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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Barbara Une Longue Dame Brune

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MessageSujet: Barbara Une Longue Dame Brune   Sam 22 Mar - 20:51



BARBARA

L'aigle noir



Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir


Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint de poser,


Il avait, les yeux couleur rubis,
Et des plumes, couleur de la nuit,
A son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné,
Portait un diamond bleu,


De son bec, il a touché ma joue,
Dans ma main, il a glissé son cou,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m'était revenu,


Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir, en tremblant,
Des étoiles, des &eaacute;toiles,


Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,


L'aigle noir, dans un bruissement d'ailes,
Prit son vol, pour regagner le ciel,


Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir,


Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir,


Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Surgit un aigle noir...

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 23 Mar - 9:05

BARBARA

Dis, quand reviendras-tu?
Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos coeurs déchirés c'est le dernier naufrage,
Au printemps tu verras, je serai de retour,
Le printemps c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,


Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,


Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire et, comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je tourne et je me traîne,
Ton image me hante et je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour et j'ai le mal de toi,


Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,


J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferais de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrais ma route, le monde m'émerveille,
J'irais me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marin,


Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 23 Mar - 9:13

Barbara
C'est trop tard


C'est trop tard pour verser des larmes,
Maintenant qu'ils ne sont plus là,
Trop tard, retenez vos larmes,
Trop tard, ils ne les verront pas,
Car c'est du temps de leur vivant,
Qu'il faut aimer ceux que l'on aime,
Car c'est du temps de leur vivant,
Qu'il faut donner à ceux qu'on aime,
Ils sont couchés dessous la terre,
Dans leurs maisons froides et nues,
Où n'entrera plus la lumière,
Où plus rien ne pénètre plus,

Que feront-ils de tant de fleurs,
Maintenant qu'ils ne sont plus là,
Que feront-ils de tant de fleurs,
De tant de fleurs à la fois ?
Alliez-vous leur porter des roses,
Du temps qu'ils étaient encore là,
Alliez-vous leur porter des roses,
Ils auraient préféré, je crois,
Que vous sachiez dire je t'aime,
Que vous leur disiez plus souvent,
Ils auraient voulu qu'on les aime,
Du temps, du temps de leur vivant,

Les voilà comme des statues,
Dans le froid jardin du silence,
Où les oiseaux ne chantent plus,
Où plus rien n'a plus d'importance,
Plus jamais ne verront la mer,
Plus jamais le soir qui se penche,
Les grandes forêts en hiver,
L'automne rousse dans les branches,
Mais nous n'avons que des regrets,
Mais nous n'avons que des remords,
Mais ils ne le sauront jamais,
Ils n'entendent plus, c'est trop tard,
Trop tard, trop tard

(Barbara/J.J. Debout)

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 23 Mar - 9:47

Barbara


La Louve

Aux matins frêles des lacs de neige,
Aux matins froids aux reflets grêges,
Aux soleils, frissons de l' hiver,
Je suis la louve solitaire,

J' allais sur mes terrains de guerre,
Cachée, chassant sur mes chemins,
Soudain, sur un socle de pierre,
Il m' est apparu un grand chien,

Et moi la louve, moi la reine,
Et moi la faim, et moi l' instict,
J' ai posé ma tête de fauve,
Dans la fourrure du grand chien,

Et le chien, au midi frileux,
A suivi ma piste et ma chasse,
Et j' ai cru voir dedans ses yeux,
Le reflet d' un éclair qui passe,

Il faut croire qu' il était fou,
Quand il me suivit dans la neige,
N' étant qu' un chien, il se crut loup,
Et prit sa patte dans mon piège,

Mais moi la louve, moi la reine,
Et moi la faim, et moi l' instict
J' ai ouvert le piège de fer,
Et mordu sa cuisse de chien,

Mais au nid, au doux crépuscule,
Entre chien et loup, au palais,
Couchés sur notre lit d' épines,
Moi, la louve, j' ai léché ses plaies,

Aux matins frêles des lacs de neige,
Aux matins froids aux reflets grêges,
Aux soleils, frissons de l' hiver,
Je reste la louve solitaire,
Solitaire, solitaire, solitaire

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Mar 8 Avr - 16:42

Barbara

Sans bagages


Le jour où tu viendras, le jour où tu viendras,
Le jour où tu viendras, ne prends pas tes bagages.
Que m'importe, après tout, ce qu'il y aurait dedans,
Je te reconnaitrai à lire ton visage.
Il y a tant et tant de temps que je t'attends.
Tu me tendras les mains, je n'aurai qu'à les prendre
Et consoler les voix qui pleurent dans ta voix.
Je t'apprivoiserai, les lumières éteintes.
Tu n'auras rien à dire, je reconnaitrai bien

Le tout petit garçon, le regard solitaire
Qui cachait ses chagrins dans les jardins perdus,
Qui ne savait jouer qu'aux billes ou à la guerre,
Qui avait tout donné et n'avait rien reçu.

Si je venais vers toi, je viendrais sans bagages.
Que t'importe, après tout, ce qu'il y aurait dedans.
Tu me reconnaîtrais à lire mon visage.
Il y a tant et tant de temps que tu m'attends.
Je te tendrai les mains, tu n'aurais qu'à les prendre
Et consoler les voix qui pleurent dans ma voix.
Tu m'apprivoiserais, les lumières éteintes.
Je n'aurais rien à dire, tu reconnaîtrais bien

La toute petite fille, aux cheveux en bataille
Qui cachait ses chagrins dans les jardins perdus
Et qui aimait la pluie et le vent et la paille
Et le frais de la nuit et les jeux défendus.

Quand viendra ce jour-là, sans passé, sans bagages,
Nous partirons ensemble vers un nouveau printemps
Qui mêlera nos corps, nos mains et nos visages.
Il y a tant et tant de temps que l'on s'attend.
A quoi bon se redire les rêves de l'enfance,
A quoi bon se redire les illusions perdues ?
Quand viendra ce jour-là, nous partirons ensemble,
A jamais retrouvés, à jamais reconnus.

Le jour où tu viendras, le jour où tu viendras,
Il y a tant et tant de temps que je t'attends...

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Mar 8 Avr - 16:50

Barbara

Seule



Comme jour,
Comme nuit,
Comme jour après nuit,
Comme pluie,
Comme cendre,
Comme froid,
Comme rien,
Comme un ciel déserté,
Une terre sans soleil,
Comme pays perdu
Sans couleur,
Sans clarté,
Sans étoile,
Egarée
Comme épave perdue,
Comme épave perdue,

Comme jour,
Comme nuit,
Comme jour après nuit,
Comme pluie,
Comme cendre,
Comme froid,
Comme rien

Comme épave perdue,
Je me cogne et me brise,
Comme froide,
Comme grise,
Comme rien.
Je suis seule,
Comme froide,
Comme grise,
Comme rien.
Je suis seule...



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Dernière édition par Gilou le Mar 8 Avr - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Mar 8 Avr - 17:08

La fleur, la source et l'amour
by Barbara

Il y avait une source.
Elle serpentait sa course
Dans le creux du vallon.
Il y avait une fleur,
Il y avait une fleur
Dans le creux du vallon.

L'une à l'autre, pareilles,
Vivantes de soleil,
Une source,
Une fleur d'amour.

Il y avait des enfants
Qui allaient, s'émerveillant
Dans le creux du vallon,
Dans le plein cœur de l'été.
Il y avait des enfants
Dans le creux du vallon.

Ils regardaient la fleur
En baignant leurs pieds nus
Dedans la source,
Près de la fleur d'amour.

Une grande éclatée,
Des arbres décapités
Dans le creux du vallon
Et des enfants allongés
Dans le plein cœur de l'été,
Dans le creux du vallon.

Une source rougie
Une fleur meurtrie
Et le silence de la mort,
De la mort.
Rien ne bouge,
Pas même pas le cri d'un oiseau.
Rien ne bouge,
Pas même pas le cri d'un oiseau.
Le silence,
Le silence
Et puis

Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle est revenue la source.
Ils ont brûlé, piétiné,
Déraciné, endeuillé,
Mis à feu et à sang
Mais jamais ils n'y pourront rien.
Non, jamais ils n'y pourront rien.

Dans le creux du vallon,
Comme miraculée,
En plein cœur de l'été,
Près de la source,
S'ouvre la fleur d'amour.

Il y avait une source,
Il y avait une fleur,
Il y avait une fleur,
Il y avait une source
Et l'amour,
Et l'amour.

Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle a refleuri, la fleur.
Elle est revenue, la source.
Elle est revenue, la source.
Elle a refleuri la fleur, la fleur
D'amour.
..
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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Ven 11 Avr - 23:03

Attendez que ma joie revienne
Barbara



Attendez que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.

Laissez-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laissez-moi. Ouvrez cette porte.
Laissez-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.

Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves mortes du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir
Pour que, libérée de ma chaîne,
Vers toi, je puisse revenir.

Alors, je t'en fais la promesse,
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir
Mais c'est trop tôt pour dire je t'aime,
Trop tôt pour te l'entendre dire.
La voix que j'entends, c'est la sienne.
Ils sont vivants, mes souvenirs.
Pardonne-moi : c'est lui que j'aime.
Le passé ne veut pas mourir.

[b][i]

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Ven 11 Avr - 23:09

Vous entendrez parler de lui
Barbara



Vous entendrez parler de lui.
On vous dira dans le pays
Qu'il était cela ou ceci.
N'en croyez rien.

On vous dira, peut-être encore
Que la nuit, il couchait dehors
Ou bien qu'il était cousu d'or.
N'en croyez rien.

Certains diront qu'il était blond
D'autres plus noir que le charbon.
On vous dira du bien, du mal.
Ça m'est égal.

Vous entendrez parler de lui.
On dira qu'il semblait sorti
D'un conte des mille et une nuits
Ou d'une prison.

On l'a pris pour un fils d'un roi.
On l'a pris pour un je-ne-sais-quoi
Et même pour les deux à la fois.
Qui a raison ?

Ils en ont dit, tellement dit
Qu'un jour, il dût quitter l'pays.
Il a disparu dans la nuit
Evanoui.

C'est un lundi, je m'en souviens
Juste avant le petit matin.
Nous avons dénoué nos mains
Prés du canal.

Vous entendrez parler de lui
Puis il tombera dans l'oubli.
On oublie tout. Pourquoi pas lui ?
Ce s'rait normal

Mais que pourront-ils vous en dire
Ceux qui ne l'ont pas vu partir ?
Il a essayé de sourire
Et ce sourire
Et ce sourire
Ah, ce sourire...

Vous entendrez parler de lui
Vous entendrez parler de lui
Vous entendrez parler de lui
Ça m'est égal.

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 13 Avr - 19:29

D'elle à lui

Tu me dis Léon, qu'il faut que je t'oublie
Parce que dans quelques jours, tu vas te marier
Ce qu'tu demandes là
Mais c'est de la folie
Car il y a des amours, qu'on ne peut oublier
Je te l'ai toujours dit
Tu fus le premier homme
Qui m'ait chaste et pure, tenue dans ses bras
Qui ça te fait sourire
Ben, souris mon bonhomme
Mais ça c'est une chose
Qu'une femme n'oublie pas
Ah! oui j'étais pure
C'était ridicule
Des choses de la vie
J'savais rien de rien
A ce point que toi,
Pourtant qu'est pas un hercule
Ben, ce que tu m'faisais
J'trouvais ça très bien
Ah! T'aurais tout de même pas
Fait comme ce colosse
Des choses épatantes
Entre les deux repas
Mais non, mon ami
Non je ne suis pas rosse
Y'a tout de même des choses
Qu'une femme n'oublie pas
En ce temps là, t'étais pas vêtu comme un prince
Tu gagnais quelque chose
Comme cent francs par mois
Quand on a le ventre creux, on a la taille mince
J'aime pas les gros hommes
Ben, t'étais de mon choix
Je menais une vie sobre, tout autant que rangée
Ah! tu te souviens pas de ça
Maintenant que tu es gras
Ce que j'en ai bouffé, d'la vache enragée
Et ça c'est une chose
Qu'une femme n'oublie pas
Ce qui t'empêchait pas de faire
Des p'tites bombances
Et chercher ailleurs, un autre bien, que le tien
Ah! tu m'en as fait voir
De toutes les nuances
Et tu prétendais même, que le jaune m'allait bien
Et quand je pense que moi
Moi, j'étais fidèle
Dans la vie d'une femme, ça compte
En tout cas, le cas est assez rare
Pour que j'me le rappelle
Et ça c'est une chose que j'n'oublierai pas
Et le jour où je t'appris
Que j'allais être mère
Un enfant à nous
Mais c'était fabuleux
Tiens
Je l'ai ta voix dans le creux de mon oreille
Ah! non pas d'enfant
On est assez de deux!
Ah! tu me fiches bien
De ma vie, de ma souffrance
Ce qui prouve mon ami
Que si t'es mufle au fond
C'est pas d'aujourd'hui
Que j'en fais l'expérience
Car il y a des choses
Qu'une femme n'oublie pas
Ah! puis tiens tu me rendrais méchante
Si je remue tout ça
C'est que j'ai tant de peine
J'croyais qu'on vivrait toujours, tous les deux
Mais non! J'irai pas chez toi
Faire des scènes
Tu veux t'en aller, va t'en, sois heureux
Mais t'oublier, non
Je t'avoue ma faiblesse
Songeant au passé, je pleurerai parfois
Car ce temps-là vois-tu
C'est toute ma jeunesse
Et ça c'est une chose
Qu'une femme n'oublie pas

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 13 Avr - 19:48



BARBARA
Pendant que mon coeur douloureux s'épanche,
Aux dernières notes des violons "d'absence",
Mon ruban d'encre défile de poème en poème,
Mouillé de larmes vertigineuses et blêmes.

Oiseau de flamme, rubis de plume,
Blancheur de l'âme, voile de brume.
Je me souviens, je me souviens,
Nos lettres, nos jolis entretiens,
C'était le meilleur,
Le meilleur de mes biens.


Et je te vois encore, je t'écoute toujours,
Petite vie perdant pied chaque jour,
Basculée, précipitée sans ton amour.
Tout sonore encore, de tes petits mots,
Qui me faisaient vivre le front haut,
Les yeux fixés sur les astres sourds,
Je porte au ciel ma lettre d'amour,
Et je cours, je cours vers l'alphabet piano,
Bouleversé, Fa, Mi, Ré, Las, noir chaos.


J'aurai voulu mourir, oui, à l'orée de ton sourire,
Mais voilà, à tant vouloir t'écrire, je me déchire,
Barbara ma belle, ma douce, ma si câline,
Je pleure, pleure en sanglot de résine,
Étourdissement de sève,
Je te vois en rêve,
Tout en haut, aux profonds des cimes....



Franck BONNEVIE 9 Février 1998

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 13 Avr - 20:04



Faxe-moi

Faxez-me
Faxez-moi
J'entends
Je reçois
Votre humeur de l'instant
Qui passe
Dans vos mots
Ecrit-là
Je lis
Et je vois
Que vous pensez
Toujours
A moi
Faxez-moi
Faxez-moi
Vos émois
Fax d'amour
Entre nous
Où les mots
Sont fous
De vous à moi
De moi vers vous
Non
C'est mieux
De ne pas
Se connaître
Cela changerait tout
Peut-être
Votre impatience
Devient démence
Laissez
Laissez
Que se grisent nos âmes
Surtout
Ne perdons pas
Le charme
Le charme
Etrange
De nos échanges
Que j'aimerai
Garder
Vos fax
Que jamais l'encre
Ne s'en efface
C'est beaucoup de vous
Jeté-là
Par la magie
De cette invention
Diabolique
Qui rend votre désir
Magique
Vous êtes là
Tout près
De moi
Faxez-me
Faxez-moi
J'entends
Je reçois
Votre humeur
De l'instant
Qui passe
Faxons-nous
De mots doux
Petits riens du tout
Qui les uns aux autres
S'enlacent
Faxez-moi
Faxez-moi
Vos émois
Fax d'amour
Entre nous
Où les mots sont fous
De vous à moi
De moi vers vous
De l'aube porcelaine
Jusqu'à la nuit de Chine
Je guette
La seconde divine
de nos rendez-vous
Mais parlez-moi
Dictez-moi vos délires
Les hommes meurent
De ne rien se dire
Mais pas toi
Pas moi
Pas nous
Je peux suivre
Tous les voyages
Inscrits là
En haut de la page
Marvinska, Singapour
Qu'importe
Si la distance est longue
Il suffit de quelques secondes
Et vous serez là
Près de moi
Faxez-me
Faxez-moi
J'entends
Je reçois
Vos humeurs
De l'instant
Qui passe
Faxons-nous
Des mots doux
Petits riens du tout
Qui les uns aux autres
S'enlacent
Faxez-moi
Faxez-moi
Vos émois
Fax d'amour
Entre nous
Où les mots sont fous
De vous à moi
De moi vers vous
Fax d'amour
Entre nous
Mon amour
Je n'aime que vous

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 13 Avr - 20:07



Il n'y a pas d'amour heureux
Paroles : L. Aragon
Musique : G. Brassens
1960


Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit "serrer son bonheur" il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux.

Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux.

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressées
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux.

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regret pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux.

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Dim 13 Avr - 20:10



Je t'aime

Ecoutez-la !
Paroles : Barbara
Musique : François Wertheimer
1973


Comme le vent d'Ouessant vient griffer la falaise,
Comme l'aube, en jouant, peut faire fondre les neiges,
Comme les folles fièvres, de fantasmes en malaises,
Comme les doigts du Diable distillent les arpèges,
Comme un océan, un lac, avant les ouragans,
Comme un grand requin bleu sommeille entre deux eaux,
Comme un horizon pâle pour un soleil couchant,
Comme un aigle royal survole les roseaux,
Je t'aime,

Comme un diamant blanc-bleu engendre la folie,
Comme les avalanches se jettent dans un gouffre,
Comme une terre qui s'ouvre à la foudre en furie,
Tu bâtis tes enfers et y sombres et y souffres,
Comme un oiseau perdu, dans les vignes, s'enivre,
Tu vas et tu te perds, et dérives et chavires,
C'est à la presque-mort que tu me reviens vivre,
Vivre au nouveau soleil de tes anciens soupirs,
Je t'aime,

Comme un grand arc-en-ciel sait fêter un orage,
Tu vas noyer tes foudres dans un lac d'oubli,
Comme un chef vainqueur saurait rendre un hommage,
Tes pardons me reviennent comme mes mélodies,
Comme un navire au port, contre vents et marées,
Tu défends mes trésors, tu caches mes secrets,
Comme un pâle cerbère, tu gardes notre enfer,
Et tu m'aimes, tu m'aimes,

Comme le vent d'Ouessant vient griffer la falaise,
Comme l'aube, en jouant, peut faire fondre les neiges,
Comme les folles fièvres, de fantasmes en malaises,
Comme les doigts du Diable distillent les arpèges,
Comme le vent d'Ouessant,
Comme l'aube en jouant,
Comme les folles fièvres,
Comme les doigts du Diable,
Comme, comme,
Je t'aime, je t'aime,
Comme, comme,
Je t'aime, je t'aime,
Comme, comme,
Tu m'aimes, tu m'aimes,
Comme, comme,
Je t'aime, je t'aime,
Comme, oui comme,
Tu m'aimes, tu m'aimes,
Comme, comme,
Tu m'aimes, tu m'aimes...

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Lun 28 Avr - 18:46

Tu ne te souviendras pas

Paroles et Musique: Barbara




Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait,
Toutes les nuits, cahin-caha,
S'effeuillent au calendrier.

Tu ne te souviendras pas
De mon visage, de mon nom.
Les marionnettes d'ici-bas
Font trois petits tours et puis s'en vont.

Tu ne te souviendras pas
Du vent, des algues, de cette plage,
De ce silence, de notre émoi
Quand se sont mêlés nos visages.

Tu ne te souviendras pas.
Nous étions là, émerveillés.
J'ai glissé un peu contre toi.
Contre toi, tu m'as entraînée.

Tu ne te souviendras pas
De nos corps couchés sur le sol.
Les corps s'enfoncent comme les pas
Dans le sable où le vent les vole.

Tu ne te souviendras pas.
Doucement, la nuit s'est penchée,
Traînant dans son manteau de soie
Des morceaux de ciel étoilé.

L'amour nous menait en voyage.
Longtemps, nous avons navigué.
La mer se cognait au rivage.
Dans tes yeux, je me suis noyée.

L'amour nous menait en voyage.
On s'est aimé, on s'est aimé.
Qu'il fut merveilleux, le naufrage
Quand, dans tes bras, j'ai chaviré.

Passent les jours, file le temps,
S'égrènent les calendriers,
Brûle l'été, soufflent les vents.
Moi, je ne peux rien oublier.

J'attends sur la plage déserte
Et je vis le creux du passé.
Je laisse ma porte entrouverte.
Reviens, nous pourrons la fermer.

Tu ne te souviendras pas
De cette nuit où l'on s'aimait,
Toutes les nuits, cahin-caha,
S'effeuillent au calendrier...

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Lun 28 Avr - 19:42

Qui est qui

De quelle nouvelle Babylone
Viennent ces belles amazones
Avec leurs franges sur le front
Sont-ce des anges ou des démons
Qui sont-ils ou qui sont-elles
Sous leurs faux-cils sous leurs jarretelles
Sous leur poitrine de silicone
Perruques platines et lèvres chaudes
Sous leurs tignasses incandescentes
Leurs robes de strass phosphorescentes
Talons aiguilles et bas résilles
Comme des filles de pacotille
Qui est qui
Parmi tous ces travestis
Cherchez la femme
Qui est qui
On ne sait plus qui on suit
Quel programme
Qui est qui
Peu importe notre anatomie
Ce qui compte c'est ce qu'on nous a mis
Au fond de l'âme
Qui est qui
Qu'est-ce que ça peut faire au fond d'un lit
La nuit tous les chats sont gris
Qu'est-ce qui fait le plus mal
Quand on est animal
Etre mâle ou femelle
Qu'est-ce qui fait le plus mal
Et où est la normale
Etre un il ou une elle
Une elle sur une île
Ou un il sous mon aile
Qui est qui
Parmi tous ces travestis
Cherchez la femme
Qui est qui on ne sait plus qui on suit
Quel programme
Mais pourquoi semer la zizanie
Dans ce monde où tout est harmonie
Finissons la comé comé comédie
Vous avez gagné votre pari
Je suis la femme
La femme
Suivez-moi
Suivez-moi
Je suis la femme...


Barbara/Luc Plamondon

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Lun 28 Avr - 20:12

Le soleil noir



Pour ne plus, jamais plus, vous parler de la pluie,
Plus jamais du ciel lourd, jamais des matins gris,
Je suis sortie des brumes et je me suis enfuie,
Sous des ciels plus légers, pays de paradis,
Oh, que j'aurais voulu vous ramener, ce soir,
Des mers en furie, des musiques barbares,
Des chants heureux, des rires, qui résonnent bizarres,
Et vous feraient le bruit d'un heureux tintamarre,
Des coquillages blancs et des cailloux salés,
Qui roulent sous les vagues, mille fois ramenés,
des soleils éclatants, des soleil éclatés,
Dont le feu brûlerait d'éternels étés,
Mais j'ai tout essayé,
J'ai fait semblant de croire,
Et je reviens de loin,
Et le soleil est noir,
Mais j'ai tout essayé,
Et vous pouvez me croire,
Je reviens fatiguée,
Et c'est le désespoir,

Légère, si légère, j'allais court vêtue,
Je faisais mon affaire du premier venu,
Et c'étais le repos, l'heure de nonchalance,
A bouche que veux-tu, et j'entrais dans la danse,
J'ai appris le banjo sur des airs de guitare,
J'ai frissonné du dos, j'ai oublié Mozart,
Enfin, j'allais pouvoir enfin vous revenir,
Avec l'oeil alangui, vague de souvenirs,
Et j'étais l'ouragan et la rage de vivre,
Et j'étais le torrent et la force de vivre,
J'ai aimé, j'ai brûlé, rattrapé mon retard,
Que la vie était belle et folle mon histoire,

Mais la terre s'est ouverte,
Là-bas, quelque part,
Mais la terre s'est ouverte,
Et le soleil est noir,
Des hommes sont murés,
Tout là-bas, quelque part,
Des hommes sont murés,
Et c'est le désespoir,

J'ai conjuré le sort, j'ai recherché l'oubli,
J'ai refusé la mort, j'ai rejeté l'ennui,
Et j'ai serré les poings pour m'ordonner de croire,
Que la vie était belle, fascinant le hasard,
Qui me menait ici, ailleurs ou autre part,
Où la fleur était rouge, où le sable était blond,
Où le bruit de la mer était une chanson,
Oui, le bruit de la mer était une chanson,
Mais un enfant est mort,
Là-bas, quelque part,
Mais un enfant est mort,
Et le soleil est noir,
J'entends le glas qui sonne,
Tout là-bas, quelque part,
J'entends le glas sonner,
Et c'est le désespoir,

Je ne ramène rien, je suis écartelée,
Je vous reviens, ce soir, le coeur égratigné,
Car, de les regarder, de les entendre vivre,
Avec eux, j'ai eu mal, avec eux j'étais ivre,
Je ne ramène rien, je reviens solitaire,
Du bout de ce voyage au-delà des frontières,
Est-il un coin de terre où rien ne se déchire,
Et que faut-il donc faire, pouvez-vous me le dire,
S'il faut aller plus loin pour effacer vos larmes,
Et si je pouvais, seule, faire taire les armes,
Je jure que, demain, je reprends l'aventure,
Pour que cessent, à jamais, toutes ces déchirures,


Je veux bien essayer,
Et je veux bien y croire,
Mais je suis fatiguée,
Et le soleil est noir,
Pardon de vous le dire,
Mais je reviens, ce soir,
Le coeur égratigné,
Et c'est le désespoir,
Le coeur égratigné,
Et c'est le désespoir,
Le désespoir...

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Lun 28 Avr - 20:50

Moi je me balance

Chanson du film La fiancée du Pirate de Nelly Kaplan,
avec Bernadette Lafont. Film excellent et qui met en lumière avec beaucoup de causticité

l'hypocrisie, la cruauté et l'étroitesse d'esprit

Moi, je m'balance,
Je m'offre à tous les vents,
Sans réticences,
Moi, je m'balance,
Je m'offre à qui je prends,
Le coeur indifférent.
Venez, venez vite,
J'veux tout, mais tout de suite,
Entrez dans ma danse,
Moi, je m'balance,
Dégraffez les cols blancs,
De vos consciences,
Moi, je m'en balance,
Mon lit est assez grand,
Pour des milliers d'amants.

Moi, je m'balance,
Au soleil de minuit,
De mes nuits blanches,
Moi, je m'balance,
Chacun sera servi,
Mais c'est moi qui choisis.

C'est moi qui invite,
C'est moi qui vous quitte,
Sortez de ma danse.

Moi, je m'balance,
Parmi tous vos désirs,
Vos médisances,
Moi, je m'balance,
Sans adieu ni merci,
Je vous laisserai ici,
Sans adieu ni merci,
Je vous laisserai ici.

Car j'm'en balance,
J'm'en balance,
Je m'balance.

Moi, je m'balance,
Au soleil de minuit,
De mes nuits blanches,
Moi je m'balance,
Chacun sera servi,
Mais c'est moi qui choisis.

C'est moi qui invite,
C'est moi qui vous quitte,
Sortez de ma danse.

Moi, je m'balance,
Parmi tous vos désirs,
Vos médisances,
Moi, je m'balance,
Sans adieu ni merci,
Je vous laisserai ici,
Sans adieu ni merci,
Je vous laisserai ici.

Car j'm'en balance,
J'm'en balance,
J'm'en balance,
J'm'en balance...




Georges Moustaki, chanté par Barbara

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Jeu 8 Mai - 19:59





À l'heure de sa dernière heure
Après bien des années d'errance
Il me revenait en plein coeur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu'il s'en était allé
Longtemps je l'avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu'il m'était revenu »




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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Jeu 29 Mai - 18:56

http://fr.youtube.com/watch?v=2fslkTv4RSk


Je ne sais pas dire "Je t'aime.".


Je ne sais pas dire "Je t'aime.".
Je ne sais pas, je ne sais pas.
Je ne peux pas dire "Je t'aime.".
Je ne peux pas, je ne peux pas.
Je l'ai dit tant de fois pour rire.
On ne rit pas de ces mots-là.
Aujourd'hui que je veux le dire,
Je n'ose pas, je n'ose pas.
Alors, j'ai fait cette musique
Qui mieux que moi te le dira.

Pour une larme, pour un sourire
Qui pourraient venir de toi,
Je ferais le mieux et le pire
Mais je ferais n'importe quoi.
Pourtant le jour et la nuit même,
Quand j'ai le mal d'amour pour toi,
Là, simplement dire "Je t'aime."
Je n'ose pas, je n'ose pas,
Alors, écoute ma musique
Qui mieux que moi te le dira.

Je sais ta bouche sur ma bouche.
Je sais tes yeux, ton rire, ta voix.
Je sais le feu quand tu me touches
Et je sais le bruit de ton pas.
Je saurais, sur moi, dévêtue,
Entre mille, quelle est ta main nue,
Mais simplement dire "Je t'aime.",
Je ne sais pas, je ne sais pas.

C'est trop bête, je vais le dire.
C'est rien, ces deux mots-là
Mais j'ai peur de te voir sourire.
Surtout, ne me regarde pas.
Tiens, au piano, je vais le dire,
Amoureuse du bout des doigts.
Au piano, je pourrais le dire.
Ecoute-moi, regarde-moi.

Je ne peux pas,
Je ne sais pas,
Je n'ose pas.
Je t'aime, je t'aime, je t'aime...

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Jeu 5 Juin - 22:37

Le mal de vivre

Barbara

Ça ne prévient pas quand ça arrive
Ça vient de loin
Ça c'est promené de rive en rive
La gueule en coin
Et puis un matin, au réveil
C'est presque rien
Mais c'est là, ça vous ensommeille
Au creux des reins

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu'il faut bien vivre
Vaille que vivre

On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme une fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C'est pas forcément la misère
C'est pas Valmy, c'est pas Verdun
Mais c'est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient

Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu'il faut bien vivre
Vaille que vivre

Qu'on soit de Rome ou d'Amérique
Qu'on soit de Londres ou de Pékin
Qu'on soit d'Egypte ou bien d'Afrique
Ou de la porte Saint-Martin
On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu'il est long lorsqu'il faut le faire
Avec son mal au creux des reins

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n'en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D'une nuit qui n'en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n'en sont pas revenus

Du mal de vivre
Leur mal de vivre
Qu'ils devaient vivre
Vaille que vivre

Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c'est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C'est presque rien
Mais c'est là, ça vous émerveille
Au creux des reins

La joie de vivre
La joie de vivre
Oh, viens la vivre
Ta joie de vivre
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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Ven 6 Juin - 14:06

Barbara

Attendez que ma joie revienne

Attendez que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.

Laissez-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laissez-moi. Ouvrez cette porte.
Laissez-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.

Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves mortes du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir
Pour que, libérée de ma chaîne,
Vers toi, je puisse revenir.

Alors, je t'en fais la promesse,
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir
Mais c'est trop tôt pour dire je t'aime,
Trop tôt pour te l'entendre dire.
La voix que j'entends, c'est la sienne.
Ils sont vivants, mes souvenirs.
Pardonne-moi : c'est lui que j'aime.
Le passé ne veut pas mourir.

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Ven 6 Juin - 14:21

Barbara

Ma maison

Paroles: Barbara. Musique: François Wertheimer 1973


Je m'invente un pays où vivent des soleils
Qui incendient les mers et consument les nuits,
Les grands soleils de feu, de bronze ou de vermeil,
Les grandes fleurs soleils, les grands soleils soucis,
Ce pays est un rêve où rêvent mes saisons
Et dans ce pays-là, j'ai bâti ma maison.

Ma maison est un bois, mais c'est presque un jardin
Qui danse au crépuscule, autour d'un feu qui chante,
Où les fleurs se mirent dans un lac sans tain
Et leurs images embaument aux brises frissonnantes.
Aussi folle que l'aube, aussi belle que l'ombre,
Dans cette maison-là, j'ai installé ma chambre.

Ma chambre est une église où je suis, à la fois
Si je hante un instant, ce monument étrange
Et le prêtre et le Dieu, et le doute, à la fois
Et l'amour et la femme, et le démon et l'ange.
Au ciel de mon église, brûle un soleil de nuit.
Dans cette chambre-là, j'y ai couché mon lit.

Mon lit est une arène où se mène un combat
Sans merci, sans repos, je repars, tu reviens,
Une arène où l'on meurt aussi souvent que ça
Mais où l'on vit, pourtant, sans penser à demain,
Où mes grandes fatigues chantent quand je m'endors.
Je sais que, dans ce lit, j'ai ma vie, j'ai ma mort.

Je m'invente un pays où vivent des soleils
Qui incendient les mers et consument les nuits,
Les grands soleils de feu, de bronze ou de vermeil,
Les grandes fleurs soleils, les grands soleils soucis.
Ce pays est un rêve où rêvent mes saisons
Et dans ce pays-là, j'ai bâti ta maison...
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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Ven 17 Oct - 19:40




Barbara
A force de

Paroles: Guillaume Depardieu. Musique: Barbara


--------------------------------------------------------------------------------


A force de m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
A force de m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
C'est toi
Que j'ai perdu.
Je t'ai perdu.
Maintenant libre de toi,
C'est là que tu me manques.
C'est là
Que tu me manques.
Tu me manques.
Tant de solitude
Depuis ton départ.
Même le fond se vide.
Plus de sens à rien.
Tu étais dans ma chair,
Tu étais dans mon sang.
Plus pareil dans moi,
Plus moi-même sans toi.
Même le fond se vide
Et tout s'efface.
Plus de sens à rien.
Irais-je alors avec les anges
Maintenant que tu es parti ?
A trop m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
A trop m'être cherchée,
C'est toi que j'ai perdu.
C'est toi
Que j'ai perdu.
Oh mon amour,
Je t'ai perdu,
Je t'ai perdu.

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MessageSujet: Re: Barbara Une Longue Dame Brune   Ven 17 Oct - 19:45




Barbara


Attendez que ma joie revienne

Paroles et Musique: Barbara 1963


--------------------------------------------------------------------------------


Attendez que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.

Laissez-moi. Le chagrin m'emporte
Et je vogue sur mon délire.
Laissez-moi. Ouvrez cette porte.
Laissez-moi. Je vais revenir.
J'attendrai que ma joie revienne
Et que soit mort le souvenir
De cet amour de tant de peine
Pour lequel j'ai voulu mourir.
J'attendrai que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire,
Que le vent ait séché ma peine
Et la nuit calmé mon délire.

Il est, paraît-il, un rivage
Où l'on guérit du mal d'aimer.
Les amours mortes y font naufrage,
Epaves mortes du passé.
Si tu veux que ma joie revienne,
Qu'au matin, je puisse sourire
Vers ce pays où meurt la peine,
Je t'en prie, laisse-moi partir.
Il faut de mes amours anciennes
Que périsse le souvenir
Pour que, libérée de ma chaîne,
Vers toi, je puisse revenir.

Alors, je t'en fais la promesse,
Ensemble nous irons cueillir
Au jardin fou de la tendresse
La fleur d'amour qui va s'ouvrir
Mais c'est trop tôt pour dire je t'aime,
Trop tôt pour te l'entendre dire.
La voix que j'entends, c'est la sienne.
Ils sont vivants, mes souvenirs.
Pardonne-moi : c'est lui que j'aime.
Le passé ne veut pas mourir.

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