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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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  CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.

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jacommos
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MessageSujet: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Ven 30 Nov - 15:40

Citation :




Description du produit :

Après quatre albums menés tambour battant, et des centaines de concerts endiablés, Cali a tout à coup senti le souffle de l apaisement lui caresser les épaules. Après le bruit des grands festivals, l heure était venue de se demander comment ses chansons existeraient toutes dépouillées, presque nues ? ...
On a découvert le Cali acoustique, en piano-voix, avec le pianiste Steve Nieve sur plus de 80 dates à l automne...
...Ce nouvel album commence en douceur, chant apaisé, musique légère, tendre même. Un vrai bonheur. Sauf que chez Cali, vous le savez bien, ce n est pas encore maintenant le bonheur. Ses fantômes l accompagnent toujours. Une partie de ses textes sont une nouvelle fois secoués de tempêtes amoureuses. L amour est un fardeau et notre Catalan le porte à genoux, avec sa ferveur habituelle !





Le Mot de l'éditeur
: Vernet-Les-Bains


Vous avez tous vu Cali courir sur une scène de long en large, sauter, bondir dans le public. Vous avez tous entendu Cali entonner un hymne héroïque, lancer sa voix dans quelque diatribe politique.


Cali, chanteur énervé. Cali, chanteur engagé. Sauf qu’après quatre albums menés tambour battant, et des centaines de concerts endiablés, notre Cali a tout à coup senti le souffle de l’apaisement lui caresser les épaules.

L’heure était venue de se demander comment ses chansons existeraient dépouillées, presque nues ?

« Je me suis rendu compte que cela me faisait du bien de ne pas être obligé de pousser la voix pour être au-dessus du groupe », a-t-il remarqué.

Et on a découvert, en concert, le Cali acoustique, en piano-voix, avec le génial Steve Nieve, pianiste de Costello.

La tournée a duré. Cali a commencé à écrire de nouvelles chansons sur la route. Dans le tour bus. Et puis, lors de pauses chez lui, dans le sud, à Rivesaltes près de Perpignan, ou pendant ses étapes parisiennes, il s’est mis à enregistrer, avec très peu de musiciens, sous l’oreille attentive du réalisateur Frederic Lô.

Un, deux, trois pianos… une guitare, le violon historique des Waterboys, Steve Wickham… Dans la retenue, l’épure. Une mélodie, un texte, une mélodie, un texte, une mélodie…

Ce nouvel album commence en douceur, chant apaisé, musique légère, tendre même. Un vrai bonheur.

Sauf que chez Cali, vous le savez bien, ce n’est pas encore maintenant le bonheur. Ses fantômes l’accompagnent toujours.

Une partie de ses textes sont une nouvelle fois secoués de tempêtes amoureuses. L’amour est un fardeau et notre Catalan le porte à genoux, avec sa ferveur habituelle. « On dit que la souffrance forge le caractère/On dit ça… », chante-t-il dans « Venez me chercher ». Ou encore : « Je sais que l’amour a tué plus de gens que tout un siècle de choléra », dans « Amour m’a tuer ».

Mais il s’aventure aussi - c’est si bien - dans d’autres domaines… Scènes de vie, images figées, voilà l’émouvante « Une femme se repose »… « C’est inspiré par le regard d’une vieille femme assise sur sa chaise pliante, devant sa maison, dans mon petit village. Elle offre un sourire. Sa vieillesse est belle. Sauf qu’elle a peut-être perdu tous ses proches, ses enfants, ses petits-enfants. Elle subit la longue traversée de la vie. Voilà ce que ça raconte. »

Il y a du Brel dans « La grotte des amoureux », où remontent de touchants souvenirs de ses années d’adolescence. C’est le Cali à fleur de peau, poète des sentiments et des amitiés éternelles puisqu’elles restent dans les mémoires.

Dans le douloureux « Mes vieux cinglés », il aborde un sujet qui lui tient toujours à cœur, le conflit entre les deux parents, avec la confession d’un enfant blessé, déchiré au milieu de cette sale guerre.

Après « L’amour est éternel », chanson tubesque écrite au fin fond du Wyoming, Cali évoque la maladie dans « Je rêve de voir l’été ».

Quand il s’agit d’aller dans le dur, sa plume ne faillit pas. Tenace, précise. Enfin, comme un clin d’œil, comme un éclat de rire, l’amitié s’invite en fin de disque.

Pour « Happy end », Cali a appelé quelques-uns de ses potes. Un bouquet final d’où surgissent les chants de Miossec, Mathias Malzieu, Dominique A, Rachida Brakni, Diastème et Bénabar… Un sommet d’auto-dérision à plusieurs voix. Une gourmandise.

Cali a rechargé ses batteries. C’est une nouvelle histoire. Un RE-commencement.


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"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
"Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie." Jacques Prèvert.
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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Ven 30 Nov - 15:48


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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Ven 30 Nov - 17:47

Adorable Cali, j'aime beaucoup.

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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Mar 4 Déc - 5:45

MIDI LIBRE


Pyrénées-Orientales Cali : "Vernet-les-Bains est un pays nourricier"
Propos recueillis par JEAN-FRANÇOIS BOURGEOT
26/11/2012, 09 h 59 | Mis à jour le 26/11/2012, 13 h 56




Cali s’est remis un peu au vert du côté de Vernet-les-Bains. (ÉRIC CATARINA)
Le nouvel album de Cali, Vernet-les-Bains, sort aujourd'hui. Le chanteur des Pyrénées-Orientales, avec finesse mais une grande économie de moyens, se recentre sur la question de l'amour. Comment recevoir, comment donner ?

Ce cinquième album sonne plus “Olympia” que “Vieilles charrues”. C’est un retour vers une forme de simplicité ?


Je crois que j’avais besoin de poser un peu les choses après des tournées très électriques et qui utilisaient beaucoup de son. Et la tournée réduite au duo piano-voix que j’ai commencée en février dernier a très certainement influencé les couleurs de cet album. C’est en fait comme un retour, avec l’envie de tout effacer, de repartir à zéro. Et avec peu de chose.

C’est aussi un retour vers certaines douleurs, celles qui concernent les sentiments amoureux, non ?

Douleurs, pas nécessairement. Et certaines chansons peuvent s’interpréter de différentes façons. Quand je chante : l’amour est éternel, jusqu’à ce qu’il s’arrête, c’est une façon d’exprimer mon admiration pour les couples qui durent, qui disent “on continue”. C’est un vrai chemin d’amour qui traverse tout. On connaît tous ces couples comme ça. Moi, je suis plutôt admiratif.

Le caractère intimiste de l’album le rend particulièrement personnel. Faut-il y entendre des choses clairement autobiographiques ?

Par moments oui, évidemment. J’ai appelé cet album Vernet-les-Bains parce que c’est là que je suis né et que j’ai vécu jusqu’à l’âge de 25 ans. Je parle d’endroits où j’ai connu toutes mes premières fois. La Grotte des amoureux a vraiment existé. Vernet, c’est mon village. C’est là que je peux retrouver l’odeur de mon enfance, mais aussi des gens qui me connaissent et qui me protègent. Des gens avec qui je ne parle pas forcément de musique. Je crois qu’on a tous un refuge où se retrouver. C’est important de faire des pèlerinages vers les lieux du premier baiser, de la première nuit blanche. Quand j’arrive et que je passe le panneau indicateur de Vernet, j’ai l’impression que ma pendule se remet à l’heure. C’est un pays nourricier qui me remet les pieds sur terre.

Pourtant, le clip de la chanson que vous venez d’évoquer, c’est aux États-Unis que vous l’avez tourné ?

Oui, mais c’est normal, je l’ai écrite sur le dos d’un Mustang ! J’étais dans le Wyoming à ce moment-là et on a tourné en Arizona. Je voulais des vrais couples et un lieu désertique. On a organisé un “contest” (1), pas un casting et de nombreux couples sont venus. De vrais couples, assez incroyables.

“Mes vieux cinglés” est une chanson qui ressemble à un règlement de comptes familial...

Non. Car même si j’ai perdu jeune mes parents, j’ai toujours été bien entouré. Cette chanson, c’est ma fille qui me l’a suggérée. Un jour que je l’ai prise à l’école, elle m’a raconté qu’un petit garçon de sa classe n’était pas bien et faisait tout de travers. J’ai imaginé ce que pouvait être l’ambiance chez lui. Je dis que les enfants ne choisissent pas et qu’on ne doit pas leur faire vivre ce chaos-là, ne pas leur offrir une ambiance de guerre.

Un message clair dans un disque qui, par ailleurs, n’est pas directement politique ?

Je ne me pose pas de questions et je ne m’interdis rien. Mais j’ai peut-être trop parlé, j’en ai trop dit. J’ai composé cent cinquante chansons et on ne voyait plus que ça. Le fait est que je l’avais bien cherché... Mais sur scène, je continue, et ma vision du statut de chanteur n’a pas changé. On n’a pas le droit de tout dire mais on a le droit d’avoir un avis. Un artiste doit raconter ce qu’il a dans le ventre.

L’album se clôt avec un “happy end”. Êtes-vous un homme heureux ?

Et quel happy end ! Avec ma fille Coco, Miossec, Mathias Malzieu, Dominique A, Rachida Brakni, Diastème et Bénabar ! Je suis très occupé, j’ai du travail et je vis de ma passion. J’ai trois enfants que j’aime. Oui, je suis un homme heureux.

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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Jeu 6 Déc - 7:53

Attachant cet homme, sa façon de chanter, de se tenir sur scène...sympa.
Cela donne envie d'aller le voir ; je l'ai découvert lors d'un duo.

A Caluire Radiant Bellevue le 13/02/2013.

ITW où il parle de son enfance, ses débuts, ceux qu'il aime ou n'aime pas..et reste réaliste.

"Idéaliste, utopiste, Cali ?
Non, plutôt passionné, tourmenté, écorché
vif, la sensibilité à fleur de peau.

Petit retour en arrière : quand as-tu su que tu voulais être
musicien ?


J’ai démarré la musique à 17 ans, mais c’était
vraiment le hasard total. J’avais un ami qui faisait ça, qui jouait
dans des groupes pop. Je l’écoutais et ça me plaisait beaucoup.
Je faisais des études, j’ai fait un IUT de mesures physiques, et
j’ai dû faire un choix : soit je me mettais à fond dans la
musique, soit je continuais les études, et à ce moment-là
je me suis dit je veux être musicien. J’ai aujourd’hui 35
ans.


Il y a eu un premier groupe de punk, Indy, avec lequel on a fait deux
disques auto-produits et des tournées assez structurées.
Il y a ensuite eu Tom Scarlett, pas mal d’années après.
C’était un groupe pop underground. On l’a fait en auto-produit,
et c’était en 1997.


Et quand s’est formé Cali ?

Ça s’est fait avec ma maison de disque et mon manager,
Samuel. Tous mes amis d’enfance m’appellent Cali, ainsi que ma famille…c’est
plus facile à prononcer que mon nom de famille, Caliciuri. Je commençais
à travailler des titres au piano/voix, guitare/voix, très sobres,
très crus. Samuel, mon manager, m’a dit ça me plaît,
j’aime bien ça. Il m’a demandé de lui présenter
d’autres choses, et je me suis mis vraiment à bosser mon projet.


J’aimais bien l’idée de groupe, ça me gênait
d’être tout seul. J’ai continué tout seul à
enregistrer une quarantaine de titres, c’était en 2001, qu’on
a proposé à des maisons de disques, par salves de 5 ou 6 morceaux,
et ça a fait un petit buzz…


Cette année j’ai trouvé les musiciens qui m’accompagnent,
le guitariste de Tom Scarlett, qui a accepté de venir avec moi, une altiste,
je voulais à tout prix un violoncelliste, mais je n’ai pas trouvé.
On a trouvé une altiste, qui n’était carrément pas
du tout dans le milieu pop rock, elle faisait partie d’un orchestre classique-
ça la changeait un petit peu du côté strict-, et un pianiste.


Et là on a commencé à jouer, et c’est allé
assez vite.


Donc Cali démarre là. Entre temps on a trouvé
un directeur artistique pour accompagner le projet, qui est Daniel Presley,
qui a bossé sur Faith No More, Spain, the Breeders, Venus, et c’est
vraiment devenu un ami. On a vraiment accroché. Il m’a proposé
de partir en Angleterre trois mois, dans un manoir, avec des musiciens que j’ai
pu choisir, de Perpignan, et on a enregistré là-bas.


C’est magique, comme parcours…

Jusque-là, oui. C’est un petit tourbillon, avec des gens
qui te proposent des choses, tu n’y crois pas trop… Parallèlement
à ça on a un super tourneur, qui est en train de nous élaborer
la tournée absolue. T’imagines, un groupe inconnu, on a quarante
dates à partir d’octobre, jusqu’à décembre,
c’est assez rare, de trouver comme ça des dates, pour un artiste
inconnu.


Enfin Cali n’est plus vraiment inconnu… votre premier single,
c’est quand le bonheur, est joué en boucle sur les radios…


Ils ont proposé c’est quand le bonheur
aux radios, qui nous rappelaient trois jours après pour nous dire OK,
on le passe de suite...



Je suis très fier de ce qui s’est passé ; les
morceaux, je ne peux pas mieux faire. J’ai tout donné, donc je
n’ai aucun regret, sur aucun des titres. Par contre j’ai peur de
décevoir Labels, ma maison de disque, de ne pas être à la
hauteur de ce qu’ils veulent, au niveau des ventes.



Tu es donc auteur-compositeur-interprète… comment te vient
l’inspiration ?



C’est assez anarchique. J’ai des carnets partout chez moi.
Souvent ça part des textes. J’écris, tous les jours. J’habille
ensuite ces textes de musique. Parfois je me mets au piano et je colle des textes
dessus mais ça c’est le côté pop. Je m’attache
plus aux textes, donc c’est plutôt l’inverse.


L’absolu, c’est quand je fais la musique et les paroles
en même temps, ça s’est passé comme ça pour
Tout va bien et "Dolorosa"
(NDLR ce sont deux titres
de l’album "L’amour parfait")
.

Si tu prends le texte de "C’est quand le bonheur",
ce n’est pas spécialement guilleret. J’ai collé là-dessus
une musique, qui lui donne ce petit côté sautillant, sautant. J’aime
bien avoir des textes un peu difficiles, violents, et mettre une musique qui
n’est pas toujours en rapport. Ce décalage m’a toujours plu.


Ces textes sombres, c’est une manière d’exorciser des
démons intérieurs, des expériences difficiles ?


Oui, l’écriture représente pour moi une psychanalyse.
Ce n’est pas anodin. C’est ma vie, c’est autobiographique.


Sentimentalement, c’est assez noir ! Sad Wink

C’est assez le bordel, oui. J’ai un petit garçon,
avec qui ça se passe bien, parce que je fais le maximum avec lui, mais
autour de ça c’est assez le bordel. Beaucoup de ruptures, de trucs
pas faciles… Je suis très passionné, très amoureux,
à chaque fois.


L’amour parfait, c’est beaucoup d’engueulades, des
pleurs absolus, et puis des retrouvailles, des câlins, tout à fond.
Je suis fidèle. A quoi ça sert d’être avec quelqu’un
pour faire des trucs à côté, à droite à gauche
? Je trouve ça très con.


De quoi parlent les autres titres que tu as écrits, et qui ne figurent
pas sur l’album ?


Essentiellement d’amour. Sur scène il y a un titre qu’on
défend qui est sur l’inceste, qui n’est pas sur l’album
, qu’on a enregistré quand même. Le texte est très
très cru, mais c’était voulu. J’ai écrit ça
après avoir entendu un propos de Carole Bouquet sur l’inceste qui
m’a énormément touché, elle défendait l’enfance
et elle parlait en particulier de l’inceste. On ne l’a pas mis sur
l’album, car ça plombait beaucoup.


J’avais un grand père qui était dans les brigades
internationales, et j’en suis très fier, il était italien,
et il partait chaque fois pour défendre le faible. Il était parti
se battre contre Franco en Espagne, il était parti aux Etats-Unis, un
peu partout pour se battre, et j’ai fait une chanson sur l’exil.
Il a rencontré sa femme en Espagne, il a eu mon père en Espagne,
ils ont traversé la frontière avec une brouette, mon père
dans une brouette, pendant l’exil. Et j’ai fait une chanson là-dessus.
affraid

Donc il y a d’autres sujets, mais c’est vrai que l’amour…
de toute manière c’est important. C’est le plus important.


Les autres titres qui ne sont pas sur l’album seront pour un prochain
album ?


Je ne sais pas du tout. Il y a des chansons qui plombaient vraiment.
J’ai perdu ma mère très tôt, j’ai perdu mon
père aussi, mais ma mère très tôt, j’étais
trop petit pour aller à son enterrement, et j’ai le souvenir d’avoir
vu passer le cortège, derrière mon volet… C’est un
des rares souvenirs que j’ai. Et j’ai fait une chanson là-dessus.
affraid

Il y a pas mal de chansons comme ça, qui resteront chez moi,
et pour le reste on verra ce qui va se passer. D’ici au prochain album
d’autres titres vont aussi arriver… je ne sais pas. C’est
un crève-cœur, de choisir…t’imagines il y avait quarante
titres, ils me plaisaient tous, il a fallu en choisir treize, pour l’album.


En tout cas si je peux j’en ferai découvrir un maximum
sur scène.


Quelles sont tes influences musicales ?

En France le maître c’est Léo Ferré, pour
moi. Au départ c’est Jacques Brel, de quinze à vingt ans,
tu sais quand on a envie de pleurer, quand on est seul à la maison et
qu’on veut pleurer, quand tu te dis que ça fait du bien de pleurer,
t’écoutes du Jacques Brel. J’ai toujours un énorme
respect pour Brel, mais après mon père m’a fait découvrir,
avant qu’il ne parte, Ferré, et je n’arrivais pas, c’était
vraiment une autre planète, un OVNI, et j’ai accroché sur
un titre qui s’appelait Richard, je le mettais en boucle, et j’ai
commencé à découvrir d’autres titres… Chaque
jour je découvre des choses nouvelles sur les mêmes chansons. C’est
hallucinant.


J’aime beaucoup aussi Dominique A, Miossec. Ce que j’ai
pompé sur Miossec, c’est la manière de mixer les chansons,
la voix très devant. J’ai eu l’occasion et la chance de le
rencontrer après un concert, et de dîner avec lui, j’ai découvert
le même personnage en dehors que sur scène, donc ça ne gâche
rien.


Je suis aussi très fan des Water Boys, j’ai aussi eu ma
période U2, j’adorais, je les ai vus le 20 octobre 1984 au Palais
des Sports de Toulouse (
NDLR : quelle mémoire !)
: 6 000 personnes. J’ai aussi bien aimé la période Simple
Minds de cette époque-là.
J’aime beaucoup la fraîcheur des groupes punk, comme The Clash ou
les Sex Pistols. Ce côté ‘punk’ me plaît bien.


Je suis allé au concert des White Stripes à l’Olympia,
c’était fabuleux ! Je ne connaissais que le titre Seven Nation
Army. Oh la la la claque ! C’était très frais ! Il y avait
des mômes de quatorze ans, et des gens de soixante balais, je te promets.
Tout le monde la banane à la fin du concert. Je suis ressorti, un gamin
quoi.
Comme influence j’adore aussi Beethoven. On pioche un peu partout, à
droite à gauche : Tom Waits, Nick Cave, qui est pour moi un seigneur,
un héros. C’est noir, mais c’est très classe.


Tu dois être maintenant pris dans le tourbillon de la promo, et ne
plus avoir trop le temps d’aller à des concerts…


Je suis surbooké, et ça me joue des tours dans ma vie
privée…


C’est la rançon du succès…

Oui mais moi je n’ai pas de succès, et la rançon
je la paye d’abord !
(rires)
Non mais sérieusement je me bats pour être au maximum avec mon
petit garçon. J’ai la tournée à préparer,
donc des répétitions, mais c’est bien je ne vais pas me
plaindre. On s’occupe de moi, c’est la maternité, tout le
monde s’occupe de moi, me chouchoute, à la fin je me dis tu fais
un truc qui n’est pas normal ! Tu dis je, tu parles de toi, de ta vie
toute la journée, le soir tu fais des photos, c’est pas normal
!
Mais bon c’est marrant.


Et la sortie d’un deuxième single est-elle déjà
prévue ?


C’est quand le bonheur grimpe dans les radios, donc le but du
jeu c’est qu’il soit à son zénith à la sortie
de l’album, et puis après on verra ! Il y a d’autres titres
qui intéresseraient les radios. Les maîtres du jeu, ceux qui décident
ce sont les radios et les médias. Ce sont qui décident de parler
ou pas de toi, de jouer ou pas tes titres.


Donc pour les prochains ce sera pareil, on va choisir des titres, on
va les présenter, et on verra bien ce que les radios disent, jusqu’à
faire le tour de l’album.


Tu habites toujours à Perpignan ?

Oui. Je ne veux pas habiter à Paris. Je trouve qu’il y
a une qualité de vie à Perpignan, avec un gamin, le gamin je ne
le ferai pas vivre ici. Je suis à cinq minutes de la plage, un quart
d’heure de la première montagne… tout est à côté.
Mon petit garçon a cinq ans et demi, donc on verra bien quand il va grandir.

Heureusement j’ai un manager qui s’occupe de tout ici, qui fait
tout le boulot ingrat.


Et si tu devais qualifier en trois mots ta musique…

Je te dirais en un mot : thérapeutique.

Ça fait quelques concerts que les gens viennent me voir et
me disent ‘je suis en pleine séparation, c’est la chaos total
dans ma vie, et j’ai pris dans la gueule ce concert, et ça fait
du bien’. Et moi ça me fait du bien d’écrire.
Je n’aime pas trop quand on me parle de cynisme : il y en a, évidemment,
mais le mot cynisme c’est pas trop mon truc. A petites doses.


Comment te situes-tu par rapport à la scène musicale française
?


Je me mettrais dans la famille "Miossec- Dominique A", je
me mettrais sur le dernier Murat. Mais mes influences musicales sont quand même
très anglo-saxonnes. Si tu regardes mes disques, c’est très
anglo-saxon. Je suis très fan de Eels, Radiohead. Je suis très
Rolling Stones, beaucoup plus que Beatles. La musique que j’écoute
c’est plus ça.


Je ne supporte pas les Zazie, les Johnny, les Obispo, tous ces trucs-là...
. C’est une petite mafia qui ne me plaît pas, avec plein d’autocongratulations…Mais
qu’ils aillent se faire foutre ! C’est de la merde,
affraid et ils m’emmerdent
! Ils polluent ma vie, ils polluent la vie de mes amis, et ça suffit
! Pour moi c’est du fascisme. Ces matraquages télé et radio,
c’est du fascisme. C’est malheureux, et ça me désole.
A la radio on te propose toute cette soupe-là, toute ces comédies
musicales. Qu’ils aillent se faire foutre. Ça me fatigue.


(…) [Hum…] Et …que représente la musique pour
toi ?


La deuxième priorité de ma vie. La première c’est
mon enfant, ma famille, mon noyau. Mon enfant passera toujours avant tout, quoi
qu’il se passe après.


Y’a-t-il des inconvénients à travailler avec une maison
de disque, par rapport à l’autoproduction ?


Pour l’instant je ne vois que les bons côtés. Ils
me laissent une totale liberté artistique, en me donnant les moyens de
concrétiser mes rêves.


Donc pour l’instant, c’est que du bonheur…

Oui, voilà, c’est que du bonheur."

(Extrait de froggydelight.com)

depuis, il a créé et procréé.
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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Jeu 6 Déc - 8:37

flower Merci VERO. flower

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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Dim 9 Déc - 17:49

Cali et Olivia en 2010 argeles.


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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Dim 9 Déc - 20:56

Wink pétillants tous les deux !
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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Lun 10 Déc - 16:11

Cali, de son vrai nom Bruno Caliciuri, né le 28 juin 1968 à Perpignan[1], en France, est un auteur-compositeur-interprète français. À mi-chemin entre chanson française et rock, il revendique une position d’artiste concerné par les problèmes de la société et du monde, et n’hésite pas à s’engager publiquement.

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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Lun 7 Jan - 8:09


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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Lun 7 Jan - 8:13


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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    Lun 7 Jan - 9:34

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MessageSujet: Re: CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.    

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CALI - son nouvel album : Vernet les Bains.
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