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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 L'interview de Miossec dans son intégralité

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Gilou
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MessageSujet: L'interview de Miossec dans son intégralité   Mer 7 Sep - 17:07

Durs propos de Mr Miossec sur Nolwenn



Miossec: Retour à la sobriété
Miossec
Chansons ordinaires




Écrites en forme de manifeste contre une chanson française formatée ("À part Dominique A, plus grand-chose de neuf ne m’excite"), ces nouvelles Chansons ordinaires du bouillant Brestois n’en ont que le titre.



Tant elles éclairent Miossec d’un jour différent. Avec des influences Arcade Fire (Chanson pour les amis) ou le Bowie de Hallo Spaceboy (Chanson d’insomniaque), on est plus dans le rock vindicatif que dans la Bretagne carte postale de Nolwenn Leroy. "Elle m’a demandé l’autorisation de reprendre Brest sur son disque hommage à la culture celte alors que je n’ai aucune origine celte. J’ai accepté tellement ça m’a fait marrer."
Et s’il ne compose plus en "verres" ("Plus une goutte ni même un gâteau à l’alcool depuis un an!"), Christophe a aussi délaissé les mots trop faciles et parfois grotesques. Faire rimer "En silence" avec "Slip Eminence" comme il le faisait sur Le chien mouillé, c’est fini. Ces "Chansons ordinaires" illustrent une facette plus humaine de Miossec et lui donnent enfin une chance de sortir de ce carcan d’écorché vif qui finissait même par lasser ses admirateurs.

"Cette fois, nous avons tout enregistré en quelques prises, et j’ai écrit les paroles définitives presque en même temps que les musiciens jouaient les morceaux. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai à nouveau joui de ce plaisir pur de faire de la musique. Un truc visiblement oublié par de nombreux collègues devenus plus des entertainers de foire lorsqu’ils jouent dans de grands festivals", lance celui qui n’a pas perdu sa grande gueule. "Elle m’a même récemment valu une interdiction de stade à Brest. Dans une de mes chroniques pour le magazine français So Foot, j’ai publié des choses qui devaient rester off. Ça ne pardonne pas!



http://www.moustique.be/culture/musique/19012/miossec-retour-a-la-sobriete

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MessageSujet: Re: L'interview de Miossec dans son intégralité   Mer 7 Sep - 23:08

A ne pas prendre au premier degré, et même, absolument rien n'indique que ses propos sont vraiment réels.

Et ceci d'autant plus, que Miossec fut l'auteur de la seule chanson originale de l'album, si Nolwenn Leroy lui déplaisait vraiment, pour quelle raison lui a-t-il écrit et donc offert une chanson originale ?

Je pense plutôt que les propos qu'on lui prête dans l'article sont certainement sortis de leur contexte réel, et surtout, que l'auteur de la chronique en a profité pour l'orienter à sa sauce !



En matière humaine, il y a vraiment des comportements bizarres, le fait d'apprécier ou pas une personnalité artistique ou autres, ne devrait aucunement nous inciter et donc nous influencer, à dénigrer ses qualités et ses compétences !



Ensuite quant on sait que Miossec est devenu un relais important en Bretagne pour Universal Music, il serait vraiment trés étonnant, que subitement, il se mette à dénigrer une personne qu'il a encensé quelques mois auparavant, enfin......

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"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
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MessageSujet: Re: L'interview de Miossec dans son intégralité   Lun 12 Sep - 10:07

Comme je l'avais plus ou moins pressenti, l'interview de Miossec dans son intégralité révèle plus précisément sa pensée.

Il a simplement été surpris que Nolwenn Leroy utilise sa chanson dans un disque Celtique, on le comprend plus précisément lorsqu'il explique la raison pour laquelle il a écrit cette fameuse chanson.

Brest n'est pas une chanson celtique, il suffit de lire les paroles de la chanson pour le comprendre, là nous sommes plus dans le vécu et dans la nostalgie, maintenant Brest étant une ville Bretonne, elle convenait tout à fait à un album carte postale et particulièrement à une petite fille évoquant son enfance en terre Bretonne, avec nostalgie.

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MessageSujet: Re: L'interview de Miossec dans son intégralité   Lun 12 Sep - 10:24

http://alouestduson.blogs.ouest-france.fr/archive/2011/09/12/miossec-l-interview-integrale.html

Citation :


12 septembre 2011
Miossec: l'interview intégrale

Le contexte : Miossec répète sa nouvelle tournée à Rennes. Quelques jours au studio Cocoon (que possèdent en partie des membres de son nouveau groupe de scène Santa Cruz), deux jours à l'Ubu. Il a dormi à l'hôtel des Lices, tenu par... des Brestois. Il est 10 h 30. On s'installe au café d'en face, en terrasse, et on picole... café sur café.

C'est la première fois que tu vas tourner avec un groupe qui n'a pas enregistré avec toi. En studio, tu t'es retrouvé avec le trio de scène de Dominique A. Bizarre, non ?

Reprenons au début. .J'avais des bouts de morceaux, on a fait des essais avec le groupe de scène précédent. Ca ne marchait pas, on faisait du Miossec. On avait tellement joué ensemble. On faisait vraiment du Miossec, c'était vraiment pas possible. J'ai aussi essayé avec Stef Kamil, du groupe (belge) Zita Swoon. Mais comme il est parti dans des trucs spéciaux, il vit à moitié au Mali. Miossec à l'africaine, c'était étrange.

J'ai également tenté des choses avec Robert (Johnson, son guitariste britannique des précédents albums). Il venait à la maison, on a fait un paquet de morceaux et c'était... (petit rire rentré caaractéristique) une catastrophe.

Et comment s'est faite la connection avec le groupe ?
Finistériens</I>... et fidèle compagnon de Dominique A en studio et en live) m'a conseillé Thomas Poli. A Thomas, j'ai dit que je cherchais un clavier et un batteur. Il m'a conseillé David (Euverte, clavier), puis Sébastien Buffet.
Il ne m'a jamais dit que c'était le groupe de Dominique A. C'est en répétition que j'ai compris. Non, je ne les avais pas vus avec Dominique.C'est sa seule tournée depuis le départ que je ne vois pas.

A l'époque, ils étaient dans le flou par rapport à Dominique. Il y avait le projet au théâtre de la ville avec la reprise du disque [i]La Fossette, et ne savaient pas s'ils en faisaient partie.

font face=][size=9]Au bout de 15 jours en studio, j'ai appelé Dominique. Il m'a dit que ce lui foutait vraiment les boules...Je comprends . Donc, bien sûr, il était impossible de partir en concert avec eux. Le monde est quand même assez grand pour que Dominique et moi n'ayons pas le même groupe.
br /br /font face=][face=arial]br][b">La tournée va en fait se faire avec quatre des membres du groupe rennais Santa Cruz</STRONG>[/face]

Il n'y a qu'un natif de la capitale régionale administrative et bourgeoise. C'est Jacques Auvergne (basse). Thomas (le clavier) est d'origine mayennaise, je le connais depuis l'époque des Roadrunners, Goulven est Brestois. Je connais tout le monde depuis vachement longtemps, individuellement. A part leur nouveau batteur, Alex.

C'est intéressant de jouer accompagné d'un groupe déjà constitué ?

En tant que chanteur, c'est presque toi qui passe l'audition. Tu essaies de faire tes preuves. Tu n'as pas la main, ou seulement 50 %. Tu mets de l'amour propre dans le jeu. La musique, merde, ca reste quand même basé sur des histoires d'amitié. Que ces gars soient amis depuis 15 ou 20 ans, c'est fabuleux. Surtout qu'il ne peut pas y avoir de problèmes d'egos entre eux.

C'est bon de changer aussi souvent de groupe ?

Oui, c'est normal. Tout le monde prend des réflexes, des habitudes, ça devient un petit boulot en soi. L'avantage de la position du chanteur, c'est que tu peux changer de ligne musicale en changeant de musiciens

Pour l'album studio, C'est le son le plus véritablement rock que tu aies jamais eu.

Thomas est un guitariste... Waouf . Et avec David ils font une jolie paire. Il y a un sacré chassé croisé entre les deux.

Il y a déjà longtemps, il y avait eu cet album rock avorté, que tu avais jeté à la poubelle. C'est une compensation ?

Ah oui, c'est pas con. Je n'y avais pas pensé, c'est marrant. Pourtant, j'avais mis deux ans à me remettre de cette histoire. J'ai l'impression d'avancer étape par étape, mais là, tu as raison, j'ai dû avoir envie de combler un trou. Tiens, je vais en parler aux autres.

Le disque a été enregistré près de Rennes

On s'est retrouvés chez Replay pour les répèts, puis au studio du Faune pour enregistrer. C'est marrant, chaque fois, j'enregistre dans des fermes, et j'habite aussi dans une ferme. Tu passes ton temps dans des fermes pour faire du rock, c'est drôle, non ?

L'un des influences de Thomas Poli est My Bloody Valentine, avec ces murs de guitares tout en glissements. Ca se retrouve vraiment dans le premier morceau du disque.

L'album Loveless</I> de My Bloody Valentine est pour moi une des pierrrs angulaises eu du rock. Même chose pour Thomas qui dix ans, non presque vingt ans de moins que moi. C'était amusant de se rendre compte qu'on avait ca en commun. Il m'a fait écouter des choses actuelles, je suis allé chercher dans mes vieilleries : Wire [i]1254</I>, Colin Newman, . Des disques qu'il ne connaissait pas vraiment. C'est comme ça que tu arrives à te faire une culture commune.

Comment s'est passé l'enregistrement ?

On a fait trois quatre sessions. On a commencé par [i]Chanson du bon vieux temps
. J'en avais une version avec le groupe d'avant, très pépère. Là, je lui ai dit, allez on attaque stoner. On a fait 1234 et ca a embrayé de suite.

Les autres morceaux sont tout neufs ?

Oui. Pour certaines, comme Chanson de faits divers</I>, on a même écrit paroles et musique en studio, ça ne m'était jamais arrivé. Même chose pour [i]Chanson protestataire : on est parti d'un riff de Neil young . Et pour Chanson insomniaque, je leur ait fait écouter Well Well Well, 1er single des Woodentops, c'est la même batterie et les mêmes deux accords.

Les influences sont cette fois plus musicales que littéraires.

Sans doute, pour Chanson des voix, l'idée était de faire un truc à la DeUS, ave un paroxysme de voix superposées. Mais on n'est pas allé assez loin. On n'a volé qu'à moitié, on aurait du piquer tout le trucs

Chanson d'un homme couvert de femmes, est très inspiré par You're my friend de Kid Pharaoh (Thierry Vignaud). Du coup, il signe la musique. Il se remet d'ailleurs à la musique. Il a arrêté de faire instit. . Il va aussi faire son potager et vendre ses légumes. Etre instit... il a fait un burn out.

Tu as beaucoup écrit pour d'autres chanteurs ces dernières années

Être parolier c'est quand même vraiment le pied. Je ne sais pas si je pourrais faire que ça, mais c'est le pied. Etre seul chez soi et se débrouiller avec l'écriture, changer de personnalité.

Tu accumules les textes ou tu écris sur commande ?

J'écris forcément pour quelqu'un de précis, sinon ça ne marcherait pas. C'est la personne qui motive l'écritue, ca ne sert à rien d'avoir des textes en avance. J'adore devoit adapter le vocabulaire à la personne qui va chanter le texte.

Pour écrire , tu as besoin d'un lieu particulier ?

Ah oui c'est la base, avoir un bureau. C'est tellement asé sur la solitude, et j'adore tellement la solitude. Tu passes la nuit si il faut, tu marines dan ton truc. J'ai une cabane dans le fond du jardin. Travailler dans la pièce à côté, je peux pas.

C'est plus difficile d'écrire pour une femme, comme Valérie Leulliot ou récemment Nolwenn Leroy ?

Je préfère. Tu passes dans le mode féminin et ca fait du bien. J'ai moins d'autromatismes quand j'écris au féminin.

Comment s'est fait le contact avec Nolwenn Leroy?

Nolwenn reprenait ma chanson Brest pour son album de chansons bretonnes. J'étais un peu étonné qu'elle prenne une chanson brestoise pour un disque celtique, alors qu'on ne parle pas breton à Brest. La Parisienne vient de l'idée de son projet. Je ne serai jamais que la Parisienne même si j'ai des attaches bretonnes, c'était l'idée de son disque.

Le disque s'appelle Chansons ordinaires. Chaque titre de morceau, très descriptif reprend le terme chanson.

C'est une façon d'annoncer le programme. Je suis dans une période chansons d'avant guerre et de l'occupation. A l'époquen chaque chanson avait sa fonction, son angle. Je suis parti à fond là-dedans.

Ce n'est pourtant pas la tonalité musicale de l'album.
Non, ce sera peut-être pour le prochain

Chansons pour les amis, est le premier single. C'est la chanson que j'aime le moins...

C'est expédié. Hein ? Moi aussi c celle que j'aime le moins. La maison de disques était persuadée qu'elle avait une chance en radios. Je leur ai demandé de faire écouter le disque à 15 personnes poru avoir des avis différents. Je ne suis pas sûr que leur sondage ait été très honnête. On ne m'y reprendra pas. La chanson existe au sein du disque, elle a sa place, mais elle ne fonctionne pas seule.

Surtout qu'il y a une seconde chanson sur l'amitié, Chanson sympathique, beaucoup plus ambigue et intéressante.

Oui, une chanson sur les copains qui deviennent assez casse burnes avec leur malheur alors que toi tu es chanteur et peux te permettre d'exposer des petits soucis sans que ça emmerde le monde. Là, l'idée musicale est pompé sur un morceau de Songs for Drella, le disque de Lou Reed et John Cale en hommage à Andy Warhol : l'idée de base mais le piano au début aussi.

Tu as toujours assumé d'être un voleur, pas un plagiaire mais un voleur d'idées

La musique ç'est ça. Mais je préfère Keith Richards qui emprunte aux blues, que les groupes acutels dont la base est Human League.

Je rebondis sur Human League (groupe électro-pop britannique des années 1980). Il y a d'ailleurs un titre très électronique sur l'album.


Electronique, mais manuel. Il n'y a pas d'ordinateur sur le disque. Je ne peux pas jouer avec des mecs avec des écrans. Attention, j'adore certaines musiques sur ordinateur, mais ca doit être de la musique de home studio. David joue ses claviers à la main.

Généralement, tu descends toujours l'album d'avant

C'est normal. Sinon ca te coupe l'envie. Descendre l'album d'avant c'est te faire croire qu'il reste un avenir. Moi j'ai de la chance ce n'est jamais devenu trop gros, mon affaire. Mais ca pourrait devenir plus petit. C'est un métier toujours en sursis.

Alors quels sont les regrets par rapport à l'album Finistériens (réalisé par Yann Tiersen)?

Qu'on ne l'ait pas enregistré à Ouessant. On a fait ça à Paris, dans le studio de Yann, chez lui. J'étais à l'hôtel. J'aurais voulu qu'on fasse ce disque dans une coquille.

Ouessant, c'est très important pour toi.

Un sacré truc, à chaque fois une expérience humaine. Mes premiers souvenirs, c'est par les films super 8 de mon père. J'avais six-sept ans. Le clip de Chanson pour les amis, par Gustave Kerver, on l'a enregistré la bas. Mon père joue dedant et il y a plein de Ouessantins.

Tu t'es impliqué cette année dans le festival l'Ilophone, à Ouessant.

L'an dernier, ils avaientprogrammé Gold, et Thomas Fersen leur avait coûté un peu cher. Financièrement, c'était un peu raide. Stephan Eicher, Cali, Yann Tiersen jouent sans cacher sur le festival, moi aussi. Il n'y a que les musiciens qui sont payés ; Tous les festivals ont ce discours de vouloir conserver la dimension humaine. Là, pas possible de ne pas être à taille humaine. On ne peut avoir que 1400 personnes par jour.

A propos, c'est la première fois qu'on se rencontre le matin

Ça fait un an et demi que je ne touche à rien du tout. J'ai fini par savoir, que génétiquement, le moindre verre de vin ou même une bière atteint le cerveau et les centres de l'équilibre. Même en buvant un demi, je titube et risque à terme sur une chaise toulante. J'ai eu du bol, ça aurait pu être les membres supérieurs ou la voix. Alors, non, mêle avant, je n'étais pas toujours bourré en concert. Mais je l'ai bien cherché. Quand on appelle son premier album Boire...

Là, c'est l'interdiction complête, je préfère ça. Boire deux trois verres de vin c'est chiant, le 4e est plus rigolo. J'ai quatre collègues qui ont arrêté récemment de picoler. Je ne suis pas en croisade, attention. On part en tournée, il y a toujours autant de boissons qu'avant pour le groupe. Au restau, c'est moi qui choisit le pinard. Mais je ne le bois pas. Oui, je me suis fait aider. L'alcoolisme a étré pris en charge scientifiquement par une nouvelle génération de médecins qui ne voient pas ca comme un truc de pauvres types... Je m'attendais à un regard médical insupportable. En fait non.

.
Pas trop dur ?
Je suis assez placebo en fait. Il y a eu des gros progrès sur la bière sans alcool. La kro sans alcool pur malt est pas mal. Je ne peux pas en prendre cinq de suite, il y a quand même un peu d'alcool dedans, mais je peux en boire une au bistro.

Dans chaque disque. Il y a toujours au moins une chanson qui parle du temps qui abime une relation amoureuse.

J'ai commencé à 30 balais, j'avais du passif. Le temps qui abime, la brièveté de la vie, c'est le fil rouge de tout ce que je pourrai écrire. C'est fondamental. Ma grand-mère n'arrêtait pas de me dire, « comme ca passe vite ». On n'a qu'une vie et voir comment on se démerde avec, c'est juste ça l'important. C'est très égoîste, mais on n'en a qu'une. Je m'approche tranquillement des 50 balais quand même (heu, des 47 en fait). Le temps qui passe c'est la seule expérience qu'on ait tous en commun.

Il y a une Chanson insomniaque sur l'album. Celle-là n'est pas autobiographique du tout.

Non, je dors comme un loir. Avant, je n'avais pas besoin de somnifères (sourire ironique), mais je dors toujours bien..

L'insomnie, c'est terrifiant. J'ai des copains insomniaques, ne pas arriver à trouver la paix, la gamberge qui n'arrive pas à s'éteindre...

Chanson d'un faits divers parle de la normalité bousculée par un drame

Le faits divers. Tu découvres des tranches de vie dans lesquelles tu ne serais jamais rentré. Il y avait un peu de Dupont de Ligonnes dans l'air au moment de l'écriture.

Tu l'as reconnu, il y a moins de références littéraires, mais tout de même quelques unes ?

Oui, il y a un peu de Avoir un bon copain de Maurice Chevalier (Sourire en coin). Le premier titre, Chanson que personne n'écoute : « Tout a déjà été dit et personne n'écoute », c'est un texte de Lamartine un peu détourné. En fait, j'ai rechangé les paroles depuis. Certains vers me semblaient assez faibles. On va encore dire, putain, Miossec, il connait pas son texte.

Cette chanson, c'est du fatalisme. On ne peut que se répéter ?

Tout a déjà été écrit mais ce n'est pas grave parce que personne ne s'en doute. On est toujours dans un flux d'apparence de la nouveauté. On fait des variantes, mais c'est tout. Avec trois, quatre temps, un groupe ne va pas débouler en renouvelant tout. Le look va être nouveau, la façon d'être, un peu le son.

C'est un album à jouer entièrement sur scène ?

Oui On démarre même par six nouvelles chansons. Même quand on sera à Paris. Ca me fait marrer d'attaquer des concerts parisiens en début de tournée. Normalement, tu y vas quand tu es au point. Mais là, c'est au Nouveau Casino, un club, et on reste quatre jours. Rejouer tous les soirs dans le même endroit avec des gens qui ne connaissent pas le disque, c'est chouette. Mais si le problème de ce pays est que les concerts parisiens sont essentiels pour la critique de la tournée.

Vous serez au point ?

Avec les jeunes groupes, maintenant, on arrive a un niveau de professionalisme vachement bien. Mais qu'est ce que c'est chiant. A mon époque, il y avait des pains et des accidents sur scène, c'était vivant.

A chaque tournée, tu réarranges tes classiques. Tu as des archives des précédentes tournées ?

Je n'archive rien, je ne date rien. Je préfère avoir la tête libre. La le disque est plié, je le réécouterai pas, sauf dans une émission de radio. Je ne garde rien, en fait. Même en tournée, je ne prends pas de photos. Ah si le seul truc que je garde, c'est les articles de presse. Enfin pas tous, faut pas pousser. Je trouve ça plus marrant que ça passe par l'écrit que par l'oreille.

Ton écriture a eu une influence sur de nombreux chanteurs, sans qu'ils l'avouent tous. Cali, Da Silva...

Faut pas que je pense trop à ça, en fait. Mais Da Silva c'est carrément carictural sur son premier disque. Jusqu'à la photo prise par Richard Dumas en pochette. Et il disait, Brest pour moi c'est la musique de Yann Tiersen. C'est un mec attiré par la thune essentiellement, qui ne fait pas son métier pour les bonnes raisons.

Cali, il y a un quart de moi peut être, mais surtout du Higelin avec du U2 dedans., et 1 /4 de Waterboys. C'est un artiste populaire et ce qu'il voulait.




Il y a un lien entre Dominique A, Tiersen et toi. Pas une question de génération mais une forme d'approche commune de la musique.

Il y a des valeurs oui. On est de l'Ouest et les traits de caractère qu'on partage appartiennent à l'Ouest, notamment par rapport au showbiz. On a ça en commun Yann, Dominique et moi que le but du jeu n'est pas de devenir des artistes populaires avec un amour énorme du succès. Mais on ne veut pas non plus être underground. Faire du bruit pour faire du bruit. Les gens sont plus attirés par l'attitude de l'underground que par le fond. Même le Velvet Underground essayait de faire des chansons pop.

Fin de l'interview. Quatrième (ou cinquième ?) café. Miossec va rejoindre ses musicens à l'Ubu.

Philippe Richard.

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