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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Alain Mabanckou: «J'aurais voulu écrire Le Petit Prince»

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jacommos
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MessageSujet: Alain Mabanckou: «J'aurais voulu écrire Le Petit Prince»   Sam 16 Avr - 19:05

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201104/15/01-4390341-alain-mabanckou-jaurais-voulu-ecrire-le-petit-prince.php



Citation :
Alain Mabanckou: «J'aurais voulu écrire Le Petit Prince»



de Didier Fessou
Le Soleil

(Québec) Né au Congo-Brazzaville, Alain Mabanckou est professeur de littérature francophone à l'Université de Californie à Los Angeles.

En 2005, son roman Verre Cassé l'a révélé au grand public. L'année suivante, il obtenait le Prix Renaudot pour Mémoires de porc-épic. L'an dernier, il publiait Demain j'aurai vingt ans dans lequel il dépeignait le Congo de sa jeunesse. Ce livre s'est mérité le Prix littéraire Georges-Brassens.

Aujourd'hui, Alain Mabanckou est l'invite d'honneur du Salon international du livre de Québec.



Q Quel est le roman - ou les romans - qui vous ont le plus influencé?

R En dehors de ceux cités plus haut, il faut ajouter Le Tunnel d'Ernesto Sabato, Le Livre de ma mère d'Albert Cohen, L'Étranger d'Albert Camus, Le Petit Prince de Saint Exupéry, Le Vieil Homme et la Mer d'Ernest Hemingway, Le Désert des Tartares de Dino Buzzati et Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline. Ces livres constituent ma base. Tous ces écrivains ont su dire le monde en levant la tête de leur nombril.

Q De tous les romans que vous avez lus, lequel auriez-vous voulu écrire?

R C'est délicat comme question car je suis comme le bronze, un alliage de métaux. J'admire le début de tel roman, les dialogues de tel autre, la psychologie des personnages de tel autre encore etc. S'il fallait ne vouloir écrire qu'un seul roman des romans évoqués, alors je pencherais pour Le Petit Prince. Parce que lorsque je lis ce livre c'est une petite voix que j'entends, la voix de l'enfance, l'écho de l'innocence. Et l'écrivain n'est en réalité que le scribe de la voix de l'enfance, cette voix qu'il a perdue ou qu'il n'écoute plus parce que l'âge adulte nous bouche les oreilles.

Q De tous ceux que vous avez lus, quel est votre roman préféré?

R Cent ans de solitude. Parce que c'est l'imagination dans ses délires. La parole serrée, murmurée, vomie et éclatée. Une belle leçon de l'écriture romanesque et de la puissance de l'imagination.

Q Existe-t-il un roman que vous avez détesté?

R Il y en a beaucoup, surtout ceux qui scrutent le nombril - vous en trouverez à foison chez ces écrivains français contemporains qu'on nous vend à chaque saison et dont les livres sont incapables de traverser les rives de la Seine. Je ne citerai pas de nom et dirai avec Albert Cohen que j'ai décidé de dire à tous les peintres qu'ils ont du génie, sans ça ils vous mordent...

Q Pourquoi?

R Parce que ces romans ne m'apportent rien : ils ne sont que des états d'âme de ces auteurs. Quand on est malades, il ne faut surtout pas écrire un roman, il faut plutôt aller chez le psy.

Q Vous auriez droit à trois livres sur une île déserte, lesquels emporteriez-vous?

R Le Petit Prince, Cent ans de solitude et Le Vieil Homme et la Mer. Le Petit prince préservera mon enfance, ­Cent ans de solitude me fera voyager à travers une grande famille et des révolutions pendant que Le Vieil Homme et la Mer m'apprendra l'endurance face au destin.

Q Même question pour trois tableaux.

R Les Damoiselles d'Avignon de Picasso, Jawbone of an Ass de Basquiat et L'Origine du monde de Courbet.

Q Pourquoi?

R Pour la hardiesse de ces peintres qui n'ont pas hésité à transgresser l'art - à choquer, voire à se faire détester pour des raisons qui sont devenues ridicules avec l'évolution du temps et des moeurs.

Q Toujours sur une île déserte, quels sont les trois morceaux de musique que vous voudriez avoir avec vous?

R Indépendance cha cha du Congolais Kallé, La Mauvaise réputation de Brassens et Georgia de Ray Charles. Ces trois chansons chantent à leur manière la liberté.



Q Et si c'était trois films?

R Scarface, Orange mécanique et À bout de souffle. J'ai l'esprit un peu enclin à la sensation. Ces trois films sont à mes yeux des chefs-d'oeuvre.



Q Ou trois émissions de télévision?

R Beyond the glory sur HBO, Apostrophe de Bernard Pivot et Un siècle d'écrivains de Bernard Rapp.

Q Je reviens à la littérature : selon vous, qu'est-ce qu'un bon livre?

R Un livre qui nous fait oublier que c'est un livre et nous fait croire que c'est la vie.

Q Dernière question : quels sont les dix mots de la langue française que vous préférez?

R En général j'aime tous les mots de cette langue, même lorsqu'ils sont négatifs. Parce que je les utiliserai un jour ou l'autre dans mes écrits.



_________________
"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
"Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie." Jacques Prèvert.
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