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Olivia Ruiz est de retour ! Ce nouveau disque, son quatrième, est son disque. Celui qu’elle a pensé, celui qu’elle a rêvé, celui sur lequel elle a travaillé, seule dans l’écriture et la composition, tout au long de ces derniers mois alternant les hauts et les bas, le jour et la nuit, le noir, le blanc et les couleurs, l’alternatif comme le continu. Entre le calme et les tempêtes. « Le calme et la tempête », une évidence donc. Entre profondeur des mots et profondeur des sons, jamais elle n’avait donné cette impression de puiser si loin en elle pour trouver la source de ses chansons. C’est entre Paris et Los Angeles qu’elle s’est posée pour co-réaliser le tout aux côtés de Tony Berg (ex-directeur artistique Geffen Records). Un son nouveau naît de cette rencontre entre deux continents, deux générations, deux cultures. A découvrir dans "Le calme et la tempête".

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 Le Nouvel Observateur - Les Réactions

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jacommos
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Jeu 14 Avr - 18:25

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=21744

Citation :

Nolwenn Leroy à la Maison de la Bretagne à Paris.

Nolwenn Leroy répond aux attaques de la gauche caviar parisienne

Editorial du 9/04/11 18:22 de notre correspondant Philippe Argouarch
PARIS — La chanteuse Nolwenn Leroy, avec son album Bretonne vendu à 500.000 exemplaires, a atteint la plus grosse vente bretonne depuis Olympia d'Alan Stivell en 1970. Apparemment cela ne plaît pas à tout le monde. Non seulement il y a en France cette vieille tradition fourchue et séculaire qui dit que celui qui réussit est vendu au Capital mais cette tradition est d'autant plus tenace quand elle s'applique aux indigènes non franciliens. Oui bien sûr on honore Aimé Césaire... mais après sa mort, et, de plus, il écrivait du bon français, pas du "baragouin" de Spezet ou même du créole, ce "français bâtard"...
De toute évidence il reste, au coeur de cette culture française, un groupe d'activistes comprenant des académiciens, des politiques et des journalistes, que l'on pourrait caractériser de "suprémacistes". Leur credo depuis Michelet se résume à ceci : "Tout ce qui n'est pas de culture et de langue françaises est mauvais et doit être détruit".
Le journaliste Fabrice Pliskin du Nouvel Observateur n'a pu s'empêcher de pondre un ramassis de niaiseries où se mêlent caricatures anti-bretonnes, procès d'intentions et attaques personnelles contre Nolwenn Leroy. Les diffamations portent même sur des choses dont elle a hérité, son prénom "avec son prénom de sainte décapitée" et son patronyme "cette Finistérienne au nom si peu républicain "...On croirait un réquisitoire du comité du Salut Public de la ville de Paris en 1793 !
Plus insidieux, mais montrant que c'est la Bretagne qui est visée à travers Nolwenn Leroy, Pliskin a cherché sur google quelques citations malheureuses d'Ernest Renan, histoire de se couvrir – c'est pas moi qui le dis mais un des vôtres ! S'il cherche des citations plus franchouillardes, ABP lui recommande son bêtisier auquel nous venons d'y ajouter ses perles. ]Voir le site]
Il faudra bien commencer à admettre qu'il existe à Paris un anticeltisme ouvert aussi puissant qu'un antisémitisme rampant. Il sévit impunément, presque de bon ton, alors que toute autre communauté, quand elle est attaquée, attire la foudre de la Ligue des droits de l'homme ou de la LICRA.


Le droit de réponse de Nolwenn :

Dans votre numéro 2418 principalement consacré à Marine Le Pen et à la montée en puissance sur la scène politique française du Front National, la rubrique "Art-Spectacle" page 188, a pour sujet mon dernier album intitulé "Bretonne".
Or, loin de se limiter à critiquer cet album, ce que tout journaliste est naturellement en droit de faire, l'auteur de cette page établit insidieusement une corrélation entre le succès de cet album et la montée dans les sondages du front national.
Il m'est clairement imputé d'avoir opportunément pris le parti du régionalisme au moment où la majorité des Français redoutent la mondialisation.
À titre d'exemple, l'auteur de l'article prétend que si mon album a pour pochette une photo me représentant à l'âge de cinq ans en Bigouden, c'est pour garantir au public la réalité de mes origines... et immédiatement, ce journaliste oppose ma coiffe Bretonne au voile de la chanteuse Diam's.
Il n'hésite pas non plus à en faire une affaire de couleur en m'opposant des artistes comme Yannick Noah et Booba.
Je suis extrêmement choquée par ce procès d'intention que je trouve indigne.
Comme j'estime douteux et déplacé l'emploi pour me décrire des termes :
– " preuve génétique de sa Bretonnante traçabilité "
– " droite dans ses sabots, ivre de cadastre, d'ancrage et de toponymie "
– " affichant un pedigree de la vieille roche "
– " premier robot de fabrication 100 % Bretonne "

J'ai choisi de réaliser cet album sans aucune arrière pensée.
Mon attachement pour la Bretagne, sa culture et ceux qui y vivent est réel et sincère.
Il serait aisé, en parcourant certaines interviews que j'ai pu accorder par le passé, de le vérifier.

Prétendre également que sous couvert d'une démarche artistique, j'aurais imaginé cet album comme un "coup financier" :
– "Nolwenn Leroy spécule, Bolloré, Pinault et Leclerc".
Cela relève clairement de l'intention de me nuire d'autant que je ne suis l'égérie d'aucune marque appartenant à ces groupes financiers.
Mon album est diffusé chez Leclerc comme celui de n'importe quel autre artiste et je n'ai rien à voir, ni de près ni de loin, avec les noms précités.
Mon projet n'a jamais été de mettre en avant mes origines et de m'inscrire ainsi dans une mouvance protectionniste où seuls sont encensés ceux qui peuvent se targuer d'un droit du sol.
Affirmer qu'il en serait ainsi relève de la malveillance.
Je tenais à faire savoir à quel point cet article m'a choquée et mise en colère d'autant qu'il touche également ma famille dont il donne une image qui ne reflète en rien la réalité en usant d'un jeu de mot pour le moins usé... On peut s'appeler "Leroy" et ne pas être issue de la haute noblesse de Bretagne ou d'ailleurs...
– " cette Finistérienne au nom si peu républicain "
– " garantie née coiffée "
– " la nouvelle Duchesse de Bretagne "
Il paraît évident que pour l'auteur de cet article, la notion de généalogie a une importance certaine.
Je tiens donc à sa disposition mon "pedigree" : famille d'ouvriers et d'instituteurs, socialistes et athées, dans la droite ligne de Ferry et Jaurès.
Cet article m'a également surprise par son ton d'incitation à la haine alors que nous vivons une époque où plus que jamais il est nécessaire de faire des différences un enrichissement.
Que penser en effet d'un propos qui sous-tend sans équivoque que les Bretons seraient un peuple conservateur et fanatique alors qu'il en va dans la réalité du contraire, l'immense majorité d'entre eux étant tolérants, ouverts au monde extérieur, un peuple de marins, de voyageurs...
Il est utile de souligner que la phrase citée dans l'article "Qui voit Ouessant voit son sang" a été écrite par Christophe Miossec qui n'est pas particulièrement connu pour professer des idées fascistes, bien au contraire...
Je ne m'attendais pas à trouver pareille déloyauté intellectuelle et perfidie gratuite dans les pages du Nouvel Observateur.
__Nolwenn Leroy
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miminem



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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Jeu 14 Avr - 19:34

TF1 fait bien de supprimer ses téléréalités ...

Aucune ne vaudra le feuilleton du printemps et peut-être sa suite cet été ...

Tan tan !!!!




Nono contre N.O. !!! fada
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jacommos
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Jeu 14 Avr - 19:57

miminem a écrit:
TF1 fait bien de supprimer ses téléréalités ...

Aucune ne vaudra le feuilleton du printemps et peut-être sa suite cet été ...

Tan tan !!!!




Nono contre N.O. !!!



Il y a plusieurs façons d'entretenir un Buzz ou de rendre une personnalité populaire........

Vous ne trouvez donc pas étrange, dans cette affaire, le silence sidéral de la maison de disque Universal ?

Dites que vous bien qu'au delà de la polémique ridicule de cet article merdouilleux, la popularité de Nolwenn Leroy n'a jamais été aussi élevée....

Finalement, Le N. Observateur en entretenant la polémique grâce à son journaliste, involontairement, contribue à accentuer la Pub de l'album "Bretonne" !

"Tel est pris qui croyait prendre". Jean de La Fontaine
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Dim 17 Avr - 17:36

http://www.atlantico.fr/decryptage/nolwenn-leroy-nouvel-obs-racisme-chanteuse-bretagne-breton-tribune-75469.html

Citation :


Droit de réponse

Publié le 11 avril 2011 - Mis à jour le 12 avril 2011

Nous sommes tous des Bretons catholiques !

Ce vendredi, le Nouvel Obs critiquait violemment le nouvel album - "Bretonne" - de la chanteuse Nolwenn Leroy. Après l'éditorialiste d'Atlantico Hugues Serraf, le cadre dirigeant à l'international Philippe David dénonce un "brûlot" mélangeant allègrement "racisme anti-breton et délit de sale gueule".






Il m’a fallu relire l’excellente chronique de Hugues Serraf pour arriver à le croire. Et il m’a fallu cliquer sur le lien du « Nouvel Obs » pour être certain que j’avais bien lu le pire torchon dans la rubrique « culture », il est impératif de mettre des guillemets dans ce cas vu le niveau de l’auteur, d’un journal depuis le fameux « Claude François a volté » qui faisait la une de « Libé » pour annoncer le décès du chanteur la veille des législatives de 1978.
Racisme anti-breton et délit de sale gueule



Pourtant les mots étaient là : violents, cruels, haineux. Contre Nolwenn Leroy ? Pas seulement, cette diarrhée verbale s’adressant tour à tour aux Bretons et, en ricochet, aux Basques, aux Alsaciens, aux Catalans, aux Ch’tis, bref à tout ce qui fait la France dans sa vieille et grande diversité. Une haine digne du premier éditorial du magazine « Globe » qui proclamait : « Tout ce qui est terroir, béret, bourrée, biniou, bref franchouillard et cocardier nous est étranger voire odieux », éditorial signé BHL, Georges-Marc Benamou et Pierre Bergé.

Dans ce brûlot tout y est, outre les sempiternelles références subliminales aux « heures les plus noires de notre histoire », mélangeant allègrement racisme anti-breton et délit de sale gueule comme « La pochette montre la chanteuse à 5 ans, en Bigouden, comme une preuve génétique de sa bretonnante traçabilité. Garantie née coiffée. Après le bébé-éprouvette, le bébé-cornette. De toute évidence, le fichu de Nolwenn se porte mieux dans l'opinion que celui de Diam's » sans oublier le « droit dans ses sabots » (lire dans ses bottes) et l’incroyable attaque sur son patronyme de « Finisterienne au nom si peu républicain ». Pour terminer, il fallait bien que l’auteur termine en vomissant un peu de bile sur « l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires » tout en ironisant sur son « prénom de Sainte décapitée » pour ce qui est du couplet christianophobe…
Une autocritique inconsciente ?



Un article parlant des Juifs en ces termes aurait eu sa place en première page de « Je suis partout » en 1944. En parlant sur un ton équivalent de la Bretagne et des Bretons, il a sa place dans « le Nouvel Obs » en 2011. Psychanalytiquement, on peut légitimement se demander si, à chaque fois que ce magazine parle de « relents des années 30 » dans la France d’aujourd’hui, il ne fait pas inconsciemment son autocritique…

Donc, oui, Nolwenn Leroy a « commis », puisque vu le ton utilisé il s’agit au mieux pour elle d’un délit au pire d’un crime, un album faisant référence à la Bretagne de ses origines.

Qu’y a-t-il de mal à cela ? Qui, en France, ne connaît pas « Tri martolod » ou « La jument de Michao » qui sont des chansons ne faisant pas partie uniquement du patrimoine culturel breton mais du patrimoine culturel de la France toute entière ?

Pourquoi se moquer de sa tenue Bigouden et de sa cornette ? L’auteur se moquerait il du voile de Diam’s ou de la casquette de Joey Starr. En aucun cas de peur d’être traîné devant les tribunaux par les associations antiracistes dans le premier cas et de prendre un « coup de boule » dans le second...

Pour ce qui est du terme de « traçabilité », il est réservé en général aux bêtes envoyées à l’abattoir et le fait de faire le parallèle entre des êtres humains et des animaux rappelle, pour de bon, « les heures les plus noires de notre histoire ».

Quant à l’attaque sur son patronyme, qui représente un mont Everest de connerie, devrait-il inciter Nolwenn Leroy à prendre un nom d’emprunt comme le patron du «Nouvel obs » qui ne s’appelle pas « Joffrin » mais « Mouchard » ?
De la haine de la « France des terroirs »



Enfin, pourquoi cette haine de la « France des terroirs » que les étrangers qui viennent la visiter nous envient ?

Des « Winstub » d’Alsace aux « Fest noz » de Bretagne sans oublier les « estaminets » du Nord ni les « bars à tapas » du Sud-Ouest où, comme chantait Nougaro, « l’Espagne pousse un peu sa corne », tous font partie de la France et de son merveilleux patrimoine culturel et, pour ajouter un vécu personnel, je dois avouer que le moment le plus fort que j’ai vécu dans un stade de rugby fût quand j’ai assisté au milieu des supporters du Biarritz Olympique à la demi finale du championnat de France qui les avait opposé à Bourgoin Jallieu en 2005 à Toulouse. Tous ces supporters habillés en blanc et couverts d’un béret basque (oui le même qui était odieux à BHL, Benamou et Bergé et qui doit l’être au même titre que les chansons traditionnelles bretonnes à Fabrice Pliskin) chantant en basque « Aupa BO » et autres chants du terroir m’avait fait dresser le poil, comme à tous les spectateurs présents dans le stade dont les gradins n’étaient pas remplis de nostalgiques de Vichy.

Alors bravo à Nolwenn Leroy pour son album et ses 500 000 exemplaires vendus et merci à elle d’avoir permis aux Français l’ayant écoutée de se souvenir que la France a un grand patrimoine culturel dans les régions qui la composent et, en ce qui me concerne, merci de m’avoir fait humer par sa voix un peu de l’air iodé de cette merveilleuse terre que mon grand-père quitta pour ne jamais retourner y vivre à 17 ans pour aller défendre la France pendant la Première Guerre mondiale.

En Mai 68, période chère au « Nouvel obs », un des slogans phare de soutien à Cohn-Bendit était : « Nous sommes tous des Juifs allemands ».

Que nous aimions l’artiste ou pas, il est un devoir de la soutenir en clamant : « Nous sommes tous des Bretons catholiques ».

Quand à Fabrice Pliskin qui dans son papier fétide a cité Renan, je lui transmets une citation de ce même Renan extraite des « Dialogues et fragments philosophiques » qui lui sied totalement : « La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini ».

Citation :


Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 4 jours

  • Par chateleine - 12/04/2011 - 11:23 - Signaler un abus bien novy 12
    tout a fait d,accord,il est de bon ton d,entendre parler arabe,mais surtout pas breton ni basque comme le font les socialistes dans notre region ils sont en train de detruire notre identite!! les regions ne sont pas a vendre comme on dit chez nous,que vive nos regions

  • Par le Gône - 12/04/2011 - 00:11 - Signaler un abus Bien vu..et bien descendu..les Bobo tiennent le crachoir..
    Le Nouvel Obs..et autre Monde e ne sont que des torchons de "parigots" nantis..dans lesquels il est vrai se reconnaissent les ex provinciaux devenus Parisiens..Mais il n'y a là rien de nouveau, la majortité des journeaux sont avant tout Parisien et se foutent bien dela province..comme l'ensemble des media..constatez donc la haine envers TF 1 et son journal "provincial" de 13h..

  • Par NOVY12 - 11/04/2011 - 19:33 - Signaler un abus Pourquoi cette haine des Français du terroir...
    Eh ! bien tout simplement parce que toute les forces de gauche s'attaquent à la nation en prônant le métissage et la Brésilianisation de la France.
    Dans leur esprit la nation liquidée il n'y aura plus de drapeau plus d'hymne National plus de France mais une société cosmopolite dirigée par la gauche !!!
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Dim 17 Avr - 17:42

http://soleilsursaint-julien.hautetfort.com/archive/2011/04/08/nolwenn-leroy-vs-le-nouvel-observateur.html

Citation :


08.04.2011


Nolwenn Leroy vs Le Nouvel Observateur : lettre ouverte aux deux protagonistes

Une polémique est en train de se développer suite à l'article de Fabrice Pliskin paru dans Le Nouvel Observateur du 10 mars 2011 qui avait Marine Le Pen en couverture, et dans lequel le journaliste faisait une critique de l'album de la chanteuse qui, rappelons le caracole en tête des ventes avec près de 500 000 exemplaires vendus depuis sa sortie le 6 décembre 2010.





Afin que chacun puisse se faire une idée de cette polémique, on trouvera ci-dessous l'article incriminé, suivi du droit de réponse de Nolwenn, et enfin du commentaire du Nouvel Obs sur cette affaire.













Avant de donner mon avis sur cette malheureuse affaire, rappelons pour être honnête que je suis moi-même un fan de Nolwenn, et que je connais donc assez bien son parcours. Aussi ai je cru interessant de chercher qui était la personne derrière cet article, qui selon moi, ne mérite pas une réplique aussi cinglante que celle que Nowenn a bien voulu lui faire. Voici donc comment est présenté Mr Pliskin sur le net.





A la lecture de cette présentation, on peut en effet vite désamorcer la bombe que Nolwenn a vu dans son article:

Ce monsieur, journaliste et écrivain de surcroit, est le parfait représentant de ce que des millions de provinciaux haissent et méprisent le plus: le parisien snob, elitiste, sûr de lui et de son bon gout, qui prétend donner des leçons au monde entier et qui n'a que mépris pour ces "bouseux" de province. Quand on écrit sur des personnages "urbains et modernes", que connait-on à la vraie vie, et aux valeurs de notre patrimoine? Rien !... C'est donc facile, et utile, de se moquer de ce que l'on ne comprend pas; mais c'est une preuve de bétise!.... Quelle différence avec un homme comme Maxime Leforestier capable dans le même album de défendre Pierre Goldman et d'écrire cette magnifique chanson qu'est "Les Lettres" sur la guerre de 14.

Alors bien sur, il n'est pas étonnant qu'un tel personnage, qui n'existe que dans le persiflage, s'en prenne à une chanteuse, propre sur elle, sincère et authentique qui n'a pas honte de ses origines provinciales et qui, en plus, infamie suprème, rencontre le succès. Non décidément Nolwenn ne "sera jamais ta parisienne" mon cher Fabrice, et c'est bien pour cela qu'on l'aime et qu'on se réjouit de son succès.

Nolwenn est une fille méritante qui se donne les moyens d'atteindre ses buts, artistiques et humains. Il n'est que de la voir mouiller le maillot dans les showcases qu'elle a accepté de faire dans les centres commerciaux pour assurer la promotion de son album, après le "bide" qu'elle a connu avec son précédent opus, pourtant de grande qualité. Mais ce n'est pas de sa faute si les Français préfèrent TF1 ou M6 à Arte; Si l'on veut exister dans cette société, il faut en jouer le jeu, et j'aimerais bien voir si vous même, cher Fabrice, vous refuseriez le Journal de 20:00 pour faire la promo de votre dernier bouquin... mais le problmème, c'est qu'à vous on ne l'a jamais proposé. On peut donc comprendre votre frustation d'artiste ignoré. Vous devriez faire de la chanson d'Aznavour "Je m'voyais déjà" votre hymne parisien (je ne dis pas national pour ne pas écorner vos oreilles:) )

Ceci étant dit, je pense que Nolwenn a quelque peu surréagi à votre article, qui se voulait plus persifleur que méchant. Mais, pour sa défense, on peut la comprendre, elle qui vit mal sa "naissance artistique" au sein de la Star Ac et de l'image qu'on lui a collée suite à sa victoire dans ce radio crochet. Pour ma part, je le regrette car, il n'y a aucune honte à avoir été choisie par le public, parmi d'autres talents (n'est- ce pas Houcine, Emma ou encore Anne-Laure); mais ce n'est pas "artistiquement correct" dans les milieux parisiens, et je suis sur que notre belle bretonne en souffre; d'autant plus qu'elle est loin de faire ce que vous lui reprocher, à savoir surfer sur la vague qu'elle aurait pu prendre à la sortie de l'émission de TF1. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter son précédent album "The Cheshire cat " qui est tout sauf de la variétoche et où elle a mis en musique son univers si particulier, à l'instar de Kate Bush ou Tori Amos, ses idoles de jeunesse. Trop "space" ou trop "élitiste", cet album n'a pas rencontré le succès, il a même foiré commercialement, mettant probablement en danger sa carrière.

C'est d'ailleurs pourquoi nombreux sont ceux qui la voyaient finie, et probablement beaucoup de sales cons jaloux envieux s'en réjouissaient déjà. Mais la résurrection fut possible grace à ses origines, et à son mérite. En effet, alors que plusieurs distributeurs, échaudés par l'échec du CD précédent sorti un an plus tôt, avaient refusé de mettre son nouvel album dans leurs bacs, la belle fée de Bretagne ne dut son salut qu'au soutien de quelques irréductibles celtes, dont LECLERC, à qui elle dut probablement promettre un support musclé sur les points de vente (d'où les showcases en centre commercial)

Quoi de mal là dedans? au contraire,c'est admirable!.... Quel artiste aurait accepté une telle galère? il faut la voir se débattre devant des foules curieuses et étonnées (en tous les cas dans les premières semaines, car depuis quelques semaines ces showcases attirent des milliers de personnes, avec les problèmes de sécurité qui vont avec). Pour s'en convaincre il suffit de ragarder la vidéo ci-dessous qui illustre mon propos.







Mais bien sur, il faut venir de la classe moyenne et s'en être sorti pour comprendre cela!... Est ce votre cas? j'en doute à vous lire.

Pour en revenir à la teneur de votre article, je le redis, il recèle plus de la jalousie envers le succès et de ce besoin qu'ont les médiocres de dégommer ce qui plait au plus grand nombre, que de la méchanceté. Vous ne méritez comme l'aurait chanté Jean Ferrat "ni cet excès d'hionneur ni cette indignité". Et il est probablement vrai que Nolwenn n'aurait pas sur-réagi de la sorte si l'article n'était pas paru dans un numéro qui mettait Marine Le Pen en couverture et qui cherchait à comprendre les raisons de sa montée dans les esprits. L'amalgame que vous journalistes aimez tant pratiquer a de quoi faire peur à une artiste d'autant plus éloignée des idées du FN qu'elle s'est au contraire engagée avec ferveur pour des causes humanitaires telles que la Fondation de l'abbé Pierre, le Sidaction, ou auttres fondations Laurette Fugain. En ce sens, votre persiflage insidieux l'a probablement blessée et conduit, à tort, à voir rouge et à lancer cette polémique, plutôt que de vous traiter avec le mépris qu'appelait l'inconsistance de votre article !.... Mais il en va souvent ainsi lorsque des gens foncièrement honnêtes, authentiques, sincères et pas calculateurs pour un sou se voient accuser de maux qui sont à mille lieues de leur moi intime.

Ainsi c'est bas, et faux, de prétendre que sa compilation n'est qu'un remix sans saveur de tubes anciens. Où étiez vous pour critiquer Laurent Voulzy quand il a sorti son album de compil "la 7ème vague" Deux poids deux mesures, comme d'habitude!... quant à dire que les arrangements sont tout sauf originaux, c'est faire injure à celui qui a travaillé avec Nolwenn, mais aussi Paul Mac Cartney.

Quant à son courage et son génie de nous faire découvrir ces langues que sont le breton et le gaélique, seul un prétentieux nombriliste et qui ne voit rien de plus beau que son bitume Parisien peut avoir le mauvais gout de le tourner en dérision. Pour ma part, je me félicite que chanter dans une langue régionale française soit crédité au quota de la chanson française; à moins que le jacobinisme que vous semblez revendiquer ne prone le nivellement et l'uniformisation complète du pays, en gommant ses richesses régionales, au premier rang desquelles figure la langue (c'est un Savoyard qui vous parle!...)

Et que dire de son "pedigree de la vieille roche"!.... Dans le pays que vous et vos amis nous préparent, faudrait-il s'excuser d'être français de souche, fier de ses racines ancrées dans l'histoire de notre pays et implorer le pardon pour cette tare absolue? Mais qui pourra nous absoudre? Jean-Marie , Jean-Luc, ou bien vous Fabrice, du haut de votre condescendance et haute conscience de vous même.

Enfin, pour quelqu'un qui appartient au camp de ceux qui ne cessent de reprocher au Président de chercher à opposer les Français, quel opportunisme de reprendre les paroles de Renan et de monter les Normands contre les Bretons. mais il est vrai que le sectarisme n'en est jamais à un paradoxe près!.. C'est d'ailleurs dans ce paragraphe de votre article qu'on atteint l'ignominie la plus grave de votre propos lorsque vous accusez Nowenn de "spéculer ... à la façon de Bolloré, Pinault ou Leclerc". L'amalgame entre une artiste et des capitaines d'industrie est un blasphème, et le procès d'intention que vous faites à la charmante interprète bretonne est blessant, pour ne pas dire plus. Mais vous n'en avez probablement que faire, tant la certitude de votre supériorité vous aveugle.

En revanche, vous êtes le roi des calembours!... Quelle brillance d'esprit que ce "Leroy Merlin"!.... Vous êtes le roi ....... des pitres. Si "l'inconscient de Nolwenn est structuré comme l'Office de Tourisme de Morlaix", votre cervelle dégoulinante de jalousie est digne d'une des plus célèbres chansons de Brassens: encore une histoire de roi d'ailleurs, quelle coincidence!...

Et combien votre propos tient la route et devient vérité absolue quand il s'appuye sur les dires de cette célébrité absolue qu'est Ronan Gueblez, le maitre à penser incontesté de la Bretagne. Quel tact de faire appel au druide de la musique bretonne pour tirer son portrait à cette "imposteuse" qui a eu le culot de vendre 500 000 albums à des imbéciles qui n'ont pas su saisir sa duplicité et qui n'ont pas eu la chance de vous lire plus tôt afin d'être éclairé dans l'obscurité de leur ignorance et de leur bétise. Nolwenn n'a pas su lui préter allégeance, s'égarant avec les frères Morvan à qui elle a eu la gentillesse de rendre hommage, et préférant la compagnie de cuistres comme Alan Stiwell et Christophe Miossec au beau Ronan. Une telle conduite est inqualifiable! Coupable votre honneur....

Pour conclure, je souhaite vous féliciter, cher Fabrice, pour votre élégance et votre distinction: Comparer l'une des plus belles interprètes de la chanson française (par son talent et par son physique) à un robot me parait des plus fins. De plus, vous oubliez la partie auvergnate de la fabrication: ce n'est pas gentil pour Michelin ou Vichy Saint-Yorre.

Trève de balivernes, mon cher Fabrice, je suis cinquantenaire et j'ai deux filles magnifiques que j'adore et qui me reprochent souvent mon idolatrie pour cette fille aux yeux clairs. Mais c'est tout simplement parce que je n'aime pas seulement la chanteuse mais aussi la femme. Je l'avoue, j'aurais aimé avoir une fille comme elle: belle, talentueuse, sensible, courageuse, méritante, intelligente et généreuse. Y a t-il honte à le reconaître? tant pis j'assume. Elle est un exemple de ce que la jeunesse peut faire de mieux, et je la défendrai toujours (la jeunesse) contre des frustrés jaloux de votre acabit. Voila c'est dit, vous pourrez sans crainte me traiter de vieux con, je l'aurai mérité... Mais venant de vous, je prendrai cela pour un compliment.

C'est pourquoi ma chère Nolwenn, je t'encourage à oublier ce malheureux épisode, trop représentatif de ce pays où une certaine élite bien penseante aime cracher sur ce qui brille. Garde ton cap, sans te soucier des critiques, suis tes instincts et reste toi même; et n'oublie jamais que les journalistes ne sont que des parasites qui, tels des morpions, cherchent à vivre de la fortune des autres. Je n'oublierai ainsi jamais la couverture de l'EXPRESS qui dans les années 80 avait titré en couverture " Jean-Jacques Goldman est-il nul?" Avoir aussi peu le sens de ce qui se passe autour de soi quand on fait profession d'éclairer ses lecteurs sur les évènements et ce qu'ils laissent présager m'a toujours laissé pantois.

Les chiens aboient, la caravane passe. A l'instar d'Adamo ou de céline Dion, je te prédis, Nolwenn, une carrière INTERNATIONALE. Bon vent......




Citation :

Commentaires



J'aurai préféré que Nolwenn Leroy sorte de l'ombre quelques vieux chants bretons moins connus, tels que des gwerz façon Denez Prigent ou comme les chants repris par Yann Fanch Quemener. Détail piquant l'enfance auvergnate de Nolwenn est à comparer avec la période auvergnate de Stivell.

Écrit par : Geoffrey de Perrac | 11.04.2011
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Lun 18 Avr - 18:39

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nolwenn-leroy-et-les-inquisiteurs-92483

Citation :

Nolwenn Leroy et les inquisiteurs

Nolwenn Leroy (Le Magueresse pour l'état civil) est comme tous les artistes.
On l'aime ou on ne l'aime pas. Ou elle vous indiffère. Mais lorsque des ayatollahs prescripteurs d'opinion tonnent contre elle, la trouvant suspecte de trop aimer sa campagne celte, sa musique et ses traditions... Ce qui la rendrait coupable de tendances "fascistes", bien évidemment... Force est de constater que notre caste médiacratique est encore plus tordue qu'on ne l'imaginait !
Je n'ai pas cédé au chant des sirènes du journalisme pipole. Cet épisode pitoyable est politique et sociétal. Révélateur de la malveillance de journalistes indignes devenus indics de basse police de la pensée. Mettant quasiment en demeure une chanteuse de clamer publiquement son anti-lepénisme pour avoir le droit de continuer à exister dans les média.
Doit-on fustiger ou railler ces pseudo intellos, vrais jobards panurgiques, qui trouvent leur raison de vivre dans l'inquisition, l'imprécation et la dénonciation ?

Le Nouvel Obs' ou le conformisme calibré


C'était un news magazine intéressant dans le temps. Qui défendait la liberté. Les libertés. Partout en France et dans le monde. J'étais abonné.
Plus tard, en désaccord avec leur immigrationnisme fanatique, leur européisme forcené et leur soumission rampante au nouvel ordre mondial, il m'arrivait de le lire encore parce que la plupart de leurs articles étaient écrits avec talent, argumentés et structurés en profondeur, et surtout bien étayés par des journalistes de terrain.
On peut apprécier les qualités de ses adversaires, il n'y a pas de honte à le dire. Seuls les esprits binaires formatés à la "non-pensée J.T" trouveront cela bizarre.
Les signatures d'antan Sartre, Maurice Clavel, Bernard Frank, Hector Biancotti et les dessins de Claire Bretécher n'étaient sans doute pas étrangers à mon indulgence actuelle.
Il est vrai que depuis quelque temps, je ne le feuilletais plus. Sauf dans la salle d'attente de mon dentiste. Et puis, en parcourant les news du web, je suis tombé (c'est le cas de le dire !) sur cette info abracadabrantesque : un gardien de l'orthodoxie, du nom de Fabrice Pliskin, s'est singularisé en faisant l'exégèse du dernier album de Nolwenn Leroy. Qu'il considère comme maurrassienne et pétainiste parce qu'elle chante des airs traditionnels de la campagne bretonne.
Un crime de lèse mondialisme !


Le racisme anti-français dans toute sa splendeur
L'auteur de ce billet "culturel" écrit avec une rare inélégance :
" La pochette montre la chanteuse à 5 ans, en Bigouden, comme une preuve génétique de sa bretonnante traçabilité (...) Nolwenn Leroy, droite dans ses sabots, s'enivre de cadastre, d'ancrage et de toponymie (...) Cette Finistérienne au nom si peu républicain oppose une fin de non-recevoir à l'expérience jacobine (...) Avec son prénom de sainte décapitée, Nolwenn affiche un pedigree de vieille roche (...) D'aucuns blâmeront son adolescence auvergnate,
mais personne n'est parfait."
Fermez le ban !
Un confrère aurait-il pu dégoiser sans risquer la correctionnelle pour incitation à la haine raciale : "La pochette montre la chanteuse à 5 ans en niqab comme une preuve génétique de son arabique traçabilité (...) Aïcha Essaoui, droite dans ses babouches, s'enivre de bled, de hallal et de sourates. (...) Cette Maghrébine au nom si peu Français oppose une fin de non recevoir à la politique d'intégration (...) Avec son prénom d'épouse du prophète, Aïcha affiche un pedigree du Djibal Arafat (...) D'aucuns blâmeront son adolescence aux Minguettes, nobody is perfect."
Mais, Votre Honneur, conchier une Bretonne n'est pas un crime ! C'est même un exercice recommandé si on veut prendre du galon dans les média. De toute façon, les Français de souche ne font pas partie des espèces protégées !
Et puis, circonstance aggravante, avec son immense talent de poubellier, le témoin à charge Pliskin dénonce à juste titre les plus immondes remugles :
"Elle incarne l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, comme dirait dans son style maurrassien le député UMP Christian Jacob."
Rien que pour ça, on aurait dû la clouer au pilori après avoir cassé au pilon tous ses infâmes C.D. Sous ses airs innocents, cette chanteuse lepénise les esprits, préparant le retour des heures les plus sombres de notre histoire.
D'ailleurs, elle a gagné la Star Ac contre Houcine, un Noir musulman. Un signe qui ne trompe pas.


Les dérives des mabouls intellectuels
Marine Le Pen, encore une Bretonne (quel sale pays !) faisait la couverture du magazine contenant l'article agressant Nolwenn. Parce que, gauche moralisatrice ou pas, on a un compte d'exploitation à tenir et Marine à la une fait vendre du papier.
Salauds de fachos, dire qu'on bouffe grâce à eux !
Un psy y verrait sans doute un transfert de cible, et peut-être une projection inconsciente : Marine a réussi à lisser son image et les borborygmes contempteurs des énergumènes médiatiques glissent sur elle comme l'eau sur les plumes du canard. Pire, cette eau se transforme en vitriol qui asperge les éclabousseurs.
Il fallait donc aux cenSSeurs une proie plus tendre. Plus naïve en apparence. Fragile en dialectique car moins structurée politiquement.
La chanteuse s'est crue tenue de faire allégeance à la bien-pensance et de justifier ses goûts agrestes, probablement sur le conseil de ses managers. Bien obligée, sinon plus de promos chez Drucker ni Denisot ! Comme s'il fallait s'excuser d'apprécier la culture populaire de nos vieilles provinces françaises et demander pardon d'y puiser une part de son inspiration !
En toute hypothèse, ce terrorisme intellectuel est à l'aune de l'indigence mentale de l'auteur de ces phrases :
"Elle paraît vouloir cristalliser ce que son compatriote des Côtes-d'Armor, Ernest Renan, appelait la poésie des races celtiques : race timide, réservée, vivant toute au dedans, pesante en apparence, mais sentant profondément et portant dans ses instincts religieux une adorable délicatesse. Race idéaliste à laquelle Renan oppose la vulgarité normande, cette population grasse et plantureuse, contente de vivre, pleine de ses intérêts, égoïste comme tous ceux dont l'habitude est de jouir."
Quand même, lire dans le Nouvel Obs qu'il y aurait une race bretonne et une race normande chez les humains comme chez les bovins ! Quand depuis quarante ans on nous serine que les races n'existent pas. Et qu'il n'y a aucune différence entre un Pygmée et un Suédois, ou entre un Mongol et un Bantou... Comme on dit : "Faut oser !"
Ainsi à tout prétendre intellectualiser, on révèle sa véritable nature : celle d'un imbécile "instructionné de la tête mais pas très fufute" comme disait ma concierge.
D'ailleurs, au détour d'une phrase, l'auteur trahit maladroitement la vraie raison de son ire : Nolwenn vendrait plus de disques que Diam's. Quel scandale !


Procès stalinien et bouffonneries
Nolwenn ayant usé de son droit de réponse pour écrire au magazine :
"L’auteur de cette page établit insidieusement une corrélation entre le succès de cet album et la montée dans les sondages du front national(...) Cet article m'a choquée et mise en colère. Je ne m'attendais pas à trouver pareille déloyauté intellectuelle et perfidie gratuite (...) Je trouve indigne ce procès d'intention. Comme j'estime douteux et déplacé l'emploi pour me décrire des termes preuve génétique de sa bretonnante traçabilité, droite dans ses sabots."



Le Nouvel Obs a botté en touche :

"Nous publions une petite critique espiègle sur le disque d’une chanteuse yéyé, et on nous menace d’une guerre civile et d’une extermination."

Plus faux-cul tu meurs !
Plus nul en musicologie aussi.

Confondre le folklore breton ou irlandais avec les chats sauvages et les chaussettes noires, faut vraiment avoir les portugaises ensablées.


Quant aux yéyés, ils ont disparu dans les middle sixties, remplacés en mieux par le rythm 'n blues et la pop.

L'auteur n'a qu'un demi-siècle de retard.

Cours camarade, le vieux monde est devant toi !


Et si vous avez toujours rêvé d'explorer des terres sauvages, mais que les Papous et les Yanomamis vous semblent un peu trop loin, découvrez cette tribu de Celtes primitifs qui vivent dans les bois et se vêtent d'étranges oripeaux pour se livrer à d'incroyables rites festifs.

A quelques heures d'autoroute à peine de chez vous !

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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Mar 19 Avr - 20:36

http://lexilousarko.blog.fr/


    Citation :

    Nolwenn Leroy et le jacobinisme parisien


    par xylophon Pro @ 2011-04-18 – 23:14:04

    Nolwenn Leroy a sorti un album de chanson celtiques et bretonnantes entre reprise de chansons popularisées dans les années 70 et textes inédits composés par Christophe Miossec et Didier Squiban.
    Sans être l'album de l'année, ce que d'ailleurs ne revendique pas la chanteuse, ce disque est plutôt bien fait: la voix est belle et les arrangements sont plutôt plaisants.
    Cependant, malheur pour elle, le disque a bien marché et comme souvent en France, le succès dérange.
    Un journaliste du Nouvel Observateur Fabrice Pliskin, ami de la bien pensance, a voulu dénoncer par la sortie de cet album « une fin de non-recevoir à l'expérience jacobine ». Finalement c'est lui même qui est venu nous donner un cours de jacobinisme parisien.
    Nolwenn Leroy ne porte aucun drapeau, aucun étendard: chanter en breton ne veut pas forcement épouser la cause régionaliste, défendre « un terroir »,ou dénoncer le centralisme républicain.
    C'est pourtant l'angle choisi par le journaliste pour résumer ce disque: formulations ambiguës, jeux de mots et provocations gratuites semblent venir s'ajouter les unes après les autres comme une caricature de ce que le journalisme peut faire de pire.
    Fabrice Pliskin évoque tout d'abord la coiffe le Nolwenn Leroy comme preuve de sa revendication identitaire: « un fichu qui se porte mieux dans l'opinion public que celui de Diam's ».
    Puis nous avons le droit, au chantre de l'Action Française de Charles Maurras avec
    « Nolwenn Leroy, droite dans ses sabots, s'enivre de cadastre, d'ancrage et de toponymie: «Qui voit Ouessant voit son sang.» Gâtisme hors sol contre saga britannica. Son disque subjugue. N'est-il pas très comme il faut et propre à incarner «l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires», comme dirait dans son style maurrassien le député UMP Christian Jacob? » »
    Là où le journaliste devrait voir «Ouessant voit son sang » comme un semble dicton sur la dangerosité insulaire, Fabrice Pliskin y voit donc une diatribe exaltée pour la revendication génétique bretonne.
    Pour finir en conclusion, l'auteur a invite Renan comme caution intellectuelle de son article pour définir « le breton », avec des citations qui laissent dubitatifs.
    A vouloir dénoncer ce prosélytisme régionaliste, l'auteur ne fait que renforcer pour moi le clivage Paris/ Bretagne. Les clichés c'est lui qui les amène et qui les revendique.
    La Bretagne, je pense, elle, ne revendique pas un sanctuaire ni l'envie de vivre dans le cloisonnement identitaire. Les gens qui y vivent généralement ne prônent pas loin plus le droit du sang et la traçabilité génétique pour donner à qui de droit des labels de bretonnitudes.
    Mais c'est pourtant cette image qui souvent donnée de la Bretagne dans les médias par des journalistes qui semblent assez mal connaître la France en dehors des limites du périphérique parisien.
    La Bretagne, ce n'est pas que le granit,des plages, de la bruyère et des ajoncs c'est aussi des villes universitaires et des centres de recherches.
    Et si le journaliste avait écouté l'album au delà de ses idées préconçues, il aurait vu dans « je ne serais jamais ta parisienne », autre chose qu'une chanson « contre la ville lumière ».
    J'aime Paris, pourtant je ressens à chaque fois que je retourne en Bretagne, que je me promène près de la mer un sentiment de liberté que je n'aurai jamais en région parisienne et là encore il ne s'agit pas forcement d'être née en Bretagne.
    Pour moi, si ce disque n'est pas encore une fois indispensable, il a le mérite d'être assez éclectique pour que ma génération puisse découvrir des chanteurs comme Jean-Michel Caradec, et faire venir également tout un public vers Christophe Miossec et Didier Squiban.
    La lettre de réponse du journaliste en question qui fait suite au droit de réponse de Nolwenn Le Roy est assez révélatrice de la malhonnête intellectuelle de Fabrice Pliskin.
    Après avoir écrit un article aussi nauséeux, la moindre des choses aurait été d'assumer ce qui avait été déversé. L'auteur s'en tire avec un tour de passe de passe
    « Rappelons enfin quelques évidences touristiques. Qui ne sait que la Bretagne est le plus beau pays de France (après l’Auvergne et la Corse, bien sûr)? Brûler d’amour pour la plage de Trestrignel à Perros-Guirec ou pour les douves herbues du Fort de Hoëdic, quel rapport avec le pétainisme?"
    Sans doute aucun.
    Kénavo








    Citation :

    Pourquoi Sarkozy est un danger pour la France An 4

    J'avais besoin de m'arracher aux douceurs de la patrie pour obéir à un besoin purement intellectuel. En m'exposant aux misères inévitables de l'exil "par ces billets de blog", j'espère encore faire triompher certaines idées" Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, p76

    "Je me rapproche à deux pas, elle s'éloigne à deux pas. Je chemine à dix pas de l'horizon et l'horizon s'enfuit dix pas plus loin. Pour autant que je chemine, jamais je ne l'atteindrai. A quoi sert l'Utopie? Elle sert à cela: cheminer." Eduardo Galeano, poète uruguayen

    Nait de la victoire à l'élection presidentielle de N.sarkozy, lexilousarko se veut être un lieu de debats. La politique est traitée toujours dans une analyse critique. Mais comme tout est politique l'actualité culturelle, et la vie de tous les jours sont autant de clés d'entrée sur ce blog qui veut dire non à la bêtise humaine.


    Je suis vraiment conquis par la philosophie politique de l'auteur de ces quelques mots.

    Bien sur je n'oblige personne à partager mon point de vue, par contre à la lecture de cette chronique, je ne pouvais que réagir et ainsi la poster sur le forum pour vous la faire partager !



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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Ven 22 Avr - 14:53

Il est trés rare que je me permette de réguler les messages postés sur ce forum, mais l'article dont je ne mettrais que le lien, possède quelques relents d'extrême droite qui m'insupportent.

http://www.mediaslibres.com/tribune/post/2011/04/22/Assez-de-denigrement-systematique-de-la-France-et-des-Francais

Alors oui, sur le fond ce message est trés loin d'être une contre vérité, je dirais même que je partage en grande partie cette analyse, sauf que mon point de vue n'est pas de stigmatiser, mais plutôt de faire réellement respecter les Lois de la République, qui sont bafouées par les voyous et quelque soit leur statut social ou la couleur de leurs peaux !

Mais pour cela encore faut-il qu'au sommet de l'état on soit réellement exemplaire et surtout qu'on mette réellement en place une politique d'intégration d'un côté et de l'autre une politique qui consiste réellement à sanctionner les voyous et surtout tous les voyous, même ceux qui possèdent des cols blancs !

En réalité tout cela est quand même à des années lumières de la Connerie du journaliste du Nouvel Observateur !

Parce que pour écrire ce genre d'article, de la connerie non seulement il faut en posséder une sacrée dose, mais en plus il faut vraiment aimer la cultiver !
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Ven 22 Avr - 15:11

http://vudebretagne.blog.lemonde.fr/

Citation :
21 avril 2011

Nolwenn et l’abominable homme de gauche

Aussi, quand Fabrice Pliskin, un journaliste du Nouvel Observateur, a commis à un article aussi odieux qui ridicule qui l’assimilait, grosso modo, à une égérie du maurassisme, il s’est, à fort juste titre, attiré une volée de bois vert, ainsi qu’un droit de réponse aussi outré qu’intelligente de la demoiselle.
Là où les choses se gâtèrent, c’est lorsque les nostalgiques de la France éternelle blanche et catholique se sont mis à crier au complot anti-gaulois, faisant de Nolwenn, qui, j’en suis sûr, n’en peux mais, vous l’avez deviné, une égérie maurrassienne.
Cela n’a évidemment qu’un rapport lointain avec la réalité. Le mouvement culturel breton n’a pas toujours été à gauche, loin s’en faut, et s’est parfois perdu dans un élitisme sans âme, mais depuis sa fondation dans les années 20, il a toujours refusé le folklore. Lorsque dans les années 70, Glenmor, puis Stivel, Servat et Tri Yann ont refondé la chanson bretonne, il sont retourné vers les traditions populaires, mais pour les transcender et bâtir une expression musicale à la fois enracinée et créative… à des années lumières de l’académisme stérile d’un Roparzh Hemon ou des biniouseries pathétiques d’un Téodore Botherel.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette chanson bretonne, souvent très à gauche, n’était pas francophile.
Ecoutons Servat, par exemple, dans ce qui peut être considéré comme l’hymne officieux de la Bretagne :

Où allez-vous camarades avec vos fusils chargés
Nous tendrons des embuscades viens rejoindre notre armée
Ma mie dit que c’est folie d’aller faire la guerre aux Francs

Mais je dis que c’est folie d’être enchaîné plus longtemps
Ou Glenmor :

Il ne viendra jamais le temps
de baisser l’orgueil de nos manières
mon pays vit encore

vous ne serez vainqueurs
nous sommes d’usine et de labour
en besace toutes les misères
d’un peuple vagabond aux heures du retour

Nous avons gardé vives ou mortes saisons
nos âtres chauffés nos souvenances
nous avons brodé sur chaque haillon
en rouge sang : merde à la France
C’est, convenons-en, infiniment plus fin que les “Niqu’ la France” des rappeurs de banlieue, mais ce n’est pas vraiment une ode à la France éternelle. Alors quand les frontistes et autres identitaires essaient d’enfermer la culture bretonne dans leur carcan tricolore, on ne peut que leur répondre, avec Servat, justement :
Qu’est-ce que j’apprends? Il paraît que dans les arrières-cuisines des partis des aveugles que domine un führer borgne, on beugle la Blanche Hermine ?
Qu’est-ce qui vous prend, les fafs ? Je ne vois pas comment on peut chanter ça sous vot’ flamme tricolore

Ou alors, vous ne chantez pas tous les couplets ! Ou si vous les chantez tous, c’est qu’en plus d’être aveugles vous êtes sourds

Naturellement, cela n’enlève rien à la stupidité de l’article, stupidité d’autant plus consternante que Fabrice Pliskin n’est pas un thuriféraire de la diversité convenue.
Je le cite :
Et toujours la «diversité». Qui nous délivrera de cette diversité qui porte si mal son nom et dont tout le monde ressasse et remâche uniformément les saintes syllabes? Ô, Diversité, comme tu es monotone! Comme tu manques de diversité! Puisque c’est la rentrée des classes, nous invitons nos plus jeunes lecteurs «de là et d’ailleurs» à comparer le manifeste de Qui fait la France?, véritables comices du «vivre-ensemble», aux comices agricoles de «Madame Bovary» de Flaubert, un romancier du XIXe siècle. Cet exercice leur sera profitable.
Dans ses romans, il brocarde ces pseudo intellectuels de gauche “sous-Derrida qui ne jure que par les marges, […] esthète soixante-huitard qui vénère le rap et le free jazz. Le genre de gaillard à philosopher sur la Shoah en jouant au mini-golf.” et ne voient plus en l’autre “qu’un «ready made des droits de l’homme».”.
Hélas, on n’est jamais mieux trahi que par ses propres préjugés.
L’intelligentsia de gauche, nourrie par les illusions de 1968, a largement faillie. Le 10 mai 1981 et l’expérience du socialisme de gouvernement, qui devait marquer un renouvellement de la politique, n’a fait qu’entériner un lent reniement. Après avoir soutenu, au nom du progrès, toutes les dictatures rouges, et parfois rouges-brunes de la planète, une grande partie des intellectuels de gauche, confrontés à la faillite de leurs idéaux – et à la réussite de leur carrière – se sont réfugié dans le sociétal.
Cela n’a rien d’étonnant. Comme l’a fait remarqué Aron, l’intellectuel de gauche a toujours été confronté à un dilemme. Ses valeurs sont aristocratiques et il occupe une place privilégié dans la société, pourtant il se veut le chantre de l’égalité et du peuple. Ce dilemme il l’a historiquement résolu en projetant l’égalité dans un avenir rêvé et en se posant eux-même en guides d’un peuple tout aussi rêvé.
Cette position n’est aujourd’hui plus tenable. Le communisme s’est effondré, non seulement en tant que système, mais également en tant qu’idéologie. Pire, l’épuisement des ressources, la crise écologique, et d’une manière général le choc de plus en plus frontal entre les attentes de notre civilisations et les limites physiques de la planètes, rend l’idée même de progrès perpétuel de moins en moins crédible. Or, sans la perspective d’un avenir meilleur, la gauche, telle qu’elle s’est définie depuis au moins deux siècles, n’a plus de raison d’être, et l’intellectuel de gauche redevient un aristocrate jouissant grâce à l’argent du peuple, de privilèges auxquels ce dernier n’aura jamais accès.
Certains se réfugient dans la nostalgie du Gosplan et de la république casquée, façon Mélenchon. La plupart, cependant préfèrent la fuite en avant dans le sociétal, s’investissant des causes de plus en plus marginales et de plus en plus étrangères aux préoccupations de la majorité de la population. Ces causes sont souvent justes, d’ailleurs, mais pour ceux qui les promeuvent, elles ne sont, pour citer Pliskin lui-même que des “«ready made des droits de l’homme»”., des caches misères derrière lesquels ils cachent leur échec et leurs privilèges.
Le prolétaire devient un bauf réactionnaire qui s’en va grossir les rangs d’un Front-National fécondé par la pensée d’un Alain Soral qu’on aurait tort de sous-estimer. A sa place s’installe une diversité de complaisance, enfermée bien malgré elle dans son altérité.
La vocation de la diversité c’est de devenir la normalité. Etre noir ne devrait pas être plus problématique qu’être blond. Aimer les hommes ne devrait pas poser plus de difficultés d’aimer le jazz. Pour une intelligentsia en mal de messie, cependant, une telle diversité ne sert à rien, d’où la prolifération des idéologies victimaires, nées de la matrice d’un certain féminisme, avec leur cortège de quotas, de représentants auto-proclamés et de rentes de situation. Quant aux membres concrets de la diversité en question, ils sont réduits au rang de minorité de service, perpétuellement soumis à une intelligentsia perpétuellement chargée de les défendre d’une perpétuelle oppression, quitte à s’engager dans surenchère normative dont le féminisme suédois ou américains nous donne un déplorable exemple.
Sur ce point, les intellectuels de gauche ne sont guère différend de ces nobles d’ancien régime qui se piquaient de philosophie tout en méprisant souverainement les paysans dont le travail faisaient vivre leurs salons. A l’époque cela a fait le jeu de Danton et Robespierre, aujourd’hui cela fait celui de Marine Le Pen. Autres temps, autre tyrans.
Nolwenn Leroy, et la culture dont elle fait partie, représente une autre sorte de minorité, particulièrement rétive à ce genre de vampirisme intellectuel. Contrairement au folklore de banlieue, les cultures bretonnes, basques ou corses se sont toujours voulues indépendantes de la culture dominante, parisienne, voire germanopratine. L’objectif de ceux qui les ont remodelées dans les années soixante-dix n’était pas de créer un genre pour lequel l’intelligentsia parisienne pourrait ou non s’enthousiasmer. Il n’était pas non plus de ressasser jusqu’à la caricature une culture morte pour alimenter les fantasmes de pureté de “gaulois” en mal d’authenticité. Il était de mettre sur pied une expression culturelle propre à la Bretagne, dans tous les domaines, et de l’amener au même niveau que celle des autres pays européens.
On peut discuter à l’infini afin de savoir si oui ou non l’expérience à été un succès, dans quels domaines et jusqu’à quel point. La puissance des grands groupes parisiens, le conservatisme, ou, ce qui revient au même, le progressisme de salon, des corporations intellectuelles et artistiques, et, pourquoi le nier, l’attrait des prébendes et des sinécures, sont des obstacles difficiles à dépasser. Le projet n’en reste pas moins profondément subversif. Il vise non pas à quémander la reconnaissance de l’intelligentsia, fût-ce au prix de “Niqu’ la France” aussi tonitruants que factices et mercenaires, mais à s’en passer et à s’adresser directement au reste du monde.
De ce point de vue, Nolwenn, est, sans doute à son corps défendant d’ailleurs, beaucoup plus dangereuse que le plus violent des rappeurs. Elle fait ce qu’eux ne feront jamais : elle remet en cause, au moins potentiellement, la rente de situation de l’intelligentsia et ses prétentions à l’arbitrage des élégances. Naturellement, on peut contester la qualité de la prestation de Nolwenn – et certains le font – mais cette contestation se fait de l’intérieur de la culture bretonne, pas du haut d’un aréopage germanopratin.
La reductio ad Maurassem, aussi maladroite qu’outrancière, dont s’est rendu coupable Fabrice Pliskin est bien plus qu’une erreur, ou un jeu d’esprit à la mode versaillaise. C’est un lapsus révélateur, un réflexe de défense de l’intellectuel de gauche parisien face à ce qui le nie.
Le peuple, perpétuellement sacrifié à l’opium des intellectuels, a, lui, manifestement choisi.
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Ven 29 Avr - 15:59

http://remimogenet.blog.tdg.ch/archive/2011/04/29/nolwenn-le-roy-et-le-centralisme.html

Citation :
Savoyard de la Tribune
Le blog genevois de Rémi Mogenet
29.04.2011

Nolwenn Leroy et le centralisme

Un journaliste du Nouvel Observateur s'est récemment moqué de la chanteuse bretonne Nolwenn Leroy pour des motifs plus ou moins valables, et la chanteuse a trouvé ses critiques extrêmement perfides, et prétendu qu'elles assimilaient son succès à la montée de Marine Le Pen dans les sondages. J'ai lu l'article, et cela ne m'a pas sauté aux yeux, mais je pense aussi que son contenu était perfide: il assimilait les amateurs de culture bretonne au mouvement dit de la Vendée: non seulement on les disait hostiles au centralisme, mais à la République même, comme si la République supposait forcément l'effacement de la culture bretonne au profit de la Culture Commune imposée depuis Paris. L'idée était présente que la lumière ne vient au fond aux esprits que depuis le centre politique du pays.



A mes yeux, pourtant, le principe de Liberté dit qu'il existe autant de phares que de citoyens: sinon, le vote serait dicté, lui-même, par l'État, et il n'y aurait plus de démocratie. Les citoyens mis ensemble réunissent ensuite - dans ma conception qui, je crois, est aussi celle de Rousseau et de son Contrat social - leur clarté propre, constituant alors des sources de lumière nouvelles, démultipliées.
On peut en tirer que la capitale brille d'un éclat particulier; mais les capitales régionales ont aussi leur éclat, que je dirais intermédiaire. Et le fait est qu'il existe bien une Région Bretagne, et que personne n'a pu prouver que cette existence était contraire aux lois de la République.
Sans doute, en conservant toutes ses prérogatives en matière d'éducation, l'État central a atténué les possibilités, pour ces phares intermédiaires, de briller: l'éclat en reste incertain. Car l'éducation est la base de la culture: ce qui s'appelle culture en dehors de l'éducation n'a à mon avis pas une grande force. Mais Nolwenn Leroy est dans les circuits du marché de la chanson: elle est donc censée être libre de développer la couleur culturelle qu'elle veut. A cet égard, me semble-t-il, les régions sont censées être égales, et les citoyens dans leur ensemble, fraternels.
Si l'État central devait diriger toute la culture, si on considérait que la seule lumière qui pût venir aux esprits était celle de Paris, on ne serait pas si éloigné de l'Ancien Régime, je pense. La seule différence étant dans le degré de souveraineté de l'ensemble: puisque même Louis XIV n'avait pas coupé les ponts avec le Pape - héritier, jusqu'à un certain point, de l'ancienne Rome. Cependant, on admet, je crois, que la liberté de conscience a aussi son application individuelle.




_________________
"Une voix entre velours et caresse, avec un soupçon de rauque et de vibrato." Jacques Testud.
"La voix de Nolwenn ? une élégance souveraine, de la soie, du velours." Patrice Demailly.

"Le talent sans génie est peu de chose. Le génie sans talent n'est rien" Valery.
"Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus.
"Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie." Jacques Prèvert.
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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Sam 30 Avr - 9:44

http://actu.orange.fr/points-de-vue-actu/nolwenn-leroy-la-bretagne-et-l-amalgame-frontiste-20110429124404.html

Citation :
29/04/2011 à 12h44

Nolwenn Leroy, la Bretagne et l'amalgame frontiste

Philippe Boggio avec

Des temps difficiles s'ouvriraient-ils pour les particularismes culturels ? Les grandes expressions régionales devront-elles, à l'avenir, faire la preuve qu'elles n'ont pas partie liée avec le Front National ou qu'elles ne font pas le jeu du populisme hexagonal? Si le triomphe nordiste de Bienvenue chez les Cht'is ne datait pas de 2008, mais des derniers mois, il y aurait fort à parier que le film de Dany Boon et le moment d'orgueil local que celui-ci a libéré, de Lille à Béthune, seraient aujourd'hui criblés par les tribunaux d'une pensée unique en pleine hystérie, qui commence à voir le mal, c'est à dire l'identitaire xénophobe, dans tout ce qui n'est pas immédiatement repérable comme mondialiste ou parisianiste.

D'ailleurs, Dany Boon a pris bien soin, à chacune des dernières élections, d'appeler à voter contre le Front national, épargnant ainsi à cette étonnante aventure populaire qu'a été l'accueil réservé à son film un soupçon qui ne demandait qu'à se libérer. " Il ne faut pas que les gens se mettent à voter pour un parti d'extrême-droite ", a-t-il encore déclaré, entre les deux tours des élections cantonales. Si un parti d'extrême-droite avait résolu les problèmes d'un pays, ça se saurait ". Deux ans plus tôt, à l'occasion des élections municipales, le même Dany Boom avait même directement adressé un communiqué aux électeurs d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où Marine Le Pen était candidate. " Le FN véhicule des idées à l'opposé de notre identité régionale ", avait-il écrit, alors. Le Nord-Pas de Calais a toujours été une terre d'accueil, de tolérance, de respect de l'autre et de ses différences ".

La précaution était sage. Pour ne s'être pas méfiée, la chanteuse Nolwenn Leroy commence, elle, à s'attirer les insinuations d'une inquisition larvaire sur les raisons de l'énorme succès, depuis le début de l'année, de son album Bretonne (500 000 exemplaires vendus). La lauréate de la Star Académie 2002, engagée, depuis, dans une carrière personnelle plus exigeante et moins consensuelle, a eu l'idée de consacrer son dernier album à la reprise d'airs celtiques traditionnels et de chansons contemporaines, revendiquées par le patrimoine breton. Autour d'elle, fait ironique, tout le monde était contre. Pour son entourage, sa maison de disque, ses producteurs, le creuset culturel breton sentait un peu le musée. Le régionalisme sied mal à qui ambitionne des succès de ventes nationales.

On avait mis la jeune femme en garde : certes, elle avait un prénom breton ; elle était aussi née bretonne, le 28 septembre 1982, à Saint Rénan, un village du Finistère. Mais elle avait ensuite suivi son père, le footballeur professionnel Jean-Luc La Magueuresse, dans le nord et en Ile de France, au gré des déménagements familiaux, pour finalement vivre, après le divorce de ses parents, entre Vichy et Clermont-Ferrand. En s'attaquant à un répertoire aussi connoté, elle risquait d'être ignoré par le plus grand nombre, et en plus, d'irriter un public bretonnant, fort sourcilleux sur le chapitre de l'authenticité, et souvent amer de savoir ses goûts marginalisés sur les médias nationaux.

Nolwenn Leroy s'est entêtée. Elle aime la Bretagne, a-t-elle répété, et avait simplement envie de le faire savoir aux Bretons et aux autres. C'était une démarche naturelle, sans calcul ni arrière-pensée. Elle avait travaillé, dans le passé, avec Alain Souchon et Laurent Voulzy, qui ont montré parfois une même curiosité pour le fait breton, et pouvaient la comprendre. Elle s'est alors entourée d'artistes certifiés localement conformes, Christophe Miossec, dont elle a d'ailleurs repris la chanson Brest, et Didier Squiban, auteur du seul morceau original de l'album, Je ne serai jamais ta Parisienne (texte de Miossec). Sur la pochette de Bretonne, une photo d'elle, petite fille, en costume traditionnel et coiffe bigouden.

L'adversité n'est pas venue de la péninsule. La Bretagne, haut et fort, s'est félicitée qu'une chanteuse venue des jeux télévisés et du showbiz " global " s'accapare Suite sud-armoricaine, une chanson traditionnelle, ou Tri Martolod (trois marins), un chant de marin popularisé par Alan Stivell. Qu'elle reprenne, avec ses propres arrangements, Rentrer en Bretagne, du même Stivell, ou La Jument de Michao, déjà dépoussiérée par Tri Yann. Vraiment bretonne, Nolwenn Leroy, un peu, beaucoup ? Apparemment, tout le monde s'est moqué de la question préalable. Les lecteurs du Télégramme lui ont attribué leur " Grand prix du disque ". Elle a été l'hôte de Brest, à la Saint-Patrick. Alan Stivell est venu chanter avec elle à la télévision. Miossec et Voulzy se sont réjouis. Le public de la StarAc a rejoint les amoureux du patrimoine musical local dans un même engouement, et le disque, sorti, à la fin de l'année 2010, a rapidement rencontré son succès. Sur place, d'abord, puis dans toute la France. La jument de Michao, dernier tube à la mode.

En fait, Nolwenn Leroy, Bretonne et leur triomphe dans les bacs sont les victimes collatérales de la confusion mentale qui paraît s'être emparée de quelques esprits, à gauche, après le choc de l'effet Front National, aux dernières élections cantonales. Comme si, Marine Le Pen ayant repositionné le FN, affirme celle-ci, dans " le champ républicain ", prenant le parti de " la France d'en bas " contre celle d'en haut, de la province contre Paris, du " peuple " contre " l'élite ", toute expression semblant découler de la province, du " peuple " ou " de la France d'en bas " devait désormais être passée au tamis de l'idéologie frontiste. Défrontisée, d'abord, si l'on peut dire, comme on passe par un sas de décontamination, avant d'être consommable par les honnêtes gens.

Apparemment, Le Nouvel Observateur s'est donné, à propos de Nolwenn Leroy et de Bretonne, pour mission de tester l'ambiguïté de ce succès. Et il en a détecté un taux anormalement élevé. Un article, signé Fabrice Pliskin, le 10 mars 2011, joue, avec un humour condescendant et allusif, des atours identitaires qu'il prête à l'entreprise. " La pochette montre la chanteuse à 5 ans, en Bigouden, comme une preuve génétique de sa bretonnante traçabilité, écrit le journaliste. Garantie née coiffée. Après le bébé-éprouvette, le bébé-cornette. De toute évidence, le fichu de Nolwenn se porte mieux dans l'opinion que celui de Diam's ". Diam's, la chanteuse beur, pour ceux qui n'auraient pas suivi.

L'article, intitulé, Nolwenn Leroy, la Breizh attitude, n'accuse pas directement l'album et son succès de fusion stricte avec l'humeur franchouillarde, labellisée FN, que certains militants et observateurs parisiens seraient assez enclins, actuellement, à détecter dans nos provinces et leurs particularismes culturels. Attaqué, notamment dans un droit de réponse de la chanteuse, Fabrice Pliskin répondra ensuite avec justesse que son texte n'évoque jamais le Front National. Mais il tourne autour. " Son disque subjugue, note encore l'auteur. N'est-il pas très comme il faut et propre à incarner " l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires ", comme dirait dans son style maurrassien le député UMP Christian Jacob ? "
Tendancieux, pour le moins, en plus de se vouloir goguenard. En tous cas, le billettiste Guy Carlier, sur Europe 1, a fort mal pris le procédé, accusant son auteur d'avoir tenté de faire passer Bretonne pour " un brûlot pétainiste ".

De son côté, Nolwenn Leroy ne décolère pas. " Je ne m'attendais pas à trouver pareille déloyauté intellectuelle et perfidie gratuite dans le Nouvel Observateur ", écrit-elle dans le droit de réponse qu'elle a fait parvenir à l'hebdomadaire ". " Je suis extrêmement choquée par ce procès d'intention que je trouve indigne. Comme j'estime douteux et déplacé l'emploi, pour me décrire, des termes " preuve génétique de sa bretonnante traçabilité ", " droite dans ses sabots, ivre de cadastre, d'encrage et de toponymie ", " affichant un pedigree de vieille roche " ou " premier robot de fabrication 100 pour cent bretonne ".
Désormais, dans chacune de ses interventions médiatique, la chanteuse critique l'amalgame ainsi fait entre son disque et la montée du FN. " Un tel sous-entendu est grave ", a-t-elle encore répété, le 13 avril, sur France-Info.

Bien sûr, il ne s'agit que d'un article de presse, et on sait à quel point l'activité est expéditive et volatile. Il n'en dénote pas moins une défiance accrue à l'égard de tout de qui pourrait qualifier ou illustrer une identité, en ce qu'elle a d'unique, d'historiquement différent du tronc commun, et à laquelle elle tient, comme à l'amour de sa terre ou à l'esprit de ses ancêtres. Provinciaux, et donc suspects, populistes, au motif que le FN prétend lui aussi parler d'en bas, ou d'ailleurs que du sommet de la société et du pouvoir, la Féria de Nîmes, le marché de Noël de Strasbourg, les fêtes votives d'été, le Tour de France ? Pas encore, mais ça vient, ça vient...

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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Sam 30 Avr - 14:29

http://www.lepost.fr/article/2011/04/29/2480933_a-fabrice-pliskin-ul-loukez-de-bobo-parisien.html



Citation :


A Fabrice Pliskin , ul loukez de bobo Parisien

par Milied An Ostiz, lundi 25 avril 2011, 00:48 ( publié sur facebook après avoir été censuré sur le post.fr , je refais une tentative aujourd'hui )

Devons nous rappeler à Monsieur Pliskin que les Bretons étaient traités de bougnoules , marginalisés , avec interdiction de parler leur langue jusqu'au début du 20ème siècle ?

http://torrebenn.over-blog.com/article-le-breton-un-bougnoule-comme-les-autres-45153701.html

le racisme a muté mais persiste , à travers les propos de tant de bien pensants , profondément jacobins , qu'ils soient de gauche ou de droite , d'extrême gauche ou d'extrême droite ... Pliskin en est un exemple frappant

[url=http://www.youtube.com/watch?v=yGWloTlJY8s&:feature=relatedalors]http://www.youtube.com/watch?v=yGWloTlJY8s&:feature=related

alors comment être Breton et ne pas se sentir proche des immigrés ? le Breton éternel voyageur n'est pas un mythe , tant d'ancêtres marins et voyageurs de toutes sortes , qui font qu'il y a des communautés Bretonnes dans le monde entier , une richesse et une diversité hors norme dans nos festivals , et bagadoù ... un maire Noir élu à St Coulitz , en Bretagne profonde ... oui tout à fait !

aus'il regardait les sondages il saurait que le front national est le parti où les gens sont le moins favorable à l'apprentissage de la langue Bretonne , donc comment veux t'il que nous soyons séduits par l'extrême droite franchouillarde ? c'est d'ailleurs pour cela que leurs scores font partie des plus bas de l'hexagone ... un parti qui glorifie la nation ; son unité culturelle et linguistique au détriment des minorités autochtones et immigrées ne saurait nous convenir

aucun rapport entre les le pen qui prônent la haine , et le racisme sous couvert de bleu blanc rouge , de porc et de pinard et notre Bretagne multiculturelle , xénophile et moderne

à titre personnel , j'ai déjà été traitée de "sous race de Bretonne" et que je "ferais mieux de m'occuper de mes sardines et patates plutôt que de m'intéresser à la politique" et c'étaient deux membres du front national

il évoque maurras et les races mais a t'il écouté "touche pas à la blanche hermine" et "la découverte ou l'ignorance" ?

http://www.youtube.com/watch?v=SlHl7DLU0Bc</A>[/url]
http://www.youtube.com/watch?v=aMOTO87uPKo

le toupet de vous en prendre au patronyme de Nolwenn Leroy , depuis quand on choisi son nom ?!
vous diriez quoi si les gens vous reprochaient votre prénom d'origine Italienne et votre nom Américain ?!
c'était vraiment très bas et enfantin
mon frère adoptif a un patronyme bien Breton , lui aussi , mais qui ne démontre pas une "Bretonnante tracabilité" car il n'est pas né ici mais en Afrique ...

La Bretagne se porte dans le coeur , ce qui est le plus beau , c'est qu'elle n'a pas besoin de se faire prouver par un papier , n'importe qui , pour peu qu'il aime la Bretagne , peut être Breton

Monsieur Pliskin , c'est du terrorisme intellectuel , de la malhonnêteté intellectuelle ce que vous êtes en train de faire ! pleins de gens vous ont répondu , à votre article minable , qui ne valait même pas la peine qu'on s'y intéresse , mais vous refusez de les écouter ...

c'est pourtant la moindre des choses de se renseigner sur un sujet avant d'écrire dessus , surtout pour une personne dont c'est le métier !

ce n'est pas digne d'un journaliste , honte à vous et à votre torchon de nouvel observateur !


que j'appréciais mais que je ne lirais plus à cause de vous !
j'encourage toute la communauté Bretonne d'ici ou d'ailleurs à en faire de même !


enfin petite dédicace :

https://www.facebook.com/l.php?u=http://www.youtube.com/watch?v=iWzEZEIjO14&h=f3472

Emilie L'Hostis , de Brest même , BZH


Citation :
http://torrebenn.over-blog.com/article-le-breton-un-bougnoule-comme-les-autres-45153701.html

Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 20:40


LE BRETON, UN BOUGNOULE COMME LES AUTRES

Par ce titre certes quelque peu accrocheur, je voulais vous faire part d'un texte de 1851 qui à bien des égards trouve écho dans les fâcheux débats de sociétés, à nous imposés, en temps de grossiers malfonctionnements de répartition des richesses. Bref, en gros ce qu'on appelle vulgairement un leurre.
La stigmatisation de l'étranger est une constante. Elle a toujours été utilisée comme solution pour détourner le peuple des réels motifs de leur colère ou de leurs rancoeurs. Quoi de plus simple de s'en prendre aux populations les plus faibles pour se défouler ? Quoi de mieux que stigmatiser les couches les plus vulnérables ?
Petit exutoire d'autant moins risqué que l' "étranger" ne risque pas en retour de vous envoyer des compagnies entières de gardes mobiles déterminées à fendre le crâne du subversif. Les vrais responsables de nos malheurs... si !

En 1851, Auguste Cherot, hygiéniste zélé de la loi du 13 avril 1850 (obligation pour les villes de créer une commission de recensement des logements insalubres) nous a légué un petit bijou réactionnaire que ne renierait pas aujourd'hui un "certain ministère de l'identité nationale et de l'immigration". Ce texte a pour titre


"RAPPORT SUR LES IMMIGRATIONS BRETONNES DANS LA VILLE DE NANTES".

Pour les moins au fait de la situation géopolitique bretonne, il se trouve que Nantes est bien une ville bretonne encore en 1851. Mais la différence linguistique fait que nombre de hauts bretons appellent "bretons" les locuteurs de breton - vivant dans la partie occidentale de la Bretagne - bien qu'étant eux mêmes bretons mais francophones - ou surtout souvent gallèsants.

Voici donc quelques extraits saisissants, que j'annoterai afin de nous rapprocher avec une certaine actualité contemporaine.

Monsieur le Maire,
Dans son rapport du 11 janvier, la commission pour l'assainissement des logements insalubres vous signalait ce fait : que l'insalubrité des logements, dont la raison principale était la malpropreté avait souvent pour cause première des habitudes de malpropreté invétérés chez les personnes.(...) nous devons le reconnaître, nos espérances se décourageraient, si les quartiers misérables, dont nous poursuivions l'assainissement, devaient être régulièrement infectés, le mot n'est pas trop fort, par ces invasions de mendiants qui nous viennent des campagnes de Bretagne.

[Aujourd’hui il s'agit d'invasion de mendiants Rroms qui chagrine nos bons français]

Ces populations étrangères à notre département, chez lesquelles la malpropreté la plus repoussante est une seconde nature, et dont la dégradation morale est descendue à un niveau effrayant, viennent périodiquement encombrer nos quartiers les plus pauvres et les plus insalubres.

["Si vous rajoutez à cela le bruit et l'odeur" comme disait un ancien président de la république française de sinistre mémoire]

(...) Ajoutons que la plupart de ces malheureux ne comprennent que le bas-breton, et qu'il est presque impossible aux agents de l'autorité de s'en faire comprendre.

[Tu comprends maintenant pourquoi camarade il était si urgent de nous franciser ! Il fallait que nous comprenions au plus vite les ordres de la maréchaussée, et les ordres en général. Dur d'être soumis lorsqu'on parle une langue que la cœrcition n'atteint pas]

Nous ne saurions trop insister sur ce point, monsieur le maire ; chacun de leurs séjours est une véritable infection des habitations, qui doit paralyser tous nos efforts et les vôtres, si on n'apporte un remède énergique à ce fléau.

[Aujourd'hui ce « remède énergique » s'appelle CHARTER. A l'époque c'était son anagramme : la CHARETTE]

Car c'est un véritable fléau, une plaie déplorable que la présence, parmi nos populations, de ces pauvres gens, dont la dégradation morale égale la dégradation physique.

[L'immigré est pauvre, il pue et est décadent. Voila pourquoi il est légitime de s'en débarrasser. Ce n'est pas comme si on se débarrassait d'un humain. Pour ce qui est de la dégradation morale à propos des bretons de l'époque, il est notable de noter qu'être de cette engeance est particulièrement pénible. Vous avouerez : les culs bénis les trouvent décadents et amoraux, et les autres culs bénis (les dogmatiques de Marianne) les trouvent trop portés sur la religion. Le breton emmerde tout le monde, surtout outre-Couesnon].

(...) les archives judiciaires révéleraient qu'ils entrent pour les trois quarts dans la population qui alimente les bancs des tribunaux de police. En général, ces ménages sont encombrés d'enfants dont l'aspect est navrant.

[Sérieux, ça ne te rappelle rien ? les prisons qui sont pleines à craquer d'étrangers, qui eux même font rien qu'à faire des milliers de gamins ? Décidément le Yann Lagadeg de 1851 ressemble comme 2 gouttes d'eau au Mohammed Haddad de 2010.]

(... ) Ces hordes nomades, [sont] une concurrence désastreuse à notre population ouvrière à la recherche du travail.
[Comme un air de famille avec ça : ]


(...) La plupart ne comprennent pas ou ne parlent que leur patois breton : ils sont donc dans l'impossibilité de pouvoir s'employer utilement, sauf le cas exceptionnel de grands travaux de terrassement. (...) Enfin, ils ont, outre la tentation, toute facilité, dans une grande ville, de s'abandonner à tous les vices auxquels les laisse en pâture l'absence du sens moral, à peu près étouffé chez eux, si jamais il y a été développé.

[Pas assez chrétien hier, toujours trop musulman aujourd'hui]

Nous pensons qu'à tous égards, il importe que cette facilité de quitter les campagnes pour venir croupir dans la misère d'une grande cité comme la nôtre, soit refusée à ces populations.

[Je dois de faire un dessin ?]

L'administration doit les retenir dans les campagnes. Elles y seront aussi, près du pasteur de leur paroisse, à la portée des enseignements de la religion et de la morale, dont elles n'ont pas moins besoin que de pain.

(...) Nantes, 25 avril 1851.
Le vice président de la commission, A. Cherot

Vous aurez remarqué la prose qui qualifiait le breton dans ce document :
« invasion de mendiants » ; « populations étrangères » ; « fléau » ; « plaie déplorable » ; « hordes nomades » ; « charge pesante » ; « concurrence désastreuse »… C’est la même que l’on peut retrouver ci ou là dans la prose de nos amis dotés d’une redoutable anémie du cerveau.

Ce qui surprend également, et je l’ai mentionné ci-dessus, c’est cet appui constant sur le « manque de rigueur morale » qui caractérise cette population basse bretonne ne parlant que le breton. Le camp républicain leur trouvera par contre toujours trop de rigueur morale, et s’attachera à combattre la langue bretonne, l’associant aux croyances religieuses. Le breton, face aux œillères françaises, à gauche comme à droite, l’a toujours eu dans le cul. (Je ne trouve pas de terme plus adéquat).

Mais ce petit document est intéressant à plus d'un titre. Grâce à lui nous pouvons mesurer que le système du bouc émissaire peut s'appliquer à n'importe quelle population. Il est même assez savoureux de voir que les héritiers de ce genre de prose (qu'ils soient FN, UMP, MPF et autres petites boules puantes) savent s'adapter avec le temps. Il est même encore plus savoureux de voir que certains petits déchets organiques "identitaires" se servent aujourd'hui de la Bretagne, présentée sous un angle mythifié, mystifiant, dégoulinant d'imageries chevaleresques mal digérées. Pourtant le breton de 1851 (et jusqu'en 1950 à Paris) était le Rrom, le tzigane, le bougnoule de l'époque. Le dégoût qu’il peut avoir pour le mahométan et son engeance. Le commun des réactionnaires français - dont il est le descendant
idéologique - l'avait pour la bretonne et sa portée de petits n'enfants tout dégueulasses. Et pourtant, ce que l’on peut légitimement trouver ridicule en 2010 à propos des bretons, ne l'est pas moins pour les populations stigmatisées aujourd'hui. Mais je suppose que cela fait beaucoup trop d'informations déconcertantes à apprendre d'un coup pour eux.

Je ne voudrais pas non plus oublier dans ma conclusion le petit athée-libre-penseur mou du bulbe, lui aussi, digne héritier de sacrés trous du culs.

Combattant à l’époque le breton et ses langues au nom d'un idéal que nous savons aujourd'hui teinté de suprématisme, ce dogme l’anime toujours en 2010. Hier il fallait extirper le breton de notre bouche, pour nous "élever" et nous sortir des griffes de la religion, aujourd'hui, notre langue l'ennuie toujours autant, mais cette fois-ci au nom (selon la mode du moment) de la lutte contre le communautarisme (Notion magique apparue la dernière décennie. Bien pratique car les affabulations nazies commençaient à s'essouffler 70 ans plus tard).

Ces deux engeances ont un point commun : leur amour sans faille pour une France, une, indivisible, proprette, débarrassée de stigmates considérés chacun à leur manière comme exogènes.

À ce titre, je suis fier de me reconnaître du côté de mes frères bougnoules. Nous aurons toujours quelque chose de plus en commun que ne comprendront jamais les tenants de la France éternelle qu'elle soit réac ou libre pisseuse.



Qu'écrire de plus, suite à cette Chronique et à ces témoignages écrits historiques ?

Juste quelque mots personnels par solidarité: Le Cévenol que je suis se considère également comme un bougnoule de Bretron !

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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Sam 30 Avr - 14:41





De : Lithos35 | Créé le : 30 déc. 2008

En 1998, considérant que des militants du Front National récupéraient indûment sa chanson dans leurs meetings, Gille Servat compose une violente diatribe contre l'extrême droite intitulée : « Touche pas à la Blanche Hermine ». Ce texte figure sur l'album du même nom enregistré en public au Centre culturel Athéna d'Auray (Morbihan), sa récitation est un prélude à la chanson.

http://tinyurl.com/y9rx9sx

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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Sam 30 Avr - 14:52




Une chanson d'Idir, interprétée par idir, Alan stivell, Tri Yann , et Dan Ar Braz

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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Sam 30 Avr - 15:10

ça dure encore cette histoire?

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MessageSujet: Re: Le Nouvel Observateur - Les Réactions    Sam 30 Avr - 15:38

Gilou a écrit:
ça dure encore cette histoire?

Oui ! Les Bretons sont outrés par cet article et le font savoir !

Pendant ce temps, "Le Nouvel Observateur" la Queue basse entre les jambes, n'a pas attendu de se faire prier pour vite faire disparaître l'article de son site internet !

Honte à ce minable de journaleux et à sa direction éditoriale qui l'a soutenu !

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