villette

Dieu lui pardonne elle adorait les côtelettes

Avec du serpolet et de la ciboulette

Ce fut un certain temps de dérive complète

J'eus même envie de me déguiser en squelette

Et lui faire envoyer dedans une mallette

Mes osselets pour qu'elle en fît des amulettes

Avec son souvenir depuis je me collette

Son fantôme me suit en patins à roulettes

Elle entra dans ma vie en patins à roulettes

Elle était verdelette elle était bachelette

J'ai pas su m'écarter j'ai fait une boulette

L'amour comme toujours allait à l'aveuglette

La publique rumeur m'a mis sur la sellette

La chair fut un peu triste elle était pucelette

Elle sortit de ma vie en patins à roulettes

Pour un boucher des abattoirs de la Villette

Qu'était plus vieux que moi qu'avait plus de galette

Dieu lui pardonne elle adorait les côtelettes

Avec du serpolet et de la ciboulette

Ce fut un certain temps la dérive complète

J'eus même envie de me déguiser en squelette

De lui faire envoyer dedans une mallette

Mes osselets pour qu'elle en fît des amulettes

Avec son souvenir depuis je me collette.



Un Diaporama et plusieurs vidéos ci-dessous, cliquez sur le lien :
http://www.francesoir.fr/loisirs/culture/qui-etait-georges-brassens-l-amoureux-des-mots-82040.html

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Sam 19 Mar - 12:32




Il y a les emmerdeuses......... lol!

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Sam 19 Mar - 12:38


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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Sam 19 Mar - 12:41


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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Sam 19 Mar - 12:45


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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Sam 19 Mar - 13:26



Un clin d'oeil "MISOGYNIE À PART"....... lol!

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Dim 20 Mar - 15:38




Citation :
Exposition à Paris

Brassens, derrière la moustache Le 20 mars 2011 à 14h30

chanson Georges Brassens exposition

LE FIL MUSIQUE - Haltérophile et séducteur, batteur et pianiste, ami des curés... Trente ans après sa mort, la Cité de la musique, à Paris, révèle dans une expo un Georges Brassens cocasse et inattendu.



Brassens chez lui à Paris en 1947 / Roger Viollet
SUR LE MEME THEME

Brassens repéré par les RG | 18 mars 2011

La figure est si familière qu'on croit la connaître par cœur. Brassens, sa pipe, sa guitare, sa moustache et ses chansons, apprécié autant pour l'intelligence aiguë du propos que pour l'élégance irrévérencieuse du verbe. Brassens, chanté dans les écoles par des gamins qui adorent, sans la saisir tout entière, son éternelle impertinence. Brassens, transmis comme un trésor du patrimoine poétique et populaire, un pilier du génie français. Mais qui prend encore le temps de s'interroger, de se demander qui se cachait derrière l'image d'Epinal de l'anar tranquille ? En cette année anniversaire qui marque les trente ans de sa disparition, la Cité de la musique lui consacre enfin l'exposition qu'il méritait. Le projet a été confié à un tandem : le dessinateur et cinéaste Joann Sfar, et la journaliste Clémentine Deroudille, auteur et directrice de collection à l'INA. A travers les dessins parfois iconoclastes de l'un et les documents rarissimes dénichés par l'autre, on découvre un Brassens inattendu, cocasse, déroutant...
Le sportif
Fumeur de pipe à l'aise dans ses charentaises ? Pas seulement : Georges Brassens a toujours été sportif. Gamin, il fait de la bicyclette avec son père, à Sète et ses environs. Adulte, il continue, autant que faire se peut, mais la notoriété le bride ; il compense en installant un vélo d'appartement chez lui et entretient consciencieusement sa musculature avec une planche abdominale qu'il range sous son lit. Ses copains racontent qu'il laisse ostensiblement traîner de petits haltères dans son salon... et qu'il ne manque jamais de les soulever fièrement devant eux !
Le séducteur
Bardé de ses tablettes de chocolat, le jeune homme est un séducteur. La rumeur lui attribue de multiples histoires - qu'il raconte volontiers dans ses chansons. En 1954, un rapport des RG stipule qu'il est soupçonné de « complicité d'adultère »... mais précise que s'il joue les don Juan, c'est « sans exagération ». Il est vrai qu'à l'époque il a déjà rencontré Joha Heiman, la femme de sa vie, qu'il surnomme « Püpchen » (Petite Poupée). Mais même très amoureux, Brassens, libertaire, refuse de se marier et d'avoir des enfants. Ardent défenseur de l'union libre, il ne partage pas le domicile de sa compagne : c'est chacun chez soi, avec rendez-vous galant un jour sur deux !
L'avant-gardiste
Décroissant avant l'heure, Brassens ! Dès les années 1940, il fonde un « parti préhistorique » qui se dit contre l'électricité, contre le téléphone, et tout simplement contre le confort. « Beethoven, pour composer, n'avait pas besoin de confort ! » soulignera-t-il plus tard dans une interview. Même célèbre, il continue d'habiter plusieurs années impasse Florimont dans des conditions rudimentaires. Seule concession au progrès domestique : il fait installer l'eau courante et l'électricité... Et pourtant, avec les années, l'homme s'avère aussi être un amateur éclairé de nouvelles technologies : il adore s'acheter magnétophones et magnétoscopes dernier cri. En 1979, de retour d'un voyage au Japon, Yves Simon ramène un tout nouvel appareil baptisé « walkman » : Brassens, fasciné, récupère l'objet.
Le musicien
Qui l'eût cru ? son premier instrument fut... la batterie ! A Sète, dans les années 1930, l'adolescent est amateur de jazz ; il joue des percussions et des cymbales. Il apprend aussi à pincer quelques cordes sur un banjo qu'on lui prête. Puis, en 1940, il s'installe à Paris, chez sa tante, qui possède un piano : une fois encore, il approche l'instrument en autodidacte, s'exerce pendant des heures. Mélomane et perfectionniste, il veut ab-so-lu-ment jouer. Envoyé en Allemagne par le STO, il se met à écrire et à composer de petites chansons que son copain René Iskin chante le soir dans un café ; et c'est lui, Brassens, qui l'accompagne au piano. Il retranscrit alors ses mélodies sur des partitions sommaires ; contrairement aux idées reçues, il a de bonnes notions de solfège. Mais visiblement, elles sont trop limitées à ses yeux : vers 1947, il cesse de transcrire sa musique sur le papier. En revanche, jusqu'au bout, il continue de composer ses mélodies au piano, puis de les reprendre à la guitare.
Le décalé
Tous les matins, Brassens se lève au chant du coq : il écrit, compose et écoute de la musique à plein volume. Alors, pour être tranquille et ne pas déranger les voisins - c'est du moins ce qu'il dit -, il décide de se faire creuser... un « bunker ». Un premier chantier démarre à Crespières, dans le jardin de sa résidence secondaire des Yvelines - avec l'aide de ses copains qui remuent la terre de concert... Pourtant, le projet est assez vite abandonné pour un autre, similaire, dans son jardin parisien de la rue Santos-Dumont. Celui-ci va jusqu'à terme : une fois creusé, le lieu est aménagé, et Brassens y installe son imposante collection de disques. Mais au bout de quelques semaines, le bunker prend l'eau ! Les disques sont déménagés d'urgence et le trou se referme. Dans le sous-sol du 15e arrondissement, il doit encore rester de vieux morceaux de béton...
L'ami des curés
Le légendaire bouffeur de curés en compte plusieurs dans son entourage : l'abbé Barrès, fidèle ami d'enfance ; plus occasionnellement : le père Doumairon ou le père Sève, auquel il accorde un long entretien, en 1975, publié sous forme de livre. Le journaliste Jean-Claude Lamy avait déjà pointé les échanges fréquents de Brassens avec des hommes d'Eglise (1). Dans le catalogue de l'exposition, Clémentine Deroudille va plus loin : elle nous apprend qu'il fit un jour changer l'ordre de ses chansons pour ne pas heurter l'évêque de Montpellier venu l'écouter sur scène ! Selon toute vraisemblance, l'athée connaissait bien la Bible. Le nom de « Dieu » revient très souvent dans ses textes - comme la mort, autre grande obsession. Et plusieurs de ses chansons, dont la sublime Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, ont la forme d'une prière. « Sans le latin, la messe nous emmerde », chantait cet anar curieusement attaché aux codes. Fidèle à lui-même, à la fin de sa vie, il s'était mis à apprendre... le latin.
.

Valérie Lehoux


Télérama n° 3192

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mar 22 Mar - 20:19




Citation :
Brassens: « J'ai rendez-vous avec vous »

Philippe Bilger - Blogueur associé | Mardi 22 Mars 2011 à 15:01 | Lu 1306 fois

La Cité de la Musique de Paris consacre une exposition à Georges Brassens où s'est rendu Philippe Bilger. Il en salue les richesses et rend hommage à l'artiste, génie perfectionniste et émouvant.

(capture d'écran Dailymotion - ina - cc)

Il y a tant de sujets possibles aujourd'hui pour un blog, sérieux, graves, même tragiques ou badins mais riches d'enseignement que j'ai un peu honte de m'être laissé guider par le bonheur d'une opportunité dominicale.

Je suis allé voir l'exposition consacrée à Georges Brassens à la Cité de la Musique. Le commissaire en est Joann Sfar à l'évidence bien meilleur et même remarquable dans ce registre que comme cinéaste. En effet, ce qu'il nous offre est exceptionnel. L'existence de l'homme et de l'artiste Brassens, du poète et de l'être privé est détaillée grâce à une multitude d'éclairages : tableaux biographiques limpides, amours, amitiés, l'incessant travail du créateur, films, manuscrits, chansons et entretiens. Son enfance et sa jeunesse y sont notamment présentées de manière très émouvante avant que Patachou lui donne sa chance artistique à l'âge de trente ans et qu'il connaisse la formidable carrière que l'on sait d'auteur-compositeur et d'interprète, personnalité à la fois discrète, modeste, simple et adorée des Français (Le Monde, Le Figaro, Libération, Marianne 2, nouvelobs.com).

J'ai été d'autant plus surpris par les trésors de cette exposition qu'inconditionnel de ses textes et de ses musiques qui n'ont pas pris une ride - beaucoup de visiteurs fredonnaient ce que Brassens chantait -, lecteur de ses biographes, j'étais persuadé que je n'y apprendrais rien de fondamental. Quelle erreur ! Je suis ressorti enthousiasmé avec l'envie décuplée, traduite aussitôt de retour à mon domicile, de me replonger dans l'univers de Brassens qui, passant par toutes les veines de l'inspiration poétique, a su satisfaire, entre autres, les anarchistes libres et iconoclastes, les désengagés intelligents de l'Histoire, les tendres masqués, les amoureux du quotidien, les défenseurs de la faiblesse et les contempteurs de la célébrité vulgaire.

Écoutant les chansons, tout au long de cette exposition, et constatant l'acharnement avec lequel Brassens peaufinait ses textes en fuyant la facilité, en recherchant le mot juste et la rime nécessaire, on ne peut qu'être conscient de la qualité irremplaçable de cet artiste. On ose le qualifier de génie de la variété parce que lui-même, plus que tout autre, était conscient des limites de ses exercices par rapport aux immenses poètes qu'il admirait comme, par exemple, Rimbaud et Mallarmé.



Il n'empêche qu'un gouffre sépare Georges Brassens de beaucoup de créateurs d'aujourd'hui et même de ses compagnons artistiques d'alors, notamment Charles Aznavour et Jacques Brel. Il arrive même à ceux-ci de s'abandonner à des rimes qui n'ont pas de raison profonde mais résultent de la domination de la sonorité précédente. Aujourd'hui cette licence est la règle au point que le sentiment est inspiré par le mot au lieu de le gouverner. Chez Brassens rien de tel. Impossible de trouver une faiblesse, une paresse qui feraient dire à l'auditeur qu'il y a là une scorie qu'un peu plus de travail aurait fait disparaître. Il y a une logique du thème et de son développement qui représente le terreau exclusif à partir duquel le langage se déploie, ironique, désarmant, satirique, provocant ou délicat.

Ce qui se dégage aussi de cette multitude d'aperçus sur Georges Brassens dans sa totalité, ce sont les métamorphoses de sa personnalité. En effet, une approche sommaire, voire simpliste aurait pu laisser croire à un Brassens brut, structurellement anarchiste, anti-religieux et anti-autorité, dont les phases ultérieures de sa vie n'auraient fait qu'exploiter cette base originelle. En réalité, et lui-même n'a cessé de le faire valoir dans des entretiens, sa vision a évolué, ses détestations ont été sinon dissipées du moins atténuées et il est devenu une sorte de sage « tout terrain » avec une tolérance qui résultait directement de son indifférence moqueuse à l'égard des joutes de l'immédiat. Ce qui est demeuré et qui me touche au-delà de tout, c'est son incoercible besoin de liberté, sa haine du troupeau et du grégarisme humains, sa pitié émue et jamais mièvre pour les humiliés et les petits de la vie, sa critique sarcastique des puissants contents de l'être.

Il y a des livres de chevet. Pour moi, Georges Brassens est un chanteur de chevet.

Quittant cette exposition de haute volée, je songeais à quel point l'inégalité culturelle était choquante. La mémoire et l'importance de Brassens ont été honorées. Mais quoi, par exemple, pour un Jean Anouilh ? Pas une exposition, pas un colloque, pas une émission spéciale, pas une seule grande pièce représentée ces dernières années, pas un geste ni un hommage du ministère de la Culture. Une honte quand tant sont couronnés qui ne le méritent pas. Les décrets de nos Autorités sont impénétrables.

Rien à jeter chez Georges Brassens. Rien de bon chez Jean Anouilh ?






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"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mer 23 Mar - 21:02




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Le Forestier raconte Brassens

Par Eric Libiot, publié le 23/03/2011 à 12:30



Georges Brassens à l'Olympia, le 19 décembre 1962

Robert Doisneau

A l'occasion de l'exposition consacrée à Georges Brassens à la Cité de la Musique (Paris) jusqu'au 21 août, L'Express ouvre ses archives. En 2005, Maxime Le Forestier dédiait sa tournée à l'oeuvre du père du Gorille. Rencontre.

Une chaise. Un micro. Une salle remplie d'un public de tous âges. Maxime Le Forestier monte sur scène guitare à la main. S'installe. Les premiers mots sont à peine sortis de la bouche du chanteur que les spectateurs reprennent déjà en choeur Le temps ne fait rien à l'affaire.
Tout le monde est en terrain connu. Brassens, encore Brassens, toujours Brassens. A la cantonade, chacun propose un numéro qui correspond à l'une des 88 chansons répertoriées dans le grand cahier posé sur le pupitre devant Maxime Le Forestier. Chaque soir le programme est donc différent. Au printemps 2006, l'auteur de Mon frère mettra fin à cette seconde tournée Brassens, la première ayant commencé en 1996. Et il aura, ainsi, proposé au public l'intégrale de l'oeuvre du père du Gorille.

Entre Brassens et Le Forestier, c'est une histoire de plus de quarante ans, en trois couplets et refrains.
Premier couplet: l'apprentissage «D'abord, avant de l'écouter, je l'ai lu. J'avais 14 ans [en 1963], je venais d'acheter une guitare chez Beuscher. J'ai demandé à un type ce qu'il avait comme partitions et il m'a vendu du Brassens. Si on suit les chansons dans l'ordre, cela permet d'apprendre la guitare d'une façon logique. Dans Le Gorille, il y a deux accords, dans La Mauvaise Réputation, il y en a quatre, etc. Le texte est venu en appoint. Je sortais d'une école catholique assez dure et j'entrais au lycée Condorcet. Je dois à Brassens une bonne partie de ma liberté de penser. "Je dois à Brassens une bonne partie de ma liberté de penser."


Quand on vient de chez les curés et qu'on lit Le Mécréant écrit sur une musique de cantique, on prend conscience de l'importance du doute. Au lycée, j'étais plutôt littéraire. Du coup, je comprenais ses références mythologiques: Vénus, Cupidon, Jupiter. Son langage m'a tout de suite été familier. L'une des caractéristiques de son écriture est de mêler, avec une parfaite maîtrise, une langue française littéraire à l'argot. Exemple tout le temps cité: j'ai prêté ma voiture à ce con, il s'en fallut de peu qu'il me la rendît naze.»
Refrain: Tous les gens qui ont rencontré Brassens disent la même chose: «Sans lui ma vie aurait été différente.»
Deuxième couplet: la rencontre «Les années passent. J'écris des chansons, j'enregistre. Je suis engagé pour faire son lever de rideau à Bobino en 1972. Je le rencontre la veille du premier concert. J'étais extrêmement intimidé, il m'a serré la main, j'ai dit bonjour, et puis voilà. On a commencé à bavarder une dizaine de jours plus tard. Après, il m'a invite quelquefois à déjeuner chez lui. Il venait me voir avec Lino Ventura quand je passais à Paris. Il m'a aussi beaucoup invite dans les émissions de télé: deux ou trois Chancel [Le Grand Echiquier], un truc avec Marcel Amont, un autre chez Pierre Tchernia...On parlait de chansons, surtout de celles des autres, pas trop de sa propre boutique. Il racontait beaucoup de souvenirs de tournées.

En privé, il avait la dent assez dure sur les gens. Mais, en public, il n'a jamais dit du mal de quelqu'un. Je me souviens qu'à l'époque de la sortie du disque de Brel, Les Marquises, je lui avais demandé ce qu'il en pensait. Il m'a répondu: "Oh! des tripes, encore des tripes." Il gardait ça pour lui, d'autant qu'avec Brel ils s'aimaient beaucoup. Il m'a toujours dit qu'il pouvait être en colère contre quelqu'un, un jour dire quelque chose de dégueulasse sur lui et penser exactement le contraire trois semaines plus tard. C'est pour cette raison qu'il n'a jamais écrit ses Mémoires. Il ne voulait pas faire de mal. "Brassens était parfaitement conscient d'être une statue vivante"


Brassens était parfaitement conscient d'être une statue vivante, mais je ne sais pas si cela lui faisait plaisir. Comme beaucoup, il avait des relations ambivalentes avec le succès. Gibraltar [Pierre Onteniente, dit "Gibraltar", ami et secrétaire de Brassens] me racontait que, dans la voiture qui emmenait Georges à Bobino pour chanter, il parlait du public et disait "ces cons-là". Quand il rentrait chez lui, après le concert, il disait: "Mon public a du talent." Il déclarait ne pas aimer chanter ni monter sur scène. Je n'y crois pas une seconde. A partir de 1956, il pouvait vivre de ses rentes! Et il a continué.»
Refrain: Sur sa carte d'identité, à la case «Profession» il y a toujours eu: «Homme de lettres».
Troisième couplet: l'hommage «Un soir, à l'Olympia, au début des années 1990, Gibraltar vient dans ma loge avec un gros bouquin, Brassens. Poèmes et chansons (Seuil), dans lequel il y a tout ce que Georges aurait voulu voir publier. Il y avait des chansons que je ne connaissais pas, puisque je n'avais pas écouté les derniers albums, ceux de Jean Bertola, qui, après la mort de Brassens, a regroupé tous les textes, toutes les musiques, les a mis ensemble et les a enregistrés. Mais, pour moi, ces chansons n'ont jamais vraiment existé. Et puis là, je les retrouvais sur partitions.
Bien plus tard, je me suis dit qu'il serait bien d'en faire une version guitare. Je les travaille et je les montre aux gens de ma maison de disques, qui me disent: "OK, on sort l'album." Ils me demandent alors ce que je compte faire comme promo. J'ai répondu: "Pas de télé, c'est un album assez intime." Ils insistent gentiment. Me vient l'idée de prendre une petite salle à Paris. Ils sont d'accord. Je fais donc le Sentier des Halles, et ce fut le départ d'un truc que je n'ai pas contrôlé. Les propositions de dates sont arrivées. Elles étaient tellement nombreuses que cela aurait été indécent de refuser. Après, je suis parti pour l'étranger. La folie a continué [223 concerts dans 20 pays pendant dix-huit mois]. Les trois quarts du public n'étaient pas francophones. "J'ai rencontré deux Japonais parlant à peine le français, mais qui ont pour but dans leur vie de traduire tout Brassens chez eux."


J'ai découvert que les gens pouvaient écouter Brassens pour le son de la langue. J'ai aussi rencontré un gars en Hollande et un autre au Yémen qui apprenaient le français pour comprendre les subtilités des chansons. Ou deux Japonais parlant à peine le français, mais qui ont pour but dans leur vie de traduire tout Brassens chez eux. Je leur ai dit qu'ils allaient avoir du mal. Dans leur langue, dire non est déjà une grossièreté. Qu'est-ce qu'ils vont faire avec Mélanie [une chanson de salle de garde avec cierge bénit et trompes de Fallope]?
Je me suis longtemps demandé quel était le point commun entre tous ces gens qui viennent m'écouter chanter Brassens. Ce ne sont ni l'âge ni la classe sociale. Un jour, j'ai trouvé la réponse en me souvenant d'une réponse donnée par Georges à un journaliste qui voulait savoir s'il n'avait pas peur que le public ne comprenne pas ses textes. Il avait répondu: "Ils n'ont qu'à ouvrir un dictionnaire." Il me semble que les gens qui viennent sont ceux qui ont ouvert le dictionnaire. Ou qui l'ouvriront un jour.» Reprise de la tournée Soirée Brassens le 30 septembre 2005. Au Casino de Paris, du 30 novembre au 3 décembre 2005 .Disques: Le Cahier (Polydor); Le Cahier récré (Barclay); 12 nouvelles de Brassens (Barclay).




Vraiment, c'est un super témoignage !

On comprend vraiment bien, à travers ces mots, toute la Grandeur d'Âme de Georges Brassens !

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mer 23 Mar - 21:08


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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mer 23 Mar - 21:18



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Le grand Georges vu de l'étranger

Par Gilles Médioni, Cécile Thibaud, Alla Chevelkina et Vanja Luksic, publié le 04/10/2001 à 10:28


    • A l'occasion de l'exposition consacrée à Georges Brassens, à partir du 15 mars à la Cité de la Musique (Paris), L'Express ouvre ses archives. En 2001, alors que Brassens aurait eu 80 ans, quels regards portaient les chiliens, les anglais, les espagnols et les russes sur le chanteur du Gorille?



    • Au Chili, par Gilles Médioni
      Enflammé, enthousiaste, infatigable, Eduardo Peralta interprète Brassens depuis vingt ans: «C'est le plus grand troubadour du XXe siècle. J'aime l'entendre dans toutes les langues parce qu'il est universel.» Le Chili - où il s'est produit dans 50 villes - mais aussi le Pérou, Porto Rico, l'Argentine, l'Uruguay, Cuba... côtoient Brassens à travers lui. «L'Amérique latine, qui a connu l'Inquisition, les persécutions, les dictatures, rappelle-t-il, est prête pour la poésie, la tendresse et la philosophie anarchiste de Brassens.» La presse espagnole a salué «ses traductions personnelles et magnifiques». Certaines de ses adaptations ont même été reprises par d'autres chanteurs hispanisants conquis par Brassens, l'Espagnol Joaquin Carbonell, les Argentins Te Porto mal.
      Parce que Brassens aurait eu 80 ans ce mois-ci, Peralta entreprend une série de 80 concerts, chaque lundi à partir d'octobre, au Libro Cafe, à Santiago: «Il faut d'autant plus l'écouter aujourd'hui que le monde retourne au Moyen Age.»

    • Au Royaume-Uni, par Gilles Médioni
      Chanteuse de jazz, Maxine Green a découvert Brassens grâce à des amis français: «La musicalité de la langue m'a emballée.» Maxine fait alors traduire les chansons du poète, les apprend phonétiquement et les inscrit au répertoire de son groupe de jazz. Lors d'un concert donné dans une cathédrale, elle rencontre Ted Neather, docteur ès lettres et recteur de l'Académie de Cambridge. «Georges Brassens est l'amour de sa vie», dit-elle. Ensemble, ils créent le Projet Brassens, à la fois pédagogique et musical. Linguistes et universitaires élaborent avec Ted Neather des programmes éducatifs pour les étudiants en français; certains textes sont même inscrits à l'épreuve du bac. Dans le même temps naît le Projet Brassens Quartet, un groupe mené par Maxine Green qui se produit dans les collèges, les centres culturels, les parcs, les villages, les hôpitaux.
      «Il n'était pas question, au départ, de le chanter autrement qu'en français, de trahir le rythme des mots, les images, les doubles sens, explique- t-elle. Mais, aujourd'hui, le public réclame des adaptations, y compris en France. On a cédé.»

    • En Espagne, par Cécile Thibaud
      Dès la fin des années 50, on rapporte «les Brassens» de France comme un trésor, et le premier disque pressé en Espagne date de 1967. «Dans un pays fermé, le français était notre langue d'évasion», se souvient Raimon, 61 ans aujourd'hui, l'un des plus célèbres «cantautores» de Barcelone. D'autant que Brassens rêvait «que, sur un air de fandango, on congédie le vieux Franco» (Le Roi des cons, 1972). Dans les cercles progressistes, on jubile en chantant Le Gorille, mais sa célébrité ne passe pas les milieux francophiles.
      C'est en catalan que Brassens va s'ouvrir à un public plus large. «Pour nous, il est lié à la génération de la nouvelle chanson catalane, rebelle au franquisme, explique le journaliste musical José Ramon Pardo. Dans les années 60, traduire et chanter Brassens en catalan était un acte doublement politique.»
      Joaquin Cardonell, Miquel Pujado ou Ramon Chao (le père de Manu) ont traduit Brassens. Mais le nom du chanteur reste irrémédiablement associé à Paco Ibañez, son ami et interprète le plus fidèle: «C'est en écoutant pour la première fois Pauvre Martin que je suis entré en chanson, comme d'autres entrent dans les ordres», raconte-t-il. Paco se souvient encore d'un concert à Madrid, en 1969: le public, encadré par des bataillons de sécurité, avait entonné La Mala Reputacion (La Mauvaise Réputation), «sa chanson la plus populaire en Espagne».
      «Son influence ne s'arrête pas à ceux qui l'ont chanté, souligne José Ramon Pardo: Mediterraneo, de Joan Manuel Serrat, renvoie à La Supplique pour être enterré à la plage de Sète. Et Manuel rappelle Pauvre Martin.» Même la movida lui paiera son tribut: le rocker Loquillo a donné sa propre version de La Mala Reputacion.

    • En Russie, par Alla Chevelkina
      Depuis dix ans, Alexandre Avanassov, collaborateur de La Voix de la Russie, anime le choeur Georges-Brassens, à Moscou, qui rassemble, deux fois par semaine, 60 francophones de 16 à 27 ans. Avanassov a découvert Brassens dans les années 70 et le chante en russe, seul ou accompagné du Trio Bobino. Les premiers amateurs de Brassens datent de l'époque du Rideau de fer: «Il incarnait la liberté de parole et soulignait qu'il était vain de mourir pour des idées. Nous pensions, nous aussi, que le rêve soviétique n'était pas digne d'un trépas», témoigne Avanassov.
      «Il y a eu autour de Brassens toute une vie, musicale, poétique, génératrice d'idées..» se rappelle Sergueï Bountman, rédacteur en chef adjoint de la radio L'Echo de Moscou. En tête Le Roi des cons. «Lorsque j'étais étudiant à l'Institut des langues étrangères, c'était déjà notre hymne, remarque Bountman. Ça l'est resté.» Pour lui, aucun grand chanteur russe ne peut s'apparenter à Brassens, ni Boulat Okoudjava, ni Vladimir Vissotski, ni Alexandre Galitch. Et il ajoute: «La Russie change, mais pas toujours comme nous le souhaiterions. C'est parce que nous sommes déterminés à décider par nous-mêmes de son évolution que Brassens nous aide.»

    • En Italie, par Vanja Luksic
      Dès les années 70, Gino Paoli ou Gigliola Cinquetti inscrivent Brassens à leur répertoire. Pour le «cantautore» génois Fabrizio De André, Brassens était «un maître et un mythe». Ses adaptations de Mourir pour des idées (Morire per delle idee) ou Les Passantes (Le Passanti) ont été fredonnées par toute une génération d'Italiens. Si les intellectuels de gauche de plus de 50 ans saluent la dimension littéraire du poète, le grand public, lui, connaît ses chansons, mais pas son nom.
      «Dans les années 50 et 60, il y avait très peu de chanteurs à textes, explique le critique musical Gino Castaldo. L'influence de Brassens et celle de Brel sur la chanson italienne a donc été prépondérante.» En particulier à Gênes et à Milan, berceaux de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes. C'est pourquoi les chansons de Brassens ont été traduites aussi en dialecte lombard. Notamment par Nanni Svampa, qui présentera dans les prochaines semaines, à Milan, un spectacle consacré au poète. L'Italie vibre toujours pour lui. D'ailleurs, Brassens, dont la mère était napolitaine, a gratté ses premières notes sur... une mandoline.





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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Lun 4 Avr - 14:35




Citation :
Gestion : UFG-LFP mécène de l'exposition " Brassens ou la liberté "

Aujourd'hui à 10h23

(Boursier.com) -- UFG-LFP a souhaité s'associer à l'hommage rendu à ce monument de la culture musicale française et soutient l'exposition " Brassens ou la liberté " organisée à la Cité de la Musique, du 15 mars au 21 aout 2011.
Cette exposition propose une double approche : pédagogique et ludique. Elle retrace le parcours, la personnalité de Georges Brassens, en juxtaposant l'homme d'écriture et l'homme de scène, l'intime et le public.

Xavier Lépine et Alain Wicker reviennent sur les raisons de ce soutien. " Notre action en faveur de la promotion du 9e art, comme on l'appelle aujourd'hui, vise à éveiller ceux qui n'en ont pas encore découvert la dimension, en particulier les nouvelles générations, et à élargir le champ du bonheur de ceux qui le connaissent déjà.

Brassens aurait probablement dit en parlant de lui-même " que le succès ne fait rien à l'affaire ".
Il a côtoyé des géants de la chanson française dont le talent n'avait pas à rougir face au sien.
Mais fabuliste des temps modernes, Brassens est probablement celui qui, dans son oeuvre a exploré le plus largement les thèmes éternels de l'humanité.
En mettant en musique les poètes, il a aussi ouvert à chacun une porte, aisée à franchir, de l'intérêt pour la littérature française et constitue, par la même, un remarquable ambassadeur de la francophonie.

" Quand la Chine s'éveillera à Brassens, l'usage de la langue française progressera dans le monde !
Voila très succinctement pourquoi nous n'avons pas hésité à soutenir cette exposition Brassens, événement majeur que nous sommes reconnaissants à la Cité de la Musique, de proposer ainsi à tous. "

L.V. - ©2011 www.boursier.com


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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mer 6 Avr - 16:56



Citation :

Édition du mercredi 6 avril 2011

Sète, Le bateau de Brassens remis à l'eau

DR

Publié à 12 h 02 - C'est dans le cadre de l'année Brassens que son bateau, le Sauve-qui-peut, récemment restauré, a été mis à l'eau mardi soir à Sète.

Construit en 1954 par le charpentier de marine Aversa, ce petit bateau de 5m70 que Georges Brassens utilisait pour aller à la pêche sur l'étang, ou pour aller se baigner au phare de Rouquerols. L'embarcation a été restaurée par l'association Voile Latine, grâce à une subvention accordée par la Banque Populaire.

Plus d'informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.



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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mer 6 Avr - 17:00



Citation :
Le regard de Georges Brassens

Diffusion : 9 avril 2011 sur France 3 à 15h25
Une coproduction France Télévisions/Comic Strip Production/Ina /Serge Cazzani/ Frakas Productions/RTBF
Avec la participation de la RTS - Radio Télévision Suisse
D’après les images filmées par Georges Brassens
Un film de Sandrine Dumarais


Au tout début de sa carrière, avec l’un de ses premiers salaires, Georges Brassens s’offre une caméra 16mm. Il filme ses parents, ses amis, ses amours : un univers et des êtres qui sont restés dans l’ombre de son succès et qui lui ont inspirés certaines de ses plus grandes chansons. De l’Auvergnat à la fameuse Jeanne, en passant par « les copains d’abord » et la femme de sa vie, Pupchen, celle pour qui il a composé la fameuse « Non demande en mariage »… autant de personnages, qui jusqu’à présent n’existaient que dans ses chansons et qui vont enfin prendre corps dans les images filmées par Brassens lui-même. On connaît tous Georges Brassens, le chanteur, l’homme à la pipe et à la guitare, ses refrains, ses mots, sa voix…mais qui connaît l’homme ? Cet être pudique qui se dissimule derrière ses chansons. Les films amateurs qu’il a tournés dans les années 50 soulignent ainsi, de manière extraordinaire, les liens entre sa vie et son œuvre. Pendant près de 10 ans, il engrange des films qu’il assemble, annote, archive. Un petit trésor, un concentré de vie, qui nous rapproche encore un peu plus de cet homme mystérieux. Ces archives personnelles, conservées par sa famille, témoignent d’un entre deux dans la vie de Brassens : entre un début de reconnaissance et un succès qui va vite le dépasser.

>>> La bande-annonce :







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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Dim 10 Avr - 17:30



Citation :
Le libertaire de la chanson
le 10/04/2011 à 00:00



Le libertaire de la chanson

Les copains d’abord, l’Auvergnat, les sabots d’Hélène, les amoureux des bancs publics, le gorille… Autant de petits bijoux qui dessinent un portrait tout à la fois acerbe et tendre de nos contemporains. Sur des arrangements simples, Georges Brassens chante des textes poétiques. C’est là son style, unique. L’homme a vécu pour la littérature, lisant et relisant Villon, Victor Hugo, Apollinaire ou Paul Fort. Celui que l’on disait piètre musicien était pourtant admiré des plus grands jazzmen. Clémentine Deroudille raconte dans son livre le modeste « faiseur de chansons ».
Dans un autre livre (notre photo) Joann Sfar publie toutes les chansons écrites et enregistrées par Brassens, illustrées avec humour et sagacité.

« Brassens », Joann Sfar, Gallimard, 304 pages, 25 €; « LE LIBERTAIRE DE LA CHANSON », C. Deroudille, Gallimard, 128 pages, 13,20 €


le 10/04/2011 à 00:00

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"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Dim 10 Avr - 17:37




Citation :
Un autre visage de Brassens

Publié le dimanche 10 avril 2011 à 11H00



Il est mort en 1981 dans l'Hérault et personne ne l'a oublié. D'ailleurs, tout le monde connaît, au moins, un de ses refrains. Georges Brassens, protégé par sa pudeur, son souci de discrétion, reste pourtant une énigme. Dans l'album Brassens ou la liberté, publié par Dargaud, et l'exposition, portant le même nom, présenté à la Cité de la Musique, Clémentine Deroudille, petite-fille du photographe Robert Doisneau, et le dessinateur Sfar, proposent leurs regards très personnels sur le poète.
Cette somme est impressionnante. Dessins, textes inédits, photos rares, manuscrits de Brassens, racontent ainsi l'homme d'une façon intime et attachante. Il défend ainsi l'école buissonnière en janvier 1946 dans des pages retrouvées en juin 2010.
Des écrits intimes
Plusieurs fois dans des entretiens, Brassens avait évoqué son cahier de notes. Celui-ci est reproduit ici pour délivrer les pensées d'un homme : « A mort les partisans de la peine de mort » écrit-il dans sa verve anarchiste, contestataire et provocatrice. En octobre 1970, il observe : « Avant de me dire immortel, attendez-donc que je sois mort ».
Des bouts de phrases, des mots accolés les uns aux autres forment ainsi la genèse de son œuvre. Sfar accompagne cette promenade par de grands dessins colorés, d'autres plus petits, pleins de tendresse. L'imaginaire y a toute sa place. En page 30, sa naissance le 22 octobre 1921 à Sète est évoquée. Un bébé est allongé près de chats et d'instruments de musique. Un bateau de pêche et des mouettes complètent ce décor. Toute sa vie, il reste arrimé à ce port où il repose à jamais non loin de la plage.
Brassens ou la liberté, 336 pages, Edition Dargaud, scénario Clémentine Deroudille et Sfar et dessin Sfar. Exposition à la Cité de la Musique à Paris jusqu'au 21 août.

Publié le dimanche 10 avril 2011 à 11H00


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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Ven 22 Avr - 15:30




Citation :


Sète Georges Granier : le cousin de Brassens


Propos recueillis par MARC CAILLAUD - 22/04/2011, 06 h 00


Un air de famille qui ne trompe pas chez l’unique cousin germain de Jo... (Photo V. ANDORRA)

Quels sont vos premiers souvenirs avec Georges Brassens ?


Je suis né le 23 mars 1928 à la Consigne (NDLR : devenue la promenade Marty) où mes parents tenaient une épicerie.
Ma mère, Louise, était née en 1898, onze ans après sa grande sœur, la maman de Georges, Elvira, qui se faisait appeler Albine.
Comme mon père, Louis, avait des soucis de santé, je venais passer l’été chez mon cousin Jo, qui est aussi mon parrain.
Il avait sept ans de plus que moi. On allait jouer dans le grand jardin qui était derrière.
Il m’emmenait sur le cadre de son vélo à la plage du Kursaal, à la Tourrette, ou à l’étang, au fort des Crans…

Vous habitez toujours dans sa maison natale. Depuis quand ?

La Consigne avait été bombardée en 1944. Nous sommes venus habiter au rez-de-chaussée de leur maison, c’était alors le 54, rue de l’Hospice.
Les Brassens avaient d’abord habité au premier étage, où Jo est né, avant d’occuper le deuxième.
C’est son père, Louis, qui l’avait édifié.
C’est là que je suis venu m’installer avec ma deuxième épouse, Maryse, au milieu des années 60.
Je vois encore Louis en train de faire ses comptes et Jo tapoter sur les meubles en fredonnant…

Vous êtes-vous perdus de vue quand il est parti à Paris fin 1939 après la fameuse affaire des bijoux ?
Je tiens d’abord à dire haut et fort que Jo n’a jamais rien volé.
Il avait seulement emprunté deux bagues à sa sœur Simone et il a laissé courir le bruit.
Il ne voulait pas passer pour un dégonflé aux yeux de ses copains.
Quand il est devenu une vedette, il n’a pas changé. Je suis allé faire des travaux dans sa maison de Crespières, dans les Yvelines.
Et il m’avait demandé de lui trouver un appartement sur le quai de la Bordigue (5, quai Merle), d’où, enfant, il prenait le bateau pour Mèze quand sa mère l’emmenait voir les parents de son premier mari, à Bouzigues.
Et pendant 35 ans, je me suis occupé de son 3e bateau, le Gyss.

Il vous invitait à ses concerts ?
Bien sûr. Quand il était en tournée dans le Sud, on le suivait, avec Eric Battista et parfois Henry Delpont, de Marseille à Carcassonne.
Un jour, alors qu’il jouait le soir à Montpellier, je m’étais coupé le doigt. Le docteur voulait reporter le rendez-vous mais quand je lui ai dit que j’étais le cousin de Brassens, il m’a aussitôt soigné !

Est-il venu vous voir dans sa maison natale ?
Nous l’avions invite à déjeuner au début des années 70. Ma femme, Maryse, avait fait des cannellonis, comme sa mère. En entrée, il avait tellement apprécié le saucisson Suchel qu’il m’a demandé de lui en apporter à Paris.
J’en ai acheté 50, avec une rosette, que j’ai mis dans une valise. Quand je suis monté les lui amener, il prenait l’apéro avec Raymond Devos. Quel bon moment on a passé !




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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Ven 22 Avr - 16:36

ressemblance comme 2 goutes d'eau avec le cousin Georges.

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Sam 23 Avr - 16:10

http://www.cyberpresse.ca/arts/201104/22/01-4392615-pierre-richard-hommage-a-la-memoire.php

Citation :

Publié le 23 avril 2011 à 09h05 | Mis à jour à 09h05

Pierre Richard: hommage à la mémoire



À 76 ans, l'acteur et humoriste français Pierre Richard fuit la tristesse et si elle le poursuit, il la combat par le rire.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Éric Clément
La Presse
L'acteur et humoriste français Pierre Richard est de retour sur les planches au Québec après quatre ans d'absence : il vient présenter son dernier spectacle, Franchise postale, dans lequel il célèbre son passé et ses amis avec humour et émotion.

Il a beau avoir les tempes grises, Pierre Richard, avec ses yeux rieurs et sa bonne humeur légendaire, demeure toujours le Grand blond avec une chaussure noire. Près de 40 ans après la sortie du film d'Yves Robert où il jouait un violoniste fantasque pris dans un imbroglio de services secrets, l'image lui colle toujours à la peau.

«Des gens me demandent encore où est ma chaussure noire!» dit-il en entrevue, peu après son arrivée à Montréal, mercredi.

Pierre Richard aime le Québec. S'il y est passé en 2004 pour Détournement de mémoire puis en 2007 pour Pierre&Fils, il est venu plusieurs fois depuis avec sa conjointe visiter des amis ou pêcher la truite dans la région de Gatineau et l'omble chevalier avec les Inuits.

Cette fois-ci, il présente Franchise postale, deux fois à Montréal, une fois à Québec. La comédie est un peu la suite de Détournement de mémoire. Il y est question encore de souvenirs, cette fois-ci par l'intermédiaire de lettres.

«J'ai toujours reçu beaucoup de lettres d'admirateurs, alors c'est devenu le fil conducteur de Franchise postale, dit-il. On n'a pas pris les vraies lettres car elles ne sont pas aussi drôles que celles qu'on a créées avec Christophe Duthuron. Mais j'en ai parfois reçu des drôles, comme la fois où on m'invitait pour un anniversaire en m'indiquant le trajet en autobus et juste pour le dessert!»

Hommage à Brassens

Dans sa comédie, il revient sur son passé, aborde Mai 68, sa première audition à un cours de théâtre, sa rencontre avec le mime Marceau et d'autres «gens extraordinaires».

Il rend hommage à Georges Brassens, le personnage qui l'a le plus impressionné. Avec son compère Victor Lanoux, il a fait la première du poète à Bobino dans les années 70.

«Il m'impressionnait par sa simplicité, son talent et son intelligence, dit-il. À l'époque, je me levais le matin en me demandant pourquoi j'étais si heureux. Mais ce soir, je vois Brassens, je me disais! Il irradiait.»

Pierre Richard raconte que, n'eût été cette rencontre avec Brassens, sa carrière aurait pu être tout autre car en même temps, le chorégraphe Maurice Béjart l'avait auditionné pour devenir danseur! «Heureusement que j'ai eu Brassens car aujourd'hui, je ne danserais pas beaucoup!» lâche-t-il dans un grand rire.

Pierre Richard est accompagné sur scène par un de ses fils, Olivier, qui joue du saxo et le rôle «du petit nuage de tristesse que je dois chasser».

À 76 ans, Pierre Richard fuit la tristesse et si elle le poursuit, la combat par le rire. À l'automne sortira un film en France, Et si on vivait tous ensemble? de Stéphane Robelin, dans lequel cinq amis (lui, Jane Fonda, Géraldine Chaplin, Claude Rich et Guy Bedos) qui n'ont aucune envie de finir leurs jours dans une maison de retraite décident de vivre ensemble.

«Et ce n'est pas facile, dit Pierre Richard. Dans ce film, il y a, à la fois, de l'humour et de l'émotion. C'est pathétiquement drôle!»

Pathétiquement drôle convient à la nature de Pierre Richard, qui est à l'humour ce que la poésie est à la littérature. Un jeu fin et tendre, fragile et ténu comme la délicatesse de ses textes. «Dans Le Distrait, j'étais un personnage décalé et c'est vrai, rempli de poésie.»

Comme tous les humoristes, il confie qu'il est plus aisé de faire pleurer à 7 h 30 que de faire rire. Mais il n'est pas prêt à jouer des classiques de la dramaturgie. «Shakespeare peut-être, mais Corneille ou Racine, ce serait plus difficile, dit-il. Je suis un peu vieux pour jouer Le Cid! Ou Le retour du Cid! Le Cid 4

Vin et humour

En attendant, il poursuit son chemin tout en se consacrant à améliorer son Château Bel Évêque, un vin de Corbières qu'il produit sur 20 hectares dans la région de Narbonne depuis 27 ans.

«Il y a quelques jours, on a fait l'assemblage, dit-il. J'en vends en Europe, mais pas au Québec.»

Le vin et l'humour, une association naturelle pour un homme attaché au travail soigné et au respect de la vie et de la mémoire.

«On exagère un peu le souvenir dans Franchise postale, mais c'est toujours pour la bonne cause, dit-il. Notre objectif, dont je ne me lasse pas, c'est de faire rire. J'aime faire alterner le rire et l'émotion, surtout quand on ne le voit pas venir! Je ne veux pas me complaire dans la nostalgie. La leçon du spectacle, c'est une leçon pour la vie.»

Franchise postale, avec Pierre Richard, les 28 et 29 avril, salle Maisonneuve de la Place des Arts.


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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Mar 10 Mai - 16:52

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Internet/Le-championnat-du-monde-des-Brassens-sur-Dailymotion-_NG_-2011-05-10-614286


Citation :

Actualité > Internet 10/5/11 - 15 H 32 mis à jour le 10/5/11 - 15 H 32

Le championnat du monde des Brassens sur Dailymotion

Brassens est à l'honneur à la Cité de la musique mais aussi sur la plate-forme vidéo Dailymotion qui propose un concours de chansons et de moustaches aux amateurs du Sétois.
Capture d’écran de la page d’accueil du championnat du monde des Brassens sur Dailymotion.

(DR )(DR )
Capture d’écran de la page d’accueil du championnat du monde des Brassens sur Dailymotion.

Avec cet article

Nathalie Stutzmann en concert


Nathalie Stutzmann, tout pour la musique


Brassens, le chanteur cinéaste


Fela Kuti, la "tornade musicale", revient au Nigeria

À vos moustaches et à vos reprises ! L’exposition « Brassens ou la liberté », qui fait depuis mars les beaux jours de la Cité de la musique, à Paris, propose un concours de chansons qui s’adresse aux amateurs « de tout poil » de l’auteur du Gorille.
Le principe de ce « championnat du monde des Brassens » : se filmer – avec une webcam ou toute autre caméra numérique  – en train d’interpréter un air du répertoire de Georges Brassens, et poster le résultat sur le site prévu à cet effet, hébergé par Dailymotion. Deux contraintes : respecter les paroles de ladite chanson, et plus encore, se doter d’une moustache (obligatoire).
Imaginée par Joan Sfar, commissaire de l’exposition, afin d’apporter une dimension participative du public, l’initiative a fait naître, en deux mois, plus de 370 vidéos. Dans le lot, des interprétations sages ou excentriques, rock, enfantines ou chorales, où l’on confond parfois bacchantes et balais brosses…
« Des trésors d’interprétation »


Aucune importance, on vient ici pour s’amuser, et le tout témoigne autant de la popularité intacte du chanteur trente ans après sa mort que du bonheur de chanter.
« Certains tubes reviennent souvent, bien sûr, mais on puise aussi des trésors d’interprétation sur des chansons rares », remarque Charles d’Hérouville, chargé à la Cité de la musique de la maintenance du site. Ici une interprétation à la poétique pantomime d’Histoire de faussaire ; là une version à plusieurs à plusieurs de La Complainte des filles de joie ; là encore le texte de Saturne bien mis en valeur…
Chaque mois, les dix vidéos qui ont reçu le plus de suffrages sont intégrées à l’exposition via une borne multimédia dédiée à l’opération, et leur auteur reçoit un petit cadeau : le catalogue ou un CD. On peut participer jusqu’au 25 juillet… ou s’amuser en votant à tout moment.



JEAN-YVES DANA

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MessageSujet: Re: Exposition Georges Brassens à la Cité de la Musique.   Lun 16 Mai - 18:46

http://www.cyberpresse.ca/voyage/destinations/europe/france/201105/13/01-4399171-paris-le-vrai-visage-de-georges-brassens.php

Citation :
Publié le 15 mai 2011 à 13h00 | Mis à jour le 15 mai 2011 à 13h00

Paris: le vrai visage de Georges Brassens



Georges Brassens, près de Kahnawake, au Québec, en 1961. Photo: tirée de l'exposition.

Après avoir fait de Serge Gainsbourg le sujet d'un film aux limites du surréalisme, le bédéiste français Joann Sfar (Le chat du rabbin, Donjon) se penche sur le cas d'une autre légende de la chanson française: Georges Brassens. L'exposition Brassens ou la liberté est à l'affiche de la Cité de la musique de Paris jusqu'au 21 août.

Si Gainsbourg, vie héroïque contribuait plutôt à alimenter le mythe autour du chanteur-séducteur, Brassens ou la liberté tente de redonner son vrai visage à Georges Brassens, un homme qui n'aimait pas beaucoup se révéler, autrement qu'en chansons, et dont l'image reste assez floue 30 ans après sa mort.

L'exposition, conçue par Sfar et Clémentine Deroudille, divise la vie de Brassens en cinq temps, de l'apprentissage de la liberté à la consécration.

De magnifiques dessins de Sfar ponctuent l'exposition, dans lesquels il exprime en couleur et parfois même en bédé - avec son talent unique -, sa vision un peu irrévérencieuse, drôle, mais toujours sympathique de l'artiste.

Dans les salles, on déambule aussi devant des photos, des manuscrits et des petits films. Çà et là, de vieux téléphones (avec écouteurs, comme on en trouvait auparavant partout en France) permettent d'entendre des extraits d'entrevues de Brassens données tout au long de sa carrière. Il y parle de son amour de l'anarchie, de son aversion pour la religion, de poésie, d'antimilitarisme, de son goût pour la métaphore, de ses rencontres. Partout, enfin, on entend ses chansons. Au grand plaisir des visiteurs, très nombreux la fin de semaine, dont plusieurs fredonnent des chansons apprises par coeur. À l'évidence, beaucoup d'inconditionnels de Brassens vivent à la Cité de la musique un moment chargé d'enthousiasme et d'émotion.

Un grand timide


Alors, que comprend-on de Brassens dans cette expo? D'abord, comme l'écrit la conservatrice Clémentine Deroudille, qu'il est «un grand timide, mal à l'aise sur scène, un libertaire qui choisira une vie individuelle plutôt que les combats collectifs, sans renier ses convictions, une force tranquille, inébranlable dans le tourbillon du succès, qui n'a jamais suivi que sa petite musique intérieure».

Un être d'exception, donc, qui a vécu une grande partie des années 50, sans égard à sa popularité grandissante, dans une minuscule bicoque de l'impasse Florimont, à Paris, en compagnie d'un couple formé de Jeanne et Marcel, de même qu'un paquet d'animaux, dont un corbeau, une buse, un chien et des chats, encore des chats. Avec la notoriété viendra l'argent, qui permettra à Brassens de faire installer l'eau et l'électricité dans son repaire. Il ne quittera cette arche de Noé, où il a écrit la plupart de ses chansons, que par la contrainte, après le remariage de Jeanne.

Brassens n'aimait pas trop non plus monter sur scène. Il testait toujours ses chansons chez Bobino. Là, par habitude, il se sentait un peu chez lui. Brassens a bien sûr fait quelques tournées, surtout par égard pour ceux qui les organisaient, mais après avoir parcouru les routes de France pour les festivals du disque de l'impresario Jacques Canetti, y avoir parfois conspué un public trop peu attentif, et refusé systématiquement de saluer au moment de sortir de scène, Brassens se sera toujours contenté du minimum.

Comme le montre une photo prise près de Kahnawake, Brassens est quand même venu au Québec en 1961. Un voyage pendant lequel il a rendu hommage à Félix Leclerc, le premier à «déchirer la fleur bleue de la chanson. À chanter vrai. Après (lui), j'ai pu démarrer .»

L'exposition se termine au sous-sol de la Cité de la musique. Là, on peut voir tout le concert, à ce jour inédit, qu'il a donné à Bobino en 1969. On peut aussi écouter sur trois ordinateurs des dizaines de versions des chansons de Brassens reprises dans une vingtaine de langues. Parmi elles, Les amoureux des bancs publics en japonais par Fubuki Koshiji, Les copains d'abord chantée en français par le Golden Gate Quartet, La non-demande en mariage en italien par Nanni Svampa ou Mourir pour des idées en russe par Alexandre Avanessov.
Simon Chabot
La Presse

Brassens ou la liberté, à la Cité de la musique de Paris, jusqu'au 21 août.

Entrée: 8 euros.

Infos: www.cite-musique.fr

Le catalogue de l'exposition, publié par Dargaud, est une incroyable mine de renseignements sur Brassens... et on y retrouve aussi les centaines de dessins faits par Joann Sfar pour l'exposition. Il est vendu 39 euros.



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