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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 23 mars 2011 Pierre (Perret), Guy (Béart), Georges (Brassens), les ennemis d’abord

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jacommos
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MessageSujet: 23 mars 2011 Pierre (Perret), Guy (Béart), Georges (Brassens), les ennemis d’abord   Mer 23 Mar - 20:43

http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2011/03/23/pierre-perret-guy-beart-georges-brassens-les-ennemis-dabord/


Citation :
23 mars 2011




Pierre (Perret), Guy (Béart), Georges (Brassens), les ennemis d’abord





En pénétrant, son dossier sous le bras, dans la salle comble de la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, le président Joël Boyer a réprimé un fin sourire. C’est que le procès qui s’ouvrait, ce mardi 22 mars, est de ceux dont on n’attend que du bonheur.




L’affaire est drôle, la distribution est bonne, et l’enjeu somme toute assez dérisoire eu égard à la marche du monde.

Il s’agit de savoir si Pierre Perret a bien été diffamé, comme il le soutient, par une journaliste du Nouvel Observateur Sophie Delassein qui, dans un article publié le 29 janvier 2009 , qualifie de “grosse imposture” plusieurs épisodes de son dernier récit autobiographique A cappella. Des Trois Baudets à l’Olympia (Editions Cherche-Midi).

“Menteur”, “faussaire”,”fanfaron” et “pilleur” sont quelques uns des doux qualificatifs dont la journaliste gratifie le célèbre auteur-compositeur au terme d’une “enquête” qui affirme plus qu’elle ne démontre que 1) Pierre Perret n’a “jamais” rencontré l’écrivain Paul Léautaud dont il revendique l’amitié, 2) que plusieurs de ses chansons sont le fruit d’emprunts non avoués 3) qu’il fait preuve d’une ingratitude coupable à l’égard du commandeur de la chanson française, Georges Brassens.

Vêtu d’un costume sombre, d’une chemise blanche juste rehaussée d’une cravate colorée, Pierre Perret prend cette affaire très au sérieux. L’article - “ce tissu d’ignominies” dit-il - l’a “profondément blessé” et lui “a pourri les deux dernières années qui viennent de passer”.

Il a posé devant lui une enveloppe kraft qu’il ouvre avec une infinie méticulosité. Elle contient un exemplaire des Entretiens avec Robert Mallet, de Paul Léautaud, publié chez Gallimard en 1951, dont la première page s’ouvre sur une dédicace rédigée à la plume d’oie par l’écrivain: “A Pierre Perret, avec des années de retard et mes cordialités” et datée du 26 août 1954.

D’une autre pochette, Pierre Perret extrait un recueil de Stendhal - Vie d’Henri Brulard ou Souvenirs d’égotisme (je ne sais plus lequel des deux), qui contient quatre bouts d’une enveloppe déchirée. De précieux marque-pages glissés par l’écrivain en personne à l’intention du jeune homme curieux qui avait eu l’audace de venir frapper à sa porte, assure Pierre Perret.

Des deux côtés de la barre, on règle ses comptes par témoin interposé. En défense de Pierre Perret, Christian Millau, journaliste et écrivain, fondateur avec son ami Henri Gault du guide qui porte leurs noms, régale le tribunal de ses souvenirs avec Léautaud.

Surgit alors un monde lointain, dont l’écrivain misanthrope et amoureux des chats, retranché dans sa villa de Fontenay-aux-Roses, est le héros. On se colle au poste de radio pour écouter sa voix singulière. L’ORTF distrait en noir et blanc, Bruno Coquatrix règne sur l’Olympia, on s’arrache les livres de Frédéric Dard, René Fallet ou Jacques Laurent. Dans l’ombre bienveillante de Georges Brassens, croissent de jeunes pousses qui s’appellent Pierre Perret, Barbara ou Guy Béart et qui rêvent de passer du cabaret des Trois Baudets au plateau du Grand échiquier de Jacques Chancel.

Un demi-siècle plus tard, il en reste beaucoup de beaux souvenirs, de sombres ressentiments et autant de légendes que le livre de Pierre Perret a brutalement sortis de la naphtaline.

Les amis de Georges Brassens se sont émus que l’auteur du “Zizi” ait osé écrire que son aîné sétois avait été “jaloux” de son succès. En tête de leur croisade anti-Perret, ils ont placé Guy Béart.

A “80 ans et demi”, comme il le précise au tribunal, le chanteur a les jambes fatiguées mais les mots rudes. Pour expliquer la soudaine acrimonie dont Pierre Perret est l’objet, Guy Béart a une explication:

- Avant, il y avait le gentil Perret, alors, on lui foutait la paix. Mais quand il devient méchant, les langues se délient. En fait, c’est un imposteur qui joue les gentils.

Il poursuit.

- Je connais Brassens depuis 1955 et je ne l’ai jamais vu jaloux. Ni de moi, ni d’Adamo, ni de Le Forestier, ni de personne d’autre.

Je me demande au fond si Pierre Perret ne souffre pas de ne pas être parmi les grands de la chanson.

Guy Béart les énumère.

- Ferré, Ferrat, Brassens, Brel, Béart…

La séquence ORTF se poursuit mercredi.



Si cette histoire n'était pas autant scabreuse que pitoyable, elle serait sacrément rigolote !

Enfin ! geek

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