Les Discutailleurs fans de musique...

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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Léo Ferré

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Gilou
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MessageSujet: Léo Ferré   Sam 12 Avr - 6:40

http://www.youtube.com/watch?v=jqcWh4EVYzM


Léo Ferré

Cette blessure



Cette blessure
Où meurt la mer comme un chagrin de chair
Où va la vie germer dans le désert
Qui fait de sang la blancheur des berceaux
Qui se referme au marbre du tombeau
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Où va ma lèvre à l'aube de l'amour
Où bat ta fièvre un peu comme un tambour
D'où part ta vigne en y pressant des doigts
D'où vient le cri le même chaque fois
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qui se referme à l'orée de l'ennui
Comme une cicatrice de la nuit
Et qui n'en finit pas de se rouvrir
Sous des larmes qu'affile le désir

Cette blessure
Comme un soleil sur la mélancolie
Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit
Comme un parfum qui traîne à la marée
Comme un sourire sur ma destinée
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Drapée de soie sous son triangle noir
Où vont des géomètres de hasard
Bâtir de rien des chagrins assistés
En y creusant parfois pour le péché
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qu'on voudrait coudre au milieu du désir
Comme une couture sur le plaisir
Qu'on voudrait voir se fermer à jamais
Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs

_________________
"Dieu est autorisé à me dire « tu dois »."



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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Sam 12 Avr - 12:11

Il n'aurait fallu
by Léo Ferré
Album: Les chansons d'Aragon chantées par Léo Ferré

Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalité
A l'immense été
Des choses humaines

Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d'air

Rien qu'un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins une rosée
Contre mon épaule

Un front qui s'appuie
A moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m'a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers

Un tendre jardin
Dans l'herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon cœur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l'ombre douce

Il n'aurait fallu
Qu'un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne
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claudia

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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Mar 22 Avr - 16:45

http://www.youtube.com/watch?v=x0rMSHdi5Jw

C'est extra


Une robe de cuir comme un fuseau
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais
C'est extra
Un moody blues qui chante la nuit
Comme un satin de blanc d'marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Des cheveux qui tombent comme le soir
Et d'la musique en bas des reins
Ce jazz qui d'jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C'est extra
Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Ces bas qui tiennent hauts perchés
Comme les cordes d'un violon
Et cette chair que vient troubler
L'archet qui coule ma chanson
C'est extra
Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu'on attend plus

C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra

Une robe de cuir comme un oubli
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matin gris
Une fille qui tangue et qui se tait
C'est extra
Les moody blues qui s'en balancent
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir

C'est extra
C'est extra
C'est extra
C'est extra

_________________
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 27 Avr - 2:16

Léo Ferré


Poète et musicien, Ferré a mêlé le lyrisme à l'argot, l'amour à l'anarchie. Il occupe une place centrale dans le monde de la chanson française et est sans doute une des références absolues dans ce domaine.


Léo Ferré est né le 24 août 1916 dans la Principauté de Monaco d'un père employé de la Société des Bains de Mer, Joseph, et d'une mère Marie, qui possède un atelier de couture. Il a une grande soeur, Lucienne, de trois ans son aînée. A l'âge de neuf ans, il est envoyé comme pensionnaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes du collège Saint-Charles de Bordighera en Italie. Léo supporte mal la discipline rigoriste de cet internat français. Il commence à prendre en horreur les Frères qui lui dispensent leur enseignement. Malgré la présence d'un camarade avec lequel il découvre la musique et la poésie, il ressent une grande solitude. Il en veut à son père de l'avoir envoyé si loin de sa famille. En 1934, il passe le baccalauréat à Rome avec succès. Son père refusant de lui laisser faire le conservatoire de musique, il l'oblige à donner des cours de français au collège de Borghera.

A l'automne 35, il monte à Paris pour suivre des études de droit qui aboutiront en 39 à l'obtention du diplôme de Sciences Politiques. Puis il fait son service militaire avant d'être démobilisé en 40. De retour à Monaco, il occupe un poste de distributeur de bons de ravitaillement aux hôteliers. Entre temps, il se marie en octobre 43 avec Odette. Il entre ensuite à Radio Monte-Carlo où il est tout à la fois, suivant l'occasion, speaker, bruiteur ou pianiste. Il commence à composer des poèmes, chante dans des cabarets, découvre Charles Trenet et rencontre même Edith Piaf qui lui conseille de se produire à Paris.

A la libération, il se produit au Boeuf sur le toit, cabaret parisien où il partage l'affiche avec les Frères Jacques et le tandem Roche-Aznavour. Il gagne assez mal sa vie mais fait enfin ce qu'il aime.

En 1947, débarquant d'une tournée catastrophique en Martinique, il travaille avec Francis Claude au Milord l'Arsouille, cabaret de la capitale et crée "l'Ile Saint-Louis" ou "A Saint-Germain-des-Prés". C'est l'époque de ses grandes amitiés : Jean-Roger Caussimon, Juliette Gréco ou Renée Lebas qui la première chantera une de ses chansons "Elle tourne... la terre".

Mais la vie courante est difficile et Odette sa femme, ne peut plus supporter les incertitudes de "la Vie d'artiste", célèbre chanson de Léo Ferre. Ils divorcent en décembre 1950.



Ferré le libertaire

Après s'être tenu longtemps à l'écart des événements politiques, y compris au moment du Front Populaire, Léo Ferré fréquente de plus en plus les milieux libertaires (à la fin des années 40, il avait accepté de participer aux galas de la Fédération Anarchiste), mais fait un détour rapide par le Parti Communiste Français, qu'il considérera toute sa vie comme un parti de référence.

Puis dans un café parisien, il rencontre sa deuxième compagne Madeleine, femme de tête qui prend en charge le destin de l'artiste. D'ailleurs cette année-là, il écrit un opéra, "la Vie d'Artiste", qui révèle un véritable talent de compositeur. Quatre ans plus tard, il récidive avec un oratorio sur la "Chanson du mal-aimé" de Guillaume Apollinaire, qu'il crée à l'Opéra de Monte-Carlo.

En 1953, Léo Ferré chante en vedette américaine de Joséphine Baker, à l'Olympia. Il signe aussi avec la maison de disques Odéon pour qui il enregistre "Paris Canaille" créée l'année précédente par Catherine Sauvage. Il s'installe avec Madeleine et sa fille (qu'elle a eu d'un précédent mariage et que Ferré considère comme sa propre enfant) sur le boulevard Pershing à Paris. Malgré le peu d'argent dont ils disposent, l'appartement est toujours ouvert aux amis : Catherine Sauvage et le comédien Pierre Brasseur, les Frères Jacques et d'autres.

Avec le succès de "Paris Canaille", il peut s'acheter une maison à la campagne. En mars 55, il fait son premier Olympia en tant que vedette. Il y chante "l'Homme", "Monsieur William", "Graine d'Ananar", etc.

A la fin de cette année-là, il enregistre aussi huit nouvelles chansons dont "Pauvre Ruteboeuf"et le "Guinche". Il s'accompagne seul au piano et même à l'orgue. On y trouve aussi "l'Amour", chanson qui plaît énormément au poète surréaliste André Breton. De là, naît une belle amitié qui se termine malheureusement le jour où Ferré présente au vieil homme "Poètes... vos papiers" en 56. Ce recueil de soixante-dix-sept poèmes rassemble aussi des chansons qu'il a déjà chantées et des textes dans lesquels tout au long de sa vie, il ira puiser. Cette véritable profession de foi du poète est aussi une prise de position contre l'écriture automatique des Surréalistes. André Breton, mécontent, conteste cette vision de la poésie et refuse finalement d'écrire la préface. Les ponts sont rompus et la fâcherie dure jusqu'en 1966, date de la mort de Breton.

L'année 56 est aussi marquée par l'écriture de la "Nuit", ballet avec textes et chansons destiné au chorégraphe Roland Petit et à sa compagnie : l'accueil des critiques est défavorable et au bout de quatre représentations, le spectacle est retiré de l'affiche du Théâtre de Paris.


Débuts à Bobino

En avril 57, paraît "Les Fleurs du Mal chanté par Léo Ferré", disque en hommage à Charles Baudelaire, grand poète français du XIXème siècle. En janvier 58, il donne son premier tour de chant à Bobino, auquel il sera fidèle. Puis en avril, il enregistre un nouvel album, "Encore du Léo Ferré" chez Odéon, dans lequel Jean-Roger Caussimon lui a écrit "Le Temps du Tango" mais on peut entendre aussi "l'Eté s'en fout" ou "Mon Camarade".

Désormais, à l'abri des soucis financiers, il achète sur un coup de tête une île en Bretagne, l'Ile du Guesclin.

En 1961, il enregistre pour la firme Barclay "les Chansons d'Aragon", soit dix poèmes mis en musique par l'artiste : de "L'Affiche Rouge" à "l'Etrangère", d'Elsa" à "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?", Léo Ferré donne à ces textes en les interprétant une autre dimension. Louis Aragon est très impressionné et très fier. Se noue alors une amitié sincère et simple entre le poète et le chanteur.

A quelques mois d'intervalle, il enregistre "Paname", succès qui annonce une décennie prolifique et prospère. Il se produit au Théâtre du Vieux Colombier : parmi les nouvelles chansons , "Merde à Vauban", "les Rupins" ou "Thank you Satan". La presse est dithyrambique. Dans la foulée, il chante dans le célèbre music-hall, l'Alhambra.

Ayant atteint l'âge de 45 ans, Ferré‚ se sent enfin à l'aise. Il sait qu'il doit beaucoup à son épouse Madeleine qui a incontestablement un sens artistique très développé. Fin 62 et début 63, il est à l'affiche de l'ABC, autre music-hall parisien où il présente de nouvelles créations qui viennent juste d'être enregistrées en 33 tours, la "Langue française", "T'es chouette" ou "T'es rock, Coco". Déménageant du boulevard Pershing, la famille Ferré, à laquelle s'est ajouté une petite guenon prénommée Pépée (que Léo et Madeleine considèrent comme leur propre fille), va s'installer dans le département du Lot, à Perdrigal.



La maturité

Puis c'est "Ferré 64", disque de maturité qui démontre que son inspiration est à son zénith : "Franco la muerte", "Sans façon", "Mon piano", etc. Inspiration d'un rebelle qui exprime avec poésie, les violences rentrées et les "coups de gueule" d'un anarchiste qui ne renie pourtant pas les facilités que lui procurent l'argent.

En 65 et 66, il effectue deux tournées au Canada. Il accorde durant cette période, de nombreuses interviews à la radio et à la télévision. En 66, c'est son retour sur une scène parisienne, Bobino. Il rend un vibrant hommage au poète Rimbaud, accompagné de son seul piano, qui laisse la salle émue par l'union si belle de la poésie et de la chanson.

Le disque qui sort durant l'été 67, est une oeuvre qui nous montre que Ferré est un grand parolier : la facture des textes est encore classique, mais ils sont toujours aussi percutants. Préfigurant ce qui deviendra la génération hippie, il écrit "Salut Beatnick" et dans des registres différents, "C'est un air", "On n'est pas des saints", "Le Lit", etc. Une chanson manque pourtant : "A une chanteuse morte", hommage à Edith Piaf, mais aussi attaque allusive à Mireille Mathieu, chanteuse que l'on présente à cette époque comme sa remplaçante. C'est le patron Eddy Barclay qui le censure.

Puis c'est à nouveau Bobino pendant tout le mois de septembre. Malheureusement, la vie de reclus que mènent Léo et Madeleine Ferré, quand ils ne sont pas à Paris pour des raisons professionnelles, commence à rendre leur existence difficile : dans le vieux château du Lot, la compagnie de leurs nombreux animaux domestiques et de leur tribu de chimpanzés (devenus au fil des ans de véritables enfants à leurs yeux) va finalement les éloigner l'un de l'autre. C'est une rupture douloureuse qui a lieu début 68.



Chantre de la contestation

Les événements de mai 68 en France, marquent profondément Léo Ferré. Il se produit d'ailleurs le 10 mai lors du célèbre gala de la Mutualité, gala des anarchistes. Il est au yeux du public enthousiaste le chantre de la contestation et de la révolution permanente. En fait, il est toujours aussi distant par rapport à l'action politique.

En octobre, il s'embarque pour une tournée en Afrique du Nord qui ne sera pas un succès. Début 69, sort un nouveau disque inspiré par l'agitation de mai 68 : "Comme une fille", "L'été 68", "Les Anarchistes" même si cette dernière chanson est antérieure aux événements.

Cette année-là, Léo Ferré refait Bobino en janvier et février. Porté par la chanson "C'est extra", devenu depuis un véritable tube, l'ensemble du récital est enregistré et est publié en double album.

Le 6 janvier a lieu une rencontre au sommet entre Ferré, Jacques Brel et Georges Brassens, considérés tous les trois comme les piliers de la chanson française. Cette rencontre est à l'initiative d'un journaliste d'un magazine musical français, Rock & Folk. Ils abordent leurs thèmes de prédilection et échangent leur opinions.

Rencontrée avant sa séparation d'avec Madeleine, Marie-Christine est devenue la nouvelle compagne de Léo Ferré. Ils s'installent en Italie, près de Florence en Toscane. En mai 70, naît leur premier fils Mathieu. Cette année-là verra aussi la sortie d'un double album, "Amour Anarchie", considéré par beaucoup comme le summum de son œuvre discographique : "Le Chien", "la The Nana", "Paris je ne t'aime plus" ou "la Mémoire et la mer".



Tournées avec le groupe Zoo

Mais Léo Ferré est toujours en phase avec son époque : la pop music qu'il a découvert avec les Beatles et les Moody Blues n'échappe pas à son intérêt. C'est ainsi que lassé des récitals en solo, il commence à tourner avec un groupe pop français, Zoo. "Cette façon neuve de concevoir la musique liée à une pensée jeune, libérée" comme il le dit lui-même conforte sa place auprès d'un public renouvelé et plus jeune. En octobre 70, sort le 45 tours "Avec le temps".

L'année suivante, il enregistre "Solitude", album enregistré avec le groupe Zoo.

En 72, il se produit pendant trois semaines à l'Olympia. Son style est plus dépouillé que dans les années 60 durant lesquelles on l'avait vu beaucoup plus lyrique chantant avec emphase. Il interprète ses chansons mais aussi celles de Jean-Roger Caussimon dont la très belle "Ne chantez pas la mort". En mai 73, il publie l'enregistrement de ce spectacle en double album.

Un autre disque, en studio, est enregistré : "Il n'y a plus rien", discours nihiliste proche du monologue qui démontre une fois de plus le talent de poète de Ferré. Il enchaîne ensuite sur une tournée avec le chanteur québécois Robert Charlebois.

Son père décède la même année. Léo Ferré est très affecté, même si leur relation n'a pas toujours été paisible.

L'année suivante, Ferré se produit à l'Opéra Comique, salle de spectacle d'habitude réservée à la musique classique. Il présente de nouvelles chansons mais il dit aussi un texte d'Apollinaire "La Chanson du Mal-aimé". Surtout, il entreprend de lire une prose intitulée "Et basta" véritable profession de foi, qui laisse le public une fois de plus impressionné et pantois.



Chef d'orchestre symphonique

En 75, commence pour l'artiste une nouvelle aventure musicale. En effet, il entreprend de diriger un véritable orchestre symphonique, celui de Montreux en Suisse. A l'automne, il poursuit cette expérience en Belgique, puis au Palais des Congrès à Paris. Les spécialistes de la musique classique (Ravel et Beethoven sont au programme) ne lui pardonnent pas cette incursion dans leur pré-carré, ce qui blesse énormément l'artiste.

Cette même année, il quitte la maison Barclay, non sans quelques dissensions. A la suite de cette rupture, il sort chez CBS un album intitulé "Ferré muet dirige Ravel et Ferré". Ce disque regroupe entre autres, le "Concerto pour la main gauche" par l'Orchestre Symphonique de Milan et "Muss es sein ? Es muss sein", "Love" ou "Requiem" par l'Orchestre de Liège.

De 76 à 90, il publie différents disques chez CBS, puis RCA et enfin EPM : "Ma vie est un slalom" en 79, "La Violence et l'ennui" en 80, "les Loubards" en 85, "On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans" en 86, "Les Vieux copains" en 90.

Installé définitivement en Toscane avec sa femme Marie-Christine, la famille s'agrandit avec la naissance de Marie-Cécile en juillet 74, puis avec celle de leur deuxième fille Manuella en janvier 78. Léo Ferré y trouve enfin le repos de l'âme qu'il attendait depuis sa rupture avec Madeleine et aussi une harmonie familiale qui le rend véritablement heureux.

Ferré assagi avec l'âge n'en reste pas moins un chanteur populaire qui enchaîne les récitals à l'Olympia ou au TLP Dejazet, autre salle parisienne et qui continue à effectuer des tournées en France et à l'étranger. Son soutien à la cause anarchiste n'est pas remis en question malgré son exil toscan, loin du bruit et de la fureur. Il participe d'ailleurs jusqu'à la fin de sa vie, à des galas de soutien.

Mémoire



C'est à l'âge de 77 ans que Ferré meurt à la suite d'une longue maladie le 14 juillet 1993. Cette maladie dont il n'a quasiment jamais parlée, s'était déclarée en 1992 et l'avait empêché de faire son retour sur la scène du Grand Rex à Paris.

A la fin des années 90, son fils Mathieu reprend la maison d'édition et société d'exploitation de droits d'auteurs que ses parents avaient montée en 92, la Mémoire et la Mer. Il cherche ainsi à promouvoir les projets divers concernant l'œuvre de son père : réédition de disques, parution d'inédits ou spectacles.

C'est ainsi qu'en mars 2000 sort un CD posthume du chanteur, "Métamec". Cet album reprend des projets de Léo que la mort a laissé sur le côté de la route quelques années, jusqu'à ce que Mathieu découvre ces chansons dont neuf seulement ont pu être reconstituées. Ces titres écrits dans les 15 dernières années de la vie de l'artiste inaugurent une série d'autres disques constitués d'inédits que beaucoup qualifient cependant de beaucoup moins intéressants que tout ce que Léo Ferré a écrit et sorti de son vivant. En novembre, la société de son fils réédite les trois derniers CDs de son père

Léo Ferré détient une place à part dans la chanson française : il reste un auteur-compositeur-interprète d'exception. Le plus bel éloge a été rendu par Louis Aragon : "Il faudra réécrire l'histoire littéraire un peu différemment à cause de Léo Ferré".
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 27 Avr - 2:21









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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 27 Avr - 2:23

Je chante pour passer le temps


Je chante pour passer le temps
Petit qu'il me reste de vivre
Comme on dessine sur le givre
Comme on se fait le cœur content
A lancer cailloux sur l'étang
Je chante pour passer le temps

J'ai vécu le jour des merveilles
Vous et moi souvenez-vous-en
Et j'ai franchi le mur des ans
Des miracles plein les oreilles
Notre univers n'est plus pareil
J'ai vécu le jour des merveilles

Allons que ces doigts se dénouent
Comme le front d'avec la gloire
Nos yeux furent premiers à voir
Les nuages plus bas que nous
Et l'alouette à nos genoux
Allons que ces doigts se dénouent

Nous avons fait des clairs de lune
Pour nos palais et nos statues
Qu'importe à présent qu'on nous tue
Les nuits tomberont une à une
La Chine s'est mise en Commune
Nous avons fait des clairs de lune

Et j'en dirais et j'en dirais
Tant fut cette vie aventure
Où l'homme a pris grandeur nature
Sa voix par-dessus les forêts
Les monts les mers et les secrets
Et j'en dirais et j'en dirais

Oui pour passer le temps je chante
Au violon s'use l'archet
La pierre au jeu des ricochets
Et que mon amour est touchante
Près de moi dans l'ombre penchante
Oui pour passer le temps je chante

Je chante pour passer le temps
Oui pour passer le temps je chante
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 27 Avr - 2:24

La Marseillaise

J'connais un' grue sur le Vieux Port
Avec des dents longu's comm' la faim
Et qui dégraf' tous les marins
Qu'ont l'âme chagrine et le cœur d'or
C'est à Marseille que j'vais la voir
Quand le soleil se fout en tweed
Et que l'mistral joue les caïds
C'est à Marseille qu'ell' traîn' le soir
Elle a des jupes à embarquer
Tous les chalands qui traîn'nt la nuit
Et des froufrous qui font tant d'bruit
Qu'on les entend au bout du quai
Il suffit d'y mettre un peu d'soi
C'est un' putain qu'aime que la braise
Et moi j'l'appelle la Marseillaise
C'est bien le moins que je lui dois

Arrête un peu que j'vois
Su tu fais l'poids
Et si j'en aurai pour mon fric
Arrête un peu que j'vois
Si les étoiles couchent avec toi
Et tu m'diras
Combien j'te dois

J'connais un' grue dans mon pays
Avec les dents longu's comm' le bras
Et qui s'tapait tous les soldats
Qu'avaient la mort dans leur fusil
C'est à Verdun qu'on peut la voir
Quand les souv'nirs se foutent en prise
Et que l'vent d'est pose sa valise
Et qu'les médaill's font le trottoir
Elle a un' voix à embarquer
Tous les traîn'-tapins qu'elle rencontre
Et il paraît qu'au bout du compte
Ça en fait un drôl' de paquet
Il suffit d'y mettre un peu d'soi
Au fond c'est qu'un' chanson française
Mais qu'on l'appell' la Marseillaise
Ça fait bizarr' dans ces coins-là

Arrête un peu que j'vois
Si t'as d'la voix
Si j'en aurais pour mes galons
Arrête un peu que j'vois
Et puis qu'j'abreuve tous vos sillons
Et j'vous dirai
Combien ça fait

J'connais un' grue qu'a pas d'principes
Les dents longu's comme un jour sans pain
Qui dégrafait tous les gamins
Fumant leur vie dans leur cass'-pipe
C'est dans les champs qu'ell' traîn' son cul
Où y a des croix comm' des oiseaux
Des croix blanch's plantées pour la peau
La peau des autr's bien entendu
Cell'-là on peut jamais la voir
A moins d'y voir les yeux fermés
Et l'périscop' dans les trous d'nez
Bien allongé sous le boul'vard
Suffit d'leur filer quat' bouts d'bois
Et d'fair' leur lit dans un peu d'glaise
Et d'leur chanter la Marseillaise
Et d'leur faire un' bell' jambe de bois

Arrête un peu tes cuivres
Et tes tambours
Et ramèn' moi l'accordéon
Arrête un peu tes cuivres
Que je puiss' finir ma chanson
Le temps que j'baise
Ma Marseillaise
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 27 Avr - 2:25

La mémoire et la mer

Paroles et Musique: Léo Ferré 1970
© Editions N°1
note: Léo Ferré a appelé tour à tour ce long poème, dont la première version date de 1960, Les chants de la fureur, Guesclin et enfin la Mémoire et la mer. Ce texte fournira la matière de 7 chansons : La mémoire et la mer (1970) FLB, La mer noire, Géométriqueme


La marée, je l'ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
Ö l'ange des plaisirs perdus
Ö rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen

Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tans
Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu'on pressent
Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D'où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l'arc copain où je m'aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C'est fini, la mer, c'est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini...
Quand la mer bergère m'appelle
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 27 Avr - 2:27

Le chien


Regarder la Vidéo
À mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
À mes compaings du pain rassis
À mes frangins de l'entre bise
À ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit

A l'Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d'Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistre de ses clients

Aux spécialistes d'la scoumoune
Qui se sapaient de courants d'air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondit and Clowns
Aux pannes qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A

A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette Américaine moucharde
Qu'ils ont vidée de ton pipeau

Ils t'ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêle à tout va la chanson
Et tu n'achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y a ta cavale dans la rue
Qui hennnit en te klaxonnant

Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton Beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce Camarade Vitamine
Il faudrait s'en débarrasser

Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l'amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l'autre côté clé la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
constellations de mots
Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses
Littéromanes

IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
dans le salace
Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur
apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth
monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
SANS CULOTTE
SANS BANDE A CUL
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du
qu'en diront-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
prétexte qu'on m'a béni
Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES
RUES
ET S'INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L'AMOUR
INSTANTANE
Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
JE PROVOQUE-À L'AMOUR ET À L'INSURRECTION
YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
Je vous l'ai dit

Des armes et des mots c'est pareil
Ça tue pareil
II faut tuer l'intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras

IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE

Mettez-vous le bien dans la courbure
C'est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec
une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C'est râpé Messieurs de la Romance
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que
couic
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de " bonne volonté "
El nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous
certaines chiennes
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous

Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
compagnie,
II se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque
chose d'urgent à faire

Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre
sur la margoulette
Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse l
JE CAUSE et je GUEULE comme un chien

JE SUIS UN CHIEN
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Sam 20 Fév - 23:00



LES POETES

Léo Ferré

Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume
Ou qui ne vivent pas c'est selon la saison
Ce sont de drôles de types qui traversent la brume
Avec des pas d'oiseaux sous l'aile des chansons

Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine
Les sous dans les bouquins qu'ils n'ont jamais vendus
Leur femme est quelque part au bout d'une rengaine
Qui nous parle d'amour et de fruit défendu

Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés
Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer
Ils mettent des rubans autour de l'alphabet
Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l'air

Ils ont des chiens parfois compagnons de misère
Et qui lèchent leurs mains de plume et d'amitié
Avec dans le museau la fidèle lumière
Qui les conduit vers les pays d'absurdité

Ce sont des drôles de types qui regardent les fleurs
Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme
Ce sont de drôles de types qui chantent le malheur
Sur les pianos du cœur et les violons de l'âme

Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes
Que la littérature accrochera plus tard
A leur spectre gelé au-dessus des poubelles
Où remourront leurs vers comme un effet de l'Art

Ils marchent dans l'azur la tête dans les villes
Et savent s'arrêter pour bénir les chevaux
Ils marchent dans l'horreur la tête dans des îles
Où n'abordent jamais les âmes des bourreaux

Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice
Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous
Comme si l'on mettait aux fers un édifice
Sous prétexte que les bourgeois sont dans l'égout.



Je tiens à remercier Nine du forum HAR'MONIE pour cette trouvaille magnifique, bien sur j'évoque le dessin ou l'esquisse, qui réunit tous ces fabuleux artistes et poètes du 20eme siecle.

http://www.artmony.biz/les-auteurs-compositeurs-f61/reflexions-sur-le-travail-d-un-auteur-t1618.htm#17929

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"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
"Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie." Jacques Prèvert.
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 21 Fév - 0:33

Trés belle affiche et le poéme est magnifique merci Nine et liliane titbisou

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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Dim 21 Fév - 0:46

Merci Jaco et Nine!C'est vraiment très beau! flower
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jacommos
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MessageSujet: Re: Léo Ferré   Mer 1 Fév - 11:06


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