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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Les contre-ténors

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miminem

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MessageSujet: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 19:50

Contreténor

Dans la musique occidentale, et plus précisément, la musique classique, un contreténor (ou contre-ténor) est le type de voix masculine utilisant généralement la technique de la voix de fausset ou de tête (passant en voix de poitrine dans la tessiture grave à l'inverse de la haute-contre française), et dont la tessiture correspond à peu de chose près à celle de l'alto ou particulièrement en musique française à celle de la haute-contre (ténor aigu qui chante en voix mixte), ou encore, à celle du contralto féminin.

Le contreténor a connu ses heures de gloire au cours de la Renaissance et pendant la période baroque, notamment en Allemagne et en Angleterre, où ils étaient utilisés dans la musique sacrée. Dans l'opéra italien, avec l'interdiction des chanteuses femmes par l'Église, on leur préfère les castrats. En France, c'est le règne du Haute-contre. À partir de la période classique, la technique vocale falsettiste des contre-ténor n'a pratiquement plus été utilisée. Ce n'est qu'au milieu du XXe siècle que les contreténors ont été remis à l'honneur, à l'occasion de la redécouverte du répertoire de la « musique ancienne » (c'est-à-dire, la musique antérieure à la période classique). On leur fait alors chanter les rôles d'altos masculin dans les cantates de Bach, puis par extension, les rôles de castrats de l'opéra séria. Il existe, par ailleurs, un répertoire plus contemporain pour contre-ténors, notamment dans les Songes d'une nuit d'été de Benjamin Britten ou Le Grand macabre de György Ligeti.

L'acceptation du terme de contreténor pour désigner une voix très aiguë provient plutôt de l'anglais. À la Renaissance, en France, la partie de contre-ténor désignait une ligne de chant qui sonnait contre celle de la ligne de ténor. Elle avait alors une tessiture assez comparable à la ligne de ténor. Peu à peu la ligne de contre-ténor s'est scindée en deux lignes de tessitures distinctes : la ligne de contre-ténor haute et la ligne de contre-ténor basse, qui ont donné les lignes de contre-alto et de basse.

En français, la voix de contre-ténor peut être aussi appelée alto masculin ou falsettiste alto.


Origine du terme

Dans la polyphonie médiévale (et notamment dans le motet), on appelait contreteneur (lat. contratenor) la ou les voix disposées contre la teneur (tenor). Lorsque l'ambitus de ces voix rajoutées cessa de se confondre avec celui du ténor, on les distingua par les termes de :

contratenor bassus (« contre la teneur, en bas »), vite abrégé en bassus (mais donnant aussi basse-contre),
et de contratenor altus (« contre la teneur, en haut »), abrégé ou traduit en contratenor, contra, altus (it. alto), contralto et haute-contre.
La plupart de ces termes ont pris depuis des sens spécifiques.


Contreténor et haute-contre

James Bowman
Razek François Bitar
Max Emanuel Cenčić
David Daniels
Alfred Deller
Jean-Paul Fouchécourt
René Jacobs
Thierry Grégoire
Philippe Jaroussky
Gérard Lesne
Andreas Scholl
Dominique Visse
Daniel Taylor

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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 19:51

La voix de contre-ténor suscite bien des questions, car cette voix d'homme aiguë semble si surnaturelle et indéfinissable.Elle peut émouvoir et troubler les âmes sensibles mais elle peut aussi heurter et surprendre.

La confusion des genres et la discordance des mots entretiennent le mystère et les fantasmes. Sa pureté la rend intemporelle et sexuellement indéfinissable. Alors nombreux sont ceux qui ne peuvent imaginer que bien des hommes aient la faculté de chanter dans la même tessiture que les femmes. Ils seront tentés de qualifier la voix des contre-ténors de voix d'enfant, de femme ou de castrat. Mais cette voix fait bien parti du registre vocal masculin !

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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 19:52




Philippe JAROUSSKY


Biographie


Philippe Jaroussky a une formation initiale de violoniste et obtient un premier prix au CNR de Versailles. Il s'intéresse ensuite au piano, pensant trouver dans son étude les moyens d'analyser la composition et la ligne musicale plus en profondeur.

À l'âge de 18 ans, il assiste à un concert de musique baroque dans une église de paris, où chante le contre-ténor Fabrice di Falco. Troublé par cette voix, il décide de rencontrer son professeur de chant, Nicole Fallien, avec qui il travaille toujours à ce jour.

Philippe Jaroussky explique le choix qui a été le sien concernant le développement de sa tessiture de tête : son aisance et son plaisir d'interprétation dans ce registre. Il précise qu'il fut question d'un choix pris en accord avec son professeur de chant, voulant signifier par là que le travail de sa voix demandait des particularités.

Sa carrière commence tôt, en 1999. Lors d'un stage de chant à Royaumont en septembre, il est choisi par le contre-ténor Gérard Lesne pour incarner Ismaele, le fils de Sedecia (joué par Gérard Lesne) dans l'oratorio "Sedecia, Re di Gerusaleme" d'Alessandro Scarlatti. Il est alors âgé de 21 ans, et a seulement 3 ans de chant derrière lui.

Le 14 novembre 1999, le producteur Philippe Maillard organise son premier récital à Paris au théâtre Grévin, où il interprète des airs de Serse et d'Ariodante (Haendel).

Il acquiert en 2001 son diplôme de chant au département de musique ancienne du Conservatoire national de région de Paris avec les félicitations du jury.

En 2002, il crée l'ensemble Artaserse, afin d'explorer en toute liberté les partitions qui l'intéressent[2]. L'ensemble était constitué à l'origine de Claire Antonini au théorbe, Nanja Breedijk à la harpe baroque, Christine Plubeau à la viole de gambe et Yoko Nakamura au clavecin et à l'orgue.

Début 2008, il a sorti deux albums en collaboration, l'un avec Emmanuelle Haïm et Natalie Dessay, où ils revisitent le Magnificat de Bach et le Dixit Dominus de Haendel, l'autre avec Marie-Nicole Lemieux et Jean-Christophe Spinosi, où il chante le Nisi Dominus de Vivaldi.

En février 2009, Philippe Jaroussky crée la surprise avec Opium, où il reprend des mélodies françaises qu'il affectionne, de Reynaldo Hahn, Cécile Chaminade, Gabriel Fauré ou encore Guillaume Lekeu. Les musiciens qui l'accompagnent sont Jérôme Ducros (piano), Renaud Capuçon (violon), Gautier Capuçon (violoncelle) et Emmanuel Pahud (flûte).

Son dernier disque, La dolce fiamma - airs de castrats oubliés est sorti le 2 novembre 2009. Reprenant des airs composés par Jean-Chrétien Bach, le contre-ténor est accompagné par Le Cercle de l'Harmonie, dirigé par le jeune chef d'orchestre Jérémie Rhorer.



Distinctions



Victoires de la Musique Classique (France)

2004 : « Révélation artiste lyrique »
2005 : Nominé dans la catégorie « Artiste de l'année »
2007 : « Artiste lyrique de l'année »
2008 : Le 13 février, jour de son trentième anniversaire, il remporte la victoire du « meilleur enregistrement de l'année »
2009 : « Grand Prix Charles Cros »
2010 : « Artiste lyrique de l'année »

Echo-Klassik Musikpreis (Allemagne)

2008 : chanteur de l'année

Chevalier des Arts et des Lettres (France)

2009 : le 18 janvier, le contre-ténor a reçu l'insigne de chevalier, de la Ministre de la Culture, Christine Albanel, dans le cadre du Midem à Cannes.



Anecdotes



Philippe Jaroussky est parrain de l'association IRIS (http://www.associationiris.org), une association qui soutient les familles atteintes de Déficits Immunitaires Primitifs. Les patients sont particulièrement sensibles aux maladies infectieuses et le pronostic vital est parfois en jeu. Philippe Jaroussky explique son engagement : http://www.youtube.com/watch?v=Ut9gj4nrMkc
Il a découvert sa passion au collège grâce à un professeur de musique qui faisait écrire et interpréter des chansons à ses élèves [1].
A la suite de cette (heureuse) expérience, il a débuté l'étude du violon assez tard, à l'âge de 11 ans [1].
Son tableau préféré est «L'Eglise d'Auvers» de Van Gogh.[5]
Son nom de famille vient en fait d'une petite confusion... Fuyant la révolution russe, son grand-père arriva à la frontière française, où on lui demanda son nom. Ce à quoi il répondit : "ya - russky" (ce qui signifie "je suis russe"). Ce nom est resté...
En voix de poitrine, il est baryton. Selon son propre aveu : « j'ai une voix de baryton très commune sans graves et sans aigus ! » . Même s'il se sent moins à l'aise dans cette tessiture, Philippe Jaroussky interprète parfois sur scène certains passages en voix de poitrine, comme "Sombrero" de Cécile Chaminade, ou "Ohimè ch'io cado" de Monteverdi avec L'Arpeggiata. Il joue alors de son agilité pour passer de sa voix de tête à sa voix de poitrine pour produire un effet comique (il se risque à ce genre d'effet plutôt lors des rappels, en fin de récitals).



Citations



« La voix d’Henri Ledroit m’a beaucoup marqué à mes débuts, elle est dotée selon moi d’une très grande capacité d’émotion. J’ai également subi l’influence d’un Gérard Lesne ou d’un James Bowman. J’admire énormément le travail de David Daniels qui a contribué à élargir le répertoire de contre-ténor, à l’opéra notamment. »



« Le timbre du contre-ténor n'est que la voix la plus aiguë dont un homme est capable. L’émission vocale passe par la tête et non par la poitrine. C’est ce qui la différencie de celle de ténor ou de basse. Son ambiguïté naît de ce qu’elle ne se situe pas entre la voix d’homme et de femme, mais entre celle d’homme et d’enfant. »



« On parle de haute-contre pour la musique baroque française : Lully, Rameau… La voix de contre-ténor, proche du registre très haut du fausset, s’apparente à une voix de ténor léger, aux aigus puissants. En revanche, un contre-ténor peut chanter Bach, Vivaldi, ou Purcell. »



« J'ai rencontré à l'âge de dix huit ans Nicole Fallien, qui est toujours ma professeur, et l'apprentissage du chant fut pour moi une libération. Mes parents n'étant pas musiciens, ce n'est qu'au collège qu'on m'a conseillé d'apprendre la musique. Évidemment, j'avais onze ans, j'adorais le violon, mais je l'ai commencé malheureusement un peu tard. J'ai débuté le piano à quinze ans, avec l'idée de me diriger vers des études plus théoriques (écriture, direction d'orchestre). Ce qui m'a beaucoup plu dans le chant, c'est d'abord le fait que j'avais une facilité naturelle certaine, et que je me suis senti très jeune, ce qui n'était pas le cas avec les instruments. C'est devenu assez logique, très vite : au bout d'un an d'étude, j'ai senti que je ferai du chant. Je suis entré au CNR de Paris, dans le département de musique ancienne, où je suis resté quatre ans, et où je me suis de plus en plus passionné pour ce répertoire. Le chant pour moi, c'est une chance : ce que je voulais, c'était interpréter, et cela, je le sens profondément. »



« Si je n'avais pas été musicien, j'aurais adoré être peintre. »

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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:03


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:05


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:07


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:17





Andreas Scholl


Andreas Scholl est un contreténor allemand né le 10 novembre 1967 à Eltville, dans une famille de chanteurs. À l'age de 7 ans il intègre la maîtrise des Kiedricher Chorbuben

De 1987 à 1993 il a étudié à la Schola Cantorum de Bâle où il a été l'élève de Richard Levitt puis de René Jacobs, de nos jours il y enseigne.
1993 : il donne son premier récital au théatre Grévin, où il reçoit un accueil enthousiaste.
1998 : il fait ses débuts dans un opéra au festival de Glyndebourne en interprétant le rôle de Bertarido dans Rodelinda de Haendel, sous la direction de William Christie.
Il a à nouveau interprété ce rôle à Glyndebourne en 1999 et 2002 .

2002 et 2005 : il interprète le rôle titre dans Giulio Cesare in Egitto de Haendel.
Sa voix le dirige naturellement vers la musique baroque, il a chanté sous la direction de chefs célèbres comme René Jacobs, Philippe Herreweghe, William Christie, John Eliot Gardiner...


Distinctions

1996 : Diapason d'or de l’année et Gramophone Award pour le Stabat Mater de Vivaldi.
1999 : Prix de l’Union musicale de la presse belge
2002 : Prix Edison
2006 : Classical Brits Singer of the Year Award.

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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:18


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:23


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:33

Farinelli



Carlo Broschi, surnommé Farinelli, est un chanteur né dans la ville d'Andria (province de Bari, alors intégrée au Royaume de Naples) le 24 janvier 1705 et mort à Bologne le 16 septembre 1782.


Biographie

Cas unique dans l'histoire des castrats, dont la plupart étaient issus de familles pauvres, le jeune Carlo était le fils d'un gentilhomme issu de la noblesse de robe. Salvatore Broschi, son père, était à ce point passionné de musique qu'il décida que ses deux fils en feraient leur profession; l'aîné, Riccardo, comme compositeur, et le cadet, Carlo, comme chanteur. On peut donc penser que c'est lui qui prit la décision de faire subir vers l'âge de neuf ou dix ans à son plus jeune fils la castration qui devait lui permettre de conserver sa voix de soprano, laquelle était déjà exceptionnelle.

Carlo suivit dès lors à Naples une formation dispensée par Nicola Porpora, qui développa chez son élève une prodigieuse voix de soprano. Précoce et virtuose, le jeune artiste débuta à l'âge de quinze ans, en 1720, lors d'une soirée donnée à Naples en l'honneur de l'empereur d'Autriche, au cours de laquelle il interprèta l'un des rôles titres de la cantate de Porpora Angelica e Medoro. Il y obtint le plus vif succès, et y fit la connaissance de Pietro Metastasio, auteur débutant de sept ans son aîné, et qui allait devenir l'un des plus grands librettistes de l'opéra seria ainsi que le poète officiel de la cour de Vienne. Il se produisit par la suite à Rome, Vienne, en 1724, à Venise, à Naples, à Milan, en 1726, à Rome, à Bologne, où il rivalisa avec le grand castrat Bernacchi, dont les conseils lui furent très profitables, à une époque où la technique vocale faisait l'objet de secrets jalousement gardés. L'empereur d'Allemagne Charles VI, lui-même musicien, devait également conseiller le jeune chanteur venu se produire à Vienne, l'encourageant à plus de simplicité.

Dans la première partie de sa carrière, Carlo Broschi était en effet surtout réputé pour l'étendue prodigieuse de sa voix (elle couvrait les registres d'alto et de soprano) ainsi que pour sa technique virtuose, apprise de Porpora et servie par un souffle exceptionnel. Il chantait pour surprendre, ce qui l'amenait parfois à abuser de toutes les virtuosités d'exécution propres au chant de l'époque, sacrifiant par-là même l'émotion.

Loin de prendre ombrage des remarques de l'empereur, Farinelli se remit à l'ouvrage et développa dès lors l'expressivité qui devait contribuer à faire de lui un mythe. Il excellait aussi bien dans le registre léger que dans le registre pathétique, ce qui compensait son jeu de scène peu développé. Son chant eut une influence certaine sur le style des oeuvres composées en ce temps-là. A ses qualités artistiques, Farinelli joignait des qualités humaines. Affable et modeste malgré sa renommée et son talent, d'une parfaite éducation, il sut se gagner l'affection du public et la sympathie des grands.

En 1734, Carlo Broschi se rendit à Londres et chanta au théâtre de Lincolns Inn Field, que dirigeait Porpora. Sa vogue était immense, son revenu pendant les trois ans qu'il séjourna en Angleterre dépassait 5000 livres sterling. Ces années, qui marquent le faîte de sa gloire en tant qu'artiste de scène, furent également des années de rivalité acharnée entre les deux troupes d'opéra résidant à Londres, d'une part celle de Haendel, soutenue par le roi George II, et d'autre part celle de Porpora, soutenue par le Prince de Galles et la noblesse.

En 1737, sans doute lassé des incessantes querelles qui opposaient les deux troupes, Farinelli accepta l'invitation que venait de lui faire Elisabeth Farnèse, épouse de Philippe V d'Espagne. Le roi, atteint de neurasthénie et de mélancolie, avait en effet abandonné toute vie publique, se désintéressant des affaires de l'Etat et menaçant de sombrer dans la folie. La reine Isabelle convia donc Farinelli à se produire devant son mari, dans l'espoir que sa voix prodigieuse parviendrait à le tirer de son apathie. L'épisode est resté célèbre, et a contribué à accroître un peu plus la légende entourant le chanteur. La voix de Farinelli fit un tel effet sur le mélancolique Philippe V, que ce dernier ne voulut plus se séparer du chanteur. Il lui fit promettre de rester à la cour d'Espagne, moyennant un traitement de 2000 ducats, avec pour seule requête de ne plus chanter en public.

Devenu criado familiar des rois d'Espagne, le chanteur vit son importance croître à l'avènement de Ferdinand VI d'Espagne, qui le nomma chevalier de Calatrava, la plus haute dignité, jusque-là réservée aux gentilshommes ayant pu prouver la noblesse et l'ancienneté de leurs familles. Broschi-Farinelli, favori du monarque, exerçait alors sur la cour, et même sur la politique, une grande influence, sans jamais se départir de sa modestie ou abuser de sa position privilégiée. On lui doit les premiers travaux d'assainissement des rives du Tage, et il assura la direction de l'opéra de Madrid, ainsi que des spectacles royaux. Choyé par tous, comblé de cadeaux, flatté par les diplomates adversaires de la France, et par les diplomates français qui auraient souhaité voir l'Espagne signer le Pacte de Famille, il conserva cette haute situation jusqu'à l'avènement de Charles III en 1759.

Il se retira alors à Bologne, ville dont il avait choisi de devenir citoyen, et où il termina son existence dans la somptueuse villa qu'il avait fait construire en vue de sa retraite. Malgré les nombreuses visites qu'il y reçut (dont celles de Wolfgang Amadeus Mozart alors adolescent, et de Joseph II d'Autriche), Farinelli souffrit jusqu'à sa mort de solitude et de mélancolie. Il s'éteignit le 16 septembre 1782, quelques mois après son ami Pietro Metastasio, laissant une collection d'art et d'instruments de musique qui fut malheureusement dispersée par ses héritiers. Il reste de lui quelques beaux portraits peints par Amigoni et Giaquinto, des lettres qu'il avait envoyées à ses amis. Mais malgré sa légende, il demeure un personnage relativement mystérieux, dans la mesure où il se confia peu. A ses amis qui le priaient de rédiger ses Mémoires, il avait répondu : « A quoi bon ? Il me suffit qu'on sache que je n'ai porté préjudice à personne. Qu'on y ajoute aussi mon regret de n'avoir pu faire tout le bien que j'aurais souhaité. »

Créé à Bologne en 1998, le Centre d'Etudes Farinelli a pour mission de faire connaître la figure du celèbre castrat qui passa sa vie et mourut à Bologne. Parmi les initiatives organisées par le Centre d'Etudes, on signale la restauration du tombeau de Farinelli à la Chartreuse de Bologne (2000), l'exposition documentaire Le Farinelli toujours à Bologne (2001 et 2005), l'inauguration du parc de la ville dédié à Farinelli, à proximité du lieu dans lequel s'élevait la villa du celèbre chanteur (2002), l'organisation du Colloque International d'Etudes Le Farinelli et les chanteurs castrats à l'occasion du 300ème anniversaire de la naissance de Farinelli (2005), la publication officielle Le Fantôme de Farinelli (2005), l'exhumation de Farinelli à la Chartreuse de Bologne (2006). Le projet d'exhumation a été soutenu par antiquaire florentin Alberto Bruschi. Luigi Verdi, en tant que secrétaire du Centre d'Etudes Farinelli, a été le responsable et coordinateur général du projet. L'analyse des dépouilles a été menée sous la responsabilité des scientifiques Maria Giovanni Belcastro, anthropologue à l'Université de Bologne, Gino Fornaciari, paléontologue et anthropologue à l'Université de Pisa et David Howard, ingénieur à l'Université de York. L'exhumation a eu lieu le 12 juillet 2006 et a eu un fort retentissement médiatique dans le monde entier.


Cinéma

Un film intitulé Farinelli (film) a été réalisé en 1994 par Gérard Corbiau. Pour reconstituer la voix du castrat interprété par Stefano Dionisi, on a fait appel à des techniques sophistiquées développées à l'IRCAM pour associer la voix d'un contreténor (Derek Lee Ragin) et d'une soprano colorature (Ewa Małas-Godlewska).

L'enregistrement de la musique du film a été réalisé par le chef d'orchestre Christophe Rousset avec l'ensemble Les Talens Lyriques. L'enregistrement a été effectué à l' Arsenal de Metz en juillet 1993.

Il faut noter que les faits de ce film relèvent principalement de la fiction. Particulièrement, les rencontres et rapports entre les frères Broschi et Haendel ne relèvent pas de la biographie. L'intrigue liant les deux frères, leur comportement, sont également fictifs.






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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:43


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:45


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:48



Et oui, Aime

Wink

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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 20:59

Alessandro Moreschi



Alessandro Moreschi (11 novembre 1858 - 21 avril 1922) est un chanteur italien. C'est l'un des castrats les plus célèbres de la fin du XIXe siècle. Il était le seul castrat du répertoire de bel canto qui réalisa des enregistrements sonores.

Il était plus connu que son cadet Domenico Mustafa, un ancien Direttore Perpetuo de la Chapelle Sixtine. Domenico Salvatori et Giovanni Cesari étaient également des castrats célèbres.


Vie et carrière

Alessandro Moreschi est né au sein d'une grande famille catholique, dans la ville de Monte Compatri. Il a été suggéré qu'il fut castré aux environs de 1865, mais les raisons de cette opération demeurent incertaines : il se peut qu'elle soit due à un problème purement médical (notamment à une hernie scrotale) ou pour des raisons musicales.

Néanmoins, c'est en tant que castrat qu'il entra dans l'école de musique de san salvatore, où il fut remarqué par Gaetano Capocci, qui devint son professeur. En 1873, il fut nommé premier soprano de la chapelle du Latran. En 1883, il fut invite à rejoindre la Chapelle Sixtine, après avoir été entendu dans le rôle de Seraph dans l'oratorio Christus am Ölberge de Beethoven. À cette époque, Moreschi était soprano léger et doué d'une extraordinaire pureté et agilité. C'est ce qui lui valut le surnom d'Angelo di Roma et il fut nommé soliste de la Chapelle Sixtine par le pape.

En 1891, il devint secrétaire de la Chapelle. En 1898, Moreschi fut élevé au rang de directeur de chœur ; deux ans plus tard, on lui demanda de chanter lors des funérailles du roi italien Humbert Ier au Panthéon.

Durant le printemps de 1902, Moreschi réalisa le premier enregistrement pour phonographe de sa carrière. Il effectua d'autres enregistrements en 1904. En tout, il en fit 17, dont 8 où il chantait en solo.

Moreschi était, mis à part ses rôles de soliste et de directeur de chœur, aussi professeur de chant. Un de ses élèves écrivit un mémoire à propos des méthodes d'enseignement de Moreschi : l'élève dut traduire ses techniques et son intonation aussi véridiquement que possible. Il tenta de faire admettre ce dernier dans l'école de musique du successeur de Mustafa, un certain Don Lorenzo Perosi, mais il n'y parvint pas. Curieusement, cet élève devint un excellent joueur de contrebasse.

En mars 1913, il se retira dans sa maison de Rome où il passa le reste de ses jours. Il continua de chanter pour certaines circonstances, comme lors d'une grande célébration à la Cappella Giulia en 1914. Il était également ami avec le compositeur allemand Franz Habock, auteur de l'œuvre Die Kastraten und ihre Gesangskunst, où il prévoyait de revisiter le répertoire de Farinelli en 1914, avec Moreschi. Pourtant, ce projet n'aboutit pas en raison de plusieurs obstacles ; les raisons de la guerre et du dépérissement de la voix de Moreschi ont été avancées, jusqu'à ce que Habock lui-même annonça les vraies raisons de cet échec : Moreschi, comme tous les chanteurs de la Cappella était incapable de chanter le répertoire baroque avec aisance.

Moreschi mourut d'une pneumonie lors de l'été de 1922, dans sa maison de Rome.


Opinion des critiques

L'opinion des critiques est divisée à propos des enregistrements de Moreschi : certains disent qu'ils sont peu intéressants, et que Moreschi était un chanteur médiocre, tandis que d'autres critiques soulignent le talent du chanteur qui fut malheureusement victime de l'époque des enregistrements. Il faut pourtant signaler que l'âge qu'avait Moreschi quand il enregistra, de 44 à 46 ans, est considéré par beaucoup de chanteurs lyriques comme l'âge d'or d'une voix. D'autres critiques pensent qu'il était un très bon chanteur, notamment en considérant son âge de l'époque et le fait que, quand Moreschi était jeune, les professeurs étaient incapables d'enseigner correctement aux castrats - voix qui avaient déjà presque disparu.

Beaucoup des attaques vocales de Moreschi étaient en fait des notes d'agrément (glissando ou port de voix). De plus, l'esthétique du chant de Moreschi, qui impliquait une passion extrême dans le chant et une sorte de perpétuel sanglot, peut apparaître comme étrange pour l'auditeur moderne et peut être perçue comme une faiblesse technique ou l'effet d'une voix vieillissante.

La qualité de ses enregistrements est variable : le Crucifixus de Rossini est de mauvaise qualité (Moreschi le ré-enregistra en 1904) mais le Pie Jesu de Leibach est meilleur et la chanson Ideale de Tosti l'est également, comme le prouvent les applaudissements des choristes à la fin de cet air.

La plus fameuse pièce que Moreschi ait enregistrée est l’Ave Maria de Gounod et de Jean-Sébastien Bach. Il s'agit peut-être ici de la seule performance de Moreschi qui rappelle les castrats du répertoire baroque : il y a une passion forte dans le chant - « un sanglot dans chaque note », comme le dit un contemporain[réf. nécessaire] - et Moreschi, malgré son âge, atteint le contre-Si sans effort audible.

En considérant les apparitions de Moreschi, Habock dit en 1914 :

« Moreschi était de taille moyenne et plutôt de petite stature ; il n'avait pas de poils faciaux et sa poitrine était large et surdéveloppée. Dans sa jeunesse, lorsqu'il chanta l'oratorio de Seraph à l'âge de 25 ans, sa tessiture s'étendait du Do 3 au Mi 5. Maintenant pourtant, à la fin de sa carrière, elle s'étend du La 3 au Sol 4. La voix parlée de Moreschi possède une certaine qualité, et fait plus penser à un contre-ténor. Pourtant, sa voix et son apparence donnent l'impression qu'il reste une personne jeune. » (Moreschi avait 56 ans à l'époque.)



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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 21:11

Radu Marian



Radu Marian est un contre-ténor roumain / moldave.
Il possède une triple voix pure dans la gamme C4 à C6 considérés à l'heure actuelle comme le meilleur de la musique baroque .

Il est né en 1977 dans ce qui était alors la République socialiste soviétique moldave d'une famille d'artistes.
Son talent exceptionnel de musicien a commencé à l'âge de sept ans quand il a exécuté en français la Reine de la Nuit et l 'air de "Der Hölle Rache" de Mozart (La Flûte enchantée).
Marian a terminé ses études de piano et de chant à Moscou et Bucarest et a obtenu le titre de «Master Concert", avec les plus grandes félicitations.

Il a obtenu une bourse par le gouvernement moldave et a reçu une formation vocale de de Flavio Colusso en Italie . Son répertoire comprend des cantates écrites pour soprano par des compositeurs comme Haendel , Bononcini , Carissimi et Frescobaldi et le répertoire des anciens castrats .
Le réputé chef d'orchestre Flavio Colusso affirme que Radu Marian est un sopranista dont la voix est différente des autres contre-ténors et sopranistas, de la musique baroque du monde.
Sa voix ressemble à celle d'un triple.
Marian est un "endocrinien castrat »ou« castrat naturel ».





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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 21:13


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 21:16

Très beau ton topic Miminem et très intéressant,les contre-ténors!Merci beaucoup!
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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Lun 19 Avr - 21:28

James Bowman



James Thomas Bowman est un contreténor né le 6 novembre 1941 à Oxford en Angleterre.

Il a interprété des opéras, des Oratorios, de la musique contemporaine. Enfant, il a commencé à chanter à la Cathédrale de la Sainte-et-Indivisible-Trinité d’Ely. Puis il a rejoint le New College à Oxford.

James Bowman a fait ses vrais débuts sur scène au Théâtre de l'Odéon à Paris dans le cadre du « Théâtre des Nations » dans le rôle d'Obéron du Songe d'une nuit d'été de Benjamin Britten.

En 1972, il est engagé dans Le Songe d'une nuit d'été et La Mort à Venise, œuvre composée par Benjamin Britten.

James Bowman a réalisé environ 180 enregistrements avec de nombreux ensembles et chefs d'orchestres dont Nikolaus Harnoncourt, Frans Brüggen, John Eliot Gardiner, Roger Norrington, Christopher Hogwood et Gustav Leonhardt.

En 1992 il a été admis à l'Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français et a reçu la Médaille d'honneur de la Ville de Paris.

Il est gentleman of the « Chapel Royal », ensemble attitré de la royauté anglaise à Londres et co-fondateur avec Bertrand Dazin (contreténor) de La Cathédrale Invisible ensemble de musique baroque pour lequel il a développé d'importantes créations d'œuvres contemporaines en français pour deux contreténors.

En France, James Bowman a donné de très nombreux concerts avec La Grande Écurie et la Chambre du Roy sous la direction de Jean-Claude Malgoire et avec le Capriccio Français sous la direction de Philippe Le Fèvre.






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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Mer 28 Avr - 19:55

Derek Lee Ragin


Derek Lee Ragin (né le 17 Juin, 1958) est un Américain haute-contre.



Ragin a étudié le piano au Conservatoire d'Oberlin. Pendant son séjour à Oberlin il prit des leçons de chant avec Richard Anderson.
Il a commencé sa carrière lyrique à Oberlin dans l'A Midsummer Night's Dream de Benjamin Britten comme Oberon.
Après Oberlin, il a travaillé avec le chanteur Max van Egmond pour une session d'été à BPI et se rendit en Europe pour poursuivre sa carrière dans l'opéra baroque.

Son répertoire est étonnamment large, comprenant des œuvres de compositeurs baroques - Haendel, En particulier - ainsi que celles du XXe siècle, comme Benjamin Britten et György Ligeti.

Pour la bande originale du 1994 film Farinelli, sa voix traitée par voie électronique se confondait avec celle de la soprano Ewa Malas-Godlewska pour recréer la célèbre voix du castrat.




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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Mer 28 Avr - 19:56


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Mer 28 Avr - 19:58


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Mer 28 Avr - 20:08

Le castrat Farinelli. Nostalgie d´une voix perdue.


A regarder absolument ...





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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Mer 28 Avr - 20:12


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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Mer 28 Avr - 20:24

Que de beaux morceaux de musique Miminem!De quoi se faire un petit concert!Merci à Toi! flower
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MessageSujet: Re: Les contre-ténors   Mer 28 Avr - 21:17

Alfred Deller


Alfred Deller est un chanteur et musicologue britannique, né le 31 mai 1912 à Margate dans le Kent en Angleterre, décédé à Bologne en Italie le 16 juillet 1979. Il a remis à l’honneur la voix de contreténor.


Biographie

Lorsqu’Alfred Deller s'aperçut, au sortir de l'enfance que, s'il perdait sa voix de soprano, celle-ci gardait un timbre étrangement aigu et une étonnante élasticité, il se forgea seul une technique de contreténor. Personne ne put se charger de sa formation vocale, cette tessiture ayant disparu depuis deux siècles.

Le compositeur Michael Tippett le remarqua dans les chœurs de la Cathédrale de Canterbury et lui fit faire ses débuts à Londres en 1943 dans une interprétation de Purcell où il confondit public et musicologues grâce à son timbre magnifique, ses libertés avec le rythme et ses modulations raffinées, légères et naturelles qui contribuèrent grandement à repenser la musique ancienne avec intuition, instinct et spontanéité.

Alfred Deller intégra de 1947 à 1961 les chœurs de la Cathédrale Saint-Paul de Londres, fonda le Deller Consort en 1948 et enregistra son premier disque avec Walter Bergmann en 1949. Interprète magistral et inégalé de la musique élisabéthaine et baroque, il s’intéressa aussi à la musique contemporaine. Ainsi Benjamin Britten écrivit-il pour lui le rôle d’Oberon dans Le Songe d'une nuit d’été, qu’il créa en 1960.

Le luthiste Desmond Dupré et le claveciniste Harold Lester ont participé à ses enregistrements. Mais il contribua en priorité à la vocation et à la formation de nombreux contre-ténors, dont son fils Mark Deller. Parmi ses disciples, il faudrait encore citer, sans exhaustivité, James Bowman, René Jacobs, Henri Ledroit ou Gérard Lesne, ces grandes voix, chacune singulière au possible, qui, néanmoins, lui doivent tant.

Nikolaus Harnoncourt se rappelle avec admiration « l’assurance imperturbable du chanteur le plus significatif de cette musique ancienne en train d’éclore ». Gustav Leonhardt décrit avec une grande précision l'art et la manière de ce « musicien, c'est-à-dire un cran au-dessus [d’un chanteur], et qui plus est, d'un chanteur-musicien exceptionnel », débordant de vitalité et d'humour. Quant à lui, René Jacobs évoque le « chanteur-poète »... Tous s’accordent à mettre en évidence l’art intuitif de ses intonations fines, l’expressivité des sons filés, dont il refusait de privilégier la beauté pour demeurer en accord avec le texte.

Alfred Deller s’abstenait des vocalises quotidiennes, détestait les répétitions et préférait la spontanéité du concert.

En 1970, il est promu commandeur dans l’Ordre de l'Empire britannique.




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