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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 JJ Goldman

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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Sam 5 Avr - 23:41

Jean-Jacques Goldman
Famille

Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman


--------------------------------------------------------------------------------


Et crever le silence
Quand c'est à toi que je pense
Je suis loin de tes mains
Loin de toi, loin des tiens
Mais tout ça n'a pas d'importance

J'connais pas ta maison
Ni ta ville, ni ton nom
Pauvre, riche, batard
Blanc, tout noir ou bizarre
Je reconnais ton regard

Et tu cherches une image
Et tu cherches un endroit
Où je dérive parfois

Tu es de ma famille
De mon ordre et de mon rang
Celle que j'ai choisie
Celle que je ressens
Dans cette armée de simple gens

Tu es de ma famille
Bien plus que celle du sang
Des poignées de secondes
Dans cet étrange monde
Qu'il te protège s'il entend

Tu sais pas bien où tu vas
Ni bien comment, ni pourquoi
Tu crois pas à grand chose
Ni tout gris, ni tout rose
Mais ce que tu crois, c'est à toi

T'es du parti des perdants
Consciemment, viscéralement
Et tu regardes en bas
Mais tu tomberas pas
Tant qu'on aura besoin de toi

Et tu prends les bonheurs
Comme grains de raisin
Petits bouts de petits riens

Tu es de ma famille {2x}
Du même rang, du même vent
Tu es de ma famille {2x}
Même habitants du même temps
Tu es de ma famille {2x}
Croisons nos vies de temps en temps
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Dim 6 Avr - 11:28

Jean-Jacques Goldman

Confidentiel



Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront prés de moi sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Je vais pas te dire que faut pas pleurer
Y a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on a pas loupé, le valait bien
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
Ça restera comme une lumière
Qui me tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Dim 6 Avr - 11:32

Jean-Jacques Goldman

Les Nuits De Solitude .


On s'était dit : "Peut-être que c'est mieux.
On n'est pas forcément heureux à deux.
Séparons-nous, oublions si l'on peut.
Ça va être dur pendant un mois ou deux."

Un mois ou deux ou bien peut-être plus,
Réapprendre à vivre seul et tenir,
Rompre les liens serrés par l'habitude
Tout en attendant les moments, les pires.

Oh ces nuits, ces nuits de solitude,
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule,
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps,

Le matin que l'on a vu arriver,
Se lever sans réfléchir, s'habiller,
Sortir dans la rue, rencontrer des gens,
Sourir et oublier jusqu'au moment...

Oh ces nuits, ces nuits de solitude,
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule,
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps,

Se rencontrer par hasard et jouer,
Parler sans rien dire mais se regarder
Et puis ces heures devant le téléphone,
La tête dans les mains en attendant qu'ça sonne

Et ces nuits, ces nuits de solitude,
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule,
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps,

Ces nuits de solitude,
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule,
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps.
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Dim 6 Avr - 14:19

Il me restera
by Jean-Jacques Goldman
Album: Entre gris clair et gris foncé

Il me restera de la lumière
Il me restera de l'eau, du vent
Des rêveries sucrées, d'autres amères
Et le mal au cœur de temps en temps
Il me restera des souvenirs
Des visages et des voix et des rires
Il me restera du temps qui passe
Et la vie, celle qui fait mourir

Il me restera ces choses qu'on amasse
Sans y penser, sans y compter, sans savoir
Quand on vit fort, on vit sans mémoire
Mais elle prend des photos sans qu'on sache

Il me restera de longs silences
Longues secondes au passé, tristesse
Il me restera aussi Valence
Ici, naquit un peu de tendresse
Il me restera deux, trois bricoles
Une épingle, un parfum oubliés
Un disque, un vieux bouquin, des babioles
Mais que je ne pourrai pas jeter

Il me restera ces choses qu'on amasse
Sans y penser, sans y compter, sans savoir
Quand on vit fort, on vit sans mémoire
Mais elle prend des photos sans qu'on sache
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:05

JJG mon idole depuis toujours , mon artiste prefere
comme je regrette sa retriate mediatique et autre mais bon il a bien raison

depuis ses debuts avec thai phong j'ai tou ses albums
j'adore cet artiste a tout point de vue , il a tout pour lui , excellent auteur, compositeur et interprete
on lui doit de merveilleuses chanons chantées par lui ou d'autres artiste pour qui il a ecriit sous son vrai nom ou sous un nom X


JJG restera toujours pour moi l'artiste de refrence
j'ai hate a son retour sur le devant de la scene meme si c'est pour dans tres longtemps , mais bon il a bien raison de profiter de sa nouvelle vie avec femme et enfants

le petit bonheur annuel le revoir lors deds concerts des enfoires qqu'il dirige toujours d'une main de maitre

JJg ca a aussi ete mon premier vrai concert sans les parents jsute avec les potes de lycée magique sur sscene , un tres tres grand artiste pour moi
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:12

Je ne l'ai jamais vu...mais combien je voudrais assister a un concert,je pense que même a Paris je me déplacerai. :heart: :heart:
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:24

Oui,Gilou,Manue,quel bonheur ce serait de le voir sur scène!Je me console avec le DVD qu'on m'a offert,mais en vrai ce serait encore mieux! sunny Wink
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:49

Gilou a écrit:
Je ne l'ai jamais vu...mais combien je voudrais assister a un concert,je pense que même a Paris je me déplacerai. :heart: :heart:

c'est sur que JJG sur scene c'est du tres tes grand
moi j'iamerais beaucoup de le revoir mais bon apparement d'apres ses dires c'est poasporu demain :x
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:50

Né en 17 à Leidenstadt

{Refrain:}
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

{au Refrain}

Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:51

Une poussière

Dans ce désert
Torride enfer
Une poussière

Dans vos silences
Le vide immense
Quelqu'un s'avance

Que nous veut-il ?
Paisible ? hostile ?
Ainsi soit-il

Est-ce un fou de dieu ? Est-ce un missionnaire ?
Est-ce un de ces blancs docteurs ou bien militaires ?
Est-ce un aventurier, un vendeur, un touriste ?
Est-ce un riche trop riche attiré par le vide ?
Dans ce désert, une poussière

L'or ou le fer ? Frères que faire ? Une prière

Est-ce un colonial, un conquistador ?
Est-ce un des nôtres qui nous fera pire encore ?
Est-ce un rallye de machines hurlantes et sauvages ?
Est-ce une tempête qui noiera tout sous le sable ?
Dans ce désert, une poussière

C'est le monde et ses maladies
C'est le monde qui vient par ici
Pauvre monde, malade et transi

Vois le monde, sa mélancolie
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:51

Parler d'ma vie


J'voulais t'parler d'ma vie, c'est rare quand ça m'arrive
Un moment suffira, y a pas grand chose à dire
Passé trente ans et je sais, au moins j'imagine
Je n'aurai jamais mon nom dans les magazines

Vois-tu, je suis de ceux que la foule rassure
On ne peut être bien que parmi des milliers
"Has been" avant d'avoir été, c'est un peu dur
Ma vie, tout l'monde aurait si bien pu s'en passer

Je te dis pas les peurs, les lueurs et les flammes
Je te dis pas le sang qui fait cogner le cœur
Je te dis pas ces moments si froids et si pâles
Et son visage qui justifiait mes heures

Je suis le cours des choses, je vais où l'on m'entraîne
Je suis de ces gens-là qui ne choisissent pas
Tu peux bien penser que ces vies sont des vies vaines
Mais le hasard invente et colorie parfois
Quand je pense à tout ça, ça m'colle la migraine
Pourquoi vendre toujours quand y a tant à donner
T'as beau m'expliquer qu'ça fait partie d'un système
Il me faut bien des pilules pour l'avaler

Je te dis pas les peurs, les lueurs et les flammes
Je te dis pas le sang qui fait cogner le cœur
Je te dis pas ces moments si froids et si pâles
Et son visage qui justifiait mes heures
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:52

Je voudrais vous revoir

Cette lettre peut vous surprendre
Mais sait-on ? peut-être pas
Quelques braises échappées des cendres
D'un amour si loin déjà

Vous en souvenez-vous?
Nous étions fous de nous

Nos raisons renoncent, mais pas nos mémoires
Tendres adolescences, j'y pense et j'y repense
Tombe mon soir et je voudrais vous revoir

Nous vivions du temps, de son air
Arrogants comme sont les amants
Nous avions l'orgueil ordinaire
Du "nous deux c'est différent"
Tout nous semblait normal, nos vies seraient un bal
Les jolies danses sont rares, on l'apprend plus tard
Le temps sur nos visages a soumis tous les orages
Je voudrais vous revoir et pas par hasard

Sûr il y aurait des fantômes et des décors à réveiller
Qui sont vos rois, vos royaumes ? mais je ne veux que savoir
Même si c'est dérisoire, juste savoir
Avons-nous bien vécu la même histoire ?

L'âge est un dernier long voyage
Un quai de gare et l'on s'en va
Il ne faut prendre en ses bagages
Que ce qui vraiment compta
Et se dire merci
De ces perles de vie
Il est certaines
Blessures au goût de
Victoire
Et vos gestes, y reboire
Tes parfums, ton regard
Ce doux miroir
Où je voudrais nous revoir
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:52

Frères

Je viens des plaines
Je suis des montagnes
Ces terres-là sont les miennes
Ce sont nos campagnes
A nous depuis la nuit des temps
Nous y étions avant
Nous combattrons pendant 1000 ans
Jusqu'au dernier sang

Les mêmes cris, mêmes discours
Les mêmes dialogues de sourd
Contraires et semblables aussi
Identiques au fond de la nuit

Frères, la même jeunesse, même froid sous la même pluie
Frères, mêmes faiblesses, la même angoisse aux mêmes bruits
Frères, frères de pleurs, frères douleurs
Du même acier dans les mêmes ventres déchirés

Je reçois des lettres
Chaque semaine,
Les mères s'inquiètent
Elle font des prières
J'ai une photo de ma femme
J'ai aussi le goût de ses larmes

Après, quand tout sera fini
Quand la victoire aura souri
Après, la vie la belle vie
Bientôt quand tout s'ra fini

Frères, mêmes tremblements, même peur et même fusil
Frères, mêmes talismans, même alcool pour un même oubli
Frères, frères d'instant, frères d'histoire
Gravés sur la même pierre glacée sans mémoire
Frères, même anonymat, frères d'absurdité
Frères, frères d'attente au fond des mêmes tranchées
Frères, frères de sang, frères de mal
De pulsions libérées du fond du même animal
Du même animal.
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:53

Back to the city again


J'avais lu les revues, écouté mes amis.
J'étais convaincu, ça ne pouvait plus durer.
La vie vidait ce qu'on nous faisait avaler.
J'ai fait comme tout le monde et j'ai quitté Paris.
Là-bas, on m'a présenté les moutons un par un.
Entre nous, tu sais, ça n'accrochait pas très bien.
J'ai tenu deux mois au régime végétarien
Et puis je me suis préparé un beau matin.

Back to the city again :
Retremper mes racines dans le goudron,
Retrouver le coca et les néons,
Les filles pleines de sun qui sentent bon.
Back to the city again :
Respirer le métro à plein poumons,
Reparler de rien, mais avec le ton,
Me gaver de ketchup et de béton.

A la gare, déjà, je respirais bien mieux.
Je retrouvais les peaux blanches, le rimmel aux yeux,
Le bruit, les pubs, la pub, les bombes anti-sueur,
Tous ces gens pressés qui ne sont jamais à l'heure,
Les coiffeuses et les vendeuses des magasins.
Tu te crois à Hollywood en achetant ton pain
Et toutes ces super Marylin secrétaires,
La ville des lumières et des Folies Bergères.

Back to the city again :
Retremper mes racines dans le goudron,
Retrouver le coca et les néons,
Les filles pleines de sun qui sentent bon.
Back to the city again :
Respirer le métro à plein poumons,
Reparler de rien, mais avec le ton,
Me gaver de ketchup et de béton.

Et les folk-songs back to the roots à la terre,
Ça va bien cinq minutes en prenant un verre.
Tout le monde chantait et tapait des mains ensemble.
Moi, je m'endormais en rêvant de Mick Jagger.
Je me suis considéré irrécupérable,
Au retour à l'authentique bien incapable.
J'étais honteux mais mon Dieu que c'était bon
Quand j'ai rebranché ma guitare, l'ampli à fond.

Back to the city again :
Retremper mes racines dans le goudron,
Retrouver le coca et les néons,
Les filles pleines de sun qui sentent bon.
Back to the city again :
Respirer le métro à plein poumons,
Reparler de rien, mais avec le ton,
Me gaver de ketchup et de béton.
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 22 Avr - 21:57

minoritaire

Je n'ai pas mérité de jouer du rock'n'roll
Mes ghettos mes idées ne sont pas homologues
J'ai pas le bon blouson j'ai pas les bonnes bottes
Et en haut de mon bras je n'ai rien fait tatouer[/u].
J'ai donné aux curés du sauvetage collectif
J'ai joué les mêmes notes swingué les mêmes riffs
Peu a peu j'ai compris les données du débat
Que rien ne bouge et l'égalité par le bas.
Et tant pis si la foule gronde
Si je ne tourne pas dans la ronde
Papa quand je serai grand je sais que je veux faire
Je veux être minoritaire.
J'ai pas peur
J'ai mon temps mes heures
Un cerveau un ventre et un cœur
Et le droit à l'erreur.
J'ai pas la fascination des petites tueurs
Miniloubarrivistes ou grands rastallumés
Les rats de la misère et ses perpetueurs
Qui jouent tellement bien le rôle qu'on leur fait jouer
Je ne sais pas encore d'où viendra la lumière
Les solutions magiques plus douces et plus belles
Je ne suis pas certain qu'elle sortira des computers
Mais je suis sur qu'elle ne viendra jamais des poubelles.
J'en pendu mon cerveau aux potences du ciel
Je l'ai pendu si haut et je rêve quand même
J'ai vendu mes oreilles aux silences des hommes
Jusqu'au fond du sommeil je les entend qui sonnent
J'ai jeté leurs prières et leurs plaintes sans larmes
Et je me suis reforgé de nouvelles armes
Pour ne plus m'attendrir pour ne plus en souffrir
Pour entendre et sentir avant de réfléchir
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mer 23 Avr - 6:37

Fredericks, Goldman et Jones

Il part



Lourd éveil emmêlé de ses bras
D'un sommeil épais comme un coma
S'arracher du corps à la tiédeur
Sale aurore, il est déjà l'heure

Il part finir sa nuit près d'autres bras
Près d'une autre qui dort, ou qui fait semblant

Tout blafarde, les peaux, le silence
Tout sépare, le froid, l'impatience
Effacer, prudence misérable
Cheveux, parfum, traces de coupable

Il part, et je le sens si loin déjà
Près d'un autre mensonge, qui songe

Il part et je me redis c'est la dernière fois
Sans y croire, j'ai froid
On s'appelle
C'est ça

_________________
"Dieu est autorisé à me dire « tu dois »."



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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mer 23 Avr - 6:39

Fredericks, Goldman et Jones

Tu manques



Y a des qualités de silence
Comme des étoffes ou le bois
Des profonds, des courts, des immenses
Des que l'on entend presque pas

Coule la pluie, cheveux et veste
Mouille ce qui ne pleure pas
Marcher le long de rues désertes
Où tu me manques pas à pas

Tu manques, si tu savais
Tu manques tant
Plus que je ne l'aurai supposé
Moi qui ne tient pas même au vent

Prendre un taxi, tourner des pages
Féliciter, battre des mains
Faire et puis refaire ses bagages
Comment allez-vous ?, à demain

On apprend tout de ses souffrances
Moi, j'ai su deux choses, après toi :
Le pire est au bout de l'absence
Je suis plus vivant que je crois

Tu manques, si tu savais
Infiniment, tout doucement
Plus que je ne me manque jamais
Quand je me perds de temps en temps

Danger, dit-on, la lune est pleine
Est-elle vide aussi parfois ?
Invisible, à qui manquerait-elle ?
Peut-être à d'autres, pas à moi

Tu manques, si tu savais
Tu manques drôlement

Tu m'manques

_________________
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mer 23 Avr - 10:21

Puisque tu pars

Jean-Jacques Goldman

Album: Entre gris clair et gris foncé



Puisque l'ombre gagne
Puisqu'il n'est pas de montagne
Au-delà des vents plus haute que les marches de l'oubli
Puisqu'il faut apprendre
A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des "ainsi-soit-il"

Et puisque tu penses
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
Puisque c'est ailleurs
Qu'ira mieux battre ton cœur
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir

Puisque tu pars

Que les vents te mènent
Où d'autres âmes plus belles
Sauront t'aimer mieux que nous puisque l'on ne peut t'aimer plus
Que la vie t'apprenne
Mais que tu restes le même
Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu

Garde cette chance
Que nous t'envions en silence
Cette force de penser que le plus beau reste à venir
Et loin de nos villes
Comme octobre l'est d'avril
Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile

Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur
Puisque ta maison
Aujourd'hui c'est l'horizon
Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir

Mais pas trop tard

Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars

J'aurai pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste mais tu ne l'as pas fait
J'aurai pu donner tant d'amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais ça n'était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez

Dans ton histoire (dans ton histoire)
Garde en mémoire (garde en mémoire)
Notre au revoir (notre au revoir)
Puisque tu pars (puisque tu pars)
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Dim 27 Avr - 21:25

Les nuits de solitude

JJ Goldman


On s'était dit peut être que c'est mieux
On n'est pas forcément heureux à deux
Séparons-nous, oublions si l'on peut
ça va être dur pendant un mois ou deux
Un mois ou deux ou bien peut-être plus
Réapprendre à vivre seul et tenir
Rompre les liens serrés par l'habitude
Tout en attendant les moments, les pires

Oh ces nuits, ces nuits de solitude
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps

Le matin que l'on a vu arriver
Se lever sans réfléchir, s'habiller
Sortir dans la rue, rencontrer des gens
Sourir et oublier jusqu'au moment

Oh ces nuits, ces nuits de solitude
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps

Se rencontrer par hasard et jouer
Parler sans rien dire mais se regarder
Et puis ces heures devant le téléphone
La tête dans les mains en attendant qu'ça sonne

Et ces nuits, ces nuits de solitude
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps

Ces nuits de solitude
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps

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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 29 Avr - 19:53

Fermer les yeux


Et puis cette ombre au fond de l'ombre
Et puis ces deux mains qui se nouent
Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout
Et puis cette ombre encore debout

Le cri d'une sirène
Quand le jour a déteint
Parenthèse de peine
L'oubli jusqu'à demain

Longues secondes inertes
Le corps à l'abandon
Gestes lents, cigarettes
Puis s'essuyer le front

Vague regard au ciel
Pour l'heure ou pour le temps
Trop de pluie, de soleil
C'est tout c'qu'il en attend

Déjà loin de ses haines
Aussi loin qu'il le peut
Où ses rêves l'entraînent
Quand il ferme les yeux

Et puis cet otage sans cage
Et puis tous ces hommes en essaim
Son grave visage, maquillage, sans âge
Et puis ces billets dans ta main

Tu peux prendre ses lèvres
Tu peux goûter sa peau
Décider de ses gestes
Même dicter ses mots

Soumettre à tes plaisirs
Tant que le compte est bon
Arracher des sourires
Même changer son nom

Maître d'une apparence
Possédant de si peu
D'un vide, d'une absence
Dès qu'elle ferme les yeux

Quand la peine est trop lourde
Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde
La vérité trop vraie

Comme au dernier voyage
Pour y voir enfin mieux
Enfin d'autres images
Quand on ferme nos yeux
Quand on ferme nos yeux

_________________
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Lun 21 Juil - 20:09



Jean-Jacques Goldman

Confidentiel


Musique: Jean-Jacques Goldman 1993 "Non Homologué"


Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Je vais pas te dire que faut pas pleurer
Y a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on n'a pas loupé, le valait bien
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
Ça restera comme une lumière
Qui me tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.



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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Dim 16 Nov - 17:51

Pas toi
Jean-Jacques Goldman

Album: Non homologué
Graver l'écorce jusqu'à saigner
Clouer les portes, s'emprisonner
Vivre des songes à trop veiller
Prier des ombres et tant marcher
J'ai beau me dire qu'il faut du temps
J'ai beau l'écrire si noir sur blanc

Quoi que je fasse, où que je sois
Rien ne t'efface, je pense à toi
Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas
Pourquoi je saigne et pas toi

Passent les jours, vides sillons
Dans la raison et sans amour
Passe ma chance, tournent les vents
Reste l'absence, obstinément
J'ai beau me dire que c'est comme ça
Que sans vieillir, on n'oublie pas

Quoi que je fasse, où que je sois
Rien ne t'efface, je pense a toi
Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas
Pourquoi je saigne et pas toi

Y a pas de haine, y a pas de roi
Ni dieu ni chaîne, qu'on ne combat
Mais que faut-il, quelle puissance
Quelle arme brise l'indifférence ?
Oh c'est pas juste, c'est mal écrit
Comme une injure, plus qu'un mépris

Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas
Pourquoi je saigne et pas toi
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miminem



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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Ven 9 Jan - 23:42

14 janvier 1986 ...
La nouvelle venait de tomber ! ........
Daniel Balavoine est décédé a DAKAR. Goldman qui devait chanter avec Mickaël Jones "Je te donne" ne se sentait pas, ce soir là, dans l'émission de Michel Drucker, de chanter une chanson joyeuse.
Il a décidé, suite aux récents évènements (disparition de Balavoine) de chanter une chanson boucoup plus intime et qui colle vraiment à la situation.
Moment rare de JJG au bord des larmes.









fille pleurs fille pleurs fille pleurs

CONFIDENTIEL

Confidentiel
Jean-Jacques Goldman
Album: Non Homologué

Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de nous sur nos chemins
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce que tu as dit, tout ce que tu as fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Faut pas nous dire , faut pas pleurer
Y a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on n'a pas loupé, le valait bien
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, tu restes là
Tu resteras comme une lumière
Qui nous tiendra chaud dans nos hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Sam 10 Jan - 1:05

Merci beaucoup Miminem pour cette magnifique chanson de Goldman!!!Même si les circonstances sont tristes! Sad Sad Sad


Dernière édition par Nounouka le Sam 10 Jan - 1:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Sam 10 Jan - 1:16

SOUVIENS-TOI DE JJ GOLDMAN

Souviens-toi
Etait-ce mai, novembre
Ici ou là ?
Etait-ce un lundi ?
Je ne me souviens que d'un mur immense
Mais nous étions ensemble
Ensemble, nous l'avons franchi
Souviens-toi

Reviens-moi
De tes voyages si loin
Reviens-moi
Tout s'ajoute à ma vie
J'ai besoin de nos chemins qui se croisent
Quand le temps nous rassemble
Ensemble, tout est plus joli.


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miminem



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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Lun 12 Jan - 22:09

Artiste: Jean-Jacques Goldman
Chanson: Comme Toi

Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
A côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil
de la fin du jour

La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la Musique, surtout Schumann
et puis Mozart

Comme toi..
Comme toi..
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi..

Elle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres, elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles
Et les Princesse qui dorment au bois

Elle aimait sa poupée, elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie

Comme toi..
Comme toi..
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi..

Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie, c'était douceur, rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement

Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoire et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi,
ici et maintenant

Comme toi..
Comme toi..
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en rêvant à quoi
Comme toi..


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Gilou
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Lun 12 Jan - 23:03

J'adore ce prénom SARAH :heart: :heart: :heart:

_________________
"Dieu est autorisé à me dire « tu dois »."



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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Sam 17 Jan - 23:18

Article pas récent,mais intéressant!

Citation :


Goldman, le parrain magnifique du show-bizz
L'Evénement du jeudi, du 18 au 24 novembre 1999
Claude Askolovitch et Emmanuel Sepchat
Retranscription de Jean-Michel Fontaine

Jean-Jacques Goldman est majoritaire. Ça a l'air bête, dit ainsi, tant il a investi nos têtes : ses mots, les mots de Céline Dion, de Johnny, de Khaled, ses mots à lui dans la voix des autres. Grand ordonnateur des "Enfoirés", le premier show de la télé française, tout le show-bizz au service des Restos du Coeur. Il est le coeur. Il est la tête. Parrain intermittent, qu'on sollicite pour un conseil ou un coup de main, quelques notes, tout un disque. "Il est le seul que j'écoute", dit Patricia Kaas. On le cherche, il choisit, comme il veut, qui il veut. Il impose ses règles. A la presse. Aux télévisions. Au milieu de la chanson. Il n'abuse pas. Il ne veut pas qu'on l'embête. Mais quand même, il ne compte pas. Le millionnaire se fait musicien de base pour accompagner à la guitare l'obscur Gildas Arzel, qu'il apprécie. SImple comme le chef. Et le chef a raison.

Portrait du chanteur romantique en rocker politiquement majoritaire

Plus encore, insistons : Jean-Jacques Goldman est politiquement majoritaire. Il nourrit son pouvoir d'une adéquation étonnate avec ce pays. Les idées de la France ? Ce sont les siennes : mi-rebelle, mi-réac ; ni vraiment intello, ni tout à fait téléspectateur. La réussite qui se méfie du fric, le paterfamilias qui méprise l'héritage. Le parrain habite Montrouge, banlieue sud de Paris, comme toujours et comme tout le monde, en un peu mieux. Il a 48 ans, est enseigné dans les écoles, sorte d'Aimé Jacquet à guitare, porte-parole subliminal d'une France néo-républicaine en mal de repères.

Il faut lire son livre pour saisir la dimension du personnage. Goldman chantait, faisait chanter ? Il écrit désormais. Changement d'étage. Le voilà donc au Seuil, maison des intellectuels de gauche, à dialoguer avec un philosophe (et ami), Alain Etchegoyen. Titre du livre : "Les pères ont des enfants" ; message essentiel : la récré est finie, papa est de retour. Une apologie assumée de la sanction et de l'autorité. "On va faire très réac, j'adore ça", jubile le chanteur. Goldman raconte sa terminale après 68, 'dans une classe où l'on fumait', avec un prof disant aux élèves : "J'ai beaucoup à apprendre de vous". L'horreur pédagogique. "C'est ça, pour moi, mai 68, cette espèce de déliquescence".

Déliquescence ? C'est Goldman qui parle, le romantique préféré des mouflettes, silhouette ascétique et cravate en cuir. Un sourcilleux, le romantique ! Les rappeurs le fatiguent, qui ignorent le solfège et piquent les sons des autres. "Ils aiment bien la musique, dit-il à Etchegoyen, mais l'apprendre, ça suppose à la fois des efforts et de la solitude. Alors ils se servent de ce que les autres ont fait". Lui, il a appris le violon, c'était autre chose.

Le chanteur ronchonne quand la cinquantaine le travaille ? Même pas. Il a toujours été ainsi. En 1985, à l'orée de sa gloire, il fustigeait le nihilisme du rock : "L'appel à la drogue, l'insolence et la révolte très adolescente qui alimentent les textes de rock confortent les pouvoirs établis". Dix ans plus tard, il expédiait le rap aux enfers ultra- libéraux : "C'est un phénomène commercial parce qu'il existe un marché de l'exclusion, de la violence et de la haine. Ce rap-là obéit à l'objectif le plus cynique : le profit. Nous vivons dans l'un des rares pays où l'éducation est obligatoire et gratuite jusqu'à 16 ans, on ne peut pas dire ça dans un morceau de rap, ce n'est pas conforme au message convenu". Critique politique, pas poétique. Il se veut anti-correct. Chanteur pour jeunes, mais incapable de jeunisme. Les casseurs juvéniles, explique-t-il en 1997, sont "perdus du côté de Neandertal". La même année, Goldman rencontre SOS Racisme, qui veut renouer avec un grand frère éloigné. Les potes lui vendent leur colère : les jeunes basanés se vont virer des boîtes de nuit. Réponse de Goldman : "Ils n'ont qu'à aller à la bibliothèque : là, on n'a jamais refusé l'entrée à quiconque". Ce chanteur est adoré des instits. "Goldman est un rocker psychorigide", jubile Alain Finkielkraut, encore un philosophe, frère en mauvaise humeur - plus d'autres points communs : notamment, en fils d'immigrés juifs ayant choisi l'Hexagone, se dire que la France existe, que la culture persiste. Un jour, Goldman a envoyé un fax de soutien à Finkielkraut, quand le philosophe se faisait attaquer pour ses positions "conservatrices".

Quand les autres délirent, lui, fait des chansons "sociales-démocrates"

Le psychorigide a construit sa liberté de parole, ne perdant jamais le fil de sa cohérence. Aucun autre artiste ne pourrait ainsi devenir prescripteur, porter sur la société un regard politique, sans perdre la mesure. Même Montand s'était égaré en se prenant pour un futur chef d'Etat. Goldman, lui, s'abrite derrière son statut de saltimbanque. Il écrit avec Etchegoyen, mais se refuse à faire la promotion de son ouvrage. Tant pis pour les recettes du Seuil ! Dans ce livre, il ne fait que poser des questions au philosophe, il n'a donc pas à commenter le discours ! Le chanteur, formaliste, fait preuve d'une suprême intelligence du possible.

Goldman, c'est une clé de sa maîtrise, a connu le succès adulte. Il rencontre la gloire à plus de 30 ans, marié, père de famille. La voix haut perchée et les gamines en pâmoison ont conduit au quiproquo. Ce faux minet a fait l'Edhec (Ecole des Hautes Etudes Commerciales du Nord). Il a beaucoup lu. Il est armé face au monde - rien à voir avec les rockers adolescents... Les autres s'amusent ou divaguent. Lui fait "des chansons sociales-démocrates", sourit-il. Un individualisme altruïste, où l'on va au bout de ses rêves en gardant la main ouverte. Mais la gentillesse masque la détermination. Très vite, Goldman pose ses conditions. Il mate une presse qui, parfois, le méprise ou l'injurie. En 1985, il compile quelques articles assassins (dont un de l'EDJ) dans une publicité félicitant ses fans : "Merci d'avoir jugé par vous-mêmes". Le truc est gros, mais imparable : en appeler au peuple, directement, se faire choisir contre les médiateurs.

Le saltimbanque préféré des excellences de nos temps modérés

Goldman a tout compris du piège du temps. Il bannit les paparazzi. Il n'y aura pas de Jean-Jacques déboutonné. Trop digne. Trop intelligent. Il vient d'un monde de pudeur, de textes et de principes. Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes - un père héros de la Résistance, en rupture de parti quand il découvre le mensonge stalinien. Goldman, des avatars de l'histoire, a gardé un préjugé définitif contre le PCF. "Vous êtes hostile à la drogue ?" lui demande, en 1985, "Paroles et musiques". "Bien sûr, répond-il, c'est mauvais pour la santé. De même, je ne ferai jamais la Fête de l'Humanité.

Mais du communisme, il a gardé l'organisation. La cellule. Son fief à Montrouge est une forteresse. Il y installe une structure à peu près unique dans le show-biz français, grâce à laquelle il contrôle édition musicale et production des concerts. Son frère, Robert, est le patron de la PME. Sa soeur, sa femme, son beau-frère, jouent parfois les choristes. L'organisation est sans faille. Des réseaux partout, un contrôle absolu : la clé de la puissance. Le show-biz accepte ses conditions. Télévision et presse font de même. Une émission avec Goldman est une émission de Goldman. Un photographe attitré, Claude Gassian, ne livre ses photos qu'après feu vert de la maison Goldman. Jean-Jacques accepte des interviews mais refuse les "unes" des magazines. Il dose ses interventions. Et revient régulièremennt à l'essentiel. Chanson, public, amour, guitare. L'amour est le commencement du pouvoir.

Dans les années 80, les jeunes filles crient dans ses concerts. Les malins ironisent ? Lui ose être fier d'elles. "Une fille de 15 ans, c'est une fille qui est en seconde, dit-il alors. Elle lit "Le Grand Meaulnes", elle découvre "Le Capital", votera dans trois ans. C'est quelqu'un de très important". Il est le premier adulte à estimer cette génération qu'on appelera morale. Elle l'a choisi. Elle le gardera. Aujourd'hui, les ados ont poussé, le public de Goldman est adulte et intégré. "Un public démocrate", dit Etchegoyen. Donc blanc, antiraciste, qui pense que le pire n'est pas obligé. Le public qui compte, les décideurs. Goldman sait étendre son registre, en écrivant pour d'autres interprètes – les idoles d'un autre peuple. Via Johnny, Céline Dion ou Khaled, le chanteur s'en va nourrir des midinettes, des prolos ou des immigrés. Ainsit se construit l'évidence. Goldman imprègne son époque. Et plus le temps passe, c'est l'époque qui décide de lui ressembler.

Quand la gauche découvre l'entreprise dans les années 80, l'ex de l'Edhec est à son aise. C'est l'affairisme qui le choque, pas le profit. Goldman est réaliste, deuxième gauche. Il a de bonnes raisons de se méfier de l'autre gauche, pseudo-révolutionnaire salonnarde… Le délit de sale gueule dont il est victime dans la critique "branchée". Et un malentendu indicible. Son demi-frère, Pierre, son aîné de sept ans, est une icône de la gauche. Guérillero en Amérique latine, puis voyou en France, innocenté d'un double meurtre, assassiné en 1979. Des intellectuels ont fait de Pierre un christ juif et rouge. Jean-Jacques fait l'expérience d'un étrange milieu, où les frères des uns deviennent les dieux des autres, où les légendes occultent la réalité.

Goldman est réel. "Normal Pop Idol", décrète le Herald Tribune en 1987. Ne pensant pas à bouleverser le monde, prétendant juste le réparer. Il chante pour l'Ethiopie affamée en 1985, derrière Renaud, mais fait corriger la chanson pour en gommer le tiers-mondisme. D'instinct, Goldman le modéré n'a jamais senti Mitterrand. En 1981, il n'a pas voté pour lui. Il ne le dit pas. Il serait inaudible. Il s'avoue pourtant rocardien. Plus tard, le chanteur dira sa rage, quand la gauche aura sombré dans les premières "affaires", quand Mitterrand sera affaibli, vaincu. "Un président pathétique, cynique et boursouflé", chante-t-il dans "On n'a pas changé", un des titres de l'album "Rouge", en 1993. Goldman l'anticommuniste chante alors avec les choeurs de l'ex-armée soviétique : aux indécences contemporaines, il préfère l'engagement des communistes d'antan – "des gens d'une honnêteté scrupuleuse". Tapie est, pour lui, un symbole honni. En 1993, il a soutenu Jacques Glassman, le joueur valenciennois dénonciateur de l'affaire OM – VA. La corruption l'exaspère, et il est vraiment amoureux de football, enfilant, un soir de concert à Lorient, le maillot des merlus, l'équipe de foot locale qui grimpe en D1.

Jospin n'est pas loin, avec son droit d'inventaire, son rappel des racines, et sa lecture quotidienne de l'Equipe. En 1995, un air de Goldman accompagne le redresseur des torts de la gauche. En 1997, les socialistess gagnent les élections. La même année, le pape vient à Paris, devant des jeunes tout frais et célèbrent Ozanam – un réformateur social. Goldman aime cette jeunesse ; il aime Jospin ; confesse une admiration pour de Gaulle. L'époque se pétrit de nation, d'espérance chrétienne, de minutieuse vertu. Goldman a gagné.

Alain Etchegoyen, proche de Martine Aubry et un temps conseiller de Claude Allègre, fréquente, avec Goldman, ces excellences de nos temps modérés. Ils s'entendent bien. Ils sont au pouvoir, dans les ministères pour les uns, dans nos têtes pour lui.

[encarts] L'organisation est sans faille. Des réseaux partout, un contrôle absolu. Le show-biz accepte ses conditions. Télé et presse font de même.

Via Johnny, Céline Dion ou Khaled, il nourrit midinettes, prolos et immigrés. Et plus le temps passe, plus Goldman imprègne son époque.

L'homme qu'on entend partout. Record français, 6 albums de Goldman ont dépassé le million de ventes ! Mais l'homme qu'on entend partout travaille aussi pour les autres. Sur 150 chansons officielles, Goldman en a écrit 77 pour 26 interprètes différents. On le découvre mercenaire en 1986, quand Johnny Hallyday lui commande l'album 'Gang'. En 1995, le génie de Montrouge conquiert le monde : l'album 'D'eux' de Céline Dion va devenir le disque le plus vendu en France (plus de 3,5 millions d'exemplaires) avant d'envahir l'Amérique et l'Angleterre ! Pour le reste, Goldman a écrit pour Patricia Kaas, Khaled, Florent Pagny, Marc Lavoine, Philippe Lavil, Robert Charlebois, Rose Laurens, Joe Cocker, Ray Charles, mais aussi pour des quasi-inconnus. A son actif également, la chanson d''Astérix et Obélix contre Jules César' et les paroles de '2000', hymne composé par Richard Cocciante pour les cérémonies lyonnaises du 31 décembre. Il finira le siècle.


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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Sam 20 Juin - 13:56

I can give a voice, bred with rythms and soul
the heart of a Welsh boy who's lost his home
put it in harmony , let the words ring
carry your thoughts in the song we sing
Je te donne mes notes , je te donne mes mots
quand ta voix les emporte a ton propre tempo
une épaule fragile et solide a la fois
ce que j'imagine et ce que je crois .

Je te donne toutes mes differences,
tous ces défauts qui sont autant de chance
on sera jamais des standards des gens bien comme il faut
je te donne ce que j'ai ce que je vaux


I can give you the force of my ancestral pride
the well to go on when i'm hurt deep inside
whatever the feeling, whatever the way
it helps me to go on from day to day
je te donne nos doutes et notre indicible espoir
les questions que les routes ont laissées dans l'histoire
nos filles sont brunes et l'on parle un peu fort
et l'humour et l'amour sont nos trésors


Je te donne toutes mes differences...

Je te donne , donne , donne ce que je suis

I can give you my voice, bred with rythm and soul,
je te donne mes notes , je te donne ma voix
the songs that i love, and the stories i've told
ce que j'imagine et ce que je crois
i can make you feel good even when i'm down
les raisons qui me portent et ce stupide espoir
my force is a platform that you can climb on
une épaule fragile et forte a la fois
je te donne, je te donne tout ce que je vaux , ce que je suis, mes dons,
mes défauts, mes plus belles chances, mes differences
[b]
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 7 Juil - 16:52

La pluie
Jean-Jacques Goldman
Album: Chansons pour les pieds

On voudrait savoir éviter
La pluie
Entre les gouttes se glisser
Deux, trois nuages et l'on
Court à l'abri
On n'aime pas trop se mouiller

On se dit qu'ailleurs
Sous d'autres latitudes
Le soleil est brûlant
Même en plein hiver
On rêve d'Orient,
De cap au sud
De sable et de mer

Et l'on attend sous des portes
Cochères
Ou transi sous un parapluie
On met des chapeaux, des gants,
Des impers
On se cache, on se rétrécit

Faudrait pas s'éloigner,
Rester dans son coin
Une averse et l'on risque
D'être surpris
Pas de jolie vie,
De joli chemin
Si l'on craint la pluie

On prie le ciel
Et les grenouilles
Et l'hirondelle
Que le temps tourne
Comme tourne la chance
Dieu que tout baigne
Quand il y a du soleil
Mais voilà,
Le mauvais temps ça
Recommence

Mais
Dans les vies sèches
L'eau se venge aussi:
Y a des ouragans,
Des moussons,
Des déserts.
Autant apprendre
A marcher
Sous la pluie
Le visage

Offert
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Mar 7 Juil - 16:53

La vie par procuration
Jean-Jacques Goldman
Album: Non homologué
{Refrain:}

Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux les pigeons
Elle vit sa vie par procuration
Devant son poste de télévision

Lever sans réveil, avec le soleil
Sans bruit, sans angoisse, la journée se passe
Repasser, poussière, y a toujours à faire
Repas solitaire, en point de repère

La maison si nette, qu'elle en est suspecte
Comme tous ces endroits où l'on ne vit pas
Les êtres ont cédés, perdu la bagarre
Les choses ont gagné, c'est leur territoire

Le temps qui nous casse, ne la change pas
Les vivants se fanent, mais les ombres pas
Tout va, tout fonctionne, sans but sans pourquoi
D'hiver en automne, ni fièvre ni froid

{au Refrain}

Elle apprend dans la presse à scandale
La vie des autres qui s'étale
Mais finalement de moins pire en banal
Elle finira par trouver ça normal

{Refrain partiel:}
Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux les pigeons

Des crèmes et des bains qui font la peau douce
Mais ça fait bien loin que personne ne la touche
Des mois des années sans personne à aimer
Et jour après jour l'oubli de l'amour

Ses rêves et désirs si sages, si possible
Sans cri, sans délires sans inadmissible
Sur dix ou vingt pages de photos banales
Bilan sans mystères d'années sans lumière

{au Refrain}

Elle apprend dans la presse à scandale
La vie des autres qui s'étale
Mais finalement de moins pire en banal
Elle finira par trouver ça normal

{Refrain partiel:}
Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux les pigeons

Elle apprend dans la presse à scandale
La vie des autres qui s'étale
Mais finalement de moins pire en banal
Elle finira par trouver ça normal

{Refrain partiel:}
Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux les pigeons

_________________
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Dim 20 Sep - 21:18

Encore un matin
Jean-Jacques Goldman
Album: Positif

Encore un matin
Un matin pour rien
Une argile au creux de mes mains
Encore un matin
Sans raison ni fin
Si rien ne trace son chemin

Matin pour donner ou bien matin pour prendre
Pour oublier ou pour apprendre
Matin pour aimer, maudire ou mépriser
Laisser tomber ou résister

Encore un matin
Qui cherche et qui doute
Matin perdu cherche une route
Encore un matin
Du pire ou du mieux
A éteindre ou mettre le feu

Un matin, ça ne sert à rien
Un matin
Sans un coup de main
Ce matin
C'est le mien, c'est le tien
Un matin de rien
Pour en faire
Un rêve plus loin

Encore un matin
Ou juge ou coupable
Ou bien victime ou bien capable
Encore un matin, ami, ennemi
Entre la raison et l'envie
Matin pour agir ou attendre la chance
Ou bousculer les évidences
Matin innocence, matin intelligence
C'est toi qui décide du sens

Un matin, ça ne sert à rien
Un matin
Sans un coup de main
Ce matin
C'est le mien, c'est le tien
Un matin de rien
Pour en faire
Un rêve plus loin
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MessageSujet: Re: JJ Goldman   Aujourd'hui à 18:23

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